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Par Malaura, le 30/07/2012
Poésie IV. Sonnets de l'amour obscur de
Federico Garcia Lorca
Sonnet de la douce plainte
J'ai peur de perdre la merveille
de tes yeux de statue, et l'accent
que, pendant la nuit, pose sur ma joue
la rose solitaire de ton haleine.
J'ai peine à n'être en cette rive
qu'un tronc sans branches; et ce qui me désole
est de ne pas avoir la fleur, pulpe ou argile,
pour le ver de ma souffrance.
Et si toi tu es mon trésor occulte,
si tu es ma croix, ma douleur mouillée,
si je suis le chien de ton domaine,
ne me laisse pas perdre ce que j'ai gagné
et décore les eaux de ton fleuve
avec les feuilles de mon automne désolé.
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Par Malaura, le 06/06/2012
García Lorca : Oeuvres complètes, tome 1 : Poésie de
Federico Garcia Lorca
Songe
Mon cœur repose au bord de la froide fontaine
(Couvre-la de tes fils
Araignée de l’oubli.)
L’eau lui disait tout bas sa douce cantilène
(Couvre-la de tes fils
Araignée de l’oubli.)
Mon cœur qui s’éveillait lui conta ses chagrins
(Araignée du silence
Voile sa confidence.)
Et l’eau en l’écoutant reflétait sa tristesse
(Araignée du silence
Voile sa confidence.)
Voici mon cœur qui glisse à la froide fontaine
(Ô blanches mains lointaines
Retenez l’eau légère.)
Et l’eau chantant de joie le saisit et l’entraîne
(Ô blanches mains lointaines
L’eau demeure déserte!)
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Poesies : 1921 - 1927. chansons, poeme du cante jondo, romancero gitan.collection : poesie. de
Federico Garcia Lorca
El río Guadalquivir
va entre naranjos y olivos
Los dos ríos de Granada
bajan de la nieve al trigo.
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Romancero Gitan (Bilingue) de
Federico Garcia Lorca
Ses cuisses qui m'échappaient
Comme des poissons surpris,
C'étaient le feu tout entier,
Et aussi la fraîcheur même.
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Poésies de
Federico Garcia Lorca
" Je regardais tes yeux,
Étant tout jeune et sage.
Et toi, tu m’effleuras
La bouche d’un baiser.
(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)
Mon cœur s’épanouit
Tel la fleur au soleil
Pétales de luxure
Étamines de rêve.
(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)
Chez moi je sanglotai
Comme un prince de fable
Pour la bergère d’or
Qui s’en fut des tournois.
(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)
Je m’éloignais de toi
(Je t’aimais en secret.)
J’ignore comment sont tes yeux
Tes mains ou bien ta chevelure,
Mais il me reste sur le front
Le papillon de ton baiser.
(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)
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Poesies : 1921 - 1927. chansons, poeme du cante jondo, romancero gitan.collection : poesie. de
Federico Garcia Lorca
"La primera vez
no te conoci.
La segunda, si.
Dime
si el aire te lo dice.
Mañanita fria
yo me puse triste,
y luega me entraron
ganas de reirme.
No te conocia.
Si me conociste.
Si te conocia.
No me conociste.
Ahora entre los dos
se alarga impasible,
un mes, como un
biombo de dias grises.
La primera vez
no te conoci.
La segunda, si."
(En el instituto y en la universidad)
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Noces de sang : Suivi de La maison de Bernarda Alba de
Federico Garcia Lorca
Voisines, avec un couteau,
Un tout petit couteau,
Il était écrit qu'un certain jour,
Entre deux et trois heures,
Les deux hommes de l'amour s'entre-tueraient.
Avec un couteau,
Un tout petit couteau
Qui tient à peine dans la main.
Mais pénètre finement
Dans les chairs surprises
Et s'arrête à l'endroit
Où tremble enchevêtrée
La racine obscure des cris.
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Poesies : 1921 - 1927. chansons, poeme du cante jondo, romancero gitan.collection : poesie. de
Federico Garcia Lorca
"En la redonda
encrucijada
seis doncellas
bailan.
Tres de carne
y tres de plata
Los sueños de ayer las buscan
pero las tiene abrazadas,
un Polifemo de oro.
La guitarra!"
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Par Guylaine, le 23/07/2010
Poésies de
Federico Garcia Lorca
Romance de la lune, lune
(...)
Enfant, laisse-moi danser.
Quand viendront les cavaliers,
ils te verront sur l'enclume
étendu, les yeux fermés.
Va-t'en lune, lune, lune. (...)
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Noces de sang : Suivi de La maison de Bernarda Alba de
Federico Garcia Lorca
Non. Je ne me tairai pas. Peut-on me ramener ton père? Ton frère? Il y a le bagne. Qu'est-ce que c'est, le bagne? On y mange, on y fume. Tandis que mes morts sont pleins d'herbe, sans parole, en poussière, des hommes qui étaient comme des géraniums. Les assassins, eux, ils sont au bagne, tout guillerets, ils regardent les bois.