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Par mila0707, le 10/04/2013
Henry Miller
" A quoi servent les livres s'ils ne ramènent pas vers la vie,
s'ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d'avidité. "
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Par nadejda, le 30/01/2012
Big Sur et les Oranges de Jérôme Bosch de
Henry Miller
Être seul, ne serait-ce que quelques minutes, et le comprendre de tout son être, est une bénédiction que nous songeons rarement à invoquer. L’homme des grandes villes rêve de la vie à la campagne comme d’un refuge contre tout ce qui le harcèle et lui rend la vie intolérable. Ce dont il n’a pas conscience, c’est qu’il peut être plus seul dans une ville de dix millions d’habitants que dans une petite communauté. L’expérience de la solitude conduit à une réalisation spirituelle. L’homme qui fuit la vie, pour être à même de faire cette expérience, risque bien de s’apercevoir à ses dépens, surtout s’il amène dans ses bagages tous les désirs que la ville entretient, qu’il n’a réussi qu’à trouver l’isolement. « La solitude est faite pour les bêtes sauvages ou pour les dieux », a dit quelqu’un. Et il y a du vrai là-dedans. (p. 54)
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Par flob4, le 08/01/2013
Henry Miller
Nous participons tous à la création. Nous sommes tous des rois, poètes, musiciens il n'est que de s'ouvrir comme un lotus pour découvrir ce qui est en nous.
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Par flob4, le 17/12/2012
Henry Miller
Chaque instant est bonheur à qui est capable de le voir comme tel.
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Par 3447, le 21/05/2013
Henry Miller
"Chaque homme a sa destiné propre. Le seul impératif est de la suivre et de l'accepter, où qu'elle le mène."
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La Crucifixion en rose, tome 1 : Sexus de
Henry Miller
Je commençais à lire, à trop lire. Je me tournais vers le dedans, je me refermais sur moi-même, comme font les fleurs, la nuit.
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Par lalirette, le 28/01/2011
La Crucifixion en rose, tome 1 : Sexus de
Henry Miller
...j'avais tiré cette conclusion que les hommes qui trempaient le plus dans la vie, qui la moulaient, qui étaient la vie même, mangeaient peu, dormaient peu, ne possédaient que peu de biens, s'ils en avaient. Ils n'entretenaient pas d'ilusions en matière de devoir, de procréation, aux fins limitées de perpétuer la famille ou de défendre l'état. Ce qui les interessait, c'était la vérité, rien que la vérité. Ils n'accordaient de valeur qu'à une forme d'activité: créer.
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Par usagi, le 12/06/2013
La Crucifixion en rose, tome 1 : Sexus de
Henry Miller
Seulement, quoi ! si je me fous dans le crâne de mettre en doute la loi, il y a d'autres choses aussi qu'il faut que je remette en question. Et pour peu que je regarde les choses d'un oeil lucide, c'est à devenir cinglé. On ne peut pas - ou alors on perd la cadence. Il faut que tu bigles tout le long du chemin ; que tu prétendes que ça rime à quelque chose ; que tu laisses supposer aux gens que tu sais ce que tu fais. Mais personne ne sait ce qu'il fait ! Comme si en se levant le matin, on pensait à ce qu'on fabrique ! Je t'en fiche ! On se lève dans le brouillard, on se traîne avec une gueule de bois dans du noir de tunnel. On joue le jeu. On sait que c'est du toc, une immonde pouillerie, mais qu'est-ce qu'on y peut ? On n'a pas le choix. Dès la naissance on est coincé et encadré, et toute la vie en est conditionnée : on peut retaper vaguement le décor, ici et là, de même qu'on bouche une voie d'eau sur un bateau ; mais quant à refaire l'ensemble, pas le temps ! Ce qu'il faut, c'est arriver au port... du moins on s'imagine que c'est ça, l'obligation. Et, bien entendu, jamais on n'y arrivera : le bateau aura sombré avant, crois m'en !
