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ISBN : 2847202277
Éditeur : Gaïa (2012)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Max est un homme politique de haut vol. Max est un génie, il est malin et s’en sort toujours. Il est le spin doctor du personnage le plus important du Danemark. Seulement cette fois, Max a assassiné son meilleur ami, qui est aussi, accessoirement, le Premier ministre.> voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LN, le 16 avril 2012

    LN
    Max est un homme ingénieux, capable de mettre au point les plans les plus rocambolesques pour se sortir d'une situation difficile, et cette capacité à s'adapter fait sa force. Mais cette fois-ci, le hasard lui complique quelque peu la mise :

    « Pourquoi je raconte tout ça ?
    Parce que ça peut être une consolation pour beaucoup.
    Un exemple du fait que ça peut mal se passer même pour le meilleur d'entre nous. Il n'y avait pas de problème avec ce plan – il y a seulement eu un accident, dont on ne peut pas se préserver.
    On peut acheter un parapluie si le temps est à la pluie, mais rester sans défense devant une bouche d'incendie qui explose sur le trottoir. Ça ne fait pas du parapluie une mauvaise idée. » (p. 173)

    En rencontrant la jeune Signe, une jeune scout qui s'est trouvée au mauvais endroit au mauvais
    moment, sa vie va basculer irrémédiablement.

    « N'oublions pas que cet homme si plein de pouvoir, habitué à jongler avec le destin des gens, n'était rien de plus qu'une personne tout à fait normale. Une personne habitée par l'angoisse, la joie, la tristesse, le bonheur et une nette tendance à la tendresse, comme chacun d'entre nous.
    Au fond, max avait désespérément besoin que quelqu'un s'occupe de lui.» (p. 190)

    Le blues du braqueur de banque est un texte drôle qui ne se prend pas au sérieux et joue de son originalité. le lecteur est adroitement manipulé par les personnages, et court de surprises en surprises…

    Mais derrière cette apparente légèreté, se cachent des ressources philosophiques, politiques, et psychologiques d'une richesse.

    « C'est pourtant toujours comme ça qu'on résout les problèmes et qu'on évite les ennuis. Pas en supprimant le problème ou l'ennui, mais simplement en reformulant avec intelligence. » (p. 62)

    Lien : http://www.lecturissime.com/article-le-blues-du-braqueur-de-banque-d..
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    • Livres 3.00/5
    Par christinebeausson, le 15 octobre 2013

    christinebeausson
    Pour qui connaît l'autre livre de cet auteur publié en français, "imaqa", (livre dont je ne peux qu'encourager la découverte), le style, l'intrigue et les personnages sont d'un autre monde.
    Le blues du braqueur de banque est une farce, un sketche qui pourrait figurer dans un des spectacles de Flemming Jensen.
    L'humour, très souvent noir, dénonce beaucoup d'aberrations de nos sociétés.
    Le fric, le pouvoir, la manipulation. Mais sommes nous vraiment dupes de ce qu'on cherche à nous montrer !
    Le monde de la politique ?
    Je serai là beaucoup plus sceptique et attentive à ne pas me laisser aller à une dérive du tous pourris !
    Facile de dénoncer la perversion des hommes qui nous gouvernent et de leurs assistants.... Je préfère voir une meilleure illustration de ce monde par l'intermédiaire de la série Borgen, série danoise qui a le mérite de décrypter à la fois les arcanes du pouvoir et les moyens utilisés pour se l'approprier et éventuellement le garder!
    N'oublions jamais que si nous portons un individu au pouvoir, c'est lui qui après décidera et non pas celui qui l'a aidé à acquérir ce pouvoir.
    Quant à la manipulation entre individu, quelle est la part de la naïveté, du calcul, de la préméditation .....
    C'est peut être simplement la vie... Parfois simplement bête et méchante!
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    • Livres 4.00/5
    Par kanarmor, le 23 août 2013

