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Par sylvie, le 16/07/2008
Toi, Pénélope de
Annie Leclerc
..Comme il est long notre chemin, songes-tu, et combien obscur.
Aigle gorgé de mes oies naïves, soupires-tu, je bois en ta cruauté leur beauté saccagée, et ma tristesse et ma joie, je bois l'incompréhensible fureur à ton corps magnifique, inépuisable, je bois à la source obscure de toi toutes tes épreuves, toutes tes quêtes, toutes tes peurs, les vagues des tempêtes, dont chacune soulevée est aussi grande que la mer, les embruns de l'effroi, le sel des naufragés, je bois la sève des femmes étreintes, la sueur brûlante des combats, la sueur glacée des agonisants."
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Par sylvie, le 16/07/2008
Toi, Pénélope de
Annie Leclerc
."Les dieux font désirer l'impossible, être ici et là en même temps, partir pour revenir, revenir pour partir. Les dieux vous ont tant harcelés, pauvres hommes, de la fièvre des lointains...
n'est-ce pas alors qu'il te répond en son étreinte : Je te connais, mon épouse, ma bien aimée, je te reconnais, garde moi aussi ici, retiens moi, enveloppe-moi, enlinceule-moi.
Et moi je te connais au delà de toi, murmures tu au creux de l'oreille. Tu ne veux pas, pas déjà, pas encore mourir
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Par sylvie, le 08/06/2009
Eloge de la nage de
Annie Leclerc
Nager veut que l'on creuse davantage le lit de la rivière, qu'on favorise le passage, qu'on en élargisse le cours. Nager veut accroître la conscience de la conscience de l'eau. Nager cherche de tous ses membres bien étirés à augmenter la joie menue de nager. Au fond nager cherche à nager. A rejoindre la rivière, étant rivière déjà, cherchant à se joindre elle même, à se connaître, à se fondre en évidence de soi."
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Par sylvie, le 08/06/2009
Eloge de la nage de
Annie Leclerc
"En elle, je me sens bien ; large et longue, musclée, efficace, vivante; J'entre en foetale souveraineté d'être par elle aimée. Et mieux qu'aimée : approuvée. Organique louange de celle qui m'accueille. J'y tète l'orgueil simple de vivre. On se comprend."
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Par Sand94, le 31/03/2010
L'amour selon Mme de Rênal de
Annie Leclerc
« Alors, le cahier, c’est la vie qui dure » (p.61)