> Victor Bérard (Traducteur)
> Jean Bérard (Éditeur scientifique)
> Paul Claudel (Préfacier, etc.)

ISBN : 207036254X
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 350 notes) Ajouter à mes livres
Quatrième de couverture : Et le divin Ulysse émergea des broussailles. Sa forte main cassa dans la dense verdure un rameau bien feuillu qu'il donnerait pour voile à sa virilité. Puis il sortit du bois. Tel un lion des monts, qui compte sur sa force, s'en va, les yeux en... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par alouett, le 19 décembre 2011

    alouett
    Ce recueil se compose de 16 nouvelles (prologue et épilogue inclus). Chaque double page contient un visuel d'ensemble ; il illustre un récit fluide écrit à la première personne (j'en profite pour saluer la qualité de la traduction réalisée par Monique Briend-Walker).
    Le prologue est plus distancié et introduit le personnage d'Ulysse (contexte de son implication dans la guerre de Troye, première tentative de retour…). Mais avant de partir dans L'Odyssée en tant que telle, le premier récit nous emmène sur l'ile du Roi Alkinoos, qui offrira son hospitalité à Ulysse. C'est de là que le récit s'enclenche et qu'Ulysse est invité à raconter son histoire.
    On redécouvre les circonstances de sa rencontre avec Polyphème (le cyclope, fils de Poséidon) qui est la cause des mésaventures d'Ulysse. Dès lors, difficile de ne pas être partie prenante à cette aventure qui nous emmènera chez le Roi Eole, la belle Circé, Tirésias l'aveugle qui habite sur l'Ile des Morts, les sirènes, Athéna… jusqu'à son retour sur son ile natale d'Ithaque. le fait de profiter du “Je” d'Ulysse aide à l'immersion dans ce monde légendaire et rend la lecture interactive. de même, pour avoir également fait cette lecture à voix-haute pour mon fils, je n'ai pu qu'apprécier ces tournures narratives sur lesquelles on peut s'appuyer pour moduler rythme et intonations de lecture. A en juger les expressions de mon fils, je crois que le résultat était assez probant !
    Dans un premier temps, je pensais me servir de cet ouvrage comme d'un support pour faire découvrir à mon fils L'Odyssée d'Ulysse. J'ai donc eu l'agréable surprise de constater que cet ouvrage lui était tout à fait accessible (il est pourtant conseillé à partir de 9 ans). Certes, deux ou trois reformulations de mots sont nécessaires par double page (ce qui n'est pas très contraignant) et ponctuellement, il faut reprendre une tournure de phrase pour qu'elle soit plus compréhensible. Mais ces interventions ne sont pas fréquentes au point de saccader la lecture.
    Les illustrations de Christina Balit en revanche sont un peu écrasantes. Si le trait est fin et qu'il y a un bon rendu des expressions faciales, ce type de dessins ne m'a jamais captivé. Cependant, j'ai apprécié les choix de colorisation qui donnent de la luminosité et une impression grands espaces. Une ambiance propice au voyage.
    Un bon support pour sensibiliser les plus jeunes à la mythologie grecque et pour permettre aux plus grands de se replonger dans cette épopée mythique.

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2011/12/19/lodyssee-dulysse-lupton-morde..
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par yann-frat, le 16 août 2009

