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Par latina, le 15/05/2013
Le sourire de l'agneau de
David Grossman
Faire un petit pli dans la mémoire, c'est ce que signifie un secret.
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Par latina, le 16/05/2013
Le sourire de l'agneau de
David Grossman
Le mal a des milliers de visages et une multitude d'images et d'odeurs mensongères, mais le bien ne trompe pas au contact de la main.
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Par Lolokili, le 10/10/2012
Une femme fuyant l'annonce de
David Grossman
Elle était très jeune, ignorant que l’on pouvait faire l’amour dans les rires. Elle ne savait pas non plus que son corps était aussi insouciant, espiègle et joyeux.
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Par latina, le 27/12/2012
Une femme fuyant l'annonce de
David Grossman
Les familles...Tant de variables, de parenthèses, de multiplications par des puissances, toutes ces complications, ce besoin constant d'être "en relation" avec tous les autres membres de cette famille, à n'importe quel moment, de jour comme de nuit, même en rêve.
C'est comme recevoir en permanence des décharges électriques, ou vivre dans un éternel orage.
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Par latina, le 29/12/2012
Une femme fuyant l'annonce de
David Grossman
Elle qui, chaque fois qu'elle passait de la 4e à la 3e vitesse, paniquait à l'idée d'avoir enclenché la marche arrière, voilà qu'elle donnait la vie à une autre personne !
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Par latina, le 30/12/2012
Une femme fuyant l'annonce de
David Grossman
Quand on est petit, vous savez, et qu'un adulte accepte de jouer avec vous, on a toujours peur qu'il se lasse, consulte sa montre ou ait autre chose de plus urgent à faire, non?
Mais pas ma mère. Elle ne se fatiguait jamais avant moi et, quoi qu'il arrive, je savais qu'elle ne s'interromprait jamais la première.
C'est quelque chose qui vous insuffle de la force pour toute la vie, quelque chose qui vous rend heureux, hein?
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Par latina, le 18/12/2012
Une femme fuyant l'annonce de
David Grossman
Quand les enfants étaient petits, ils adoraient étendre le linge ensemble à la nuit tombée - la dernière tâche domestique après une dure journée.
Ils transportaient la grande bassine dans le jardin, face aux champs obscurs.
Le grand figuier et les grévilléas bruissaient doucement d'une vie riche et mystérieuse, tandis que les cordes ployaient sous de minuscules vêtements, pareils à des hiéroglyphes en miniature : chaussettes microscopiques, bodys, chaussons, pantalons à bretelles, salopettes aux couleurs vives.
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Par Lolokili, le 07/10/2012
Une femme fuyant l'annonce de
David Grossman
« Tu comprendras quand tu seras grand », manque-t-elle de dire. Au fond, c’est le contraire, elle le sait : Tu comprendras quand tu seras petit, quand tu redeviendras un enfant, conjurant les ombres menaçantes et les cauchemars par des pactes stupides, et peut-être que tout s’éclairera à ce moment-là.
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Par latina, le 19/12/2012
Une femme fuyant l'annonce de
David Grossman
Le bras d'Ora est douloureux à force de serrer le téléphone humide entre ses doigts, à croire qu'Avram pèse de tout son poids à l'intérieur du combiné.
(...)
- Alors, pourquoi ne l'ont-ils pas libéré? hurle-t-il.
On croirait qu'un lance-flammes l'attaque à travers l'écouteur.
(...)
Il y a de la friture sur la ligne, interférences du temps et de la mémoire. Ora redessine les motifs du tapis du bout de l'index. On devrait chercher un jour pourquoi passer le doigt sur un tapis de laine suffit à ranimer les souvenirs et les regrets, médite-t-elle avec amertume.
(...)
- Ora..., reprend Avram avec difficulté, comme s'il se hissait hors d'un puits. je ne peux pas rester seul.
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Par latina, le 17/12/2012
Une femme fuyant l'annonce de
David Grossman
Ada a eu un accident la nuit précédente à Ramat Gan, annonça-t-il. Elle traversait la rue au moment où passait un bus…
Alors c’est en classe que tu as appris la nouvelle ?
Oui.
Ce n’est pas possible.
Si.
(…)
Chaque élève a rédigé quelques lignes à la mémoire d’Ada. Moi aussi. Le prof de littérature les a ramassées, elle les a reliées et les a envoyées à ses parents.
(…)
Ora dodelina de la tête, le corps secoué de spasmes.
Je n’avais jamais parlé d’elle à personne avant, et elle…On n’y a plus jamais ait allusion en classe, pas une seule fois en deux ans…
Elle renversa soudain la tête en arrière et se mit à la cogner en cadence contre le mur : Comme-bang-si-bang-elle-bang-n’a-bang-vait-bang-ja-bang-mais-bang-exis-bang-té.
Elle avait trompé son monde et dormi tout éveillée, une vraie somnambule. Quel exploit ! La reine de la triche ! Championne du monde du somnambulisme !
(…)
Ses mains, ses pieds, ses lèvres remuaient constamment, une vraie pipelette, bref, elle faisait beaucoup de bruit, s’agitait en tous sens, mais son esprit ressemblait à une coquille vide, et son corps à un désert aride.
La vie continuait. Incroyable, mais c’était ainsi. Son corps se mouvait mécaniquement – elle mangeait, buvait, marchait, s’asseyait, se levait, dormait, déféquait, riait…Seulement, un an après la mort d’Ada, ses orteils étaient devenus insensibles. Parfois, le phénomène se prolongeait pendant des heures et gagnait sa main gauche. Et les cuisses et le dos. Elle avait beau se gratter, elle ne sentait rien du tout. Elle ne s’en était ouverte à personne. Comment l’aurait-elle pu ?
Il y avait un trou, pensa-t-elle, frissonnante et glacée. Et ce n’était pas nouveau. Comment avait-elle pu ne rien remarquer ? Depuis la disparition d’Ada, il y avait un trou en forme d’Ora à sa place habituelle.
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