-
Par neptys_27, le 08/05/2013
Maurice et Mahmoud de
Flemming Jensen
"Elle a dit que ça faisait tic-tac. Comment ça se fait ? C'est pas un affichage digital ?" Demandai-je
Mahmoud haussa les épaules.
"Ça vient du Moyen-Orient, dit-il, les gens se mettent tout de suite à entendre des tic-tac."
Son regard s'illumina d'un coup.
" Je devrais m'envoyer tout un tas de colis à moi-même, comme ça elle viendrait me les apporter aussi ! "
> lire la suite
-
Par neptys_27, le 08/05/2013
Maurice et Mahmoud de
Flemming Jensen
ELLE : J'étais à la poste.
LUI : Aha
ELLE : une amie à moi y travaille. Un colis est arrivé pour toi, j'ai promis de te l'amener.
LUI : c'est gentil de ta part !
ELLE : Normalement ils n'ont pas le droit, mais ils n'osaient pas le garder. Il vient du Moyen-Orient, et il y a quelque chose dedans qui fait tic-tac.
LUI : Tu veux entrer prendre un café ?
ELLE : Nan
> lire la suite
-
Par neptys_27, le 08/05/2013
Maurice et Mahmoud de
Flemming Jensen
Si le monde extérieur ne savait pas ce qui se passait dans l'appartement, nous autres ne savions plus ce qui se passait dans le monde extérieur.
Nous ne l'avons su qu'après.
-
Par neptys_27, le 07/05/2013
Maurice et Mahmoud de
Flemming Jensen
Dans l'humour, l'important n'est pas ce qu'on dit. C'est surtout à qui on le dit. Et dans quelle circonstances.
-
Par Gwordia, le 03/04/2012
Le blues du braqueur de banque de
Flemming Jensen
"Les gens se battent pour la démocratie, mon vieux ! On se vante de notre démocratie ! On fait des guerres partout sur Terre pour exporter la démocratie !"
Elle se maîtrisa. Parfois, la langue s'emballe, et on commence à dire des bêtises.
"Enfin, non." Elle se corrigea toute seule, irritée. "On le fait pas pour la démocratie. Mais après coup, on dit que c'était pour ça... vous le dites !"
Elle l'accusait du regard.
Grand Dieu ! Max n'en pouvait plus. La nuit était bien avancée, et il n'avait pas dormi. C'était évident : Max était fatigué.
Mais il n'y avait pas de détour possible. Il fallait y retourner.
"Je vais essayer de t'expliquer quelque chose à propos de la démocratie, Signe. Quelque chose qui peut être un petit peu difficile à comprendre...
- Fais gaffe, si c'est trop difficile à comprendre, je risque de devenir méfiante !"
Il n'y avait évidemment rien de révolutionnaire dans les propos de Max sur la démocratie, mais Signe était très jeune, il n'avait donc aucun intérêt à sauter une étape.
Pour le lecteur aussi tout ça pourrait avoir des airs d'évidence, mais laissez-moi résumer brièvement, question de cohérence.
Commençons avec les grands défis de l'humanité - juste quelques-unes, on n'est pas au Consensus de Copenhague.
La Terre va mal, c'est comme ça. On le sait bien : le CO² dans l'air, les substances toxiques dans l'eau, la radioactivité... Tout ça, on nous en rabat les oreilles. Le fait est que l'homme est le seul animal à avoir choisi son extermination en chiant dans son propre terrier.
On peut penser ce qu'on veut, mais c'est comme ça.
Quel rapport avec la démocratie ?
Tout le monde sait ce qui ne va pas - tout le monde sait ce qu'il faut faire. Personne ne le fait ! La Terre approche la limite de la surpopulation, pendant que nous les riches devenons plus riches, les pauvres plus pauvres, les assoiffés plus assoiffés, les affamés plus affamés - et l'impuissance se mue en une rage mondiale, qui un jour ou l'autre explosera forcément en Ragnarök.
