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> Frédéric Roger-Cornaz (Traducteur)
> André Malraux (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
> André Topia (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070387437
Éditeur : Gallimard (1993)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 102 notes) Ajouter à mes livres
"Ce n'était pas très gai, mais c'était le destin.(...) C'était la vie." Tel est l'amer constat que Constance Reid, alors âgée de 23 ans, porte sur son mariage avec Clifford Chatterley. Ils se sont mariés en 1917 lors d'une permiss... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 25 janvier 2012

    brigittelascombe
    Trois étoiles pour un bon moment hilarant passé en compagnie de D.H.Lawrence (auteur anglais du XX° siècle de récits de voyage, Poèmes,drames,nouvelles et essais) glamour à souhait avec la passion irrésistible qu'il fait naître entre la belle, sulfureuse et sensuelle (mais frustrée par son mari "Sir Clifford Chatterley" aristocrate, impuissant et hémiplégique suite à la première guerre mondiale) Lady chatterley ("Connie" pour les intimes) du coeur de laquelle " jaillissait le flux d'un immense désir" et son amant Olivier Mellors, forestier marié, au phallus "arrogant, culminant comme un étrange donjon".
    L'amant de lady chatterley, est un roman d'amour romantique, dans lequel l'auteur traite de sujets tabous pour l'époque: l'impuissance (on pense à Jake dans Le soleil se lève aussi d'Hémingway mais c'est un autre registre d'écriture); le plaisir sexuel recherché, l'acte sexuel qui doit relier corps et esprit pour ne pas être obscène (un langage souvent cru ou un con est un con et une couille une couille: ce qui fit scandale à l'époque de l'après guerre de 14 et fit interdire le livre en Angleterre et aux Etats Unis par les âmes bien pensantes); la différence de classes sociales (dont Lawrence prônait l'égalité, il met ici en parallèle l'aristocratie et les ouvriers des mines de charbon en général et la lady avec son garde-forestier en particulier) et la société industrielle détruisant la nature.
    Adapté au cinéma par Just Jaekin, L'amant de lady chatterley est joué par Nicholas Clay et la jolie Connie par Sylvia Kristel (cf Histoire d'O) ce qui en dit long sur l'érotisme dégagé dans la cabane ....au fond du jardin!
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lectureshumaines, le 08 septembre 2011

    Lectureshumaines
    Voici un roman profondément ancré dans son époque : l'après guerre, une sorte de blues général côtoyé par un bouleversement profond des styles de vie. L'Amant de Lady Chatterley n'est pas uniquement le récit de la relation entre Mellors et Constance, D.H Lawrence (1885-1930) dépeint parfaitement l'atmosphère d'une petite ville d'Angleterre rongée par les cancans et dont la principale activité économique, les mines de charbon, décline de plus en plus face à l'avènement du règne des usines.
    Cet ennui est le fil conducteur d'une grosse partie du roman. Constance s'ennuie, Constance se balade, Constance aspire à une autre vie. Quand Constance se retrouve, sans trop comprendre comment, dans les bras du garde chasse, il lui est difficile de baisser sa garde et d'accepter la passion. Elle analyse froidement ce qu'elle vit, d'une telle façon qu'on en vient à penser qu'elle est beaucoup plus affectée par l'ennui qu'on ne pouvait le croire.
    Au vu du titre du roman et connaissant le scandale qu'a provoqué sa sortie (publié en 1928, autorisé au Royaume Uni en 1960 après un long procès pour le respect des bonnes moeurs), je m'attendais à quelque chose de vraiment oulala. Que nenni ! Certes des scènes de sexe sont présentes dans le livre, et l'auteur n'utilise pas d'euphèmisme, ici un chat est un chat, provoquant l'ire des anglais dans les années 60. Mais pour notre époque, rien de bien choquant. Ici on parle de sexualité. de sexualité sans sensualité. Les rapports entre Constance et le garde sont assez froids au début. Constance peine à se laisser aller, et quand bien même elle y parvient, elle ne donne que son corps. C'est ce ré-apprentissage de l'amour physique que l'auteur met en scène. Au fil du roman, une complicité s'installe entre les amants et la sensualité apparaît enfin. Si les premières scènes de sexe sont décrites de manière très anatomique, les scènes d'amour de fin sont beaucoup plus axées sur le ressenti des personnages, et le lecteur accède à une véritable sensualité : celle où le corps accepte l'esprit et vice versa. On passe de Kraftwerk à Air en quelque sorte.
    Là n'est pas le seul intérêt du livre. D.H Lawrence parle également de cette époque de transition que vit l'Angleterre rurale des années 20. Cette Angleterre traditionnelle, des mines de charbons, cette aristocratie et son architecture noble, tout cela disparaît progressivement au profit d'une Angleterre urbanisée:
    "La nouvelle génération était tout à fait ignorante de la vieille Angleterre. Il y avait un arrêt dans la continuité de la conscience ; un arrêt presque américain : en réalité industriel. Que viendrait-il après ?"
    Les villes s'agrandissent, perdent leur charme et se remplissent d'hommes n'ayant comme seul intérêt l'argent. Peu importe la classe sociale, l'argent est l'unique raison d'être : avoir plus, mieux paraître.
    On retrouve de nombreuses fois dans le roman des allusions à l'abrutisation de la masse, à l'oubli des valeurs simples :
    " Voilà le seul moyen de résoudre le problème industriel : enseigner au peuple à vivre, et à vivre en beauté, sans avoir besoin de dépenser de l'argent. Ils devraient apprendre à être nus et beaux, et à chanter en masse et à danser les anciennes danses de caractères"
    C'est également la fin des intellectuels, tournés en ridicule à travers le personnage de Clifford, écrivain n'aspirant qu'à la célébrité. Cette célébrité se transformera en besoin de popularité lorsque Clifford prendra conscience qu'il est maître du destin des mines de charbon de son domaine. Même la figure de l'intelligence meurt pour l'argent.
    Pour conclure : Je recommande ce livre. Il n'est pas passionnant, il n'est pas bouleversant. Mais il s'agit d'un ouvrage vraiment très intéressant, que ce soit sur la sexualité commune et féminine ou sur le changement d'époque. Bien que la trame principale soit l'histoire entre Constance et Mellors, je ne considère pas ce livre comme un roman d'amour.

