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Par Sesheta, le 18/06/2008
Ménagerie intime de
Théophile Gautier
Conquérir l’amitié d’un chat est chose difficile. C’est une bête philosophique, rangée, tranquille, tenant à ses habitudes, amie de l’ordre et de la propreté, et qui ne place pas ses affections à l’étourdie : il veut bien être votre ami, si vous en êtes digne, mais non pas votre esclave. Dans sa tendresse il garde son libre arbitre, et il ne fera pas pour vous ce qu’il juge déraisonnable ; mais une fois qu’il s’est donné à vous, quelle confiance absolue, quelle fidélité d’affection ! Il se fait le compagnon de vos heures de solitude, de mélancolie et de travail. Il reste des soirées entières sur votre genou, filant son rouet, heureux d’être avec vous et délaissant la compagnie des animaux de son espèce.
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Arria Marcella de
Théophile Gautier
J'ai complétement détesté ce livre (cette nouvelle)! Il est ennuyeux jusqu'à la fin, ou presque!
Il n'y a qu'a la fin où il commence à avoir de l'action et pour le reste de la nouvelle; ce n'est que description !
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Par Anncy, le 02/02/2012
Oeuvres de Théophile Gautier de
Théophile Gautier
Voilà longtemps que je vous aime:
- L'aveu remonte à dix-huit ans! -
Vous êtes rose, je suis blême;
J'ai les hivers, vous les printemps.
Des lilas blancs de cimetière
Près de mes tempes ont fleuri;
J'aurai bientôt la touffe entière
Pour ombrager mon front flétri.
Mon soleil pâli qui décline
Va disparaître à l'horizon,
Et sur la funèbre colline
Je vois ma dernière maison.
Oh! que de votre lèvre il tombe
Sur ma lèvre un tardif baiser,
Pour que je puisse dans ma tombe,
Le coeur tranquille, reposer!
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Par Malaura, le 13/12/2011
Voyage en Espagne Suivi de España (Folio) de
Théophile Gautier
On ne voit en passant par les Landes désertes,
Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,
Surgir de l’herbe sèche et des flaques d’eaux vertes
D’autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc,
Car, pour lui dérober ses larmes de résine,
L’homme, avare bourreau de la création,
Qui ne vit qu’aux dépens de ceux qu’il assassine,
Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon !
Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte,
Le pin verse son baume et sa sève qui bout,
Et se tient toujours droit sur le bord de la route,
Comme un soldat blessé qui veut mourir debout.
Le poète est ainsi dans les Landes du monde;
Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor.
Il faut qu’il ait au cœur une entaille profonde
Pour épancher ses vers, divines larmes d’or !
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Par hema6, le 10/02/2011
Mademoiselle de Maupin de
Théophile Gautier
J'ai demandé à l'amour autre chose que l'amour et ce qu'il ne pouvait pas donner. J'ai oublié que l'amour était nu, je n'ai pas compris le sens de ce magnifique symbole. - Je lui ai demandé des robes de brocart, des plumes, des diamants, un esprit sublime, la science, la poésie, la beauté, la jeunesse, la puissance suprême, - l'amour ne peut offrir que lui-même, et qui veut en tirer autre chose n'est pas digne d'être aimé.
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Par kristov1, le 12/02/2011
Mademoiselle de Maupin de
Théophile Gautier
Rien de ce qui est beau n’est indispensable à la vie. - On supprimerait les fleurs, le monde n’en souffrirait pas matériellement ; qui voudrait cependant qu’il n’y eût plus de fleurs ? Je renoncerais plutôt aux pommes de terre qu’aux roses, et je crois qu’il n’y a qu’un utilitaire au monde capable d’arracher une plate-bande de tulipes pour y planter des choux. À quoi sert la beauté des femmes ? Pourvu qu’une femme soit médicalement bien conformée, en état de faire des enfants, elle sera toujours assez bonne pour des économistes. À quoi bon la musique ? à quoi bon la peinture ? Qui aurait la folie de préférer Mozart à M. Carrel, et Michel-Ange à l’inventeur de la moutarde blanche ? Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid, car c’est l’expression de quelque besoin, et ceux de l’homme sont ignobles et dégoûtants, comme sa pauvre et infirme nature.
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Par hema6, le 10/02/2011
Mademoiselle de Maupin de
Théophile Gautier
Les anges doivent assurément s'embrasser ainsi, et le vrai paradis n'est pas au ciel, mais sur la bouche d'une personne aimé
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Par Spilett, le 29/04/2010
La Morte amoureuse : Et autres contes fantastiques de
Théophile Gautier
Si tu veux être à moi, je te ferai plus heureux que Dieu lui-même dans son paradis.
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Par Orphea, le 11/07/2010
Emaux et Camées de
Théophile Gautier
Dernier Vœu
Voilà longtemps que je vous aime :
— L’aveu remonte à dix-huit ans ! —
Vous êtes rose, je suis blême ;
J’ai les hivers, vous les printemps.
Des lilas blancs de cimetière
Près de mes tempes ont fleuri ;
J’aurai bientôt la touffe entière
Pour ombrager mon front flétri.
Mon soleil pâli qui décline
Va disparaître à l’horizon,
Et sur la funèbre colline
Je vois ma dernière maison.
Oh ! que de votre lèvre il tombe
Sur ma lèvre un tardif baiser,
Pour que je puisse dans ma tombe,
Le cœur tranquille, reposer !
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Par kristov1, le 12/02/2011
Mademoiselle de Maupin de
Théophile Gautier
Une des choses les plus burlesques de la joyeuse époque ou nous avons le bonheur de vivre est incontestablement la réhabilitation de la vertu entreprise par tous les journaux, de quelque couleur qu’ils soient, rouges, verts ou tricolores. La vertu est assurément quelque chose de fort respectable, et nous n’avons pas envie de lui manquer, Dieu nous en préserve ! La bonne et digne femme ! (...) mais il me semble naturel de lui préférer, surtout quand on a vingt ans, quelque petite immoralité bien pimpante, bien coquette (...) Les journalistes les plus monstrueusement vertueux ne sauraient être d’un avis différent, et, s’ils disent le contraire, il est très probable qu’ils ne le pensent pas. Penser une chose, en écrire une autre, cela arrive tous les jours, surtout aux gens vertueux.
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