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Citations de Gérard de Nerval (182)

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  • Par Cularo, le 26/07/2013

    Gérard de Nerval Gérard de Nerval

    Vers dorés

    Homme!libre penseur-te crois-tu seul pensant
    Dans ce monde où la vie éclate en toute chose:
    Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
    Mais de tous tes conseils l'univers est absent.
    Respecte dans la bête un esprit agissant:...
    Chaque fleur est une âme à la Nature éclose;
    Un mystère d'amour dans le métal repose:
    "Tout est sensible!"-Et tout sur ton être est puissant!
    Crains dans le mur aveugle un regard qui t'épie
    A la matière même un verbe est attaché...
    Ne la fais pas servir à quelque usage impie!
    Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché;
    Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières,
    Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres!

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  • Par Acerola13, le 12/05/2013

    Aurélia de Gérard de Nerval

    Non ! Disais-je, je n'appartiens à ton ciel. Dans cette étoile sont ceux qui m'attendent. Ils sont antérieurs à la révélation que tu as annoncée. Laise moi les rejoindre, car celle que j'aime leur appartient, et c'est là que nous devons nous retrouver.

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  • Par Cularo, le 29/04/2013

    Poésies et souvenirs de Gérard de Nerval

    Il est un air pour qui je donnerais
    Tout Rossini,tout Mozart et tout Weber,
    Un air très vieux,languissant et funèbre,
    Qui pour moi seul a des charmes secrets!

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  • Par Ninochka, le 26/05/2012

    Sylvie de Gérard de Nerval

    On s'assit autour d'elle, et aussitôt, d'une voix fraîche et pénétrante, légèrement voilée, comme celle des filles de ce pays brumeux, elle chanta une de ces anciennes romances pleines de mélancolie et d'amour, qui racontent toujours les malheurs d'une princesse enfermée dans sa tour par la volonté d'un père qui la punit d'avoir aimé. La mélodie se terminait à chaque stance par ces trilles chevrotants que font valoir si bien les voix jeunes, quand elles imitent par un frisson modulé la voix tremblante des aïeules.

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  • Par Ninochka, le 26/05/2012

    Sylvie de Gérard de Nerval

    Je me représentais un château du temps de Henri IV avec ses toits pointus couverts d'ardoises et sa face rougeâtre aux encoignures dentelées de pierres jaunies, une grande place verte encadrée d'ormes et de tilleuls, dont le soleil couchant perçait le feuillage de ses traits enflammés. Des jeunes filles dansaient en rond sur la pelouse en chantant de vieux airs transmis par leurs mères, et d'un français si naturellement pur, que l'on se sentait bien exister dans ce vieux pays du Valois, où, pendant plus de mille ans, a battu le cœur de la France.

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  • Par marina53, le 22/05/2012

    Aurélia de Gérard de Nerval

    Le rêve est une seconde vie.

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  • Par marina53, le 22/05/2012

    Aurélia de Gérard de Nerval

    Le sommeil occupe un tiers de notre vie. Il est la consolation des peines de nos journées ou la peine de leurs plaisirs.

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  • Par Cularo, le 23/12/2011

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    "Je suis le veuf,l'inconsolé,le prince d'Aquitaine à la tour abolie,
    Ma seule étoile est morte et mon luth constellé,
    Porte le soleil noir de la mélancolie"Nerval

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  • Par Poiesis, le 26/09/2011

    Aurelia - La Pandora - Les Nuits d'Octobre - Promenades et souvenirs de Gérard de Nerval

    Avec le temps, la passion des grands voyages s'éteint.

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  • Par zohar, le 18/05/2011

    Aurélia de Gérard de Nerval

    Rien n'est indifférent, rien n'est impuissant dans l'univers ; un atome peut tout dissoudre, un atome peut tout sauver.

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  • Par LydiaB, le 01/06/2010

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    Les filles du feu ; Isis

    Avant l’établissement du chemin de fer de Naples à Résina, une course à Pompéi était tout un voyage. Il fallait une journée pour visiter successivement Herculanum, le Vésuve, — et Pompéi, situé à deux milles plus loin ; souvent même on restait sur les lieux jusqu’au lendemain, afin de parcourir Pompéi pendant la nuit, à la clarté de la lune, et de se faire ainsi une illusion complète. Chacun pouvait supposer en effet que, remontant le cours des siècles, il se voyait tout à coup admis à parcourir les rues et les places de la ville endormie ; la lune paisible convenait mieux peut-être que l’éclat du soleil à ces ruines, qui n’excitent tout d’abord ni l’admiration ni la surprise, et où l’antiquité se montre pour ainsi dire dans un déshabillé modeste.

