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Marcel C. Kahn (Traducteur)
ISBN : 2070324915
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 60 notes)
Résumé :
" En toi rien n'a vraiment changé. " Ainsi se terminait le précédent livre de Carlos Castaneda, (Les enseignements d'un sorcier yaqui). C'est le même sorcier indien, dont Juan Matus, qui constitue la figure centrale du Voyage à Ixtlan. Deux conceptions du monde s'affrontent ici. Elles ont pour enjeu la conscience de l'auteur qui se voit soumis à un déconditionnement intensif, auquel il se prête avec curiosité, tout en s'efforçant de comprendre ce qui lui arrive. >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
Snarkk
03 janvier 2015
★★★★★
★★★★★
De tous les livres de Carlos Castaneda - du moins ceux que j'ai lu - "Le voyage à Ixtlan" est à mon avis le plus puissant. Quoique très différent de "L'herbe du diable et la petite fumée", y compris dans la construction du récit, on peut lui attribuer un grand nombre de qualités.

La première, pour moi, est la clarté de la philosophie enseignée par Don Juan. Cela n'en fait pas une pensée au rabais, loin de là. Comme dans toute philosophie élaborée et travaillée, on peut y distinguer plusieurs niveaux de lecture, qui vont bien plus loin qu'une simple contestation de l'ordre matérialiste qui nous entoure et/ou nous détermine en tant qu'individus. L'intérêt de la "représentation des sorciers" est qu'elle s'affranchit de tout dogme, tout en prenant bien soin de ne pas en devenir un par elle-même. L'apprentissage n'est pas didactique ou ludique, mais se fait principalement grâce à la ruse de Don Juan qui, pour amener Carlos à modifier sa manière de voir le monde, travaille principalement à changer le ressenti du corps de ce dernier.

Ce qui ne fonctionne pas, c'est le côté ingénu de Carlos Castaneda, à chacune des leçons dispensées par Don Juan. Cela en devient même irritant, mais est nécessaire à la trame initiatique. Cela contrebalance même l'aspect purement rationnel, opposé à l'enseignement du sorcier, que représente l'auteur de ce récit.

On ne ressort pas transformé de ce livre, à moins de l'avoir lu relativement jeune. Mais il est loin d'être une pure branlette intellectuelle, si vous me passez l'expression. Il y a peu d'ouvrages qui permettent une démarche d'approche simple pour une pensée bien plus complexe. Pas d'élitisme, pas de formules alambiquées, pas de concepts nébuleux. Une pensée puissante dont la réalisation et quasi-inaccessible au commun des mortels ; mais présentée en toute simplicité, en dehors des effets de style propre à l'enseignement de Don Juan. Simple, mais puissant.
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meyeleb
28 septembre 2011
★★★★★
★★★★★
Récit initiatique d'un déconditionnement à l'égard de tout ce qui constitue le regard matérialiste sur le monde, l'ouvrage de Castaneda invite à concevoir une autre manière d'être au monde, à travers l'enseignement de Don Juan Matus. Un ouvrage de spiritualité qui a bouleversé la vie de certains lecteurs, paraît-il... Grand bien leur fasse! Je retourne à ma secte "poésie"...
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karlitodelacasa
03 février 2013
★★★★★
★★★★★
Introduction intéressante, mais on ne comprend pas ce que fait Castaneda dans ce récit. Il est tout le temps perdu, et sa manière à tout décrire comme si c'était un roman est très lassant.
Les leçons de don Juan sont très bien, mais trop répétées. Malgré la répétition, Carlos est imperméable à ce pouvoir. On peut dire qu'il a de la patience le don Juan.
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
enkidu_enkidu_25 décembre 2016
« Rêver est réel pour le guerrier parce qu’il peut y agir de manière délibérée. Il peut choisir et rejeter. Parmi la variété des ustensiles, il peut sélectionner ceux qui conduisent au pouvoir. Puis il peut les manipuler, les utiliser. Dans un rêve ordinaire il ne peut pas agir de manière délibérée.

– Don Juan, voulez-vous dire que rêver est réel ?

– Bien sûr que c’est réel.

– Aussi réel que ce que nous faisons maintenant ?

– Si tu veux comparer, j’irai jusqu’à dire que c’est peut-être plus réel. Rêver, c’est avoir du pouvoir. Tu peux changer les choses. Tu peux en extraire une infinité de faits cachés. Tu peux contrôler tout ce que tu veux. » (p. 132)
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DanieljeanDanieljean25 mars 2016
Le monde est un mystère. Ceci, ce que vous regardez présentement, n'est pas tout ce qui est là. Il y a beaucoup plus, dans le monde, tellement plus, en fait, c'est sans fin. Ainsi quand vous essayez de le figurer, tout ce que vous faites vraiment c'est d'essayer de rendre le monde familier. Vous et Moi sommes ici, dans le monde que vous appelez vrai, simplement parce que nous le connaissons tous les deux. Vous ne connaissez pas le monde du pouvoir, donc vous ne pouvez pas vous en faire une image familière.
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DanieljeanDanieljean25 mars 2016
Le bonheur est d'agir avec la pleine conscience qu'il n'y a plus de temps; donc, les gestes ont un pouvoir particulier. Les gestes ont un pouvoir, particulièrement quand la personne qui fait l'action sait que ses gestes sont sa dernière bataille.
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OlafOlaf24 novembre 2012
Il est préférable de ne pas avoir d’histoire personnelle parce que cela nous libère des encombrantes pensées de nos semblables.
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>Religion comparée. Autres religions>Autres religions>Religions indiennes d'Amérique du Nord (25)
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