    yann-frat
    L'odyssée
    Histoire: Télémaque est chez lui et attend impatiemment le retour de son père car sa maison est assaillie par une meute de courtisans qui attendent de Pénélope qu'elle choisisse un nouveau mari. Or les lois de l'hospitalité veulent que la maison hôte offre le repas aux prétendants... Et cette vile foule mâle, depuis le temps, est donc en train de manger au sens propre le bien d'Ulysse.
    Mais Ulysse est coincé chez calypso la nymphe qui le retient depuis 7 ans. Il faudra l'intervention des dieux pour que finalement elle le libère et lui arme un bateau.
    A ce moment Athéna conseille à Télémaque d'aller voir Nestor et de ne revenir que dans un an. Bon garçon Télémaque part donc en laissant Pénélope seule, face à ses pleurs (son mari est parti depuis plus de 19 ans, son fils se barre aussi; les temps sont dur pour Pénélope! (Elle se sent même un peu solette Pénélope (ok je l'ai faite;)). Télémaque se barre donc pour avoir les dernières infos sur son père mais ni Nestor ni Mélénas ne peuvent le renseigner. Ecoutant toutefois Athéna Télémaque s'installe tout de même un an chez Ménélas...
    Ulysse lui s'embarque sur une barque mais Poséidon (qui le déteste car Ulysse a tué son fils le cyclope) fait naufrager son vaisseau et Ulysse se retrouve finalement à nager à poil pendant trois jours (je n'invente rien!), avant de débarquer par hasard en Phéacie. En Phéacie la fille du roi puis le roi lui même l'accueillent et lui demandent de raconter son histoire... Ce que fait Ulysse et on apprend enfin comment après avoir embarqué pour le retour de Troie avec ses hommes, il s'est retrouvé seul coincé chez calypso...pendant 9 ans (bon là je vous épargne les détails: cyclope, sirènes, géants, le sac d'éole etc etc etc...!).
    Touché, finalement le roi de Phéacie lui arme un vaisseau qui le ramène rapidement chez lui en Ithaque (oui Ulysse est roi d'Ithaque vous pouvez le noter pour qui veut gagner des millions ;)) ). Là, il débarque habillé mendiant chez son porcher... qui le recueille gentiment (car le porcher est sympa en Ithaque) et lui raconte (sans le reconnaitre!) l'état du manoir d'Ulysse assailli par les prétendants. Un peu vert de rage, Ulysse fomente donc sa vengeance.
    Là dessus Athéna va prévenir Télémaque que le temps est venu de revenir en Ithaque et de passer à pied par chez son porcher car en fait sur l'onde les prétendants ont monté un traquenard pour le zigouiller afin de récupérer (tant qu'à faire!) l'intégralité de l'héritage d'Ulysse en se mariant à Pénélope (quels salauds ces prétendants!).
    En bref alors Ulysse et Télémaque se retrouvent et montent ensemble la vengeance... qu'ils mettront finalement en action; Ulysse revenant finalement chez lui ... et tuant un par un les 40 prétendants (Y'a pas à dire, quand on touche à sa meuf, à son fils et à ses bœufs il ne déconne plus Ulysse...) et je ne me prive de vous citer ce qu'il fait à un de ses employés (le chevrier) félon:
    "Alors Manthéus fut sorti dans la cour. Au-devant de l'entrée, on lui trancha d'abord, d'un bronze sans pitié, le nez et les oreilles, puis son membre arraché fut jeté, tout sanglant, à disputer aux chiens et, d'un cœur furieux, on lui coupa enfin les mains et les pieds..."
    Bref, Ulysse se fait reconnaitre de tous et de Pénélope qui est toute contente et ils passent enfin une nuit à baiser (si, c'est dans le livre!). Mais le lendemain, vu qu'il a défoncé une 40 aines des meilleurs jeunes nobles de son peuple, Ulysse décide de fuir la ville et d'aller (tant qu'il peut encore) voir son père , Laerte, à la campagne. Son père le reconnait et c'est le bonheur tout ça mais finalement les nobles assemblés se pointent à la grille de la propriété pour s'expliquer avec Ulysse qui leur a tué leurs meilleurs fils et (dois je le préciser?) ils ne sont pas contents.
    Mais heureusement Athéna (la déesse aux yeux pers) intervient pour justifier et défendre les actes d'Ulysse et, finalement!, la paix est conclue... et tout est bien qui finit bien... (enfin sauf pour les prétendants qu'ont suit dans leur descente dans l'Hadès mais bon, ils l'ont cherché aussi...)
    ouf!!!!
    Style : J'ai lu la traduction Victor Bérard en folio. Et étrangement alors que je trouvais la traduction de L'Iliade trop lourde et poussiéreuse, celle ci est vraiment plus moderne. Voire un peu trop même puisque les paroles des protagonistes sont carrément présentées comme dans un scénar... Etrange... Mais enfin en tous cas une langue vraiment plus moderne et facile à lire, un vrai bonheur... Il faut dire aussi que le propos est plus léger que dans L'Iliade.
    Grosse surprise aussi sur la structure du texte qui s'éloigne carrément de la narration linéaire attendue; à coup de flash back et de suspens, de voyage sur l'eau et dans les enfers la façon de raconter cette Odyssée est étonnamment moderne, attractive et... facile à lire. Finalement le style est tellement différend de L'Iliade, qu'on se demande vraiment si elles ont le même auteur...

    Oui : Dépaysant, héroïque, fantastique, d'une structure très moderne, ce texte à tout d'un très bon best seller; y compris le happy end, c'est pour dire!!! D'ailleurs ce récit est tellement moderne qu'à un moment Ulysse se retrouve confronté à sa propre légende... Ulysse a déjà les soucis d'une rock star quand le récit commence à peine!!!

