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Citations de Gérard de Nerval (214)

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  • Par Virgule-Magazine, le 17/06/2015

    Les Filles du feu / Petits Châteaux de Bohême / Odelettes de Gérard de Nerval

    Dans les bois

    Au printemps l'oiseau naît et chante :

    N'avez-vous pas ouï sa voix ?... 

    Elle est pure, simple et touchante,

    La voix de l'oiseau - dans les bois !



    L'été, l'oiseau cherche l'oiselle ;

    Il aime - et n'aime qu'une fois ! 

    Qu'il est doux, paisible et fidèle,

    Le nid de l'oiseau - dans les bois !



    Puis quand vient l'automne brumeuse,

    Il se tait... avant les temps froids. 

    Hélas ! qu'elle doit être heureuse

    La mort de l'oiseau - dans les bois !

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  • Par errowen21, le 20/12/2014

    Aurélia Les Chimères La Pandora : Aurélia suivi de Lettres à Jenny Colon, de La Pandora et de Les Chimères de Gérard de Nerval

    Quoi qu'il en soit, je crois que l'imagination humaine n'a rien inventé qui ne soit vrai, dans ce monde ou dans les autres, et je ne pouvais douter de ce que j'avais vu si distinctement. Une idée terrible me vint : l'homme est double, me dis-je.

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  • Par coco4649, le 19/04/2014

    Poésies - Petits châteaux de Bohême - Les nuits d'octobre - de Gérard de Nerval

    AVRIL

    Déjà les beaux jours, ― la poussière,
    Un ciel d'azur et de lumière,
    Les murs enflammés, les longs soirs ; ―
    Et rien de vert : ― à peine encore
    Un reflet rougeâtre décore
    Les grands arbres aux rameaux noirs !

    Ce beau temps me pèse et m'ennuie.
    ― Ce n'est qu'après des jours de pluie
    Que doit surgir, en un tableau,
    Le printemps verdissant et rose,
    Comme une nymphe fraîche éclose
    Qui, souriante, sort de l'eau.

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  • Par steka, le 27/02/2014

    Voyage en Orient de Gérard de Nerval

    En pénétrant dans les rues sombres que forment les hautes maisons de Beyrouth, bâties toutes comme de forteresses, et que relient çà et là des passages voûtés, je retrouvai le mouvement, suspendu pendant les heures de la sieste.

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  • Par Ninochka, le 25/10/2013

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    Ceux qui ne sont pas chasseurs ne comprennent point assez la beauté des paysages d'automne. - En ce moment, malgré la brume du matin, nous apercevons des tableaux dignes des grands maîtres flamands. Dans les châteaux et dans les musées, on retrouve encore l'esprit des peintres du Nord. Toujours des points de vue aux teintes roses ou bleuâtres dans le ciel, aux arbres à demi effeuillés, - avec des champs dans le lointain ou sur le premier plan des scènes champêtres.
    Le voyage à Cythère de Watteau a été conçu dans les brumes transparentes et colorées de ce pays. C'est une Cythère calquée sur un îlot de ces étangs créés par les débordements de l'Oise et de l'Aisne, - ces rivières si calmes et si paisibles en été.

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  • Par Ninochka, le 25/10/2013

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    La langue des paysans eux-mêmes est du plus pur français, à peine modifié par une prononciation où les désinences des mots montent au ciel à la manière du chant de l'alouette... Chez les enfants cela forme comme un ramage. Il y a aussi dans les tournures de phrases quelque chose d'italien, - ce qui tient sans doute au long séjour qu'ont fait les Médicis et leur suite florentine dans ces contrées, divisées autrefois en apanages royaux et princiers.

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  • Par Jcequejelis, le 23/06/2013

    Poésies - Petits châteaux de Bohême - Les nuits d'octobre - de Gérard de Nerval

    Epitaphe

    Il a vécu tantôt gai comme un sansonnet,
    Tour à tour amoureux insoucieux et tendre,
    Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre.
    Un jour il entendit qu'à sa porte on sonnait.

    C'était la Mort! Alors il la pria d'attendre
    Qu'il eut posé le point à son dernier sonnet;
    Et puis sans s'émouvoir, il s'en alla s'étendre
    Au fond du coffre froid où son corps frissonnait.

    Il était paresseux, à ce que dit l'histoire,
    Il laissait trop sécher l'encre dans l'écritoire.
    Il voulait tout savoir mais il n'a rien connu.

    Et quand vint le moment où, las de cette vie,
    Un soir d'hiver, enfin l'âme lui fut ravie,
    Il s'en alla disant : " Pourquoi suis-je venu? "

    869 - [Le Livre de poche n° 1226, p. 66]

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  • Par Acerola13, le 02/05/2013

    Les Chimères de Gérard de Nerval

    Souvent dans l’être obscur habite un Dieu caché ;
    Et comme un œil naissant couvert par ses paupières,
    Un pur esprit s’accroît sous l’écorce des pierres !

