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Par EMOTION, le 29/09/2011
Les habits neufs de Margaret de
Alice Thomas Ellis
-Ne soit pas bête, Lili, dit ma mère. Le blanc est censé représenter la pureté et l' innocence.
-Ça alors, c'est complètement idiot, dit Lili, quand on pense que le mariage signe justement la fin de tout ça. Je comprends parfaitement que les bonnes soeurs soient vêtues de blanc quand elles prennent le voile, mais quand on sait l'idée de la nuit de noces que se font la plupart des gens, l'innocence est certainement la dernière chose à laquelle on pense.
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Par Lencreuse, le 22/07/2010
Les ivresses de Madame Monro de
Alice Thomas Ellis
La plupart des filles de son âge passaient un quart de leurs vacances fourrées les unes chez les autres; elles se promenaient à longueur de temps - comme des chats de gouttière - avant que le mariage et les responsabilités ne les domestiquent, ternissant leur fourrure brillante, faisant taire leurs plaintes. L'adolescence se caractérise la plupart du temps par un mélange indissociable d'innocence et d'insolence. Lorsque leurs aînés exigent d'eux qu'ils se conforment aux règles sociales, à l'hypocrisie - car, si l'on veut être honnête, c'est bien de cela qu'il s'agit -, à ces compromis qui rendent la vie possible, les jeunes affichent souvent, pour toute réponse, une étrange supériorité. Il y a peu de chances qu'il se soient déjà livrés à quoi que ce soit de vraiment ignoble, mais ils soupçonnent en revanche leurs aînés de l'avoir fait. Se faire dicter sa conduite par une personne engoncée jusqu'au cou dans la turpitude morale est agaçant pour tout le monde, mais plus particulièrement pour la jeunesse.
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Par EMOTION, le 29/09/2011
Les habits neufs de Margaret de
Alice Thomas Ellis
« Lis n'importe quel livre écrit par un homme, dit-elle, ajoutant d'un ton tranchant : et je n'exclus pas Madame Bovary ou Anna Karénine-et tu verras qu'il s'est collé des seins, une jupe en soie, des longs cils et une chevelure lustrée, et qu'il a bourré sa poupée de ses propres désirs. »
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Par zazimuth, le 12/09/2010
Les habits neufs de Margaret de
Alice Thomas Ellis
Je me demandai si, lorsque des gens parlent ensemble, ils réussissent vraiment à entendre autre chose que ce qu'ils se disent à eux-mêmes, que ce qu'ils ont envie d'entendre dire à l'autre. (p.113)
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Par line70, le 19/03/2011
Les Oiseaux du ciel de
Alice Thomas Ellis
Le ménage devrait se faire en secret ou pas du tout. Une femme affairée était un reproche, insistant et dérangeant, une réprimande adressée à l'érudit silencieux, ou au mort oisif, annonçant, à chaque nouveau coup de balai, que la vie devait être vécue et qu'il n'y avait pas de place dans les habitations des vivants pour la poussière grise et paisible, ni pour la déchéance, que les vertueux devaient astiquer, laver, balayer et gratter - récurant et épongeant - avec la même persévérance que celle du temps qui passe.
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Les égarements de Lili de
Alice Thomas Ellis
"Et voilà qu'émergeait de nouveau cette idée agaçante selon laquelle il ne faut pas souiller l'innocence. La seule pensée que l'on est capable de souiller l'innocence est agaçante. Ca donne l'impression d'être corrompu, pourri, et vieux."
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Les égarements de Lili de
Alice Thomas Ellis
"Seuls les imbéciles se marient par amour. N'importe quelle femme se sert de sa tête quand vient le moment de se trouver un époux; elle choisit quelqu'un qui a du caractère, quelqu'un de faible, qui possède de solides qualités humaines."
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Les égarements de Lili de
Alice Thomas Ellis
"Je me sentais perdue. Pas vraiment anglaise, pas vraiment égyptienne, pas vraiment humaine parfois. Un simple assemblage de chair et d'os qu'un souffle avait autrefois habité, un souffle qui l'avait fait danser. Je ne suis qu'un tutu."
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Les égarements de Lili de
Alice Thomas Ellis
"Et vous, n'avez vous jamais remarqué que lorsque les hommes se marient pour la seconde fois, ils choisissent systématiquement une pauvre nouille? Une femelle idiote et obéissante qui n'a pas le quart de la matière grise d'une mule."
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Les égarements de Lili de
Alice Thomas Ellis
"J'étais certaine, par défaut que l'amour devait être chaud, réel et solide, je le savais parfaitement parce que j'étais froide."