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Par lauwie, le 12/01/2013
La symphonie des siècles, tome 1 : Rhapsody, première partie de
Elizabeth Haydon
Rhapsody :
" - Autre exemple, dit-elle d'un ton patient. Voyez-vous, les hommes ont le dessus en termes de taille et de force physique, et beaucoup d'entre eux ont peu de scrupules à l'utiliser lorsqu'ils sentent qu'ils ne peuvent gagner par l'intelligence. D'après vous, qui a eu le premier l'idée de la prostitution ? Les femmes ? Vous croyez que nous aimons ça, de nous faire dégrader tous les jours ? Je trouve ça très ironique. C'est un service très demandé, et dans lequel s'engagent peu de femmes qui n'y soient pas contraintes." Elle tamponna ses propres blessures et morsures de vermine d'un peu de tonique, puis tendit la fiole à Grunthor, qui secoua la tête.
" Ce sont les hommes qui le veulent, poursuivit-elle. Ils se donnent parfois beaucoup de mal pour l'obtenir, puis ils se détournent des femmes et les insultent, ces femmes qui servent d'exutoire à leur besoin irrépressible. Puis les hommes se comportent comme si ces femmes devaient avoir honte de leurs actions, alors que l'idée venait d'eux. Voilà ce que je ne peux tolérer.
" Tout le monde peut comprendre que quelqu'un qui a faim ait recours au vol pour nourrir sa famille, mais une femme forcée de s'engager dans cette profession par la même menace, ou par la violence, se retrouve moins que rien. Peu importe l'homme qui profite de ce service. Il n'y a rien à regretter, et en général c'est même lui qui attend d'elle qu'elle considère ce mépris et ces sarcasmes comme mérités. Alors moi je dis que vous pouvez tous courir. Je vais rester célibataire."
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La Symphonie Des Siècles - 3 - Destiny 2 de
Elizabeth Haydon
Elle fit reposer sa main sur le tronc, puis s'accorda sur ses sons et se mit à chanter, appelant chacun des éléments primordiaux à l'exception de celui contre lequel elle souhaiter le protéger, consciente qu'il contenaient en eux la source de toutes les magies...
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Par matane85, le 22/01/2011
La symphonie des siècles, tome 1 : Rhapsody, première partie de
Elizabeth Haydon
Rhaspody:
— Je ne mens jamais. Je ne peux pas.
(...)Le mensonge est interdit dans la voie que j’ai choisie. Les menteurs ne peuvent devenir Baptistrel, le degré le plus haut des Bardes.(...)
(...) mes parents m’ont toujours dit que tromper était mal. Et plus récemment, c’est parce que, depuis que je me suis libérée de mon ancienne... euh... occupation, la vérité est ce que je chéris le plus. Il n’y a vraiment aucune vérité, dans le métier de prostituée – on est toujours le mensonge de quelqu’un d’autre. Et il faut se mordre la langue pour participer aux fantasmes des autres, des fantasmes qui pour la plupart nous révulsent.
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Par Crunches, le 06/04/2012
La symphonie des siècles, tome 1 : Rhapsody, première partie de
Elizabeth Haydon
Les gardes ralentirent le pas sans cesser d'avancer pour autant, tous les trois de front. Rhapsody pivota pour leur faire de nouveau face. Elle allait devoir les convaincre que ces étrangers étaient ses alliés, des alliés de poids. Elle fit de son mieux pour sourire à ces deux compagnons insolites.
"Pardonnez-moi, mais accepteriez-vous de m'adopter un moment ? Je vous en serais très reconnaissante."
L'homme à côté du géant hocha légèrement la tête.
"Merci" souffla de nouveau Rhapsody. Elle se retourna vers les gardes.
"Quelle coïncidence extraordinaire, haleta-t-elle, un sourire de fausse vravade sur son visage exquis en sueur. Messieurs, vous arrivez juste au bon moment pou rencontrer mon frère. Mon frère, voici les gardes de la ville. Messieurs, voici mon frère - Achmed le Serpent."
L'espace d'une seconde, on eût dit que le temps s'était étiré, tout autour de Rhapsody. Une vague de chaleur lui balaya le visage, et elle entendit un crac distinct, lointain mais audible, puis un pffff, comme le claquement d'une étincelle suivi de la fumée se dissipant.