    Lien : http://deslectureshumaines.wordpress.com
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Alwenn, le 02 février 2009

    Alwenn
    Premier livre lu dans le cadre du défi de Grominou , j'avais envie de découvrir ce roman au parfum de scandale quand il parut, en 1929.
    La première constatation, c'est que les passages incriminés sont bien soft au regard de ce que l'on est capable de lire aujourd'hui. Les scènes « érotiques » (et encore, je ne sais même pas si le terme est adéquat…) offrent en fait une certaine pudeur : ce n'est pas cru, ce n'est pas vulgaire, c'est tout au plus presque scientifique dans la dissection de ce qu'est l'acte d'amour. Bref, pas de quoi fouetter un chat aujourd'hui, ou retrouve le livre dans l'Enfer de la Vaticane… ^^
    Je ne peux pas dire que ce livre m'ait totalement emballée. J'y ai trouvé quelques longueurs et une force d'inertie assez conséquente, en dehors des passages relatifs à l'histoire entre Constance Chatterley et le garde-chasse. Parce qu'avant d'être un récit des sentiments, L'Amant de Lady Chatterley est surtout un récit de la mutation : D.H. Lawrence brosse en effet un tableau de la société anglaise post première guerre mondiale, et ce changement important se reflète sur ses personnages, comme le miroir brisé des illusions perdues suite à la guerre.
    Ici, c'est l'Angleterre des Midlands, l'Angleterre de l'industrialisation exponentielle et des bassins houillers. L'Angleterre des luttes des classes, de l'opposition entre les castes, du déni de l'évolution et de l'opportunisme en matière de profits et de gains. C'est le choc de la fin d'un monde : DH Lawrence décrit la confrontation de la vieille Angleterre aristocratique et rurale à l'essor industriel des villes ouvrières, futures villes tentaculaires.
    Le livre donne évidemment aussi prétexte à des points de vue sur la sexualité. Il y est par exemple question du sexe comme d'une conversation et une communication du corps, qui poursuit ou qui amorce la conversation des esprits. C'est tout à fait intéressant, surtout si l'on se réfère au moment où cela a été écrit ! Mais dans la relation entre Constance et Oliver Mellors, le garde-chasse, tout est assez déconcertant. Leur première fois par exemple m'a laissée perplexe. La jeune femme y est décrite comme une poupée molle, passive mais consentante. Bien sûr, l'histoire est un éveil des sens à la sensualité et à l'érotisme, mais tout de même, certaines scènes m'ont mise à l'aise en raison de l'attitude de Constance. Ses sentiments à l'égard du garde-chasse sont extrêmement ambivalents, oscillant entre la répulsion et l'attirance pulsionnelle. Aucun d'eux finalement n'arrive vraiment à être en accord avec l'Autre. D'autant que Constance, dont DH Lawrence emprunte souvent le point de vue, intellectualise complètement l'acte d'amour, et quand elle parvient à ne pas le faire, comme la fois où ils font l'amour dans les bois, à même le sol, après une rencontre imprévue, la jeune femme est animalisée, poussant des cris rauques de bêtes qu'elle ne reconnaît pas provenir d'elle-même… C'est donc une relation très torturée et tourmentée, intérieurement, mais aussi en raison des convenances et des aléas extérieurs. Et Mellors renforce encore ce clivage en parlant volontairement patois en présence de la jeune aristocrate, bien qu'il parle en réalité un anglais plus que correct et distingué.
    Le cottage du garde et la relation qu'ils entretiennent tous les deux peut-être vus comme un refuge, une bulle qui les sépare de Tavershall et de la nouvelle ère industrielle, mais aussi de Wragby et du corsetage social. Et l'opinion du garde, qui se dégage de certaines conversations entre les deux amants, souligne la vanité de la quête d'argent, de la prostitution à la déesse-chienne de la renommée et de l'avancement, et prône presque un retour aux valeurs rousseauistes d'une nature protectrice et bienveillante, ainsi que d'une humanité simple, naïve et pleinement satisfaisante.
    Finalement, j'irais presque jusqu'à dire que L'Amant de Lady Chatterley vaut beaucoup plus pour son tableau d'une époque et des mentalités que par la relation entre Constance et Mellors. Leur liaison n'est qu'un reflet aux préoccupations grandissantes de cette Angleterre en mutation.
    Et le mari de Constance est l'emblème le plus fort et le plus détestable de ce changement. Très vite, il devient antipathique et le dégoût qu'en ressent Constance se communique au lecteur. Mais l'avenir envisagé par les deux amants ne connaît pas d'aboutissement certain. Ce point d'interrogation final reflète l'incapacité de l'auteur lui-même de voir ce que l'Angleterre va devenir au sortir de cette première guerre mondiale et aux montées nouvelles de la société… Ou son désenchantement ?
    Je ne livre ici que mes impressions premières, au sortir de cette première lecture, mais je pense qu'on peut en faire une étude très intéressante et fouillée.