    Non: Pourquoi non? Et je ne suis même pas sûr qu'il faille avoir lu L'Iliade pour comprendre et apprécier.
    Conclusion : Etrangement dans L'Iliade et l'Odyssée j'ai trouvé ce que je n'attendais pas et pas du tout ce que j'y attendais. Je pensais trouver les bases pour comprendre la mythologie grecque et les déités dans un texte un peu sec, je trouve une histoire à trous, incomplète (il manque tout le passage de la prise de Troie à l'embarquement d'Ulysse- une bonne dizaine d'années tout de même!) mais terriblement moderne, totalement tragique et héroïque. Je pensais lire un Lagarde et Michard, j'ai découvert un méga best seller avec un cerveau... Très très bonne surprise donc... et confirmation accessoire, que non aucun texte ne survit 4000 ans par hasard...
    Oui ou non: Oui!!!! Et sincèrement c'est tellement facile (et rigolo) à lire que vous pouvez l'emmener cet été sur la page, bref arrêtons d'avoir peur des classiques!!!


    Lien : http://xannadu.canalblog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 20 avril 2011

    cicou45
    L'odyssée, suite de L'illiade, célèbres épopées écrites par le poète Homère. Bien que l'on ait des doutes sur l'existence d'Homère et sur le rôle qu'il a joué dans la rédaction de ces textes, ce sui est sûr, c'est que tous deux sont considérés comme des textes fondateurs de la culture et de la littérature occidentale. Ont-ils été rédigés par un seul et même homme ? Nul ne le sait.
    L'odyssée raconte le retour d'Ulysse après avoir participé et joué un rôle, non pas des moindres, dans la célèbre guerre de Troie. Il met dix ans pour regagner son île d'Ithaque et retrouver ainsi son épouse Pénélope et son fils Télémaque. La raison pour laquelle il a mis autant de temps pour rentrer chez lui est que son voyage de retour a été parsemé d'embûches, au cours duquel il rencontrera notamment des personnages issus de la mythologie grecque, tels que la nymphe Calypso, la magicienne Circé ou encore les cyclopes et les sirènes. Ulysse devra donc contourner les pièges tendus par ces derniers afin de pouvoir rentrer au plus vite. À son retour, il devra alors chasser de chez lui les nombreux prétendants de sa femme qui ne croyaient plus à son retour et courtisaient la belle. Cela était néanmoins sans compter sans l'ingéniosité de Pénélope qui, fidèle à son mari, avait déclaré épouser l'un de ses prétendants une fois qu'elle aurait terminé de tisser son ouvrage ; ouvrage qu'elle défaisait chaque nuit afin de retarder l'échéance et de continuer à attendre son mari.
    Enfin, L'odyssée revient aussi sur quelques épisodes de la guerre de Troie qui n'ont pas été abordés dans l'illiade.
    Magnifique ouvrage qui constitue l'un des piliers de notre culture. À lire !
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    • Livres 3.00/5
    Par Magicetincelle, le 22 mai 2011

    Magicetincelle
    Tout avait bien commencé, découvrir cette oeuvre qui a traversé les siècle était pour moi un vrai bonheur. J'avais enfin découvert la véritable oeuvre connu de tous. La légende d'Ulysse.
    J'ai été surprise par son accessibilité. En fait comme L'Odyssée est connu pour avoir été écrite par des poètes de l'époque, j'avais peur que sa lecture soit plus ou moins codée et faite de nombreuses métaphores difficilement compréhensible par des "amateurs". Et bien pas du tout ! C'était donc plutôt agréable de livre cet ouvrage sans avoir à se torturer les méninges pour comprendre.
    Seulement j'ai été déçue. Je croyais découvrir des détails nouveaux dans les aventures d'Ulysse. Et bien non. Je me suis rendue compte que, en ce qui concerne la partie sur les voyages d'Ulysse (la plus connue et la plus intéressante à mes yeux), lire L'Odyssée ne m'a rien apporté de plus que ce que je ne savais déjà. En effet cette partie, qui est la deuxième sur trois, ne concerne que 1/3 du livre soit environ 150 pages. Autant vous dire que cela ne laisse pas beaucoup de place aux détails...
    Pendant la première partie on suit Télémaque qui part à la recherche de son père et questionne ses anciens compagnons de la guerre de Troie pour essayer d'en apprendre d'avantage sur sa disparition. Sans que cette partie soit déplaisante, j'avais hâte qu'elle finisse pour qu'on entre "dans le vif du sujet". Parce que franchement, savoir sur quelle île avait débarqué Ménélas avant de renter chez lui, on s'en fiche un peu ^^
    La dernière partie quant à elle a été pour moi un clavaire. le style d'écriture qui au début m'avait plus par sa simplicité, commençait à ma peser : sans fioritures et, somme toute, assez répétitif. J'ai eu plaisir à me plonger dans la partie de l'élimination des prétendants (la fameuse épreuve de l'arc et de Pénélope notamment) mais tout le passage chez le porcher a été une véritable torture. J'avais envie d'action, d'en voir le bout.
    Pour résumer, un classique facilement accessible mais dont les longueurs font trop traîner l'histoire.
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  • Par Grapheus, le 23 mars 2010