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Par usagi, le 12/06/2013
La Crucifixion en rose, tome 1 : Sexus de
Henry Miller
C'est la vérité que vous voulez ? Je m'ennuie. J'en ai plein le dos. Je suis venu ici pour me faire payer à manger et emprunter un peu d'argent. C'est vous qui avez raison : parlons de choses simples et courantes. Comment a marché votre dernière opération ? Que préférez-vous dans le poulet : le blanc ou le bien cuit ? Parlons de n'importe quel sujet qui nous empêchera de penser ou de sentir. C'était rudement chic à vous de nous filer vingt dollars, sans histoires ! Rudement chic et régulier. Mais ça me démange par tout le corps, quand j'écoute vos phrases. J'aimerais que l'un de vous dise quelque chose... quelque chose d'original. Je sais que vous avez bon cœur, que vous ne faites jamais de mal à personne. Et j'imagine que vous ne fourrez pas non plus le nez dans les affaires des autres. Mais je m'en moque. J'ai soupé des gens bien, bons et généreux. Ce que j'aimerais qu'on me montre, c'est du caractère, du tempérament. Bon Dieu, dire que je n'arrive même pas à me soûler... dans cette fichue ambiance. J'ai l'impression d'être le Juif Errant. J'aimerais mettre le feu à la baraque, ou quelque chose dans ce goût-là. Peut-être que si vous retiriez votre culotte pour la tremper dans le café, ça aiderait. Ou si vous preniez une saucisse pour vous en chatouiller... Soyons simples, dites-vous. Parfait. Lâchez donc un gros pet, pour voir !...Écoutez bien : il fut un temps où j'avais une cervelle comme tout le monde, des rêves et des désirs de même. J'ai failli devenir cinglé. Je déteste ce qui est ordinaire : ça me noue les tripes. La mort est ordinaire : tout le monde y passe. Moi je refuse de mourir. C'est décidé : je vivrai éternellement. La mort et votre connerie de truc à pondre les pauvres mecs, c'est du pareil au même, sauf qu'il n'y a plus moyen de se masturber. Ned dit que vous aimez bien baisouiller. Bien sûr ! Qui est-ce qui n'est pas de même ? Et après ? Dans dix ans, vous aurez le cul tout fripé et les nénés qui pendront comme des appareils à douche vides. Dix ans... vingt ans... qu'est-ce que ça change ? On tire quelques bons coups et on se réveille comme une figue sèche. Alors, je vous le demande ? Dès l'instant que la vie n'est plus drôle, vous tombez dans la mélancolie. Ce n'est pas vous qui réglez votre vie : c'est votre con qui s'en charge pour vous. Vous êtes à la merci de la première pine roide qui se présente...
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Par usagi, le 12/06/2013
La Crucifixion en rose, tome 1 : Sexus de
Henry Miller
Le monde ne commencerait à tirer de moi quelque chose qui valût la peine, que le jour où je cesserais d'appartenir, en membre conscient et organisé, à la société et où je deviendrais moi-même. L'Etat, la nation, les nations unies du monde n'étaient qu'un vaste agrégat d'individus qui allaient répétant les erreurs que leurs ancêtres. La roue les happait dès la naissance et ne les lâchait qu'à la mort - et c'était à cet esclavage qu'ils tentaient de donner un air de dignité en l'appelant "la vie". Quand on demandait à n'importe qui d'expliquer et de définir la vie, d'en dire tous les tenants et les aboutissants, quelle était la réponse ? Un oeil rond. La vie, c'était l'affaire des philosophes et de leurs livres que personne ne lisait. Ceux qui pataugeaient dans la vie, les pauvres cons sous le harnois, n'avaient pas le temps d'envisager d'aussi stupides questions. "Il faut bien qu'on mange, non ?" Cette interrogation, véritable bouche-trou, à laquelle les gens avisés avaient déjà répondu sinon par la négative absolue, du moins par une négative étrangement relative - cette interrogation déclenchait aussitôt avec une rigueur euclidienne toute une séquelle d'autres questions. Du peu de lectures que j'avais faites, j'avais tiré cette conclusion que les hommes qui trempaient le plus dans la vie, qui la moulaient, qui étaient la vie même, mangeaient peu, dormaient peu, ne possédaient que peu de biens, s'ils en avaient. Ils n'entretenaient pas d'illusions en matière de devoir, de procréation, aux fins limitées de perpétuer la famille ou de défendre l'Etat. Ce qui les intéressait, c'était la vérité, rien que la vérité. Ils n'accordaient de valeur qu'à une seule forme d'activité : créer. Personne ne pouvait espérer s'attacher leurs services ; de leur plein gré, ils s'étaient engager à donner tout. Ils donnaient gratuitement, parce qu'il n'y a pas d'autre manière de donner. Et cela, c'était le mode de vie qui m'attirait. le bon sens même. C'était la vie - au lieu du simulacre qu'on adorait autour de moi.
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