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Par oops, le 31/05/2012
Le faire ou mourir de
Claire-Lise Marguier
Ils se rendent pas compte à quel point c'est éprouvant d'avoir tous ces sentiments qui bouillonnent, d'être toujours en train de cogiter, de réfléchir, de prévoir des solutions de rechange à tout ce qui passe dans le monde. De comprendre toujours plus vite. Tu finis par te retrouver loin devant, et loin devant c'est pareil que loin derrière, t'es tout seul, avec la différence que loin devant, les gens sont jaloux et curieux à la fois. Et cruels.
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Par VanessaV, le 04/10/2011
Le faire ou mourir de
Claire-Lise Marguier
Il y a le ciel au dessus de moi, mais je ne le vois pas. Moi j'ai toujours vu que ce qui est sombre, ce qui est noir et effrayant, les monstres sous le lit, les fantômes dans le placard, la mort à l'angle de la rue.
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Par Teasmile, le 08/10/2011
Le faire ou mourir de
Claire-Lise Marguier
Sammy me dit souvent arrête de penser, Dam, ou tu vas passer à côté des choses.
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Par Ameni, le 12/05/2013
Les noces clandestines de
Claire-Lise Marguier
Quant à moi, je me tenais à distance raisonnable des livres, ainsi que je l'avais toujours fait, conscient du danger qu'ils représentent, ne lisant que le strict minimum et ne commettant jamais l'erreur de croire au caractère inoffensif du insignifiant d'entre eux. En lire la première ligne vous asservit jusqu'à la dernière, et même longtemps après. Entre leurs pages, vous n'êtes plus maître de vous-même ; vous vous abandonnez sans conditions à l'esprit d'une plume plus forte que vous, susceptible de vous emmener dans des travers sombres et glauques, de vous faire admettre des idées fausses sans que vous ne cilliez.
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Le faire ou mourir de
Claire-Lise Marguier
J'ai eu seize ans hier. C'était irrémédiable, à moins que je me sois pendu le matin, c'était la seule chose qui pouvait arriver.
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Par Ameni, le 12/05/2013
Les noces clandestines de
Claire-Lise Marguier
J'aurais pu le priver de nourriture, l'attacher à la tuyauterie du lavabo, le torturer à le faire hurler. Cette conscience de mon pouvoir me donnait l'illusion de la charité. J'aurais pu, mais je ne le faisais pas. Cela faisait de moi le meilleur homme de la planète, et lui en sortait toujours vainqueur.
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Par Ameni, le 12/05/2013
Les noces clandestines de
Claire-Lise Marguier
Puis, soyons honnêtes, les gosses c'est surtout sale et bruyant. Et pour l'échange, on repassera ; ils sont la quintessence de l'égoïsme, personne n'oserait prétendre le contraire.
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Par WHY, le 01/03/2012
Le faire ou mourir de
Claire-Lise Marguier
" Tu es sûr que tu veux rien me dire ? il a insisté gentiment. Il avait l'air vraiment inquiet pour moi. J'ai eu l'impression d'une brèche quelque part dans mes poumons, une toute petite brèche de rien du tout mais qui faisait un mal de chien.
J'aurais voulu lui dire que je me sentais comme abîmé.
Que j'existais sans vivre vraiment.
Que des fois j'étais vide et des fois je bouillonnais à l'intérieur, que j'étais sous pression, prêt à éclater.
Que je ressentais plusieurs choses à la fois, comment dire ?
Que ça grouillait de pensées dans mon cerveau. Qu'il y'avait une sorte d'impatience, comme l'envie de passer à autre chose, quelque chose qui serait bien mieux que maintenant, sans savoir ce qui allait mal ni ce qui serait mieux. Que j'avais peur de pas y arriver, peur de ne pas pouvoir tenir jusque là. De ne jamais être assez fort pour survivre à ça, et que quand je disais " ça " je ne savais même pas de quoi je parlais. Que j'arrivais pas à gérer tout ce qu'il y'avait dans ma tête. Que j'avais toujours l'impression d'être en danger, un danger permanent, de tous les côtés où je regardais, d'être sur le point de me noyer.
Comme si j'étais à l'intérieur de moi le niveau montait et que j'aillais être submergé. Mais j'ai pas pu lui dire. J'ai dégluti et j'ai dit ça va aller, merci. C'était plus facile.
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Le faire ou mourir de
Claire-Lise Marguier
Je crois que j’ai commencé à trembler quand il a approché ses lèvres des miennes. Samy, j’ai dit, et je me suis dégagé, tout doucement pour pas le blesser. Je me suis assis sur le lit et Samy m’a suivi. Quoi ? il a demandé en s’asseyant à côté de moi. Il a passé un bras autour de ma taille. Moi je regardais par terre. Je l’aimais bien Samy, non, je l’aimais beaucoup, mais ce qu’il allait faire ça m’a foutu la trouille. Je suis pas homo, j’ai dit pour m’expliquer. Tant mieux, il a dit, moi non plus. Mais j’ai très envie de t’embrasser quand même.
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Le faire ou mourir de
Claire-Lise Marguier
J’aurais voulu lui dire que je me sentais comme abîmé. Que j’existais sans vivre vraiment. Que des fois j’étais vide et des fois je bouillonnais à l’intérieur, que j’étais sous pression, prêt à éclater. Que je ressentais plusieurs choses à la fois, comment dire ? Que ça grouillait de pensées dans mon cerveau. Qu’il y avait une sorte d’impatience, comme l’envie de passer à autre chose, quelque chose qui serait bien mieux que maintenant, sans savoir ce qui allait mal ni ce qui serait mieux.
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