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> Frédéric Roger-Cornaz (Traducteur)
> André Malraux (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
> André Topia (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070387437
Éditeur : Gallimard (1993)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 395 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Ce n'était pas très gai, mais c'était le destin.(...) C'était la vie." Tel est l'amer constat que Constance Reid, alors âgée de 23 ans, porte sur son mariage avec Clifford Chatterley. Ils se sont mariés en 1917 lors d'une permission de Clifford. Il est revenu du front ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 17 juillet 2013

    juliette2a
    Quelle pure merveille !
    Je rejoins totalement les avis précédents sur ce magnifique livre de D.H. Lawrence !
    Nous suivons la vie de l'héroïne de cette histoire, Constance, devenue Lady Chatterley après avoir épousé Clifford Chatterley. Ce dernier est revenu brisé et handicapé de la guerre et doit désormais vivre en fauteuil roulant, totalement dépendant de sa femme.
    Dans ce quotidien ennuyeux, Constance est donc à la recherche d'un Idéal, qu'elle finit par trouver dans les bras du garde-chasse de son mari, Oliver Mellors. La tension est d'ailleurs permanente jusqu'à la dernière page ; en effet, la Lady se retrouve face à un choix difficile : une existence morne mais indépendante si elle choisit Clifford ou bien une totale liberté mais une déchéance sociale du côté de Mellors... Il s'agit donc avant tout d'une grande histoire d'amour racontée par Lawrence, et qui ne peut que séduire le lecteur.
    Toutefois, derrière l'intrigue amoureuse se cache une dimension symbolique. Ainsi, chaque personnage représente une caractéristique de l'Angleterre de ce début de siècle : Clifford symbolise l'échec, puis la chute de la bourgeoisie ; Constance représente les espoirs d'une société traumatisée par la guerre. Enfin, Mellors est d'une certaine façon le porte-parole de l'auteur, s'interrogeant toujours sur des questions essentielles à cette époque, comme les inégalités entre ouvriers et patrons ou encore la part croissante de l'argent dans la mentalité des Anglais...
    Ainsi, ce roman est complet, mêlant amour et réflexion, mais quoi qu'il soit, j'en garderai un excellent souvenir, charmée par des personnages que je n'oublierai sans doute jamais...
    A lire absolument !
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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 18 juillet 2012

    Nastasia-B
    Voici l'un de mes plus grands coups de cœur toutes catégories confondues.
    N'ayons pas peur des mots, en signant ce roman, David Herbert Lawrence a écrit l'un des plus grands romans mondiaux du XXème siècle. Et dire que j'ai hésité longtemps avant de le lire m'attendant bêtement à être déçue. Quelle andouille !
    C'est bigrement bien écrit, une sorte de verve anglo-saxonne douce-amère pas très distante de celle d'Oscar Wilde, et nombre d'épiphores (dédoublements de mots ou de morceaux de phrases éminemment porteurs de sens). Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, l'auteur nous livre avec une sensibilité lucide et une grande intelligence de la féminité, sa vision désabusée de l'humanité (dont Clifford semble être le symbole), mais pourtant pas totalement dénuée d'espoir comme le suggère la lettre de Mellors qui clôture le roman.
    L'histoire pourrait éventuellement se résumer maladroitement comme suit. Dans la haute bourgeoisie un baronnet anglais épouse une belle écossaise, mais manque de chance se fait raccourcir sitôt après en cette fin de World War I. Notre brave Sir Cliffort Chatterley parvient à rester en vie mais mort dans sa moitié inférieure. Il se retranche dans le château familial de Wragby au cœur des vestiges de ce qui fut la légendaire forêt de Robin des Bois, depuis lors investie par des villages ouvriers et des mines bien plus noirs que l'âme du Prince Jean.
    La pauvre Constance Chatterley, s'ennuie à mourir dans son donjon campagnard et les prétentions artistiques et scribouillardesques de son glorieux époux n'y changent rien. Alors elle arpente assidument la forêt qui jouxte le parc du château et tombe inévitablement sur un faux rustre, Oliver Mellors, ancien officier dans l'armée des Indes, réfractaire au milieu mondain et au franc-parler assassin. Ce personnage sans concession va fatalement attirer Lady Chatterley bien que notre garde-chasse patoisant et aux trois-quarts ermite se soit bien juré de ne jamais plus retomber dans les filets d'une femme...
    Je vous laisse découvrir la suite si vous avez le bonheur de ne pas la connaître car j'aimerais tant avoir le bonheur de relire ce livre "pour la première fois". Il y a, de surcroît, une épaisseur insoupçonnée dans ce livre qui confine à quelques unes des trois grandes questions métaphysiques : D'où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Prenez plaisir, savourez fort et à pleins poumons cette œuvre magnifique, du moins c'est mon appréciation, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 4.00/5
    Par InstinctPolaire, le 30 octobre 2012

