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La Divine Comédie de
Dante Alighieri
Jamais un lierre ne serra de si près
un arbre, que cette horrible bête
n'entortilla ses membres à ceux de l'autre;
ensuite ils se collèrent, comme s'ils avaient été
de cire chaude, en mêlant leurs couleurs;
ni l'un ni l'autre ne semblait plus ce qu'il était:
tout comme s'avance, poussée par la chaleur,
sur le bord du papier une couleur brune,
qui n'est pas encore noire, et où le blanc meurt.
Les deux autres damnés regardaient, en criant:
"Hélas, Agnel, comme tu changes!
Voici que tu n'es plus ni deux ni un!"
Déjà les deux têtes n'en formaient plus qu'une,
quand deux figures mêlées y apparurent
en une face où toutes deux étaient perdues.
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Par brigetoun, le 18/11/2009
La Divine Comédie de
Dante Alighieri
Lo duca mio di sùbito mi prese,
come la madre ch'al romore è desta
e vede presso a sé le fiamme accese,
Mon guide me prit aussitôt dans ses bras,
comme une mère éveillée par le bruit
prend son enfant et fuit sans s'arrêter,
ayant plus soin de lui que d'elle,
à peine vêtue d'une seule chemise ;
sur le dos, du haut de la dure falaise,
il se laissa glisser sur le rocher en pente
qui ferme un des côtés de l'autre bolge.
Jamais l'eau ne coula si vite par un canal
pour faire tourner sur terre une roue de moulin
quand elle approche le plus près de ses aubes.
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Par chartel, le 13/09/2007
La Divine Comédie de
Dante Alighieri
Par moi on va dans la cité dolente,
Par moi on va dans l'éternelle douleur,
Par moi on va chez les âmes perdues,
La justice inspira mon noble créateur:
Je suis l'oeuvre de la puissance divine,
De la sagesse suprême et de l'amour.
Avant moi, rien ne fut créé
Sinon d'éternel, et moi je dure éternellement.
Vous qui entrez, laissez toute espérance.
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Par hotaru, le 26/11/2011
Dante Alighieri
Souviens toi de cette nuit, c’est la promesse de l’infini. C’est une promesse qui vient récompenser le courage de ceux qui ont affrontés seuls tant d’années. C’est la preuve de la confiance entre deux êtres qui est le fondement même de l’amour. C’est un effort de volonté pour oublier et s’affranchir des peines du passé. C’est un serment qui lie deux âmes à l’exclusion de toute autre. C’est le symbole d’un risque assumé et la reconnaissance des défis à venir. Car à deux on est toujours plus fort, comme un équipage soudé pour surmonter les tempêtes du destin. L’amour sera toujours la raison d’être des humains et la force qui guide leur vie. Le plus important ce n’est pas cette cérémonie, elle ne sert qu’à montrer aux yeux du monde des sentiments déjà existants et des promesses déjà sellées au plus profond du cœur des mariés.
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La Divine Comédie de
Dante Alighieri
Lasciate ogni speranza, voi che'ntrate.
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Par Marc21, le 02/07/2011
Dante Alighieri
Tel est celui qui voit en rêvant
Et le rêve fini, la passion imprimée
Reste, et il n'a plus souvenir d'autre chose
Tel je suis à présent, car presque toute cesse
Ma vision et dans mon coeur
Coule encore la douceur qui naquit d'elle.
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Par brigetoun, le 18/11/2009
La Divine Comédie : Le Paradis - Paradisio de
Dante Alighieri
Et celle qui voyait les pensées du doute
en mon esprit, me dit : "Les premiers cercles
t'ont montré Séraphins et Chérubins ;
ils suivent, ainsi, rapides, leurs liens d'amour
pour ressembler au point autant qu'ils peuvent ;
et ils peuvent d'autant qu'ils ont la vue plus haute....
...... chante "Hosannaah" perpétuellement,
avec trois mélodies qui sonnent en trois
ordes de joie d'où nait le terne.."
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Par Couperine, le 29/10/2010
La Divine Comédie de
Dante Alighieri
Au milieu du chemin de notre vie, ayant quitté le chemin droit, je me trouvai dans une forêt obscure. Ah ! qu’il serait dur de dire combien cette forêt était sauvage, épaisse et âpre, la pensée seule en renouvelle la peur, elle était si amère, que guère plus ne l’est la mort ; mais pour parler du bien que j’y trouvai, je dirai les autres choses qui m’y apparurent.
Comment j’y entrai, je ne le saurais dire, tant j’étais plein de sommeil quand j’abandonnai la vraie voie, mais, arrivé au pied d’une colline, là où se terminait cette vallée qui de crainte m’avait serré le cœur, je levai mes regards, et je vis son sommet revêtu déjà des rayons de la planète qui guide fidèlement en tout sentier, alors la peur qui jusqu’au fond du cœur m’avait troublé durant la nuit que je passai avec tant d’angoisse fut un peu apaisée.
Et comme celui qui, sorti de la mer, sur la rive haletant se tourne vers l’eau périlleuse, et regarde ; ainsi se tourna mon âme fugitive pour regarder le passage que jamais ne traverse aucun vivant.
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Par brigetoun, le 18/11/2009
La Divine Comédie de
Dante Alighieri
O voi che siete in piccioletta barca .. O vous qui êtes en une petite barque, désireux d'entendre, ayant suivi mon navire qui vogue en chantant, retournez revoir vos rivages, ne gagnez par le large, car peut-être en me perdant vous seriez égarés. L'eau que je prends n'a jamais été parcourue
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Par Anassete, le 14/06/2010
La Divine Comédie de
Dante Alighieri
Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate. // Vous qui entrez laissez toute espérance.