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Par picaflor, le 26/05/2012
Le Revizor de
Nikolai Gogol
Khlestakov : Vous êtes intimidé ? En effet, dans mes yeux, il y a quelque chose d'intimidant. En tout cas, je sais qu'aucune femme ne peut y résister. N'est-ce pas ?
Louka : Parfaitement.
Khlestakov : Il m'arrive une drôle d'histoire. J'ai dépensé tout mon argent en cours de route, ne pourriez-vous pas me prêter 300 roubles ?
Louka, à part, fouillant dans ses poches : Mon Dieu, pourvu que je les aie. Ah ! les voilà, les voilà...
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Par picaflor, le 26/05/2012
Le Revizor de
Nikolai Gogol
Artème : Si, lisez, maintenant !
Korobkine, continuant : "...Le juge Liapkine-Tiapkine est un véritable minus habens..." (il s'arrête). Cela doit être un mot anglais.
Ammos : Dieu sait ce que cela signifie ! Encore heureux s'il veut dire par là que je ne suis qu'une fripouille, mais c'est peut-être bien pis !
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Les joueurs de
Nikolai Gogol
Je peux m'habiller à la dernière mode, je peux à l'égal des autres m'acquitter des devoirs d'un homme civilisé. Et quelle est l'origine de tout cela ? A qui en suis-je redevable ? Justement à ce qu'on appelle communément une filouterie.
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Les joueurs de
Nikolai Gogol
Naturellement, de deux choses l'une : ou tu gagnes, ou tu perds. Mais c'est là toute l'affaire, dans ce risque réside toute la vertu. Tandis que ne pas risquer est à la portée de tout le monde. En étant sûr à l'avance, le moindre scribouillard aurait du courage, et le dernier des piteux s'en irait à l'attaque des forteresses.
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Par Penelope, le 19/07/2010
Les âmes mortes de
Nikolai Gogol
Un autre sort attend l'écrivain qui ose remuer l'horrible vase des bassesses où s'enlise notre vie, plonger dans l'abîme des natures froides, mesquines, vulgaires – que nous rencontrons à chaque pas au cours de notre pèlerinage terrestre, parfois si pénible, si amer, - et d'un burin impitoyable met en relief ce que nos yeux indifférents se refusent à voir ! Il ne connaîtra pas les applaudissements populaires, les larmes de reconnaissance, les élans d'un enthousiasme unanime ; il ne suscitera nulle passion héroïque dans les coeurs de seize ans, ne subira pas la fascination de ses propres accents ; il n'évitera pas enfin le jugement de ses hypocrites et insensibles contemporains, qui traiteront ses chers créations d'écrits misérables et extravagants, qui lui attribueront les vices de ses héros, lui dénieront tout cœur, toute âme et la flamme divine du talent. Car les contemporains se refusent à admettre que les verres destinés à scruter les mouvements d'insectes imperceptibles valent ceux qui permettent d'observer le soleil ; ils nient qu'une grande puissance de pénétration soit nécessaire pour illuminer un tableau emprunté à la vie abjecte et le hausser à la beauté d'un joyau de création ; ils nient qu'un puissant éclat de rire vaille un beau mouvement lyrique et qu'un abîme le sépare de la grimace des historions ! Niant tout cela, les détracteurs tourneront en dérision les mérites de l'écrivain inconnu ; nulle voix ne répondra à la sienne : il demeurera isolé au beau milieu du chemin. Austère est sa carrière, amère sa solitude.
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Les joueurs de
Nikolai Gogol
De cette façon, toute la Russie devrait se suicider, tout le monde a perdu au jeu ou s'apprête à le faire. S'il en était ainsi, comment pourrait-il y avoir des gagnants, réfléchis toi-même.
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Les joueurs de
Nikolai Gogol
Il se trouvera toujours un filou plus filou que toi !
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Les joueurs de
Nikolai Gogol
OUTIECHITELNY : (...) Après tout, nous sommes gens du même bord ? Voyons comment vous appelez-vous ? Fentéfleï Perpentitch, n'est-ce pas ?
ZAMOUKHRYCHKINE : Psoï Stakhitch.
OUTIECHITELNY : Mais c'est presque pareil. Alors, écoutez, Psoï Stakhitch, soyons comme de vieux amis.
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Par Penelope, le 19/07/2010
Les âmes mortes de
Nikolai Gogol
Heureux l'écrivain qui fuit les plats caractères dont la trop réelle banalité rebute et accable, pour s'adonner à la peinture des âmes nobles, honneur de l'humanité ; qui, dans le tourbillon d'images continuellement changeantes, choisit quelques rares exceptions ; qui ne trahit jamais le ton élevé de sa lyre, ne s'abaisse point vers les humbles mortels et plane loin de la terre dans la région du sublime. Doublement enviable apparaît son sort magnifique : il se trouve comme en famille parmi ces êtres d'élite, et les échos de sa gloire retentissent dans tout l'univers. Il flatte et enivre les hommes en leur voilant la réalité, en dissimulant les tares de l'humanité pour n'en faire voir que la grandeur et la beauté. Tous lui battent des mains et font cortège à son char de triomphe. On le proclame grand poète, on affirme qu'il dépasse en génie les autres beaux esprits, comme l'aigle l'emporte sur tous les oiseaux de haut vol. A son nom les jeunes cœurs tressaillent, des larmes de sympathie brillent dans tous les yeux. Personne ne l'égale en puissance ! ...
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Les joueurs de
Nikolai Gogol
IKHARIEV : (...) Je serais comblé moi si j'avais tout cet argent.
CHVOKHNIEV : Je m'accommoderais très bien de la moitié.
KROUGUEL : Et moi je me contenterais du quart.
CHVOKHNIEV : Ne mens pas, l'Allemand, tu en voudrais sûrement plus.
KROUGUEL : Je te jure, foi d'honnête homme...
CHVOKHNIEV : Ne jure pas, je te connais !