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Par Malaura, le 28/04/2012
Vie nouvelle de
Dante Alighieri
Mes yeux dolents ont plaint mon coeur;
ils ont subi la souffrance des pleurs
et restent vaincus à jamais.
Pour désormais épancher la douleur
qui par degrés me conduit à la mort,
ma voix devra crier mon deuil.
Et puiqu'il me souvient que de ma Dame
j'aimais à vous parler, dames courtoises,
au temps qu'elle vivait,
à nulle autre ne parlerait
qu'à dame de coeur noble,
et dans les pleurs la chanterai,
car elle s'en est allée au ciel soudain,
laissant Amour en peine auprès de moi.
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Par Malaura, le 03/05/2012
Vie nouvelle de
Dante Alighieri
Tous mes pensers parlent d’Amour
De leurs voix discordantes:
En sa puissance l’un m’appelle,
L’autre me dit que sa force est folie ;
L’un de l’espoir m’apporte la douceur,
Souvent l’autre me fait pleurer,
Mais tous, tremblant dedans mon cœur,
Ne s’accordent qu’à crier pitié.
Aussi ne sais-je à quelle source prendre,
Perdu dans l’amoureuse errance
Je voudrais dire et je ne sais que dire.
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Par Malaura, le 04/05/2012
Vie nouvelle de
Dante Alighieri
Mort barbare, ennemie de pitié,
Mère éternelle de douleur,
Cruel, implacable décret,
Tu vins nourrir mon coeur en deuil,
Et c'est pourquoi je vais songeur,
Forçant ma langue à te maudire.
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La Divine Comédie de
Dante Alighieri
Jamais un lierre ne serra de si près
un arbre, que cette horrible bête
n'entortilla ses membres à ceux de l'autre;
ensuite ils se collèrent, comme s'ils avaient été
de cire chaude, en mêlant leurs couleurs;
ni l'un ni l'autre ne semblait plus ce qu'il était:
tout comme s'avance, poussée par la chaleur,
sur le bord du papier une couleur brune,
qui n'est pas encore noire, et où le blanc meurt.
Les deux autres damnés regardaient, en criant:
"Hélas, Agnel, comme tu changes!
Voici que tu n'es plus ni deux ni un!"
Déjà les deux têtes n'en formaient plus qu'une,
quand deux figures mêlées y apparurent
en une face où toutes deux étaient perdues.
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Par brigetoun, le 18/11/2009
La Divine Comédie de
Dante Alighieri
Lo duca mio di sùbito mi prese,
come la madre ch'al romore è desta
e vede presso a sé le fiamme accese,
Mon guide me prit aussitôt dans ses bras,
comme une mère éveillée par le bruit
prend son enfant et fuit sans s'arrêter,
ayant plus soin de lui que d'elle,
à peine vêtue d'une seule chemise ;
sur le dos, du haut de la dure falaise,
il se laissa glisser sur le rocher en pente
qui ferme un des côtés de l'autre bolge.
Jamais l'eau ne coula si vite par un canal
pour faire tourner sur terre une roue de moulin
quand elle approche le plus près de ses aubes.
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Par chartel, le 13/09/2007
La Divine Comédie de
Dante Alighieri
Par moi on va dans la cité dolente,
Par moi on va dans l'éternelle douleur,
Par moi on va chez les âmes perdues,
La justice inspira mon noble créateur:
Je suis l'oeuvre de la puissance divine,
De la sagesse suprême et de l'amour.
Avant moi, rien ne fut créé
Sinon d'éternel, et moi je dure éternellement.
Vous qui entrez, laissez toute espérance.
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Par hotaru, le 26/11/2011
Dante Alighieri
Souviens toi de cette nuit, c’est la promesse de l’infini. C’est une promesse qui vient récompenser le courage de ceux qui ont affrontés seuls tant d’années. C’est la preuve de la confiance entre deux êtres qui est le fondement même de l’amour. C’est un effort de volonté pour oublier et s’affranchir des peines du passé. C’est un serment qui lie deux âmes à l’exclusion de toute autre. C’est le symbole d’un risque assumé et la reconnaissance des défis à venir. Car à deux on est toujours plus fort, comme un équipage soudé pour surmonter les tempêtes du destin. L’amour sera toujours la raison d’être des humains et la force qui guide leur vie. Le plus important ce n’est pas cette cérémonie, elle ne sert qu’à montrer aux yeux du monde des sentiments déjà existants et des promesses déjà sellées au plus profond du cœur des mariés.
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La Divine Comédie de
Dante Alighieri
Lasciate ogni speranza, voi che'ntrate.
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Par Marc21, le 02/07/2011
Dante Alighieri
Tel est celui qui voit en rêvant
Et le rêve fini, la passion imprimée
Reste, et il n'a plus souvenir d'autre chose
Tel je suis à présent, car presque toute cesse
Ma vision et dans mon coeur
Coule encore la douceur qui naquit d'elle.
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La Divine Comédie de
Dante Alighieri
Mais, d'animal comme on devient enfant,
Tu ne le sais encor; et c'est ici le point
Qui fit errer, jadis, un plus savant que toi,
Parce qu'en sa doctrine il avait séparé
La faculté de comprendre de l'âme,
Ne la voyant logée en nul organe.
Ouvre ton coeur: voici la vérité.
Apprends-le donc: sitôt que le cerveau
Dans le foetus la structure est parfaite,
Vers lui se tourne, heureux d'un tel chef-d'oeuvre,
Notre premier Moteur, qui lui inspire alors
Une âme neuve, et de vertu si riche
Qu'elle se substitue à tout ce qu'elle trouve
D'actif dans le foetus, et devient l'âme unique
Qui vit, qui sent, et se reflète en soi.
Mais, pour que moins t'étonnent mes paroles,
Songe qu'unie à la sève des vignes
Se change en vin la chaleur du soleil.
Quand Lachésis a filé tout son lin,
Séparée de son corps, l'âme emporte avec soi,
Dans sa vertu, l'humain et le divin:
Les basses facultés presque inertes demeurent;
Mais volonté, mémoire, intelligence
Bien plus qu'avant sont, en acte, subtiles.
Sans plus tarder, l'âme choit, par miracle,
Spontanément, à l'une des deux rives;
Elle y apprend, d'abord, qu'elle est sa voie.
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