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Citations de Gérard de Nerval (199)

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  • Par LydiaB, le 31/05/2010

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    Les Filles du Feu ; Sylvie

    Je sortais d’un théâtre où tous les soirs je paraissais aux avant-scènes en grande tenue de soupirant. Quelquefois tout était plein, quelquefois tout était vide. Peu m’importait d’arrêter mes regards sur un parterre peuplé seulement d’une trentaine d’amateurs forcés, sur des loges garnies de bonnets ou de toilettes surannées, — ou bien de faire partie d’une salle animée et frémissante couronnée à tous ses étages de toilettes fleuries, de bijoux étincelants et de visages radieux. Indifférent au spectacle de la salle, celui du théâtre ne m’arrêtait guère, — excepté lorsqu’à la seconde ou à la troisième scène d’un maussade chef-d’œuvre d’alors, une apparition bien connue illuminait l’espace vide, rendant la vie d’un souffle et d’un mot à ces vaines figures qui m’entouraient. Je me sentais vivre en elle, et elle vivait pour moi seul. Son sourire me remplissait d’une béatitude infinie ; la vibration de sa voix si douce et cependant fortement timbrée me faisait tressaillir de joie et d’amour. Elle avait pour moi toutes les perfections, elle répondait à tous mes enthousiasmes, à tous mes caprices, — belle comme le jour aux feux de la rampe qui l’éclairait d’en bas, pâle comme la nuit, quand la rampe baissée la laissait éclairée d’en haut sous les rayons du lustre et la montrait plus naturelle, brillant dans l’ombre de sa seule beauté, comme les Heures divines qui se découpent, avec une étoile au front, sur les fonds bruns des fresques d’Herculanum !

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  • Par brigetoun, le 11/12/2009

    Les nuits d'octobre de Gérard de Nerval

    – Y penses-tu ? Ce sont les charniers. C'est là que des poètes en habit de soie, épée et manchettes, venaient souper, au siècle dernier, les jours où leur manquaient les invitations du grand monde. Puis, après avoir consommé l'ordinaire de six sous, ils lisaient leurs vers par habitude aux rouliers, aux maraîchers et aux forts : « Jamais je n'ai eu tant de succès, disait Robbé, qu'auprès de ce public formé aux arts par les mains de la nature ! »
    Les hôtes poétiques de ces caves voûtées s'étendaient, après le souper, sur les bancs ou sur les tables, et il fallait, le lendemain matin, qu'ils se fissent poudrer à deux sols par quelque merlan en plein air, et repriser par les ravaudeuses, pour aller ensuite briller aux petits levers de madame de Luxembourg, de mademoiselle Hus ou de la comtesse de Beauharnais.

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  • Par lauravanelcoytte, le 18/12/2008

    Nerval : Oeuvres complètes, tome 3 de Gérard de Nerval

    O. C, III,728 : « Je me trouvais dans un lieu désert, une âpre montée semée de roches, au milieu des forêts. Une maison, qu’il me semblait reconnaître, dominait ce pays désolé. J’allais et je revenais par des détours inextricables. "

    Aurélia

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  • Par michfred, le 21/02/2015

    Les Chimères de Gérard de Nerval

    Reconnais-tu le TEMPLE au péristyle immense,
    Et les citrons amers où s'imprimaient tes dents,
    Et la grotte, fatale aux hôtes imprudents,
    Où du dragon vaincu dort l'antique semence ? ..

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  • Par Nayac, le 25/01/2015

    Aurélia de Gérard de Nerval

    un être d'une grandeur démesurée voltigeait péniblement au dessus de l'espace et semblait se débattre parmi les nuages épais. Manquant d'haleine et de force, il tomba enfin aumilieu de la cour obscure, accrochant et froissant ses ailes le long des toits et balustres. Je pus le contempler un instant. Il était coloré de teintes vermeilles, et ses ailes braillaient de mille reflets changeants . Vêtu d'une robe longue a plis antiques, il ressemblait a l'ange de la Mélancolie , d'Albrecht Dürer.
    Je ne pus m'empêcher de pousser des cris d'effroi, qui me réveillèrent en sursaut.

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  • Par steka, le 27/02/2014

    Voyage en Orient de Gérard de Nerval

    Sur l'autre rive, on aperçoit Gizeh, et le soir lorsque le soleil vient de disparaître, les pyramides déchirent de leurs triangles gigantesques la bande de brume violette du couchant. Les têtes des palmiers-doms, des sycomores et des figuiers de Pharaon se détachent en noir sur ce fond clair.

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  • Par coco4649, le 05/02/2014

    Poésies - Petits châteaux de Bohême - Les nuits d'octobre - de Gérard de Nerval

    LE COUCHER DU SOLEIL

    Quand le Soleil du soir parcourt les Tuileries
    Et jette l’incendie aux vitres du château,
    Je suis la Grande Allée et ses deux pièces d’eau
    Tout plongé dans mes rêveries !

    Et de là, mes amis, c’est un coup d’œil fort beau
    De voir, lorsqu’à l’entour la nuit répand son voile,
    Le coucher du soleil, — riche et mouvant tableau,
    Encadré dans l’Arc de l’Étoile !