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  • Par 11livresalire, le 10/06/2012

    Poésies - Petits châteaux de Bohême - Les nuits d'octobre - de Gérard de Nerval

    Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,
    Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :
    Ma seule Étoile est morte, – et mon luth constellé
    Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

    Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé,
    Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
    La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé,
    Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie.

    Suis-je Amour ou Phébus ?… Lusignan ou Biron ?
    Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
    J’ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène…

    Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :
    Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
    Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée

    .....

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  • Par marina53, le 22/05/2012

    Aurélia de Gérard de Nerval

    Le rêve est une seconde vie.

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  • Par marina53, le 22/05/2012

    Aurélia de Gérard de Nerval

    Le sommeil occupe un tiers de notre vie. Il est la consolation des peines de nos journées ou la peine de leurs plaisirs.

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  • Par marina53, le 22/05/2012

    Aurélia de Gérard de Nerval

    Je crois que l'imagination humaine n'a rien inventé qui ne soit vrai, dans ce monde ou dans les autres.

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  • Par Meduzantic, le 06/04/2012

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    Quoi qu'on puisse dire philosophiquement, nous tenons au sol par bien des liens. On n'emporte pas les cendres de ses pères à la semelle de ses souliers, - et le plus pauvre garde quelque part un souvenir sacré qui lui rappelle ceux qui l'ont aimé.

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  • Par editionsdelabatjour, le 01/11/2010

    Aurélia de Gérard de Nerval

    Avec le temps, la passion des grands voyages s’éteint, à moins qu’on n’ait voyagé assez longtemps pour devenir étranger à sa patrie.

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  • Par LydiaB, le 01/06/2010

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    Les Filles du feu ; Emilie

    … Personne n’a bien su l’histoire du lieutenant Desroches, qui se fit tuer l’an passé au combat de Hambergen, deux mois après ses noces. Si ce fut là un véritable suicide, que Dieu veuille lui pardonner ! Mais, certes, celui qui meurt en défendant sa patrie ne mérite pas que son action soit nommée ainsi, quelle qu’ait été sa pensée d’ailleurs.

    — Nous voilà retombés, dit le docteur, dans le chapitre des capitulations de consciences. Desroches était un philosophe décidé à quitter la vie : il n’a pas voulu que sa mort fût inutile ; il s’est élancé bravement dans la mêlée ; il a tué le plus d’Allemands qu’il a pu, en disant : Je ne puis mieux faire à présent ; je meurs content ; et il a crié : Vive l’empereur ! en recevant le coup de sabre qui l’a abattu. Dix soldats de sa compagnie vous le diront.

    — Et ce n’en fut pas moins un suicide, répliqua Arthur. Toutefois, je pense qu’on aurait eu tort de lui fermer l’église… — A ce compte, vous flétririez le dévouement de Curtius. Ce jeune chevalier romain était peut-être ruiné par le jeu, malheureux dans ses amours, las de la vie, qui sait ? Mais, assurément, il est beau en songeant à quitter le monde de rendre sa mort utile aux autres, et voilà pourquoi cela ne peut s’appeler un suicide, car le suicide n’est autre chose que l’acte suprême de l’égoïsme, et c’est pour cela seulement qu’il est flétri parmi les hommes… A quoi pensez-vous, Arthur ?

    — Je pense à ce que vous disiez tout à l’heure, que Desroches, avant de mourir, avait tué le plus d’Allemands possible…

    — Eh bien ?

    — Eh bien, ces braves gens sont allés rendre devant Dieu un triste témoignage de la belle mort du lieutenant, vous me permettrez de dire que c’est là un suicide bien homicide.

    — Eh ! qui va songer à cela ? Des Allemands, ce sont des ennemis.

    — Mais y en a-t-il pour l’homme résolu à mourir ? A ce moment-là, tout instinct de nationalité s’efface, et je doute que l’on songe à un autre pays que l’autre monde, et à un autre empereur que Dieu. Mais l’abbé nous écoute sans rien dire, et cependant j’espère que je parle ici selon ses idées. Allons, l’abbé, dites-nous votre opinion, et tâchez de nous mettre d’accord ; c’est là une mine de controverse assez abondante, et l’histoire de Desroches, ou plutôt ce que nous en croyons savoir, le docteur et moi, ne paraît pas moins ténébreuse que les profonds raisonnements qu’elle a soulevés parmi nous.

