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Par erellwen, le 27/07/2010
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Et, vaguement, elle percevait une des grandes lois de l'âme humaine: quand l'être réçoit un choc violent qui ne tue pas le corps, l'ême semble guérir en même temps que le corps. Mais ce n'est qu'une apparence. Il n'y a plus que le mécanisme de l'habitude reprise. Lentement, lentement, la blessure de l'âme commence à se manifester, comme une meurtrissure d'abord légère, mais qui, à la longue, enfonce toujours plus profondément sa douleur, jusqu'à remplir l'âme entière. Et, quand nous croyons que nous sommes guéris et que nous avons oublié, c'est alors que le terrible contrecoup se fait le plus cruellement sentir.
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Par erellwen, le 01/08/2010
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Si on pouvait seulement leur dire que vivre et dépenser ne sont pas la même chose! Mais cela ne sert à rien. Si seulement on les avait élevés à sentir, au lieu de gagner et de dépenser, ils se tireraient très bien d'affaire avec vingt-cinq shillings. Si les hommes portaient des pantalons écarlates, comme je l'ai dit, ils ne penseraient pas tant à l'argent; s'ils pouvaient danser et chanter et fanfaronner et être beaux, ils s'accomoderaient de très peu de monnaie; et s'ils savaient s'amuser eux-mêmes, et se laisser amuser par les femmes! Ils devraient apprendre à être nus et beaux, et à chanter en masse et à danser les anciennes danses de caractère, et à sculpter les tabourets sur lesquels ils s'assoient, et à broder leurs propres emblêmes. Alors, ils n'auraient plus besoin d'argent. Voilà le seul moyen de résoudre le problème industriel: enseigner au peuple à vivre, et à vivre en beauté, sans avoir besoin de dépenser de l'argent.
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Par Malice, le 21/07/2010
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Donnez-moi le fils de n'importe quel homme sain, normalement intelligent, et j'en ferai un Chatterley parfaitement capable de tenir sa place. Ce qui compte ce n'est pas l'homme qui nous a engendré, mais la place que le destin nous donne. Placez un enfant quelconque dans les classes dirigeantes, et il deviendra, pour autant qu'il en sera capable, un maître. Placez des enfants de roi ou de ducs dans les masses, et il deviendront de petits plébéiens des produits de la masse. C'est l'influence irrésistible du milieu. - Alors le peuple n'est pas une race, et les aristocrates ne sont pas un sang, dit-elle
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Par Outis, le 15/10/2007
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Etait-ce vraiment sa destinée de se laisser absorber dans la vie de cet homme pendant tout le reste de sa vie à elle ? N’y aurait-il rien d’autre ? N’y aurait-il que cela ? Il fallait qu’elle se contentât de tisser une vie continue avec lui, en seul tissu, broché, peut-être, de temps à autre, par la fleur d’une aventure. Mais comment pouvait-elle savoir ce qu’elle ressentirait l’année prochaine ? Comment pouvait-on jamais savoir ? Comment pouvait-on dire : oui ! pour de longues années ? Ce petit oui, passé dans un souffle ! Pourquoi serait-on obligé, par ce petit mot, léger comme un papillon ? Il fallait bien que ce petit mot s’envolât et disparût, pour être suivi par d’autres oui et d’autre non ! Comme un vol de papillons qui passent.
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Par erellwen, le 31/07/2010
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Et c'était la réussite qu'ils voulaient. Ils voulaient, tous deux, faire un bel étalage; tout l'étalage qu'un homme peut faire de soi-même, pour capturer quelque temps la faveur du public.
C'était curieux, cette prostitution à la déesse-chienne. Pour Constance, depuis qu'elle y était devenue étrangère, et qu'elle avait cessé d'en ressentir le frisson, ce n'était plus que néant. Même cette prostitution à la déesse-chienne, quelque fréquemment que les hommes se prostituassent, même cela n'était que néant.
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Par Outis, le 17/09/2007
Femmes amoureuses de
D.H. Lawrence
Je crois que les gens qui disent avoir besoin d’une nouvelle religion sont les derniers à accepter quoi que ce soit de nouveau. Ils veulent bien de la nouveauté. Mais examiner directement cette vie que nous avons suscitée en nous-mêmes et la rejeter, détruire les vieilles idoles que nous avons faites à notre image, cela nous ne le ferons jamais. Il faut chercher de toute sa force à se débarrasser de l’ancien avant que le nouveau consente à apparaître même en nous-mêmes.
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Par Malice, le 21/07/2010
La fille perdue de
D.H. Lawrence
Malgré tout ce que la vie peut réserver, malgré les horreurs dont les hommes sont responsables, le monde est merveilleux, magique, un lieu digne de tous les émerveillements, totalement stupéfiant
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Par erellwen, le 31/07/2010
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Mais maintenant que Clifford s'engageait dans cette nouvelle maladie d'activité industrielle, devenait presque un animal, avec, au-dehors, une dure carapace d'utilité pratique, et, au-dedans, une pulpe molle, un de ces extra-ordinaires animaux, crabes ou langoustes, du monde moderne, industriel et financier, invertébrés de l'ordre des crustacés, avec des carapaces d'acier, comme des machines, et des intérieurs de pulpe molle, Constance elle-même se sentait complètement perdue.
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
L'obscénité n'apparait que si l'esprit méprise et craint le corps,si le corps hait l'esprit et lui résiste.
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Par Sly, le 15/04/2011
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Et tandis qu'elle fondait si merveilleusement petite entre ses bras, il la trouva infiniment désirable, toutes ses veines s'embrasèrent d'un désir intense mais tendre, désir d'elle, de sa douceur, de la pénétrante beauté qu'il étreignait, et qui lui imprégnait le sang. avec douceur, de cette caresse de la main, merveilleusement grisante, douce caresse de pur désir, il effleura la soyeuse courbe des riens, descendit plus bas, jusqu'entre les fesses douces et tièdes, s'approchant insensiblement du plus vif de sa chair. Et elle l'éprouvait comme une flemme de désir, mais une flemme tendre, dans laquelle elle se sentait fondre. Elle s'abandonna. elle sentit le pénis dressé contre elle, s'imposant avec une incroyable force de silence, et elle s'abandonna à lui. elle se rendit avec un frisson pareil à la mort, complètement ouverte. et si maintenant il ne se montrait pas tendre envers elle, quelle cruauté ce serait ! Car elle était tout entière ouverte et sans défense !
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