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Par Sedelina, le 10/11/2012
La symphonie des siècles, Tome 1 : Rhapsody : Deuxième partie de
Elizabeth Haydon
"Réjouissez-vous, Grunthor, l'encouragea Rhapsody avec un sourire forcé. Songez à Gwylliam, comme il va se retourner dans sa tombe en voyant que toutes ses machines et ses armes sophistiquées seront bientôt entre les mains des Bolgs, et qu'ils s'en serviront pour rebâtir leur civilisation.
-Je ne pense pas que le pauvre vieux ait eu une tombe, gloussa Grunthor, si c'est bien son corps qu'on a trouvé là. Mais peut-être que si on le fait se retourner assez fort, il pourra faire redémarrer les machines."
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Par lauwie, le 12/01/2013
La symphonie des siècles, tome 1 : Rhapsody, première partie de
Elizabeth Haydon
Le crépuscule tomba sur la prairie tel un voile de brume grise, et Rhapsody ne revenait toujours pas à elle. Elle restait allongée là, en silence, immobile, dans un sommeil d'une profondeur que les deux hommes avaient rarement vue. La jeune femme avait une tendance aux cauchemars et, au fil de leur périple, ils s'étaient habitués de mauvaise grâce à ses murmures plaintifs et à ses gémissements, lorsqu'elle se débattait sous l'emprise des terreurs nocturnes qui la réveillaient en sursaut, haletante.
"Pas étonnant qu'elle ait abandonné le métier, avait commenté Grunthor après une nuit particulièrement mouvementée. J'imagine que ses clients ne devaient pas dormir beaucoup, quel que soit le programme."
Achmed s'était contenté de sourire.
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La symphonie des siècles, tome 1 : Rhapsody, première partie de
Elizabeth Haydon
Les souvenirs sont les premières histoires que l'on apprend [...] Ils sont ta propre tradition. Il y a plus de puissance en eux que tu n'en rencontreras jamais dans toutes tes études, car c'est toi qui les as écrit.
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Par Sedelina, le 15/11/2012
La symphonie des siècles, Tome 3 : Destiny : Première partie de
Elizabeth Haydon
"J'peux m'exprimer librement, sire?
-Permission accordée.
-J'vous donne ma démission.
-Démission refusée.
-J'peux me défouler, sire?
-Permission accordée."
Achmed attendit en lui tournant toujours le dos le relâchement de discipline militaire, la grande inhalation qui accompagnait chaque franchissement de la frontière séparant le soldat loyal d'un égal exaspéré.
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Par Sedelina, le 15/11/2012
La symphonie des siècles, Tome 4 : Prophecy : Deuxième partie de
Elizabeth Haydon
Comme il n'obtenait aucun résultat, il tapota sa main puis sa joue, et elle finit par battre des cils.
Il savait à quel point sa prise de conscience était précaire.
"Je dois avouer que j'ai énormément apprécié, lui murmura-t-il à l'oreille. Vous ne pourriez pas vous évanouir un peu plus souvent, et m'offrir d'autres prétextes pour vous gifler?"
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Par lauwie, le 12/01/2013
La symphonie des siècles, tome 1 : Rhapsody, première partie de
Elizabeth Haydon
(Rhapsody récitant le chant de guérison)
"Oh, comme c'est joli, dit Gunthor derrière elle. Eh bien, m'sieur, si on trouve pas d'emploi en sortant de ce trou puant, peut-être que son Altesse ici présente pourra nous apprendre un ou deux airs qu'on pourra courir les chemins, on ferra une sacrée bande de troubadours. Je vois ça d'ici : le Cirque Ambulant du Docteur "Uchmed" le Serpent.
- Très bonne idée, commenta Rhapsody lorsqu'elle eut terminé sa chanson. Laissez-moi deviner : vous avez une voix de ténor, Achmed."
Elle ne reçut pour toute réponse qu'un regard maussade. Elle retira les pansements à gestes lents. "Vous savez, vous devriez tous les deux faire preuve de plus de respect à l'égard de la musique. Elle peut être une arme très puissante, et tout un tas d'autres choses, selon vos besoins.
- C'est vrai quand je chante, je suis très doué pour infliger la douleur. Du moins c'est c'que disaient mes hommes."
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