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  • Par coco4649, le 17/12/2013

    Poésies - Petits châteaux de Bohême - Les nuits d'octobre - de Gérard de Nerval

    Vers Dorés

    "Eh quoi! Tout est sensible."
    Pythagore

    Homme, libre penseur! te crois-tu seul pensant
    Dans ce monde où la vie éclate en toute chose?
    Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
    Mais de tous tes conseils l'univers est absent.

    Respecte dans la bête un esprit agissant:
    Chaque fleur est une âme à la Nature éclose;
    Un mystère d'amour dans le métal repose;
    "Tout est sensible!" Et tout sur ton être est puissant.

    Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t'épie:
    A la matière même un verbe est attaché...
    Ne la fais pas servir à quelque usage impie!

    Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché;
    Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières,
    Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres!

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  • Par Ninochka, le 01/11/2013

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    C'est le dieu des volcans et le roi des hivers!

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  • Par Ninochka, le 29/10/2013

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    Je pense à toi, Myrtho, divine enchanteresse,
    Au Pausilippe altier, de mille feux brillant,
    A ton front inondé des clartés d'Orient,
    Aux raisins noirs mêlés avec l'or de ta tresse.

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  • Par Cularo, le 18/10/2013

    Gérard de Nerval Gérard de Nerval

    Il me semble que Dieu dise à mon âme souffrante:
    Quitte le monde impur,la foule indifférente,
    Suis d'un pas assuré cette route qui luit,
    Et viens à moy,mon fils...et-n'attends pas LA NUIT!!!
    [Rêverie de Charles 6]

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  • Par Away--x, le 18/08/2013

    Sylvie de Gérard de Nerval

    La raison pour moi, c'était de conquérir et de fixer mon idéal. (p74)

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  • Par Away--x, le 18/08/2013

    Sylvie de Gérard de Nerval

    Voici les peupliers de l'île, et la tombe de Rousseau, vide de ses cendres. Ô sage ! tu nous avais donné le lait des forts, et nous étions trop faibles pour qu'il pût nous profiter. Nous avons oublié tes leçons que savaient nos pères, et nous avons perdu le sens de ta parole, dernier écho des sagesses antiques. (p58)

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  • Par Siegebert, le 01/08/2013

    Sylvie de Gérard de Nerval

    Telles sont les chimères qui égarent au matin de la vie. [...] Les illusions tombent l'une après l'autre, comme les écorces d'un fruit, et ce fruit, c'est l'expérience. Sa saveur est amère.

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  • Par Cularo, le 26/07/2013

    Gérard de Nerval Gérard de Nerval

    Vers dorés

    Homme!libre penseur-te crois-tu seul pensant
    Dans ce monde où la vie éclate en toute chose:
    Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
    Mais de tous tes conseils l'univers est absent.
    Respecte dans la bête un esprit agissant:...
    Chaque fleur est une âme à la Nature éclose;
    Un mystère d'amour dans le métal repose:
    "Tout est sensible!"-Et tout sur ton être est puissant!
    Crains dans le mur aveugle un regard qui t'épie
    A la matière même un verbe est attaché...
    Ne la fais pas servir à quelque usage impie!
    Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché;
    Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières,
    Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres!

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  • Par Acerola13, le 12/05/2013

    Aurélia de Gérard de Nerval

    Non ! Disais-je, je n'appartiens à ton ciel. Dans cette étoile sont ceux qui m'attendent. Ils sont antérieurs à la révélation que tu as annoncée. Laise moi les rejoindre, car celle que j'aime leur appartient, et c'est là que nous devons nous retrouver.

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  • Par Acerola13, le 02/05/2013

    Les Chimères de Gérard de Nerval

    Suis-je Amour ou Phébus ?… Lusignan ou Biron ?
    Mon front est rouge encor du baiser de la reine ;
    J’ai rêvé dans la grotte où nage la syrène…

    Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :
    Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
    Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

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  • Par Cularo, le 29/04/2013

    Poésies et souvenirs de Gérard de Nerval

    Il est un air pour qui je donnerais
    Tout Rossini,tout Mozart et tout Weber,
    Un air très vieux,languissant et funèbre,
    Qui pour moi seul a des charmes secrets!

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  • Par Ninochka, le 26/05/2012

    Sylvie de Gérard de Nerval

    On s'assit autour d'elle, et aussitôt, d'une voix fraîche et pénétrante, légèrement voilée, comme celle des filles de ce pays brumeux, elle chanta une de ces anciennes romances pleines de mélancolie et d'amour, qui racontent toujours les malheurs d'une princesse enfermée dans sa tour par la volonté d'un père qui la punit d'avoir aimé. La mélodie se terminait à chaque stance par ces trilles chevrotants que font valoir si bien les voix jeunes, quand elles imitent par un frisson modulé la voix tremblante des aïeules.

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  • Par Ninochka, le 26/05/2012

    Sylvie de Gérard de Nerval

    Je me représentais un château du temps de Henri IV avec ses toits pointus couverts d'ardoises et sa face rougeâtre aux encoignures dentelées de pierres jaunies, une grande place verte encadrée d'ormes et de tilleuls, dont le soleil couchant perçait le feuillage de ses traits enflammés. Des jeunes filles dansaient en rond sur la pelouse en chantant de vieux airs transmis par leurs mères, et d'un français si naturellement pur, que l'on se sentait bien exister dans ce vieux pays du Valois, où, pendant plus de mille ans, a battu le cœur de la France.

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