    InstinctPolaire
    Tout ce serait-il joué en un instant ?
    Lord Clifford Chatterley avait jugé froidement la situation. Il avait épousé Constance, une jeune et belle écossaise à l'esprit indépendant. Un mariage arrangé entre gens de la bonne société. Mais il était revenu des champs de bataille de la Grande Guerre invalide. Alors il s'en était ouvert à son épouse, ici dans les bois de son domaine : si elle voulait se choisir un amant afin de porter un enfant, il y consentait. C'est à cet instant que le troisième protagoniste de cette histoire fait son apparition : Oliver Mellors, le garde-chasse. Vivant symbole de 'homme des bois frustre, libre.
    Ou est-ce le fruit de lente déliquescence ?
    Constance refuse de se laisse glisser. Sa vie peut s'envisager vide de toute perspective. En bonne épouse, elle soutient son mari s'épanouit cyniquement dans une vie de romancier plus populaire que vraiment talentueux.
    Wargby, leur résidence, appartient à cette morne campagne anglaise marquée du sceau noir de l'industrie minière. La pluie tâchant les sols comme les cœurs. En quittant sa carrière littéraire pour prendre en main ses affaires, Lord Chatterley parachève le rejet de Connie...
    Reste l'espace préservé des bois – terres frondeuses car siège des exploits de Robin Hood – et l'homme qui s'y est volontairement retiré. L'amant, l'homme sauvage, si éloigné des conventions de la société anglo-saxonne que leurs premiers échanges amoureux sont simplement, mécaniquement sexuels. Et l'épanouissement de cet amour aura toujours pour ressort principal l'acte, décrit dans des termes les plus explicites. Tout comme leurs échanges : Oliver appréhende les femmes de sa vie sur le plan du sexe et Connie essaye à mots couverts d'évoquer l'amour, tout en ne retenant que les propos les plus licencieux...
    " L'Amant... " est une réflexion sur une transformation. On retient principalement le parcours d'une femme qui s'affranchie des conventions sociales pour vivre son amour – son plaisir ? - Mais c'est aussi une britannique analyse du passage de la société traditionnellement rurale à l'ère industrielle et ses conséquences sur les hommes. Sur ce fossé qui se creuse entre gens de peine – de peu – et la Bonne Société où les gentlemen-farmer se font capitaines d'industrie.
    Ce fossé, qui rends l'histoire d'amour entre la Lady et le domestique plus inconcevable. A fortiori car le ressort est non une forme de romantisme romanesque mais le sexe. Qui continue à donner à l'œuvre sont petit " parfum de scandale "...
    Pour ma part je retiendrai l'évolution de Lord Chatterley : capable de toute les concessions pour conserver la présence – la considération ? l'amour ? - de son épouse. Il devient un monument de cynisme et de dégoût : préoccupé de la réussite de ses entreprises minières et tyrannisant avec veulerie sa garde-malade par dépit.
    " L'Amant... " est une œuvre dérangeant. Son style est incomparable. Il offre des perspectives de réflexion. Il use les mots les plus crus. Il évoque des bouleversements sur le plan humain pour chaque personnage en particulier et pour l'ensemble de la société britannique. Ces changements semblant paradoxalement inextricablement liés.
    L'amour triomphe-t-il de l'adversité ? La question reste posée...
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    • Livres 5.00/5
    Par lutinielle, le 22 septembre 2012

    lutinielle
    Un roman magnifique malheureusement trop souvent dévoyé par les non-lecteurs de cette œuvre très moderne parlant des normes de la société du 19iem siècle dans la bourgeoisie industrielle, normes pas si éloignées des nôtres, et surtout du choix d'une femme à être heureuse. L'allégorie de l'homme sauvage en opposition avec l'homme machine (jusque dans son fauteuil roulant) est forte en symbolique, et la scène du fleurissement des amants reste un des passages dignes des romantiques allemands les plus beaux dans ma mémoire de lectrice. Il est d'ailleurs amusant que, bien souvent, ce livre soit condamné en raison des choix de son héroïne, quand, d'un autre coté, on ne voit que de la misère humaine et du fatalisme dans boule de suif.... Un rare roman féministe écrit par un homme avant l'heure !
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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 11 mai 2012