    Lien : http://fabulabovarya.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Malice, le 21 juillet 2010

    Malice
    Deux mondes s'opposent celui des mineurs des Midland, l'industrialisation, ces ouvriers qui se tournent vers le bolchevisme. et le milieu aristocrates des Chatterley, la lutte des classes. L'importance de la nature en particulier de la forêt, lieu d'espace, où Constance se sent bien car il est le lieu de liberté en opposition à l'étouffante ambiance qui règne dans la propriété de Wragby. le corps de Constance est rongé par un cancer et besoin vital de se sentir libre. La forêt de Sherwood (la forêt de Robin des Bois) est un lieu sauvage, c'est dans cette forêt que Constance rencontre pour la première fois Mellors, homme qui parle patois, c'est dans la forêt qu'il trouve refuge dans une cabane. Au début de sa rencontre avec Mellors, il est question de la clé pour avoir accès à la cabane dans les bois. Cette clé symbolise à mon sens un accès à un changement, à un échappatoire car elle étouffe à Wragby. le personnage de Constance fait penser à celui du conte la Belle au bois dormant, elle se réveille au contact de son amant qui n'est pas issu de la même classe sociale qu'elle. Constance est indifférente au regard que l'on peut porter sur elle et sa relation avec Mellors. Elle ne voit pas où est le mal ! Elle n'est pas comme son mari, cela ne la choque pas d'avoir une relation sexuelle avec un homme qui n'est pas du même rang sociale qu'elle. Elle s'émerveille sur l'Angleterre comme une petit fille. D.H Lawrence décrit très bien ce choc de la fin d'un monde, la confrontation de la vieille Angleterre aristocrate rurale à l'essor industriel des villes ouvrières, ainsi que le pouvoir de l'argent, la différence entre les hommes et les femmes, un grand roman d' une grande richesse et c'est passionnant ! C'est une raison pour laquelle c'est un incontournable.
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    • Livres 3.00/5
    Par meyeleb, le 07 août 2011

    meyeleb
    Comme beaucoup parmi vous, j'avais un a priori sur ce roman. Lady chatterley, ce n 'était pour moi qu'une référence érotique un peu désuète, croisée au détour d'adaptations médiocres. du coup il ne m'était jamais venu à l'idée de lire l'oeuvre source. Merci à Charlotte de me l'avoir prêté!
    Comme vous, aussi, j'ai été agréablement surprise.
    Reflet d'une époque d'industrialisation où l'homme n'est qu'un outil de travail dans la lutte des classes, l'histoire nous entraîne surtout dans les profondeurs de nos désirs. Les descriptions de la nature ont des accents romantiques (quelqu'un a évoqué Rousseau dans sa critique). C'est comme si on assistait à l'éclosion d'une chrysalide : Lady chatterley, trop longtemps enserrée dans les bienséances, enlisée dans l'ennui, oppressée par ses pulsions de femme, va trouver dans la sensualité la possibilité de se libérer, enfin.
    Le film de Pascale Ferran rend assez bien tous ces aspects du roman.
    A lire et à voir donc ...
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Citations et extraits