    Grapheus

    Revenons maintenant à ce qui a été dit tant de fois d'Homère éducateur de la Grèce : qu'il est le germe de tout ce qu'on trouvera après. C'est le lieu commun classique, et c'est strictement vrai. Cela, nous le constatons avant même de commencer l'examen du contenu des poèmes, en voyant ce que sont ces textes, leur statut.
    On peut le dire en très peu de mots : le texte « sacré » de la Grèce n'est pas un texte sacré. C'est déjà là une différence fondamentale par rapport à pratiquement toutes les cultures historiques que nous connaissons. Ce texte n'est pas religieux ni prophétique, il est poétique; l'auteur n'est pas un prophète, c'est un poète, c'est le poète. Ou, si vous préférez : le prophète de la Grèce, c'est un poète qui n'est pas aussi un prophète. Et, en un sens, quand on a dit cela, tout est dit.
    Il est le poète, celui qui fait être. Et ce poète n'interdit rien, n'impose rien, ne donne pas d'ordre, ne promet rien : il dit. Et ce faisant, il ne révèle rien — il n'y a pas de révélation -, il rappelle.
    Il rappelle ce qui a été et ce qui est en même temps le linéament de ce qui est, de ce qui peut être. Cela, il le rappelle à la mémoire des hommes...
    Constantin Castoriadis,
    Ce qui fait la Grèce.
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Citations et extraits

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  • Par Grapheus, le 23 mars 2010





    κτείνῃς ἠὲ δόλῳ ἢ ἀμφαδὸν ὀξέι χαλκῷ,
    ἔρχεσθαι δὴ ἔπειτα λαβὼν ἐυῆρες ἐρετμόν,
    εἰς ὅ κε τοὺς ἀφίκηαι οἳ οὐκ ἴσασι θάλασσαν
    ἀνέρες, οὐδέ θ᾽ ἅλεσσι μεμιγμένον εἶδαρ ἔδουσιν·
    οὐδ᾽ ἄρα τοί γ᾽ ἴσασι νέας φοινικοπαρῄους
    oὐδ᾽ ἐυήρε᾽ ἐρετμά, τά τε πτερὰ νηυσὶ πέλονται.
    σῆμα δέ τοι ἐρέω μάλ᾽ ἀριφραδές, οὐδέ σε λήσει·
    ὁππότε κεν δή τοι συμβλήμενος ἄλλος ὁδίτης
    φήῃ ἀθηρηλοιγὸν ἔχειν ἀνὰ φαιδίμῳ ὤμῳ,
    καὶ τότε δὴ γαίῃ πήξας ἐυῆρες ἐρετμόν,
    ῥέξας ἱερὰ καλὰ Ποσειδάωνι ἄνακτι,
    ἀρνειὸν ταῦρόν τε συῶν τ᾽ ἐπιβήτορα κάπρον,
    οἴκαδ᾽ ἀποστείχειν ἔρδειν θ᾽ ἱερᾶς ἑκατόμβας
    ἀθανάτοισι θεοῖσι, τοὶ οὐρανὸν εὐρὺν ἔχουσι,
    πᾶσι μάλ᾽ ἑξείης. θάνατος δέ τοι ἐξ ἁλὸς αὐτῷ
    ἀβληχρὸς μάλα τοῖος ἐλεύσεται, ὅς κέ σε πέφνῃ
    γήραι ὕπο λιπαρῷ ἀρημένον· ἀμφὶ δὲ λαοὶ
    ὄλβιοι ἔσσονται. τὰ δέ τοι νημερτέα εἴρω.