    vincentf
    Roman de la nature, de la force vitale et du sexe sans honte, L'amant de lady chatterley est une lecture de printemps, du temps béni de la sève qui remonte. C'est la lutte de l'animal contre la machine, et du spontané contre le convenable. Roman scandaleux? Pour les Sir Clifford, impuissants cloués sur leurs petites vies intellectuelles, sans doute. Mais on ne peut s'empêcher d'être du côté de Mellors, le garde-chasse sensuel, l'homme véritablement viril, et de Conny, la femme qui découvre, dans les passages les plus beaux du livre, le profond plaisir du sexe quand il est tendre. Roman de la liberté et du retour à l'essentiel oublié, ce corps trop souvent corseté par le triste monde des idées noires et de la spiritualité castratrice, L'amant de lady chatterley procure un frisson plus fort que les longues méditations de la philosophie, parce qu'enfin, l'âme et le corps ne sont plus séparés, comme on a si artificiellement essayé si longtemps de nous le faire gober. Les hommes et les femmes sont d'abord (et ne sont que) des corps qui se cherchent, et le seul miracle, c'est quand ils se trouvent.
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Citations et extraits

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  • Par Vianna, le 14 avril 2014

    Comme elle rentrait à la maison en courant dans le crépuscule, le monde semblait un rêve; les arbres du parc se gonflaient et s 'élevaient comme les voiles d'un navire à l'ancre et la pente qui montait au château était soulevée de vie

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  • Par Vianna, le 13 avril 2014

    Ce qu'il nous faut saisir maintenant ce sont des fouets et non des sabres. Les masses ont été gouvernées depuis le commencement des âges, il faudra bien qu'elles le soient. C'est une plaisanterie hypocrite de dire qu'elles peuvent se gouverner elles-mêmes.

    propos de Clifford, aristocrate, propriétaire des mines.

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  • Par Vianna, le 10 avril 2014

    Aujourd'hui elle sentait presque dans son sang la poussée immense de la sève qui montait dans les arbres massifs, plus haut, toujours plus haut jusqu'au bout des bourgeons pour y éclater enfin en petites feuilles de chênes semblables à de petites flammes de bronze. C'était comme une marée qui montait et se répandait dans le ciel.

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  • Par Nastasia-B, le 23 août 2012

    Comment élever une famille avec un salaire de vingt-cinq à trente shillings ? Les femmes sont les plus enragées ; mais ce sont aussi les plus enragées à la dépense, de nos jours. Si on pouvait seulement leur dire que vivre et dépenser ne sont pas la même chose ! Mais cela ne sert à rien. Si seulement on les avait élevés à sentir, au lieu de gagner et dépenser, ils se tireraient très bien d'affaire avec vingt-cinq shillings. Si les hommes portaient des pantalons écarlates, comme je l'ai dit, ils ne penseraient pas tant à l'argent; s'ils pouvaient danser et sauter et chanter et fanfaronner et être beaux, ils s'accommoderaient de très peu de monnaie; et s'ils savaient s'amuser eux-mêmes, et se laisser amuser par les femmes ! Ils devraient apprendre à être nus et beaux, et à chanter en masse et à danser les anciennes danses de caractère, et à sculpter les tabourets sur lesquels ils s'assoient, et à broder leurs propres emblèmes. Alors, ils n'auraient plus besoin d'argent. Voilà le seul moyen de résoudre le problème industriel: enseigner au peuple à vivre, et à vivre en beauté, sans avoir besoin de dépenser de l'argent. Mais c'est impossible. Il n'y a plus aujourd'hui que des intelligences bornées. Tandis que la masse du peuple ne devrait même pas essayer de penser, parce qu'elle en est incapable. Elle devrait être vivante et fringante et n'adorer que le Grand Pan. Lui seul sera toujours le dieu de la masse. L'élite peut s'adonner, s'il lui plait à des cultes plus élevés. Mais que la masse reste à jamais païenne.
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  • Par Nastasia-B, le 16 septembre 2012

    Elle avait épousé Clifford Chatterley en 1917, pendant une permission d'un mois qu'il avait passée en Angleterre. Ils avaient eu un mois de lune de miel, après quoi il était reparti pour le front des Flandres. Et six mois plus tard, il était ramené en Angleterre plus ou moins en morceaux. (...) Il avait une merveilleuse emprise sur la vie.Il ne mourut pas; ses débris semblèrent se rejoindre. Il resta deux ans entre les mains des médecins. Puis on le déclara guéri, et on le renvoya à la vie avec la moitié inférieure de son corps, à partir des hanches, paralysées pour toujours.
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"Amants et fils" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.








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