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L'Herbe du diable et la petite fumée de
Carlos Castaneda
- Ma seule raison, c'est de vouloir vraiment apprendre, juste pour savoir. Je vous assure, Don Juan, que mes intentions ne sont pas mauvaises.
- Je vous crois, je vous ai fumé.
- Je vous demande pardon ?
- C'est sans importance. Je connais vos motifs.
- Vous voulez dire que vous voyez à travers moi ?
- Si vous voulez.
- Alors vous m'apprendrez ?
- Non.
- Parce que je ne suis pas Indien ?
- Non. Parce que vous ne connaissez pas votre cœur. Ce qui est important, c'est que vous sachiez exactement pourquoi vous voulez entreprendre cette étude. Etudier le "Mescalito" ; c'est une chose très sérieuse. Si vous étiez Indien, le seul fait de souhaiter l'étudier suffirait. Car très peu d'Indiens expriment un tel désir.
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Par isajulia, le 09/04/2013
Passes magiques : Les pratiques traditionnelles des chamans de l'ancien Mexique de
Carlos Castaneda
Don Juan enseignait à ses disciples que, pour les shamans qui vivaient au Mexique dans les temps anciens, l'une des notions fondamentales de l'art des sorciers était que l'être humain se compose de deux corps complets et fonctionnels. Cette division n'avait rien à voir avec des spéculations intellectuelles, ni avec des conclusions logiques de ces sorciers sur les possibilités de distribution de la masse corporelle.
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Par Pumpkin, le 22/08/2010
Carlos Castaneda
L'art du guerrier consiste à équilibrer la terreur d'être un homme avec la merveille d'être un homme.
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Par Pumpkin, le 22/08/2010
Carlos Castaneda
Un homme va au savoir comme il part pour la guerre. bien réveillé, avec de la peur, du respect, et une assurance absolue. Aller vers le savoir ou partir pour la guerre d’une autre façon est une erreur, et celui qui la commet vivra pour regretter ses pas.
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Par isajulia, le 23/02/2013
Passes magiques : Les pratiques traditionnelles des chamans de l'ancien Mexique de
Carlos Castaneda
Comment se peut-il que vous soyez plus jeune que moi,Don Juan?
-J'ai vaincu ma pensée,dit-il,en ouvrant de grands yeux pour traduire son émerveillement.Je n'ai pas un esprit qui me dit qu'il est temps pour moi d'être vieux.Je ne respecte pas les engagements que je n'ai pas pris.N'oublie pas ça:pour les sorciers,ce n'est pas une simple formule de dire qu'ils ne respectent pas les engagements qu'ils n'ont pas pris.Les atteintes du grand âge font partie de ces engagements.
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Par Olaf, le 24/10/2012
L'Art de rêver. Les Quatre Portes de la perception de l'univers de
Carlos Castaneda
Presque au tout début de ma pratique de rêver, je réalisai qu'exercer l'attention de rêver est le point essentiel de rêver. Cependant pour notre pensée, s'entraîner à être conscient au niveau des rêves semble impossible. Don Juan avait dit que la partie active d'un tel entraînement est la persistance, et que la pensée et toutes ses défenses rationnelles ne peuvent rien face à la persistance. Sous sa pression, ajouta t-il, tôt ou tard, les barrières de pensée s'effondrent, et l'attention de rêver s'épanouit.
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Par Medelie, le 22/12/2012
Voir - Les Enseignements d'un sorcier yaqui de
Carlos Castaneda
— Pourquoi avoir besoin de fumer ? Pourquoi ne pas pouvoir apprendre à voir par moi-même ? Mon désir d’apprendre est très intense. Cela ne suffit-il pas ?
— Non, ça n’est pas suffisant. Voir n’est pas une chose si simple, et seul la fumée peut te fournir la vitesse indispensable pour jeter un coup d’œil sur ce monde flottant.
— Que voulez-vous dire par monde flottant ?