    alors prends une rame bien faite et va,
    jusqu'à ce que tu arrives chez des hommes
    qui ignorent la mer et mangent leur pitance sans sel;
    ils ne connaissent donc point les vaisseaux aux flancs rouges,
    ni les rames bien faites, qui sont les ailes des vaisseaux.
    Je vais t'en dire une preuve bien convaincante, qui ne t'échappera pas.
    Quand, te rencontrant, un autre voyageur
    dira que tu portes un battoir à vanner sur ta robuste épaule,
    alors, plante en terre ta rame bien faite,
    offre un beau sacrifice à Poseidon,
    un bélier, un taureau, un porc en état de saillir les truies;
    puis reviens à ta maison sacrifier des hécatombes sacrées
    aux dieux immortels qui habitent le ciel immense,
    à tous, sans en omettre aucun.
    Pour toi, la mort te viendra hors de la mer, très douce :
    elle te prendra quand tu seras affaibli par une vieillesse opulente;
    autour de toi, tes peuples seront prospères.
    Voilà ce que je te prédis en toute vérité. »

    Homère, Odyssée, Chant XI
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  • Par Grapheus, le 04 février 2009



    Ἄνδρα μοι ἔννεπε, Μοῦσα, πολύτροπον, ὃς μάλα πολλὰ
    πλάγχθη, ἐπεὶ Τροΐης ἱερὸν πτολίεθρον ἔπερσε·
    πολλῶν δ’ ἀνθρώπων ἴδεν ἄστεα καὶ νόον ἔγνω,
    πολλὰ δ’ ὅ γ’ ἐν πόντῳ πάθεν ἄλγεα ὃν κατὰ θυμόν,
    ἀρνύμενος ἥν τε ψυχὴν καὶ νόστον ἑταίρων.

    Ô Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif :
    celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra,
    voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d’usages,
    souffrant beaucoup d’angoisses dans son âme sur la mer
    pour défendre sa vie et le retour de ses marins
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  • Par cequejelis, le 26 mars 2012

    Ulysse alors, courant au fils de Damastor, le tue à bout de pique ; Télémaque, en plein ventre, atteint Liocritos, un des fils d'Evénor, et la pointe s'en va ressortir dans le dos.

    Il s'abat sur la face et son front bat le sol... Et voici qu'Athéna, déployant du plafond son égide qui tue, terrasse leurs courages. A travers la grand'salle, ils fuient épouvantés : tel, un troupeau de bœufs qu'au retour du printemps, lorsque les jours allongent, tourmente un taon agile. Mais Ulysse et les siens, on eût dit des vautours qui, du haut des montagnes, fondent, le bec en croc et les griffes crochues, sur les petits oiseaux qui tombent dans la plaine en fuyant les nuag es ; les vautours les massacrent ; rien ne peut les sauver, ni bataille ni fuite, et les hommes aussi ont leur part du gibier... C'est ainsi qu'en la salle, assaillis de partout, tombaient les prétendants, avec un bruit affreux de crânes fracassés, dans les ruisseaux du sang qui courait sur le sol.

    p. 428
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  • Par sylvie, le 14 décembre 2007

    Je préviens mes compagnons du danger des Sirènes, grâce aux conseils de Circé. Nous sommes en vue de leur île; tout à coup le vent tombe; un calme plat s'installe, sans un souffle d'air; un dieu endort les vagues. Mes compagnons se lèvent, amènent les voiles et les rangent dans les creux de la cale. Ils s'assoient aux bancs et font blanchir la mer sous les coups de leurs rames polies. Moi, du bronze aigu je coupe en petits morceaux un grand gâteau de cire, je l'écrase entre mes mains puissantes. La cire s'amollit sous mes doigts et à la chaleur du soleil. Je bouche les oreilles de tous mes compagnons, un par un. Eux m'attachent pieds et poings. Nous poursuivons notre route. Mais le bateau qui file sur la mer n'échappe pas au regard des sirènes; elles entonnent leur chant, à voix claire :

    "Viens ici, Ulysse légendaire, arrête ton bateau, viens entendre notre voix à toutes deux. Aucun bateau à coque noire ,n'a jamais longé notre rivage sans succomber au charme de notre chant mélodieux. Nous savons tous les malheurs dont les dieux ont accablé Achéens et Troyens dans la vaste Troade. Nous savons tout ce qui se passe sur la terre féconde."
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  • Par Anassete, le 03 mai 2010

    « Il vous faudra d'abord passer près des Sirènes. Elles charment tous les mortels qui les approchent. Mais bien fou qui relâche pour entendre leurs chants ! Jamais en son logis sa femme et ses enfants ne fêtent son retour : car, de leurs fraîches voix, les Sirènes le charment, et le pré, leur séjour, est bordé d'un rivage tout blanchi d'ossements et de débris humains, dont les chairs se corrompent... Passe sans t'arrêter ! »
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Vidéo de  Homère

Philippe Brunet, traducteur de l'œuvre homérique, a fait l'exploit de chanter l'Odyssée à la manière des aèdes grecs.











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