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Le Troisième homme de
Graham Greene
« Les principes sont faits pour être violés. Etre humain est aussi un devoir. »
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Par Prigent, le 01/08/2010
La Puissance et la Gloire de
Graham Greene
Il avait un sentiment démesuré de sa propre importance : il était incapable d'imaginer ce monde dont il n'était qu'un détail banal, ce monde de traîtrise, de violence et de luxure où sa propre ignominie était tout à fait insignifiante. Combien de fois le prêtre avait-il entendu cette même confession ? Les hommes sont si limités : ils n'ont même pas l'habileté d'inventer un vice nouveau : les animaux en savent autant qu'eux. Et c'est pour ce monde que le Christ est mort ; plus l'on voit de corruption autour de soi, plus la gloire qui entoure sa mort resplendit. C'est trop facile de mourir pour ce qui est bon ou beau, son foyer, ses enfants ou la civilisation... il fallait un Dieu pour mourir afin de sauver des hommes lâches et corrompus.
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Par annie, le 21/07/2009
Rocher de Brighton de
Graham Greene
p 447
Vous savez ce qu'à repondu Méphistophélès à Faust, quand celui-ci a demandé où était l'enfer ?
il a répondu : "mais c'est ici, l'enfer, et nous n'en sommes jamais sortis".
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Par sophie, le 18/03/2011
Le fond du problème de
Graham Greene
Le désespoir est le prix à payer pour qui s’est fixé un but impossible. C’est, dit-on, le péché sans pardon, mais c’est un péché que jamais ne commettra l’homme mauvais ou corrompu. Celui-là espère. Il n’atteint jamais le tournant glacial de l’échec absolu. Seul l’homme de bonne volonté porte constamment en son coeur cette capacité à se damner.
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Par Prigent, le 01/08/2010
La Puissance et la Gloire de
Graham Greene
Si Dieu avait ressemblé à un crapaud, il eût été facile de supprimer tous les crapauds du monde, mais dès le moment que Dieu est semblable à vous, il ne sert à rien de détruire des images de pierre, il faudrait vous suicider au milieu des tombes.
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Par Prigent, le 02/08/2010
La Puissance et la Gloire de
Graham Greene
Tant de beauté ! Les saints parlent de la beauté de la souffrance. Mais vous et moi, nous ne sommes pas des saints. Pour nous, la souffrance n'est que laide ; elle est la puanteur, la foule grouillante, la douleur physique. Ca dans le coin, c'est beau... pour eux. Il faut une grande science pour voir les choses avec l'oeil d'un saint. Les saints ont le goût très subtil en matière de beauté, ils peuvent se permettre de considérer avec mépris l'ignorance et la grossièreté de pauvres gens comme eux. Mais nous, nous n'en avons pas le droit.
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Par Prigent, le 01/08/2010
La Puissance et la Gloire de
Graham Greene
Il entendit un gémissement ; il crut comprendre : "Mère de Dieu !" et le mulet ralentit son allure. Le prêtre pria silencieusement : "Que Dieu me pardonne." Le Christ était mort aussi pour cet homme. Comment lui-même pouvait-il prétendre dans son orgueil, sa lâcheté, sa luxure, être plus digne de cette mort que le métis ? Cet homme avait l'intention de le trahir pour de l'argent dont il avait besoin. Lui, avait trahi son Dieu pour quelque chose qui n'avait même pas été une vraie joie charnelle.
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Par Prigent, le 02/08/2010
La Puissance et la Gloire de
Graham Greene
Il ne ressentait qu'une immense déception de devoir se présenter devant Dieu les mains vides, parce qu'il n'avait rien fait du tout. Il lui sembla alors qu'il eût été très facile d'être un saint. Il n'était besoin que d'un peu d'empire sur soi, d'un peu de courage. Il avait le même sentiment qu'un homme qui a laissé fuir le bonheur en arrivant quelques minutes trop tard à un endroit fixé. Il savait maintenant qu'en fin de compte une seule chose importe vraiment : être un saint.
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Par Prigent, le 14/07/2010
La Puissance et la Gloire de
Graham Greene
Un des Pères nous apprend que la joie est tributaire de la souffrance. La souffrance est partie essentielle de la joie. Quand nous avons faim, songez comme la nourriture nous paraît bonne. Quand nous avons soif... [...] Nous nous privonspour mieux apprécier. Vous avez entendu parler de ces hommes riches, dans le Nord, qui mangent des mets salés, afin d'augmenter leur soif, avant de boire ce qu'ils appellent un cocktail. Avant le mariage aussi viennent les longues accordailles... [...] Voilà pourquoi je vous dis que le Ciel est ici : ceci fait partie du Ciel, comme la douleur fait partie de la joie. Priez [...] d'avoir à souffrir encore et de plus en plus. Ne vous lassez jamais de la souffrance. Les gendarmes qui vous épient, les soldats qui ramassent les impôts, les coups que vous recevez sans cesse du jefe parce que vous êtes trop pauvres pour payer, la petite vérole, la fièvre, la faim... tout cela fait parrtie du Ciel, et vous y prépare. Peut-être que sans toutes ces misères, qui sait, le Ciel vous paraîtrait moins beau. Le Ciel ne serait pas complet. Et le Ciel. Qu'est-ce donc que le Ciel ? [...] Le Ciel est le lieu où il n'y a pas de jefe, pas de lois injustes, pas de soldats, pas de famine. Au Ciel, vos enfants ne meurent pas.
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Par Eric75019, le 30/04/2012
Un Américain bien tranquille de
Graham Greene
- Que savez-vous au sujet de Pyle ? Répondez à mes questions, s'il vous plaît, Monsieur Fowler. C'est contre mon gré que je vous les pose, mais ceci est sérieux. Croyez-moi, je vous en prie, c'est très sérieux.
- Je ne suis pas un mouchard. Tout ce que je pourrais vous dire sur Pyle, vous le savez. Âge : trente-deux ans, attaché à la Mission d'aide économique, nationalité américaine.
- Vous semblez être un ami à lui, dit Vigot, regardant Phuong par dessus ma tête.
Un agent de police indigène entra, portant trois tasses de café noir.
- Aimeriez-vous mieux du thé ? demanda Vigot.
- Je suis vraiment son ami, dis-je. Pourquoi pas ? Je vais rentrer chez moi un de ces jours, n'est-ce pas ? Je ne peux pas emmener cette petite. Elle sera très bien, avec lui. C'est un arrangement raisonnable. Il dit même qu'il va l'épouser. Il en est capable, vous savez. C'est un brave type à sa façon. Sérieux. Pas une de ces brutes qui font du boucan au Continental. Un Américain tranquille, résumai-je pour le définir, comme j'aurais dit : un lézard bleu, un éléphant blanc.
- Oui, dit Vigot, un Américain bien tranquille.
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