    kanarmor
    Flemming Jensen nous propose un joyeux mélange de personnages : un braqueur de banques (le narrateur), un premier ministre (la victime) et sa femme, un éminent conseiller politique et ami du précédent (et accessoirement son meurtrier), des négociateurs Américains, des Groëlandais empêcheurs de tourner en rond, une jeune cheftaine, le président de la Lettonie et sa femme (qui ne porte pas de culotte...). Bref un joyeux et hilarant cocktail scandinave ! le procédé narratif retenu s'adapte parfaitement au propos : le braqueur raconte au lecteur ce qui lui a été rapporté par Max, le conseiller politique (on découvrira à la fin, toutes les pièces du puzzle étant à leur place, dans quelles circonstances...)
    Malgré un passage un peu plus faible (la scène entre Max et Signe la cheftaine, où Max tente de gagner Signe à sa cause à coups d'arguments philosophico-politiques, bref une démonstration de satire politique), c'est un bon roman décalé avec un humour pince-sans-rire à la manière de Jonas Jonasson ("Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire") ou de Arto Paasilinna ("le lièvre de vatanen" entre autre), avec une fin décoiffante : à malin, malin et demi !
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    • Livres 2.00/5
    Par CelineCDI, le 15 février 2013

    CelineCDI
    Le narrateur, braqueur de banques de son état, raconte la mésaventure survenue à son ami Max, "spin doctor" de génie qui commet le geste de trop, à savoir assassiner son ami d'enfance, accessoirement Premier Ministre danois, suite à une dispute...
    Le titre, déjà, me faisait envie. La couverture aussi, dans une moindre mesure. Hélas, j'ai été un peu déçue par ce roman qui, s'il est très drôle et original dans sa narration un peu décousue, tombe un peu à plat. Je ne sais pas si c'est l'humour danois qui m'a gênée mais j'ai eu du mal à entrer dans cette histoire pourtant loufoque et prometteuse. Les traits d'humour (parfois noir) omniprésents m'ont empêchée de vraiment goûter l'intrigue. le machiavélisme de Max et celui, plus subtil de Signe, son infortunée complice scoute m'ont finalement laissée de glace. Il n'y a que le rebondissement final qui m'ait redonné le sourire...
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    • Livres 5.00/5
    Par leojl, le 05 juillet 2012

    leojl
    Humour danois
    Où l'on découvre dès le début de l'intrigue le nom du meurtrier, celui de la victime et l'arme du crime. C'est pas banal, non ? Mais il reste le mobile ! Max, fidèle ami et conseiller du 1er ministre, tue Tom, le 1er ministre, à l'aide d'une bouteille de Glenfiddich de 30 ans d'âge (vous savez celle qui est triangulaire et qui ressemble à un Toblerone en plus grand et en plus solide ! On aurait pu choisir un Red Label ou un Johnny Walker , mais Glenfiddich, c'est plus classe, non ?). le narrateur, le braqueur de banques, veut relater les faits que lui a racontés Max le génie. On a droit alors à un récit complètement déjanté, surréaliste au style teinté d'un humour « braque » (voir la couverture) à la limite du burlesque. « Nous voilà presque revenus où tout avait commencé, la boucle est bouclée, je peux enfin raconter l'histoire depuis le début ; maintenant que nous savons comment va se terminer ce qui ne va pas tarder à commencer. » et « Où Tom trouve lui-même un moyen pour que ce qui se passe mal se passe bien. Mais ça se passe mal ! Ça aurait pu se passer bien, et c'était presque le cas – mais alors ça s'est pal passé. C'est pas bien. » Réflexions de l'auteur, dérision et aphorismes « Il s'en va des ministres comme des couches jetables ; il faut les changer souvent. ». Surprenant, déstabilisant, désopilant, fascinant, génial… c'est comme le bon vin, ça réjouit le cœur de l'homme.


    Lien : http://leoalu2.blogspot.com
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Citations et extraits

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  • Par PiertyM, le 20 octobre 2014

    Les gens du tiers monde prient probablement plus que nous. Ils ont peut être plus à demander.

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  • Par PiertyM, le 20 octobre 2014

    La mort de la démocratie ne sera pas le fait d'une audacieuse embuscade - mais le résultat d'une destruction progressive par l'apathie, l'indifférence et la sous-alimentation

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  • Par Gwordia, le 03 avril 2012

    "Les gens se battent pour la démocratie, mon vieux ! On se vante de notre démocratie ! On fait des guerres partout sur Terre pour exporter la démocratie !"

    Elle se maîtrisa. Parfois, la langue s'emballe, et on commence à dire des bêtises.

