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Par Malaura, le 16/04/2012
Ordo de
Donald Westlake
Los Angeles ressemble à un très vieux village d’Indiens Pueblos où des promoteurs auraient ajouté du néon.
On dirait un endroit qui a presque eu un Age d’Or, il y a longtemps, mais il n’est rien arrivé et maintenant c’est trop tard.
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Par EMOTION, le 18/02/2012
Mémoire morte de
Donald Westlake
Il ne se rappelait pas qui, ni quand, ni le visage, ni la voix- mais quelqu'un lui avait dit, au cours d'une conversation, que lorsqu'on perdait un objet, on avait souvent besoin dudit objet pour le retrouver. Par exemple, si on perd ses lunettes,on en aurait besoin pour y voir clair afin de les retrouver. Ce quelqu'un disait qu'il s'était fait voler une bicyclette, étant gamin, et qu'il en aurait eu besoin pour quadriller rapidement le quartier à la recherche de son bien.
C'était la même situation, en tout point la même. Il avait perdu une partie de sa mémoire, or il en avait besoin pour pouvoir rentrer au plus vite à new York et retrouver cette partie de sa mémoire.
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Par Spilett, le 21/12/2009
Dégâts des eaux de
Donald Westlake
- Mais ... Pourquoi tu veux utiliser de la dynamite ?
- Pour enlever toute cette flotte, expliqua Tom en détachant chaque mot comme s'il s'adressait à un demeuré.
- Attends une minute, dit Dortmunder. Attends une minute, attends une minute, attends une minute ... Ton idée, c'est de faire sauter le barrage pour évacuer toute l'eau et ensuite aller déterrer le cercueil, à pied ?
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Le couperet de
Donald Westlake
"L'enfant de l'automation est l'ordinateur, et l'ordinateur prend la place du col blanc, du directeur, du chef d'atelier, aussi sûrement que ces robots des chaînes de montage ont pris la place des prolos avec leurs gamelles. Dans les rangs des classes moyennes, voilà où se font les coupes, maintenant. Et aucun de nous n'est syndiqué." (p.90)
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Argent facile de
Donald Westlake
Je suis membre de l'Agent américain, dit-il. (Josh le regarda. Une terreur soudaine lui vrilla l'estomac. Il avait la bouche sèche. Il essaya de parler, mais n'y parvint pas. L'homme se pencha plus près de lui et lui dit :) Vous êtes à présent en service actif.
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Par vda, le 07/08/2010
Bonne conduite de
Donald Westlake
C'était vraiment très juste. Dortmunder s'assit dans le lave-vaisselle, se cogna la tête, se tortilla, se cogna la tête, fit entrer sa jambe gauche, se cogna la tête, s'enfonça en se tortillant, donnant à son dos une courbe intéressante et jusqu'alors inconnue, et se retrouva la tête baissée pour voir son ventre, les jambes enlacées en nœud de vache et, d'une façon générale, en train de se convertir en contorsionniste.
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Le couperet de
Donald Westlake
'Je suis au chômage parce que l'espèce humaine est devenue folle." (p.165).
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Le couperet de
Donald Westlake
"Chaque époque et chaque nation ont leur propre morale, leur propre code de valeurs, en fonction de ce que les gens estiment être la valeur la plus sacrée, et d'autres qui ne se préoccupaient que de la beauté. Le Siècle des lumières célébrait la raison comme la plus élevée des valeurs, et certains peuples - les Italiens, les Irlandais - ont toujours trouvé que la sensibilité, l'émotion, les sentiments, étaient ce qui comptait le plus. Aux premiers temps de l'Amérique, l'exaltation du travail était notre plus grande expression de moralité, puis il y eut une période où les valeurs à la propriété furent estimées au-delà de tout. Mais un autre changement s'est produit récemment. Aujourd'hui, notre code moral repose sur l'idée que la fin justifie les moyens.
Il fut une époque où c'était considéré comme malhonnête, l'idée que la fin justifie les moyens. Mais cette époque est révolue. Nous seulement nous y croyons, mais nous le disons. Nos chefs de gouvernement justifient toujours leurs actions en invoquant leurs buts. Et il n'est pas un seul P.-D.G. qui ait commenter publiquement la vague de compressions de personnel qui balaie l'Amérique sans l'expliquer par une variation sur la même idée : la fin justifie les moyens. [...]
Je sais comment me protéger maintenant. On ne fera pas de moi une victime, plus jamais. Désormais, avec ce que je sais maintenant, quiconque essaiera de me causer des ennuis, quel qu'il soit, entreprise ou particulier, aura droit à une surprise."
(p.324-325).
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Monstre sacré de
Donald Westlake
Ma biographie, c’est de la merde…une histoire pour livre de poche populaire. L’interlude religieux, le rapprochement raté avec les parents, l’épouvantable secret dans mon passé, les coucheries carriéristes, les trahisons, les lieux de tournage clinquants, les paillettes des mariages foireux, les problèmes liés aux anti dépresseurs et tout le bordel.»
Lorraine, une de ses femmes, la plus intellectuelle de toutes, lui a dit un jour en se promenant le long de la plage de Malibu où il habite:
- Tu possèdes un merveilleux talent, chéri. Ton talent t’a lancé mais maintenant c’est notre époque seule qui te fait aller de l’avant. Il y a un autre pilote aux commandes. Tu n’es plus sous ton seul contrôle.
- A bien des égards, tu es un monstre d’un appétit puéril vorace. Et cependant en même temps tu es le bouffon sacré de Dieu, le monstre sacré, l’innocent épargné par la cruauté de la réalité. Tu peux être le héros, incroyablement fort et cependant, même moi, je ne connais pas les abysses de ta vulnérabilité. Et cependant, chéri, à bien des égards tu peux aussi représenter le mal ; L’innocent et le pourfendeur de l’innocence étroitement imbriqués en une seule entité d’une grande puissance de séduction. Et cependant, avec quelle facilité tu portes ce fardeau.
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Dégâts des eaux de
Donald Westlake
Quand ces abrutis réussissent à faire un pas en avant avec le pied droit, ils ne savent pas trop quoi faire avec le gauche.
Une sorte de vie réapparut sur le visage de Tom. C'est-à-dire que ces sourcils escaladèrent son front comme s'ils voulaient aller se cacher dans ses cheveux.
Wally inspira lentement et profondément. Autant que cela était possible pour lui, il crispa la machoire. La vie réelle. La plus grande de toutes les fictions interactives.
C'est de l'humour ? demanda-t-il. Harriet n'arrête pas de me parler de ce truc, l'humour. C'en est, ça ?
Eh... fit Dortmunder et il s'écouta parler pour savoir ce qu'il allait dire ensuite, mais il n'entendit rien du tout.
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