> Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 2743615281
Éditeur : Payot et Rivages (2006)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Rentrant chez lui après un cambriolage, Dortmunder découvre avec effroi que son appartement est occupé par un ancien compagnon de cellule dont tout le monde croyait et espérait qu'il resterait derrière les barreaux jusqu'à la fin de ses jours.
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    Donald Westlake né à Brooklyn en 1933
    *
    Quel est le point commun entre les écrivains Richard Stark, Edwin West, Aman Marshal, Timothy J. Culver, Curt Clark, J. Morgan Cunningham, Grace Salacious et Tucker Coe?
    *
    Ils sont un seul et même homme, un certain Donald Westlake. Ce jeu des pseudonymes est à l'image de son oeuvre: éclectique, prolifique et pleine de malice.
    *
    En 1960, il signa son premier roman, le zèbre, qui reçut un accueil enthousiaste.
    L'Américain devint alors un stakhanoviste de la plume (près de soixante-dix romans, une centaine de nouvelles - sans compter les scénarios!), sous de multiples identités, oscillant entre le noir «pur jus» et la comédie policière traditionnelle.
    *
    Y a-t-il une unité ou des constantes, malgré tout, dans son travail?
    Evidemment.
    Dès les premières lignes, Westlake instaure systématiquement un ton (faussement) dilettante, un peu paresseux, qui lui permet de donner vie à ses personnages et, au fur et à mesure, de resserrer son intrigue.
    *
    Maître du «roman de casse», il a un penchant pour les losers et les «professionnels» malchanceux.
    *
    Par exemple, l'un de ses personnages récurrents, John Dortmunder, est un gangster qui rate pratiquement tous ses coups.
    Cela permet à l'auteur de mettre ses héros dans des situations rocambolesques, à la lisière de l'absurde - ainsi, dans Kahawa, il imagine un magot sous forme de grains de café!
    *
    Ce maître de l'humour joue avec les situations les plus conventionnelles du polar, qu'il détourne par détail.
    Mais à l'occasion, il sait ancrer son intrigue dans un contexte social fort: le héros du Couperet, cadre récemment licencié à la suite d'une restructuration, va en arriver aux armes pour retrouver coûte que coûte sa situation.
    *
    Humour noir, vous dites?
    C'est justement ça, la patte Westlake! B.L.
    *
    A lire: Comme une fleur (Série Noire)
    *
    biographie
    *
    L'homme est tellement prolifique qu'un seul nom ne saurait lui suffire.
    Donald Westlake est donc le prince du pseudonyme : Aman Marshal, Edwin West, Richard Stark, Timothy J. Culver, Curt Clark, J. Morgan Cunningham, Grace Salacious, Tucker Coe, la liste est longue.
    *
    Il faut dire qu'avec environ 70 romans, une centaine de nouvelles, et de nombreux scénarios pour la télévision et le cinéma, le bonhomme peut signer plus vite que son ombre de ses multiples identités.
    *
    Donald Edwin Westlake est né le 12 juillet 1933 à Brooklyn.
    Enfance et études sans histoire.
    Les histoires, elles débordent plutôt de son imagination.
    Son père le verrait bien architecte, mais lui ne pense qu'à ça : raconter, inventer des personnages, multiplier les intrigues.
    *
    Le bougre décide donc assez vite de se consacrer à l'écriture, dès 1958.
    Deux ans plus tard sort son premier roman : le Zèbre.
    Un thriller classique.
    *
    Westlake considère d'ailleurs ses cinq premiers écrits comme trop liés à un genre et pas assez personnel.
    Il impose véritablement sa patte à partir de 1965 avec le Pigeon d'argile.
    *
    Maître mot : l'humour comme "moyen de faire naître l'émotion et la peur", dit-il.
    *
    le succès arrive pourtant avec la création d'un héros salement dur et très moyennement drôle : Parker, truand venant d'on ne sait où et n'obéissant qu'à sa loi et à ses principes.
    Signées Richard Stark, ses aventures commencent en 1962 avec Comme une fleur.
    Elles se terminent une première fois en 1974, pour ne reprendre qu'en 1997 (Comeback).
    *
    En 1966,
    Westlake continue à jouer avec ses pseudos en signant Tucker Joe cinq romans d'un nouveau héros : Mitch Robin, un flic dégagé en touche pour faute grave et qui s'applique à construire un mur autour de son pavillon pour se préserver des misères du monde.
    *
    En 1970
    débarque encore un nouveau personnage , John Dortmunder, gangster qui foire la plupart de ses coups.
    *
    C'est surtout avec lui et dans les quelque 40 romans signés de son véritable nom que Westlake laisse libre cours à son imagination débridée et à son humour dévastateur.
    *
    Chose assez rare, la quantité n'empêche pas la qualité.
    Et à 68 ans, Westlake ne s'use toujours pas.
    *
    En témoigne 7c62bda012ec440453d3d8997910053PGEgaHJlZj0iL2xpdnJlcy9XZXN0bGFrZS0zNjEvNDY0MTYiIGNsYXNzPSJ0aXRyZTEiPjM2MTwvYT4=, réussite majeure datant de 1999.
    De Point Blank (1967, de John Boorman avec Lee Marvin) à Payback (2000 avec Mel Gibson), deux adaptations de Comme une fleur, de nombreux livres de Westlake ont été adaptés au cinéma.
    *
    Westlake a également signé nombre de scénarios, dont le plus fameux reste l'adaptation du roman de Jim Thompson Les Arnaqueurs pour Stephen Frears en 1990.
    *
    Westlake vit aujourd'hui dans une ancienne ferme au milieu de nulle part dans l'Etat de New York avec sa femme Abby Addams écrivain qui, elle, n'écrit pas de romans.- http://www.polars.org/rubrique9.html
    *
    Voir également : http://www.polarnoir.fr/livre.php?livre=liv592
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 02 janvier 2009

