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Par Spilett, le 21/12/2009
Dégâts des eaux de
Donald Westlake
- Mais ... Pourquoi tu veux utiliser de la dynamite ?
- Pour enlever toute cette flotte, expliqua Tom en détachant chaque mot comme s'il s'adressait à un demeuré.
- Attends une minute, dit Dortmunder. Attends une minute, attends une minute, attends une minute ... Ton idée, c'est de faire sauter le barrage pour évacuer toute l'eau et ensuite aller déterrer le cercueil, à pied ?
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Le couperet de
Donald Westlake
"L'enfant de l'automation est l'ordinateur, et l'ordinateur prend la place du col blanc, du directeur, du chef d'atelier, aussi sûrement que ces robots des chaînes de montage ont pris la place des prolos avec leurs gamelles. Dans les rangs des classes moyennes, voilà où se font les coupes, maintenant. Et aucun de nous n'est syndiqué." (p.90)
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Par vda, le 07/08/2010
Bonne conduite de
Donald Westlake
C'était vraiment très juste. Dortmunder s'assit dans le lave-vaisselle, se cogna la tête, se tortilla, se cogna la tête, fit entrer sa jambe gauche, se cogna la tête, s'enfonça en se tortillant, donnant à son dos une courbe intéressante et jusqu'alors inconnue, et se retrouva la tête baissée pour voir son ventre, les jambes enlacées en nœud de vache et, d'une façon générale, en train de se convertir en contorsionniste.
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Le couperet de
Donald Westlake
'Je suis au chômage parce que l'espèce humaine est devenue folle." (p.165).
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Le couperet de
Donald Westlake
"Chaque époque et chaque nation ont leur propre morale, leur propre code de valeurs, en fonction de ce que les gens estiment être la valeur la plus sacrée, et d'autres qui ne se préoccupaient que de la beauté. Le Siècle des lumières célébrait la raison comme la plus élevée des valeurs, et certains peuples - les Italiens, les Irlandais - ont toujours trouvé que la sensibilité, l'émotion, les sentiments, étaient ce qui comptait le plus. Aux premiers temps de l'Amérique, l'exaltation du travail était notre plus grande expression de moralité, puis il y eut une période où les valeurs à la propriété furent estimées au-delà de tout. Mais un autre changement s'est produit récemment. Aujourd'hui, notre code moral repose sur l'idée que la fin justifie les moyens.
Il fut une époque où c'était considéré comme malhonnête, l'idée que la fin justifie les moyens. Mais cette époque est révolue. Nous seulement nous y croyons, mais nous le disons. Nos chefs de gouvernement justifient toujours leurs actions en invoquant leurs buts. Et il n'est pas un seul P.-D.G. qui ait commenter publiquement la vague de compressions de personnel qui balaie l'Amérique sans l'expliquer par une variation sur la même idée : la fin justifie les moyens. [...]
Je sais comment me protéger maintenant. On ne fera pas de moi une victime, plus jamais. Désormais, avec ce que je sais maintenant, quiconque essaiera de me causer des ennuis, quel qu'il soit, entreprise ou particulier, aura droit à une surprise."
(p.324-325).
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Dégâts des eaux de
Donald Westlake
Quand ces abrutis réussissent à faire un pas en avant avec le pied droit, ils ne savent pas trop quoi faire avec le gauche.
Une sorte de vie réapparut sur le visage de Tom. C'est-à-dire que ces sourcils escaladèrent son front comme s'ils voulaient aller se cacher dans ses cheveux.
Wally inspira lentement et profondément. Autant que cela était possible pour lui, il crispa la machoire. La vie réelle. La plus grande de toutes les fictions interactives.
C'est de l'humour ? demanda-t-il. Harriet n'arrête pas de me parler de ce truc, l'humour. C'en est, ça ?
Eh... fit Dortmunder et il s'écouta parler pour savoir ce qu'il allait dire ensuite, mais il n'entendit rien du tout.
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Aztèques dansants de
Donald Westlake
A New York, tout le monde cherche quelque chose.
Des hommes cherchent des femmes, et des femmes cherchent des hommes. Au Trucks, des hommes cherchent des hommes, tandis que chez Barbara et au MLF, des femmes cherchent des femmes. Des épouses d'avocats devant Lord & Taylor cherchent des taxis, et les maris des épouses d'avocat dans Pine Street cherchent des échappatoires. Les prostituées devant le Americana Hotel cherchent des clients, et les gosses qui ouvrent les portières des taxis devant la Gare Centrale des bus cherchent des pourboires. Tout comme les chauffeurs de taxi, les garçons d'étage et les serveurs. Les agents des stups infiltrés cherchent des tuyaux.
