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Par gill, le 22/03/2012
Les Nuits de la colère de
Armand Salacrou
Nous sommes dans une salle à manger - salon petit bourgeois à Chartres en avril 1944, chez les Bazire.
Bernard Bazire est marchand de produits chimiques en demi-gros.
A gauche, une porte vers le bureau de vente qui donne sur la rue. Au fond, deux fenêtres, puis la rue. A droite, contre le mur, un escalier montant au premier étage. En avant et en arrière de l'escalier, deux portes.
Pendant le lever de rideau, on entend des rafales de mitraillettes des cris. Bernard Bazire s'écroule sous l'escalier. Il est mort.
Rivoire, qui vient de tirer, mitraillette à la main, est au centre de la pièce. Ouvrant la porte du fond sous l'escalier, le fils Pisançon entre vivement, révolver au poing.
Il est immédiatement décontenancé par la présence de Rivoire qui le met en joue...
(lever de rideau de l'édition parue chez "Folio" en 1972)
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Par gill, le 22/03/2012
Les fiancés du havre de
Armand Salacrou
Décor
Un charmant jardin d'hiver chez les Duval-Lavallée, qui habitent au Havre, une villa de la côte.
Le décor est d'une architecture compliquée et ravissante, avec une ouverture sur le ciel, la mer, le large.
Parmi les meubles, un piano, et un grand tableau représentant le fondateur de la famille en costume de capitaine de navire, peint vers 1850.
Plusieurs portes, un escalier apparent conduisant vers un premier étage, et un ou deux recoins qui permettent d'écouter sans se montrer.
Les trois actes se passent en une seule journée, en 1908
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Une après-midi de printemps ensoleillée. Antonia, la gouvernante, entre suivie de Mme Pascaline, la couturière, portant un lourd paquet dans une enveloppe de toile noire...
(lever de rideau de l'édition parue chez "Folio" en 1977)
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Par gill, le 22/03/2012
Un homme comme les autres de
Armand Salacrou
La nuit
Un port
Un quai
La porte d'un bar
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Raoul SIVET, trente ans,
fondé de pouvoir d'une des grosses maisons de coton du port
- Mais tu as un grand talent de danseuse. L'année prochaine, tu seras engagée dans le théâtre d'une autre ville et tu connaîtras d'autres succès.
Gladys, vingt-quatre ans,
très jolie fille, danseuse au théâtre municipale
- A trois semaines près, t'aurais pu attendre la fin de la saison pour me faire comprendre que t'en avais assez de moi.
Raoul
- Je ne t'ai pas engagée à l'année comme ton maître de ballet.
Gladys
- Mufle !...
(lever de rideau de l'édition parue chez "Folio" en 1974)
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Histoire de rire suivi de la terre est ronde de
Armand Salacrou
« Nous sommes beaucoup plus malheureux dans le malheur qu'heureux dans le bonheur. »
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Par gill, le 12/02/2012
Boulevard Durand de
Armand Salacrou
Jules
- Et tu crois que les assiettes ne seraient pas encore plus propres si votre eau de vaisselle était plus claire ? Ils vous racontent à Paris : la fin justifie les moyens ! Qu'est-ce que ça veut dire ? D'abord si on n'attrape pas la fin, on reste à s'expliquer, dans la honte, avec les moyens sur le dos ; mais il y a plus grave : j'ai bien peur que la fin ne soit faite que des moyens, façonnée par les moyens, et qu'elle finisse par ressembler aux moyens avec lesquels on essaie de l'atteindre.
Un mensonge reste un mensonge, même dans une perspective générale de vérité. Et si pour atteindre cette vérité, on accumule trop de mensonges, au bout du chemin, c'est sur un immense mensonge qu'on butera !
Oui, cette fin que personne d'ailleurs ne touchera probablement jamais, finira par ressembler à tous les moyens, utilisés au jour le jour pour l'atteindre. Dans le fond, il n'y a peut-être pas de fin, il n'y a peut-être que des moyens ! Alors, qu'ils soient propres !....
(extrait de la scène X - de jour, la cour des Durand, un petit garçon écoute un marin chanter, nous entendons les dernières mesures...)
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Par gill, le 20/02/2012
Théatre VII : Pourquoi pas moi ? Sens interdit. Les invités du Bon Dieu. Le miroir. de
Armand Salacrou
MADAME SOPHIE. -
Naturellement, puisque j'ai peur. Et ce qui me fait peur, par dessus tout, c'est la mort de ton père. A l'église, je me dis : "Il est au paradis avec les anges". Mais quand je sors de l'église et que je n'entends plus l'harmonium, je me demande ce que ton père pourrait bien faire au paradis. Pourquoi Oscar vivrait-il avec les anges ? Oscar n'était pas un dieu - sauf pour ses canards - Oscar éternel ? Mais il s'embêterait et il embêterait tout le monde, ou alors il ne serait plus Oscar, et c'est à être Oscar qu'il tenait par dessus tout. Il me disait " le jour où je ne pourrai plus me saouler, j'aime mieux disparaître". Et ton père a disparu...
(extrait de la première scène de "Pourquoi pas moi ?"
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Histoire de rire suivi de la terre est ronde de
Armand Salacrou
« Je suis toujours la ligne droite, mais je change parfois de ligne droite. »
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Par gill, le 01/02/2012
Theatre t. 2 de
Armand Salacrou
Avant la fin de l'hiver, j'achevai "têtes brulées" (premier titre d'Atlas-Hôtel) et j'apportai ma pièce à Jouvet. Dix fois de suite, il me fit venir dans sa loge, me lisait des passages, des répliques qu'il entrecoupait de cris de joie et de contentement et tout à coup, il me regardait inquiet. Jouvet dont j'ignorais les incessantes hésitations ne se décidait pas. Il attendait que je le décide....
(extrait d'une courte histoire de la pièce placée en tomber de rideau)
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Par gill, le 20/02/2012
La Rue noire de
Armand Salacrou
Mais Nathalie n'a pas de comptes à rendre, sinon à elle même. Nathalie a, sur l'éternel, un terrible avantage : elle fait partie de cette humanité qu'elle régente aujourd'hui ; elle en connait les tristesses, les humiliations ; dans la rue noire où s'est déroulée son enfance, et qu'elle n'oubliera jamais, elle a fait le pari de découvrir la lumière.
(extrait de la quatrième de couverture - édition NRF parue en 1967)