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  • Par erellwen, le 01 août 2010

    Si on pouvait seulement leur dire que vivre et dépenser ne sont pas la même chose! Mais cela ne sert à rien. Si seulement on les avait élevés à sentir, au lieu de gagner et de dépenser, ils se tireraient très bien d'affaire avec vingt-cinq shillings. Si les hommes portaient des pantalons écarlates, comme je l'ai dit, ils ne penseraient pas tant à l'argent; s'ils pouvaient danser et chanter et fanfaronner et être beaux, ils s'accomoderaient de très peu de monnaie; et s'ils savaient s'amuser eux-mêmes, et se laisser amuser par les femmes! Ils devraient apprendre à être nus et beaux, et à chanter en masse et à danser les anciennes danses de caractère, et à sculpter les tabourets sur lesquels ils s'assoient, et à broder leurs propres emblêmes. Alors, ils n'auraient plus besoin d'argent. Voilà le seul moyen de résoudre le problème industriel: enseigner au peuple à vivre, et à vivre en beauté, sans avoir besoin de dépenser de l'argent.
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  • Par erellwen, le 27 juillet 2010

    Et, vaguement, elle percevait une des grandes lois de l'âme humaine: quand l'être réçoit un choc violent qui ne tue pas le corps, l'ême semble guérir en même temps que le corps. Mais ce n'est qu'une apparence. Il n'y a plus que le mécanisme de l'habitude reprise. Lentement, lentement, la blessure de l'âme commence à se manifester, comme une meurtrissure d'abord légère, mais qui, à la longue, enfonce toujours plus profondément sa douleur, jusqu'à remplir l'âme entière. Et, quand nous croyons que nous sommes guéris et que nous avons oublié, c'est alors que le terrible contrecoup se fait le plus cruellement sentir.
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  • Par Outis, le 15 octobre 2007

    Etait-ce vraiment sa destinée de se laisser absorber dans la vie de cet homme pendant tout le reste de sa vie à elle ? N’y aurait-il rien d’autre ? N’y aurait-il que cela ? Il fallait qu’elle se contentât de tisser une vie continue avec lui, en seul tissu, broché, peut-être, de temps à autre, par la fleur d’une aventure. Mais comment pouvait-elle savoir ce qu’elle ressentirait l’année prochaine ? Comment pouvait-on jamais savoir ? Comment pouvait-on dire : oui ! pour de longues années ? Ce petit oui, passé dans un souffle ! Pourquoi serait-on obligé, par ce petit mot, léger comme un papillon ? Il fallait bien que ce petit mot s’envolât et disparût, pour être suivi par d’autres oui et d’autre non ! Comme un vol de papillons qui passent.
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  • Par Malice, le 21 juillet 2010

    Donnez-moi le fils de n'importe quel homme sain, normalement intelligent, et j'en ferai un Chatterley parfaitement capable de tenir sa place. Ce qui compte ce n'est pas l'homme qui nous a engendré, mais la place que le destin nous donne. Placez un enfant quelconque dans les classes dirigeantes, et il deviendra, pour autant qu'il en sera capable, un maître. Placez des enfants de roi ou de ducs dans les masses, et il deviendront de petits plébéiens des produits de la masse. C'est l'influence irrésistible du milieu. - Alors le peuple n'est pas une race, et les aristocrates ne sont pas un sang, dit-elle
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  • Par Sly, le 15 avril 2011

    Et tandis qu'elle fondait si merveilleusement petite entre ses bras, il la trouva infiniment désirable, toutes ses veines s'embrasèrent d'un désir intense mais tendre, désir d'elle, de sa douceur, de la pénétrante beauté qu'il étreignait, et qui lui imprégnait le sang. avec douceur, de cette caresse de la main, merveilleusement grisante, douce caresse de pur désir, il effleura la soyeuse courbe des riens, descendit plus bas, jusqu'entre les fesses douces et tièdes, s'approchant insensiblement du plus vif de sa chair. Et elle l'éprouvait comme une flemme de désir, mais une flemme tendre, dans laquelle elle se sentait fondre. Elle s'abandonna. elle sentit le pénis dressé contre elle, s'imposant avec une incroyable force de silence, et elle s'abandonna à lui. elle se rendit avec un frisson pareil à la mort, complètement ouverte. et si maintenant il ne se montrait pas tendre envers elle, quelle cruauté ce serait ! Car elle était tout entière ouverte et sans défense !
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Lady Chatterley (2006), film réalisé par Pascale Ferran. Adaptation de la deuxième version du roman de D.H. Lawrence, Lady Chatterley et l'homme des bois. Avec Marina Hands.








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