Les jeunes diplômés cherchent du boulot. Des types avec une cravate cherchent une meilleure situation. Des types en veste en daim cherchent une occasion. Des femmes en tailleur strict cherchent une occasion équivalente. Des types avec des ceintures en croco cherchent une combine. Des types aux poignets de chemise élimés cherchent dix dollars jusqu'à mercredi. Des syndicalistes cherchent de nouveaux bénéfices et un joli pavillon individuel dans New Hyde Park.
De gentils garçons de Fordham cherchent des filles. Des groupes de rock de St Louis logeant au Chelsea cherchent des filles faciles. Dans la 3e Avenue, de jeunes cadres, hommes et femmes, cherchent des relations constructives. À Washington Square Park, des noirs de Harlem cherchent de la viande blanche. Dans les bars de Colombus, des buveurs de bière en bras de chemise cherchent des ennuis.
La Commission des parcs cherche des arbres à abattre et transformer en petit bois pour des politiciens du cru. Des habitants du quartier cherchent des politiciens qui empêcheront la Commission des parcs de couper tous les arbres. Bonne chance.
Des clochards du Bowery munis de serpillières crasseuses cherchent un pare-brise à nettoyer. Des voitures avec des plaques minéralogiques de Floride cherchent le West Side Highway. Des voitures avec des macarons de médecin cherchent une place pour se garer. Des camions de United Parcel cherchent une double place pour se garer. Des camés cherchent des voitures avec des macarons de presse, car les journalistes laissent parfois des appareils-photos dans la boite à gants.
Dans les salons de massage, les filles cherchent à faire monter le tarif. Les dames du mercredi après-midi venues de banlieue cherchent à passer un bon moment au théâtre en matinée, suivi de fromage blanc sur une feuille de laitue. Les touristes cherchent un endroit pour s'asseoir, des escrocs cherchent des touristes, des flics cherchent des escrocs.
Dans le haut de Broadway, des vieillards assis sur des bancs cherchent un peu de soleil. De vieilles femmes chaussées de bottes de l'armée cherchent Dieu sait quoi dans les poubelles de la Sixième Avenue. Des couples qui se promènent main dans la main dans Central Park cherchent à découvrir la nature. Toujours dans Central Park, des bandes d'adolescents de Harlem cherchent des bicyclettes.
Des mères célibataires bénéficiant de l'aide sociale, en faction dans la 55e Rue Ouest, cherchent Rockfeller, mais il n'est jamais là.
Aux Nations Unies, ils cherchent une traduction simultanée. À Broadway, ils cherchent un succès, À Black Rock, ils cherchent la tendance. Au Lincoln Center, ils cherchent une signification convenable.
Dans le métro, presque tout le monde cherche la bagarre. Dans le 5 h 09 à destination de Speonk, presque tout le monde cherche le bar. Dans l'East Side, presque tout le monde cherche un statut, alors que dans le West Side, presque tout le monde cherche un régime réellement efficace.
À New York, tout le monde cherche quelque chose. Et de temps à autre, quelqu'un trouve.
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Le couperet de
Donald Westlake
Ce que je suis censé faire maintenant, ai-je compris [...], c'est redevenir représentant. Le C.V. ne sert qu'à me faire franchir la porte, si tant est qu'il y parvienne. Toute mon expérience professionnelle, ma vie entière jusqu'à maintenant, ne sont que l'outil de vente qui me fait passer la porte. Et l'entretien est mon boniment, et ce que je suis venu vendre, c'est moi." (p.65)
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Par vda, le 04/02/2011
Divine Providence de
Donald Westlake
C'est ahurissant, le nombre de personnes qui ont l'air de gangsters, si on les regarde de près. Portant des valises pleines de bombes, des pardessus sur le bras pour cacher des fusils aux canons sciés. Je repérai même trois individus à mine patibulaire portant des boites à violon pouvant aisément dissimuler des mitraillettes.
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Par urbanbike, le 19/07/2009
Motus et bouche cousue de
Donald Westlake
C'est la vieille échelle mobile des salaires donnée par le charpentier au propriétaire de la maison, expliqua Meehan. Vingt-cinq dollars de l'heure pour faire le boulot, trente-cinq si vous voulez regarder, quarante-cinq si vous voulez aider. Je ne veux pas que vous me regardiez, et je ne veux vraiment pas que vous m'aidiez.