— Le monde, lorsque tu le vois n’est pas comme tu penses qu’il est. C’est plutôt un monde flottant qui se déplace et qui change. On pourrait peut-être apprendre à appréhender ce monde par soi-même, mais cela n’avancerait à rien, car sous la contrainte le corps se détériore. Par contre, avec la fumée on ne subit jamais la fatigue. La fumée fournit la vitesse nécessaire pour saisir le mouvement flottant du monde, et en même temps il conserve le corps et sa force intacts.
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L'Herbe du diable et la petite fumée de
Carlos Castaneda
Pour moi, n’existent que les voyages sur les chemins qui ont un coeur, tous les chemins qui ont un coeur. C’est là que je voyage et le seul défi qui compte, c’est d’aller jusqu’au bout. Et j’avance en regardant, en regardant, à perdre haleine.
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Par Medelie, le 22/12/2012
Voir - Les Enseignements d'un sorcier yaqui de
Carlos Castaneda
« Quand un guerrier a acquis la patience il est sur la voie de la volonté. Il sait comment attendre. Sa mort est avec lui assise sur sa natte. Ils deviennent amis. Sa mort lui conseille par des voies mystérieuses comment choisir, comment vivre de manière stratégique. Et le guerrier attend ! Je pourrais dire que le guerrier apprend sans se presser parce qu’il sait qu’il attend sa volonté. Et un beau jour il accomplit un acte pratiquement impossible à accomplir ordinairement. Il se peut qu’il ne se rende pas lui-même compte de son extraordinaire exploit. Mais comme il continue d’accomplit des actes impossibles, ou comme des choses impossibles continuent à lui arriver, il finit par prendre conscience qu’une sorte de pouvoir qui sort de son corps au fur et à mesure qu’il s’avance sur le chemin de la connaissance. Au début, c’est comme une démangeaison au ventre, ou un point chaud, qui ne peut pas être soigné ; puis il éprouve une douleur, un grand malaise. Parfois la douleur et le malaise sont tels que le guerrier est pris de convulsions qui peuvent durer des mois. Plus les convulsions sont sévères, mieux cela vaut. Un excellent pouvoir s’annonce par de grandes souffrances.
« Quand les convulsions cessent, le guerrier remarque qu’il a des sensations bizarres par rapport aux choses. Il remarque qu’il peut maintenant toucher tout ce qu’il veut avec une sensation qui sort juste au-dessus ou juste en dessous de son nombril. Cette sensation c’est la volonté, et quand il devient capable de s’en servir pour attraper les choses, on peut vraiment dire que le guerrier est un sorcier, et qu’il a acquis la volonté. »
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Par Medelie, le 22/12/2012
Voir - Les Enseignements d'un sorcier yaqui de
Carlos Castaneda
« La nature effrayante de la connaissance ne laisse pas d’autre choix que celui de devenir guerrier.
« Lorsque la connaissance devient une affaire effrayante, l’homme se rend aussi compte que la mort est assise à côté de lui, sur sa natte, qu’elle devient sa compagne irremplaçable. Toute bribe de connaissance qui devient pouvoir a la mort comme force centrale. La mort donne la touche finale, et tout ce qui est touché par la mort devient pouvoir.
« L’homme qui s’avance sur le chemin de la sorcellerie doit à tout moment faire face à une imminente annihilation et inévitablement il acquiert une conscience aiguë de sa mort. Sans la conscience de la mort, il ne serait qu’un homme ordinaire impliqué dans des actes ordinaires. Il n’aurait pas la puissance et la concentration indispensables pour transformer son temps ordinaire sur terre en pouvoir magique.
« Ainsi, pour être un guerrier, un homme doit avoir, en tout premier lieu et de manière vraiment authentique, une conscience aiguë de sa propre mort. Mais se soucier en permanence de la mort contraindrait normalement tout homme à se concentrer sur soi, et cela serait débilitant. Donc la seconde chose dont on a besoin pour être un guerrier est le détachement. L’idée de la mort imminente, au lieu de tourner à l’obsession, devient indifférence. »
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