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Par caro64, le 25/04/2009
La fin des bonnes manières de
Francesca Marciano
Ils ne nous laisseront entrer qu'à la toute dernière minute et il doit faire moins dix ici...»
Immobiles sous les rafales de neige, agrippant nos bagages devant l'aéroport, nous suivions du regard le seul être en mouvement. Imo Glass, bien sûr. Elle arpentait le parking à grands pas, les yeux rivés au sol, et hurlait dans son portable.
«Qu'est-ce que tu viens de dire ?...»
Dans un éclat de rire, elle a rejeté la tête en arrière et dévoilé sa gorge avant de resserrer les pans de son châle en laine du Pakistan autour de ses épaules.
«Ah... Non, je n'en ai pas la moindre idée. C'est à cause des voitures piégées, j'imagine, des kamikazes. Qu'est-ce que j'en sais !»
Engourdis par le froid malgré leurs épaisses doudounes et leurs bonnets en laine, les passagers occidentaux ne la quittaient pas des yeux. Ils semblaient hypnotisés, sans grande indulgence. Peut-être n'appréciaient-ils pas l'insistance avec laquelle, malgré la température polaire, Imo faisait les cent pas dans la neige, simplement protégée par son mince châle, son jean et une paire de chaussures plates. Ou peut-être lui en voulaient-ils de tant rire aux blagues de son mystérieux interlocuteur, de ne pas arborer le même air de détresse que nous tous.
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Par malaikat, le 06/01/2009
L'africaine de
Francesca Marciano
Lorsque Adam et moi avions fait l'amour pour la première fois, j'avais eu la sensation d'arriver quelque part - entre ses bras, j'étais rentrée chez moi. En revanche, dès que Hunter me toucha, je me sentis arrachée à tout ce à quoi je pensais appartenir, à tout ce qui préexistait, y compris la simple notion du temps. Je le compris immédiatement: désormais, ma vie ne serait qu'attente, nostalgie et journées interminables, passées à le désirer près de moi.
Ce que j'entrevoyais à ce moment-là n'était peut-être rien d'autre que cette vérité douloureuse : il fallait apprendre à vivre en dehors de l'illusion. Aucun être ne pouvait fusionner totalement avec un autre. On ne rentrait jamais chez soi. Il n'y avait ni racines ni arbre auxquels se raccrocher.
Il fallait apprendre à aimer sans se sentir à l'abri, sans se sentir lié au sol. Il fallait accepter d'être projeté dans les ténèbres, là où nul ne peut prévoir ce qui peut se passer.
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Par boubi, le 23/09/2011
L'africaine de
Francesca Marciano
...je fus expédiée sur ce continent comme un colis postal, assommée par les barbituriques... (40)
...quatorze ou quinze heures hors de mon colis plombé m'avaient suffi pour être transportée. Il m'était désormais impossible de retourner dans ma boîte en carton comme si de rien n'était. (45)
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Par boubi, le 01/10/2011
L'africaine de
Francesca Marciano
...Bien sûr que je l'aime encore et que je l'aimerai toujours. Mais nous avons cessé d'"éprouver" des émotions ensemble...C'est un phénomène assez fréquent, chez les gens qui ont vécu des années ensemble. De s'éroder l'un l'autre. (377)
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Par boubi, le 25/09/2011
L'africaine de
Francesca Marciano
..., les gens qui vivent ici sont des spécialistes du montage. Tu sais, l'opération qui consiste à couper tous les plans ratés et à ne garder que les prises réussies... (105)
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Par boubi, le 25/09/2011
L'africaine de
Francesca Marciano
L'Afrique est la patrie de la vie mécanique : pour y survivre, il faut être capable de contrôler tous les rouages permettant de se rendre d'un point A à un point B. (100)
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Par boubi, le 29/09/2011
L'africaine de
Francesca Marciano
Mais on n'échappe pas à la lumière : elle surgit chaque jour, ponctuelle, éclairant toutes les choses que vous n'êtes pas encore prêt à admettre. (215)
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Par boubi, le 26/09/2011
L'africaine de
Francesca Marciano
Plus vous aviez l'impression qu'ils vous arnaquaient, moins vous vous sentiez coupables de profiter d'eux. (132)
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Par boubi, le 29/09/2011
L'africaine de
Francesca Marciano
Pourquoi remplace-t-on les gens, pourquoi les oublions-nous si aisément ? (221)
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Par boubi, le 29/09/2011
L'africaine de
Francesca Marciano
...il faut du courage pour ne pas tourner le dos à la vérité. (253)