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Par alouett, le 09/12/2011
Viva la vida : Los sueños de Ciudad Juarez de
Edmond Baudoin
La nuit, il vaut mieux rester chez soi, c’est une affaire entendue. Et essayer de dormir. Mais il y a : les chiens qui montent la garde et qui aboient entre eux. Ils sont innombrables. Les sirènes de la police, perçantes, tout au long de la nuit. Crissements de pneus. Courses poursuites. On imagine. Et puis, plus subtils, mais tout aussi redoutables, les klaxons des trains, sourds et profonds comme les cornes de brume qu’on entend dans les ports. La gare est du côté USA. L’appel du large
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Par lanard, le 07/03/2011
Les sentiers cimentés de
Edmond Baudoin
Le premier voyage
La petite fille a quitté le groupe d'enfants qui jouent de l'autre côté de la place. Elle se mouille la figure. Elle pleure.
"Pourquoi tu pleures?
"C'est à cause de Sabine!
"Raconte moi!
On jouait tous ensemble quand, il arrive un garçon qui est pas joli. C'est un cousin de Sabine... Bon? Alors Armelle et moi on se moque de lui. Et eux ils se fâchent, même qu'ils ne veulent pas nous dire le prénom du garçon:... Alors on va se cacher dans le garage de Marcel, et à travers la porte on leur dit des petits gros mots... Mais eux, ils nous disent des vrais gros mots! Alors on a une idée:... on va chercher du papier et un crayon, et on écrit dessus; "Sabine et Isabelle sont laides". Bien sûr on fait attention de déguiser notre écriture pour ne pas qu'elles nous reconnaissent... Après on va mettre les papiers par terre devant l'endroit où ils jouent et on se cache derri-re une porte.
On a eut très peur parce qu'une dame est passée... Mais heureusement, elle n'a pas vu le papier!.... Après Isabelle, Sabine et son cousin ont trouvé notre lettre. Nous, on s'est échappé."
L'enfant explique encore qu'ensuite, les autres les méchants, ont eux aussi écrit des lettres. Mais avec de tels gros mots, qu'Armelle et elle-même sont parties chacune de leur côté pour pleurer.
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Par OliZ, le 31/08/2011
Viva la vida : Los sueños de Ciudad Juarez de
Edmond Baudoin
C’est une des filles d’Alberto, elle a seize ans. C’est une épreuve de dessiner un enfant. Il n’y a aucune retenue chez eux. Ils ont dans ce regard encore du questionnement des nouveaux-nés. Ils cherchent quelque chose dans mes yeux d’homme vieux. Et je ne suis pas sur d’être à la hauteur de ce genre de chose. Alors, mon pinceau pèse des tonnes.
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Par lanard, le 29/01/2011
La musique du dessin de
Edmond Baudoin
Les savants nous disent qu'il y a trois millions d'années que l'homme existe sur la planète.
Peut-être qu'il a fallu ce temps pour que la musique de la nature entre en lui?
Je ne sais pas. Mais quand je regarde les paysages, j'entends comme une musique que je connaissais avant de naître. Et quand sur du papier je fais des taches, des points, des traits, je me sens comme un musicien... Et, ça dépend de la façon dont je mets ces taches, ces traits, ces points, des paysages différents naissent sur ce papier.
Depuis longtemps cette activité un peu magique qui s'appelle le dessin me fait réfléchir, et puis lire, et puis marcher dans des paysages, écouter de la musique, des gens, voir des spectacles, voyager, regarder encore et encore, et puis rêver.
Je n'ai pas tout compris, juste un peu. C'est ce juste un peu que je veux dire dans ce livre.
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Par lanard, le 07/03/2011
Les sentiers cimentés de
Edmond Baudoin
Derrière les fagots
"C'est Etienne Robial qui va remarquer le petit garçon qui suce son pouce [in Passe le temps], il le place sur la couverture.
Par la suite, je vais en comprendre l'importance et il fera son apparition dans presque tous mes livres."
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Les Yeux dans le mur de
Edmond Baudoin
Il me semble que pour comprendre il faille toujours partir.
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Par alouett, le 18/01/2012
Le marchand d'éponges de
Edmond Baudoin
A la Toussaint, ma mère m’a porté à l’Assistance Publique. Elle a mis mon nom sur le grand registre. Quelqu’un m’a pris dans ses bras. Quelqu’un d’autre a posé sa tasse sur le grand registre. Le prénom s’est effacé, dans le café, il n’en est resté que deux lettres. Mais Sexe masculin, ça ne s’était pas dissous. C’était une veine
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Par OliZ, le 31/08/2011
Viva la vida : Los sueños de Ciudad Juarez de
Edmond Baudoin
Notre but était de raconter la vie dans cette ville où l’on meurt tellement. On a beaucoup voyagé, surtout Jean-Marc Troubs, dans des pays en difficulté, et partout il y a la vie. Même dans les pays en guerre il y a des gens qui se bagarrent pour la paix, pour la vie.
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L'Arleri de
Edmond Baudoin
-"Une fois j'ai été expulsé du ventre de ma mère.
L'invention du paradis c'est la nostalgie du temps d'avant la naissance.
- Et l'enfer?
- C'est l'abîme entre toi et moi".
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Par zevince, le 10/04/2012
L'Argent roi de
Edmond Baudoin
Je suis venu directement ici, devant la mer, avec les yeux au-delà de l'horizon, avec dans mon dos le monde qui me rejetait.
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