    annie
    Mauvaise nouvelle encore chez les auteurs de polars... Mort de l'auteur de polars Donald Westlake

    Donald Westlake, un des plus prolifiques auteurs américains de romans policiers, est décédé à l'âge de 75 ans, le 31 décembre, victime d'une crise cardiaque alors qu'il se rendait à un dîner de réveillon à Mexico où il passait ses vacances.
    Né à New York le 12 juillet 1933, Donald Westlake a publié son premier roman The Mercenaries (Le Zèbre) en 1960.
    Quinze de ses livres ont été adaptés au cinéma: ils ont inspiré notamment The Hot Rock (Les quatre malfrats) avec Robert Redford (1972) ou Payback, avec Mel Gibson (1999).
    En France, 7c62bda012ec440453d3d8997910053PGEgaHJlZj0iL2xpdnJlcy9XZXN0bGFrZS0zNjEvNDY0MTYiIGNsYXNzPSJ0aXRyZTEiPjM2MTwvYT4= a été adapté par Costa-Gavras.
    Ses livres ont aussi inspiré Je suis un assassin (tiré du Contrat) de Christian Vincent, Ordo de Laurence Ferreira-Barbosa, le Jumeau d'Yves Robert (tiré de Un jumeau singulier), La Divine poursuite (tiré de Aztèques dansants) par Michel Deville, et Mise à sac (1967) par Alain Cavalier, d'après En coupe règlée (the Score).
    Tapant à la machine à écrire, il était très prolifique, publiant 35 titres rien que dans les années 60. Il publiait non seulement sous son propre nom, mais aussi sous plusieurs pseudonymes, en raison de la méfiance que suscite un auteur qui écrit trop vite: Richard Stark, Tucker Coe, Samuel Holt, Edwin West, Curt Clark ou Timothy J. Culver.
    En 2007, il avait indiqué dans une interview avoir écrit 104 livres, mais son site Internet en répertorie 86. le dernier Get Real devait être publié cette année.
    Il a également écrit huit scénarios, dont l'un, The Grifters (1990), a été nominé aux Oscars.
    Il racontait qu'il était moins intéressé par la vérité historique que par l'action et les personnages: il comparait les recherches menées par un auteur pour un livre à des "sables mouvants": "Vous pouvez vous noyer dans la recherche et on n'entend plus jamais parler de vous".

