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Par diborde, le 05/07/2010
La Dame de pique et autres nouvelles de
Alexandre Pouchkine
Le jeu me passionne, dit Hermann. Mais mon état m'interdit de sacrifier le nécessaire à l'espoir d'acquérir le superflu.
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Par diborde, le 07/07/2010
La Dame de pique et autres nouvelles de
Alexandre Pouchkine
Les dictons moraux peuvent être d'une grande utilité dans les cas où nous ne sommes guère capables d'imaginer nous-mêmes de quoi nous justifier. (Les récits de feu Ivan Petrovitch Belkine : "La tempête de neige")
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Par hishyrio, le 13/01/2008
Poésies de
Alexandre Pouchkine
Il était un chevalier pauvre
Silencieux et simple,
Son visage était sombre et pâle,
Son âme hardie et franche.
Il avait eu une vision,
Une vision merveilleuse,
Qui avait gravé dans son coeur
Une impression profonde.
Depuis lors, son âme était brûlante,
Il détourna ses yeux des femmes
Et jusqu'au tombeau
N'adressa plus un mot à aucune d'elles.
Il se mit au cou un chapelet
À la place d'une écharpe
Et ne leva devant personne
La visière d'acier de son casque.
Rempli d'un amour pur,
Fidèle à sa douce vision,
Il écrivit avec son sang
Ave Mater Dei sur son écu.
Et, dans les déserts de Palestine,
Tandis que, parmi les rochers,
Les chevaliers couraient au combat
En invoquant le nom de leur dame,
Il s'écria avec une exaltation farouche:
Lumen Caeli, Sancta Rosa !
Et, comme la foudre, son élan
Terrassa les musulmans.
Rentré dans son lointain donjon,
Il y vécut sévèrement reclus,
Toujours silencieux, toujours triste,
Et mourut comme un dément.
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La fille du capitaine de
Alexandre Pouchkine
Une neige fine se mit à tomber, soudain elle s’épaissit en gros flocons. Le vent hurla ; c’était la tempête. En un instant, le ciel sombre se confondit avec la mer de neige. Tout disparut.
-« Eh bien, barine, s’écria le cocher, voilà : c’est la bourrasque ».
Je me penchai hors de la voiture pour regarder : ce n’était que ténèbres et tourbillon. Le vent hurlait avec une si sauvage éloquence qu’on aurait dit un être animé ; La neige s’entassait sur le cocher et sur moi, les chevaux allaient au pas et bientôt s’arrêtèrent.
(…) Il n’y avait rien à faire. La neige tombait toujours. Elle s’amoncelait autour de la voiture. Les chevaux restaient immobiles, la tête baissée, frissonnant parfois. Je regardais de tous côtés, espérant apercevoir au moins la trace d’une maison ou d’un chemin, mais je ne pouvais rien distinguer d’autre que le tourbillon opaque de la tempête.
J’ordonnais qu’on se mit en route. Les chevaux avançaient avec peine dans la neige profonde. La kibitka allait lentement, tantôt grimpant sur un tas de neige, tantôt s’enfonçant dans un trou, roulant d’un côté sur l’autre. On aurait dit un bateau sur une mer démontée
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Par Sachenka, le 10/12/2011
Eugène Onéguine de
Alexandre Pouchkine
Dommage qu'inutilement
La jeunesse nous fût donnée.
Nous la trahîmes à chaque instant,
Et par elle fûmes dupés,
Ainsi nos désirs les meilleurs,
Ainsi nos rêves pleins de fraîcheur,
Comme des feuilles, par le temps d'automne pourri,
Vite en poussière, se sont réduits.
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Par gaillard1, le 28/09/2010
Eugène Onéguine de
Alexandre Pouchkine
Bien des pages avaient gardé la marque coupante de l'ongle. Les yeux de la jeune fille attentive plus longuement s'y attardent. Tatiana, en frémissant, découvre quelle pensée, quelle réflexion avaient frappé Onéguine et à quoi en silence il donnait son accord. Dans les marges elle découvre les traits de son crayon ; et partout l'âme d'Onéguine involontairement se révèle, tantôt par un mot bref, tantôt par une croix, tantôt par un point d'interrogation.
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Par gaillard1, le 28/09/2010
Eugène Onéguine de
Alexandre Pouchkine
Je vous écris - quoi d'autre à dire ? J'ai tout dit si je vous écris.(...) Par quel hasard être venu ? Dans mon désert, dans mon silence, je ne vous aurai pas connu, j'aurai pu vivre en souffrance.(...) Non, tu entras, je fus certaine, un froid brasier emplit mes veines, je lus dans l'âme : Le voilà! (...) Qui donc es-tu, es-tu un ange ou un démon au charme étrange ? : résous le doute qui me prends. Peut-être que tout cela est vide, l'erreur d'un coeur encore candide ! mon sort, peut-être, est différent... mais soit ! accepte mon offrande : mes jours sont tiens, si lourds qu'ils soient. Je suis en larmes devant toi.
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Par dede, le 12/11/2008
Alexandre Pouchkine
A une vérité ténue et plate, je préfère un mensonge exaltant.
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Par dede, le 12/11/2008
Alexandre Pouchkine
Les proverbes sont particulièrement utiles dans les cas où, de nous-mêmes, nous ne trouvons pas grand-chose pour nous justifier.
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Par gaillard1, le 28/09/2010
Eugène Onéguine de
Alexandre Pouchkine
Ce que nous recherchons, c'est le fruit défendu. Sans lui, le Paradis n'est pas pour nous le paradis.