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Par Elvira, le 14/12/2011
Adolphe de
Benjamin Constant
L'amour supplée aux longs souvenirs, par une sorte de magie. Toutes les autres affections ont besoin du passé : l'amour crée, comme par enchantement, un passé dont il nous entoure. Il nous donne, pour ainsi dire, la conscience d'avoir vécu, durant des années, avec un être qui naguère nous était presque étranger. L'amour n'est qu'un point lumineux, et néanmoins il semble s'emparer du temps.
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Par Melisende, le 28/11/2011
Adolphe de
Benjamin Constant
C’est un affreux malheur de n’être pas aimé quand on aime ; mais c’en est un bien plus grand d’être aimé avec passion quand on n’aime plus.
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Par XCCX, le 27/08/2010
Adolphe de
Benjamin Constant
Pendant les heures qui nous séparent, j'erre au hasard, courbé sous le fardeau d'une existence qui m'accable. Ces indifférents qui m'observent, qui me regardent avec une curiosité sans intérêt, avec un étonnement sans pitié, ces hommes qui osent me parler d'autre chose que de vous, portent dans mon sein une douleur mortelle. Je les fuis; mais, seul, je cherche en vain un air qui pénètre dans ma poitrine oppressée.
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Par brigetoun, le 23/02/2011
Adolphe de
Benjamin Constant
Nous vivions, pour ainsi dire, d'une espèce de mémoire du coeur, assez puissante pour que l'idée de nous séparer nous fût douloureuse, trop faible pour que nous trouvassions du bonheur à être unis.
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Par Elvira, le 14/12/2011
Adolphe de
Benjamin Constant
Je ne savais pas alors ce que c'était que la timidité, cette souffrance intérieure qui nous poursuit jusque dans l'âge le plus avancé, qui refoule sur notre coeur les impressions les plus profondes, qui glace nos paroles, qui dénature dans notre bouche tout ce que nous essayons de dire, et ne nous permet de nous exprimer que par des mots vagues ou une ironie plus ou moins amère, comme si nous voulions nous venger sur nos sentiments mêmes de la douleur que nous éprouvons à ne pouvoir les faire connaître.
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Par Sly, le 24/03/2011
Adolphe de
Benjamin Constant
Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
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Par brigetoun, le 23/02/2011
Adolphe de
Benjamin Constant
Sa résistance avait exalté toutes mes sensations, toutes mes idées: je revenais des emportements qui l'effrayaient, à une soumission, à une tendresse, à une vénération idolâtre. Je la considérais comme une créature céleste. Mon amour tenait du culte, et il avait pour elle d'autant plus de charme qu'elle craignait sans cesse de se voir humiliée dans un sens opposé. Elle se donna enfin tout entière.
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Par brigetoun, le 23/02/2011
Adolphe de
Benjamin Constant
On change de situation, mais on transporte dans chacune le tourment dont on espérait se délivrer ; et comme on ne se corrige pas en sa déplaçant, l'on se trouve seulement avoir ajouté des remords aux regrets et des fautes aux souffrances.
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Par brigetoun, le 23/02/2011
Adolphe de
Benjamin Constant
La difficulté de la situation, la certitude d'un avenir qui devait nous séparer, peut-être je ne sais quelle révolte contre un lien qu'il m'était impossible de briser, me dévoraient intérieurement.
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Par Sly, le 24/03/2011
Adolphe de
Benjamin Constant
La grande question dans la vie, c'est la douleur que l'on cause, et la métaphysique la plus ingénieuse ne justifie pas l'homme qui a déchiré le coeur qui l'aimait.