    "Enfin, non." Elle se corrigea toute seule, irritée. "On le fait pas pour la démocratie. Mais après coup, on dit que c'était pour ça... vous le dites !"

    Elle l'accusait du regard.

    Grand Dieu ! Max n'en pouvait plus. La nuit était bien avancée, et il n'avait pas dormi. C'était évident : Max était fatigué.

    Mais il n'y avait pas de détour possible. Il fallait y retourner.

    "Je vais essayer de t'expliquer quelque chose à propos de la démocratie, Signe. Quelque chose qui peut être un petit peu difficile à comprendre...

    - Fais gaffe, si c'est trop difficile à comprendre, je risque de devenir méfiante !"

    Il n'y avait évidemment rien de révolutionnaire dans les propos de Max sur la démocratie, mais Signe était très jeune, il n'avait donc aucun intérêt à sauter une étape.

    Pour le lecteur aussi tout ça pourrait avoir des airs d'évidence, mais laissez-moi résumer brièvement, question de cohérence.

    Commençons avec les grands défis de l'humanité - juste quelques-unes, on n'est pas au Consensus de Copenhague.

    La Terre va mal, c'est comme ça. On le sait bien : le CO² dans l'air, les substances toxiques dans l'eau, la radioactivité... Tout ça, on nous en rabat les oreilles. Le fait est que l'homme est le seul animal à avoir choisi son extermination en chiant dans son propre terrier.

    On peut penser ce qu'on veut, mais c'est comme ça.

    Quel rapport avec la démocratie ?

    Tout le monde sait ce qui ne va pas - tout le monde sait ce qu'il faut faire. Personne ne le fait ! La Terre approche la limite de la surpopulation, pendant que nous les riches devenons plus riches, les pauvres plus pauvres, les assoiffés plus assoiffés, les affamés plus affamés - et l'impuissance se mue en une rage mondiale, qui un jour ou l'autre explosera forcément en Ragnarök.

    On peut trouver ça bien ou pas, mais on est bien obligés de s'y faire, parce que c'est comme ça.

    Peut-on y faire quelque chose ?

    Oui, on peut - on peut l'empêcher !

    On ne le fera pas.

    Qui doit le faire - est-ce que nous pouvons l'empêcher ?

    Oui, il se trouve qu'on le peut !

    Est-ce qu'on va le faire ?

    Non, on ne le fera ps.

    Pourquoi ?

    A cause de la dé-mo-cra-tie !

    Nous y voilà : la démocratie causera la ruine de la Terre !

    Tous les gouvernements du monde savent quoi faire, mais personne ne fait rien.

    Parce que ce qu'il faut faire serait si radicalement impopulaire que personne ne veut mettre la tête sous la guillotine.

    Parce qu'il y a toujours des élections dans quelques années.

    L'indicible vérité est : la seule chose qui pourrait sauver la Terre, c'est un régime totalitaire.

    Mais ça, on n'en veut surtout pas ! Oulala !

    Plutôt laisser crever la Terre.

    Pour la démocratie !
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  • Par Gwordia, le 03 avril 2012

    Les politiciens sont des amateurs.

    Et ça ne pose absolument aucun problème. C'est même le principe de la démocratie : nous devons tous avoir notre mot à dire, puisque nous sommes tous à égalité - tout simplement.

    L'idée vient de la Grèce antique, elle est née d'un profond idéalisme et d'une désespérante ignorance de la nature humaine.

    Nous avons nous-mêmes décidé que les choses devaient être comme elles sont. Mais le résultat est dont que les pays démocratiques à travers le monde sont menés par une bande d'amateurs à moitié dingues. On peut devenir ministre de l'Environnement uniquement parce qu'on possède un tracteur ! Il en va des ministres comme des couches jetables : il faut en changer souvent.

    Et pour la même raison.
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  • Par Gwordia, le 03 avril 2012

    On se marie pour se dire des mots doux l'un à l'autre, pour être fier l'un de l'autre, pour se rendre la vie plus simple l'un à l'autre. Bien entendu, l'idée est aussi d'avoir une épaule sur laquelle se reposer, ou sur laquelle pleurer, et un endroit où chercher de l'aide quand la vie est trop dure.

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