On peut trouver ça bien ou pas, mais on est bien obligés de s'y faire, parce que c'est comme ça.
Peut-on y faire quelque chose ?
Oui, on peut - on peut l'empêcher !
On ne le fera pas.
Qui doit le faire - est-ce que nous pouvons l'empêcher ?
Oui, il se trouve qu'on le peut !
Est-ce qu'on va le faire ?
Non, on ne le fera ps.
Pourquoi ?
A cause de la dé-mo-cra-tie !
Nous y voilà : la démocratie causera la ruine de la Terre !
Tous les gouvernements du monde savent quoi faire, mais personne ne fait rien.
Parce que ce qu'il faut faire serait si radicalement impopulaire que personne ne veut mettre la tête sous la guillotine.
Parce qu'il y a toujours des élections dans quelques années.
L'indicible vérité est : la seule chose qui pourrait sauver la Terre, c'est un régime totalitaire.
Mais ça, on n'en veut surtout pas ! Oulala !
Plutôt laisser crever la Terre.
Pour la démocratie !
> lire la suite
-
Par Gwordia, le 03/04/2012
Le blues du braqueur de banque de
Flemming Jensen
Les politiciens sont des amateurs.
Et ça ne pose absolument aucun problème. C'est même le principe de la démocratie : nous devons tous avoir notre mot à dire, puisque nous sommes tous à égalité - tout simplement.
L'idée vient de la Grèce antique, elle est née d'un profond idéalisme et d'une désespérante ignorance de la nature humaine.
Nous avons nous-mêmes décidé que les choses devaient être comme elles sont. Mais le résultat est dont que les pays démocratiques à travers le monde sont menés par une bande d'amateurs à moitié dingues. On peut devenir ministre de l'Environnement uniquement parce qu'on possède un tracteur ! Il en va des ministres comme des couches jetables : il faut en changer souvent.
Et pour la même raison.
> lire la suite
-
Par Gwordia, le 03/04/2012
Le blues du braqueur de banque de
Flemming Jensen
"La mort de la démocratie ne sera pas le fait d'une audacieuse embuscade - mais le résultat d'une destruction progressive par l'apathie, l'indifférence et la sous-alimentation."
Robert M. Hutchins
-
Par Gwordia, le 03/04/2012
Le blues du braqueur de banque de
Flemming Jensen
On se marie pour se dire des mots doux l'un à l'autre, pour être fier l'un de l'autre, pour se rendre la vie plus simple l'un à l'autre. Bien entendu, l'idée est aussi d'avoir une épaule sur laquelle se reposer, ou sur laquelle pleurer, et un endroit où chercher de l'aide quand la vie est trop dure.
-
Par letitbe, le 26/08/2012
Imaqa : Une aventure au Groenland de
Flemming Jensen
Un jour d'été qui vous remplit de joie doit être savouré - pas expliqué. L'amour ne doit pas être analysé, il faut s'y abandonner.
La plus belle chose qu'on puisse dire d'un état, c'est qu'il est inexplicable. Si le coeur danse et que les yeux sont calmes - et pas le contraire - alors il ne faut pas se demander pourquoi.
-
Par Nipo, le 18/05/2009
Ímaqa de
Flemming Jensen
Il était difficile pour les pêcheurs de sortir -difficile de pêcher à bord de petits bateaux entre de grands icebergs. Et le menu se composait principalement de mouettes qui se vautraient follement dans le vent et s'approchaient un peu trop des côtes de l'île, où les hommes se tenaient aux aguets derrières les rochers. De leur cachette, ils tendaient un bras en l'air et agitaient une aile de mouette tout en imitant le cri de l'oiseau. Un son très puissant, qui exigeait qu'on pousse l'air à travers les cordes vocales d'un coup violent. A déconseiller fortement aux personnes susceptibles de souffrir de diarrhée. L'imitation réussissait souvent et un des grand oiseaux libres plongeait pour venir voir ce que son camarade avait sur le cœur.
Et il y avait de nouveau de la viande dans la marmite.
> lire la suite