    Par LEXPRESS.fr, publié le 02/01/2009 10:45 -
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    Nom du héros John Dortmunder
    *
    Signes particuliers Archétype du loser sympa. Est sans cesse confronté à des situations complètement irrationnelles mais si visuelles et si «évidentes», pour ne pas dire «naturelles», que le lecteur en devient presque nerveux en le suivant.
    *
    Qualités D'une redoutable intelligence, fondamentalement doux dans un monde de brutes, fidèle en amitié alors qu'on cherche sans arrêt à le tromper.
    *
    Défauts Rancunier, un tantinet chauve, un peu fainéant. Ne sait ni perdre ni mentir, alors qu'il est souvent contraint de le faire. A peu de goût. L'idée d'exercer un travail honnête lui est insupportable.
    *
    Casier judiciaire Chargé!
    *
    Vision du monde La réussite est l'exception, il y a trop de facteurs incontrôlables. La règle, c'est l'échec. Las en permanence dans un monde trépidant, Dortmunder évolue dans un univers loufoque et inénarrable. Toute l'œuvre de Westlake repose, elle, sur une moralité sans faille.
    *
    Meilleure enquête Le Paquet (Folio).
    Actualité Cette fois, Dortmunder et sa bande de bras cassés ont décidé de voler une collection de voitures anciennes.
    Laquelle se trouve au domicile d'un homme d'affaires unanimement haï, Monroe Hall.
    Celui-ci est inculpé dans une sale histoire de détournement de fonds et assigné à résidence dans une véritable forteresse.
    Impossible d'y entrer, et à plus forte raison d'en sortir avec un cortège de véhicules millésimés!
    Qu'à cela ne tienne, Dortmunder et les siens décident de se faire engager par Hall munis de nouvelles identités.
    Les voici transformés en chauffeur, secrétaire particulier, agent de sécurité et... majordome!
    Un très grand Westlake, et un très grand Dortmunder, avec une galerie de personnages délirants. L'auteur d'Histoire d'os pousse très loin le non-sens. Ses héros s'agitent en vain, pris dans un univers qui les dépasse. Irrésistible!
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    John Archibald Dortmunder, l'infortuné voleur à la triste figure, est de retour après les tribulations de Mauvaises nouvelles (Rivages/Thriller, 2002).
    Alors qu'il revient chez lui à l'aube, après un cambriolage raté (qui a dit « un de plus » ?), il découvre avec effroi que son appartement est occupé par un vieux compagnon de cellule dont tout le monde croyait – et espérait – qu'il resterait en prison à vie.
    *
    Le dénommé Tom Jimson (saluons les amateurs de contrepèteries) a besoin de l'aide de Dortmunder.
    Trente ans plus tôt, avant de se retrouver derrière les barreaux pour un long séjour, Tom a réussi un très gros coup dont le produit a été enterré dans une petite vallée.
    Hélas, pendant qu'il était nourri et logé aux frais de l'État, les autorités en ont lâchement profité pour transformer la vallée en réservoir.
    Résultat, le butin gît désormais sous un mètre de boue et vingt mètres d'eau.
    Mais Tom a un plan… radical : faire sauter le barrage, quitte à inonder la campagne environnante, pour assécher la vallée et récupérer ainsi l'argent.
    Confusément, Dortmunder se dit qu'il devrait peut-être trouver une autre idée.
    Il sera aidé en cela par ses inévitables (à proprement parler) amis, Andy Kelp, Stan Murch et Tiny Bulcher, auxquels va se joindre un génie de l'informatique, forcément excentrique, dont la première idée « lumineuse » consiste à faire s'évaporer l'eau grâce à un gigantesque rayon laser.
    *
    Maintenant que Dortmunder a décidé de se mouiller, les plans vont se succéder, au même rythme que les échecs (on s'en doutait), de plus en plus insensés et hilarants.
    *
    Dégâts des eaux ou l'histoire du fric dans la vallée est la preuve incontournable que Westlake est comme Dortmunder : il n'hésite pas à se lancer de grands défis. La différence, c'est que Westlake, lui, est toujours gagnant
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  • Par sbrodj, le 18 juin 2011

    sbrodj
    Le personnage de John Dortmunder est une des plus sympathiques trouvailles de la littérature noire...et blanche. Vive Westlake !
    Je me souviens d'un dialogue dans une voiture totalement surréaliste. A bon entendeur...Les amis de Westlake sont mes amis.
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Citations et extraits

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  • Par Spilett, le 21 décembre 2009

    - Mais ... Pourquoi tu veux utiliser de la dynamite ?
    - Pour enlever toute cette flotte, expliqua Tom en détachant chaque mot comme s'il s'adressait à un demeuré.
    - Attends une minute, dit Dortmunder. Attends une minute, attends une minute, attends une minute ... Ton idée, c'est de faire sauter le barrage pour évacuer toute l'eau et ensuite aller déterrer le cercueil, à pied ?
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  • Par thursdaynext, le 14 novembre 2010

    Quand ces abrutis réussissent à faire un pas en avant avec le pied droit, ils ne savent pas trop quoi faire avec le gauche.

    Une sorte de vie réapparut sur le visage de Tom. C'est-à-dire que ces sourcils escaladèrent son front comme s'ils voulaient aller se cacher dans ses cheveux.

    Wally inspira lentement et profondément. Autant que cela était possible pour lui, il crispa la machoire. La vie réelle. La plus grande de toutes les fictions interactives.

    C'est de l'humour ? demanda-t-il. Harriet n'arrête pas de me parler de ce truc, l'humour. C'en est, ça ?

    Eh... fit Dortmunder et il s'écouta parler pour savoir ce qu'il allait dire ensuite, mais il n'entendit rien du tout.
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