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  • Par LydiaB, le 31/05/2010

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    Les Filles du feu ; Jemmy

    A moins de cent milles de distance du confluent de l’Alléghany et du Monongehala, est situé un vallon délicieux, ou ce qu’on appelle dans la langue du pays un bottom, véritable paradis borné de tous côtés par des montagnes et par le cours de l’Ohio, que les Français ont surnommé Belle Rivière. Le versant et la cime des hauteurs qui s’étagent doucement vers l’horizon sont revêtus d’une riche végétation de sycomores centenaires, d’aunes et d’acacias, tous unis par le tissu de la vigne sauvage, et sous lesquels on respire une douce fraîcheur. Sur le premier plan, les deux rivières réunies dans l’Ohio roulent paisiblement leurs eaux jumelles, offrant çà et là une barque qui glisse sur les eaux tranquilles, ou parfois quelque bateau à vapeur, volant comme une flèche, qui fait surgir des bandes effarouchées de canards et d’oies sauvages établis sous l’ombre des sycomores et des saules pleureurs. Un seul sentier conduit à la partie supérieure du canton, à ce qu’on appelle le haut pays, où, depuis soixante ans, des Anglais, des Irlandais, des Allemands, et autres races européennes, se sont établis, alliés et fondus ensemble complètement. Ce n’est pas à dire pourtant que cette grande famille républicaine ne manifeste plus par aucun signe sa diversité d’origine. Le descendant allemand, par exemple, tient encore fortement à sa sauerkraüt, il préfère encore son blockhaus, simple et rustique comme lui, à l’élégante franchouse de ses voisins ; la couleur favorite de son habit à larges pans est toujours bleue ; ses bas sont de cette couleur ; ses gros souliers ronds portent le dimanche d’épaisses boucles d’argent, et comme ses aïeux encore, il affectionne les inexpressibles en peau nouées au-dessous du genou avec des courroies.

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  • Par LydiaB, le 31/05/2010

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    Les Filles du Feu ; Sylvie

    Je sortais d’un théâtre où tous les soirs je paraissais aux avant-scènes en grande tenue de soupirant. Quelquefois tout était plein, quelquefois tout était vide. Peu m’importait d’arrêter mes regards sur un parterre peuplé seulement d’une trentaine d’amateurs forcés, sur des loges garnies de bonnets ou de toilettes surannées, — ou bien de faire partie d’une salle animée et frémissante couronnée à tous ses étages de toilettes fleuries, de bijoux étincelants et de visages radieux. Indifférent au spectacle de la salle, celui du théâtre ne m’arrêtait guère, — excepté lorsqu’à la seconde ou à la troisième scène d’un maussade chef-d’œuvre d’alors, une apparition bien connue illuminait l’espace vide, rendant la vie d’un souffle et d’un mot à ces vaines figures qui m’entouraient. Je me sentais vivre en elle, et elle vivait pour moi seul. Son sourire me remplissait d’une béatitude infinie ; la vibration de sa voix si douce et cependant fortement timbrée me faisait tressaillir de joie et d’amour. Elle avait pour moi toutes les perfections, elle répondait à tous mes enthousiasmes, à tous mes caprices, — belle comme le jour aux feux de la rampe qui l’éclairait d’en bas, pâle comme la nuit, quand la rampe baissée la laissait éclairée d’en haut sous les rayons du lustre et la montrait plus naturelle, brillant dans l’ombre de sa seule beauté, comme les Heures divines qui se découpent, avec une étoile au front, sur les fonds bruns des fresques d’Herculanum !

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  • Par brigetoun, le 11/12/2009

    Les nuits d'octobre de Gérard de Nerval

    – Y penses-tu ? Ce sont les charniers. C'est là que des poètes en habit de soie, épée et manchettes, venaient souper, au siècle dernier, les jours où leur manquaient les invitations du grand monde. Puis, après avoir consommé l'ordinaire de six sous, ils lisaient leurs vers par habitude aux rouliers, aux maraîchers et aux forts : « Jamais je n'ai eu tant de succès, disait Robbé, qu'auprès de ce public formé aux arts par les mains de la nature ! »
    Les hôtes poétiques de ces caves voûtées s'étendaient, après le souper, sur les bancs ou sur les tables, et il fallait, le lendemain matin, qu'ils se fissent poudrer à deux sols par quelque merlan en plein air, et repriser par les ravaudeuses, pour aller ensuite briller aux petits levers de madame de Luxembourg, de mademoiselle Hus ou de la comtesse de Beauharnais.

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  • Par lauravanelcoytte, le 18/12/2008

    Nerval : Oeuvres complètes, tome 3 de Gérard de Nerval

    O. C, III,728 : « Je me trouvais dans un lieu désert, une âpre montée semée de roches, au milieu des forêts. Une maison, qu’il me semblait reconnaître, dominait ce pays désolé. J’allais et je revenais par des détours inextricables. "

    Aurélia

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  • Par steka, le 02/05/2015

    Flâneries parisiennes de Gérard de Nerval

    Juillet 1830
    Après quelques coups de feu le poste de la place Saint-Michel se rendit à nous. J'arrivais en remontant la rue Saint-Michel à la maison du bibliophile Jacob que j'étonnai de mes récits de victoire. A l'imprimerie de Béthune, on construisait une barricade.

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