    Un des ambassadeurs résidant à Naples donna, il y a quelques années, une fête assez ingénieuse. Muni de toutes les autorisations nécessaires, il fit costumer à l’antique un grand nombre de personnes ; les invités se conformèrent à cette disposition, et, pendant un jour et une nuit, l’on essaya diverses représentations des usages de l’antique colonie romaine. On comprend que la science avait dirigé la plupart des détails de la fête ; des chars parcouraient les rues, des marchands peuplaient les boutiques ; des collations réunissaient, à certaines heures, dans les principales maisons, les diverses compagnies des invités. Là, c’était l’édile Pansa, là Salluste, là Julia-Felix, l’opulente fille de Scaurus, qui recevaient les convives et les admettaient à leurs foyers. — La maison des Vestales avait ses habitantes voilées ; celle des Danseuses ne mentait pas aux promesses de ses gracieux attributs. Les deux théâtres offrirent des représentations comiques et tragiques, et sous les colonnades du Forum des citoyens oisifs échangeaient les nouvelles du jour, tandis que, dans la basilique ouverte sur la place, on entendait retentir l’aigre voix des avocats ou les imprécations des plaideurs. — Des toiles et des tentures complétaient, dans tous les lieux où de tels spectacles étaient offerts, l’effet de décoration, que le manque général des toitures aurait pu contrarier ; mais on sait qu’à part ce détail, la conservation de la plupart des édifices est assez complète pour que l’on ait pu prendre grand plaisir à cette tentative palingénésique. — Un des spectacles les plus curieux fut la cérémonie qui s’exécuta au coucher du soleil dans cet admirable petit temple d’Isis, qui, par sa parfaite conservation, est peut-être la plus intéressante de toutes ces ruines.

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  • Par LydiaB, le 31/05/2010

    Les filles du feu - Les chimères de Gérard de Nerval

    Les Filles du feu ; Angélique.

    En 1851, je passais à Francfort. — Obligé de rester deux jours dans cette ville, que je connaissais déjà, — je n’eus d’autre ressource que de parcourir les rues principales, encombrées alors par les marchands forains. La place du Rœmer, surtout, resplendissait d’un luxe inouï d’étalages ; et près de là, le marché aux fourrures étalait des dépouilles d’animaux sans nombre, venues soit de la haute Sibérie, soit des bords de la mer Caspienne. — L’ours blanc, le renard bleu, l’hermine, étaient les moindres curiosités de cette incomparable exhibition ; plus loin, les verres de Bohême aux mille couleurs éclatantes, montés, festonnés, gravés, incrustés d’or, s’étalaient sur des rayons de planches de cèdre, — comme les fleurs coupées d’un paradis inconnu.

    Une plus modeste série d’étalages régnait le long de sombres boutiques, entourant les parties les moins luxueuses du bazar, — consacrées à la mercerie, à la cordonnerie et aux divers objets d’habillement. C’étaient des libraires, venus de divers points de l’Allemagne, et dont la vente la plus productive paraissait être celle des almanachs, des images peintes et des lithographies : le Wolks-Kalender (Almanach du peuple), avec ses gravures sur bois, — les chansons politiques, les lithographies de Robert Blum et des héros de la guerre de Hongrie, voilà ce qui attirait les yeux et les kreutzers de la foule. Un grand nombre de vieux livres, étalés sous ces nouveautés, ne se recommandaient que par leurs prix modiques, — et je fus étonné d’y trouver beaucoup de livres français.

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  • Par Grapheus, le 26/01/2009

    Gérard de Nerval : Oeuvres, tome I de Gérard de Nerval

    Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
    Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
    Ma seule Étoile est morte, - et mon luth constellé
    Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

    El Desdichado,
    Les Chimères

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  • Par Acerola13, le 20/08/2014

    Voyage en Orient de Gérard de Nerval

    Au fond, ces malheurs m'épouvantent ; pourquoi n'attendrai-je pas le printemps dans cette bonne ville de Genève, où les femmes sont si jolies, la cuisine passable, le vin, notre vin de France et qui ne manque hélas ! que d'huîtres fraîches, le peu qu'on en voit nous venant de Paris.

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  • Par Acerola13, le 20/08/2014

    Voyage en Orient de Gérard de Nerval

    La cuisine est assez bonne à Genève, et la société fort agréable. Tout le monde parle parfaitement français, mais avec une espèce d'accent qui rappelle un peu la prononciation de Marseille. Les femmes sont fort jolies, et ont presque toutes un type de physionomie qui permettrait de les distinguer parmi d'autres. Elles ont, en général, les cheveux noirs ou châtains ; mais leur carnation est d'une blancheur et d'une finesse éclatantes ; leurs traits sont réguliers, leurs joues sont colorées, leurs yeux beaux et calmes. Il m'a semblé voir que les plus belles étaient d'un certain âge, ou plutôt d'un âge certain.

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  • Par Acerola13, le 20/08/2014

    Voyage en Orient de Gérard de Nerval

    J'ignore si tu prendras grand intérêt aux pérégrinations d'un touriste parti de Paris en plein novembre. C'est une assez triste litanie de mésaventures, c'est une bien pauvre description à faire, un tableau sans horizon, sans paysage, où il devient impossible d'utiliser les trois ou quatre vues de Suisse ou d'Italie qu'on a faites avant de partir, les rêveries, mélancoliques sur la mer, la vague poésie des lacs, les études alpestres, et toute cette flore poétique des climats aimés du soleil qui donnent à la bourgeoisie de Paris tant de regrets amers de ne pouvoir aller plus loin que Montreuil ou Montmorency.

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  • Par NuitDeChine, le 20/04/2014

    Les Chimères : La Bohême galante, Petits châteaux de Bohême de Gérard de Nerval

    Le relais.

    En voyage, on s’arrête, on descend de voiture ;
    Puis entre deux maisons on passe à l’aventure,
    Des chevaux, de la route et des fouets étourdi,
    L’oeil fatigué de voir et le corps engourdi.

    Et voici tout à coup, silencieuse et verte,
    Une vallée humide et de lilas couverte,
    Un ruisseau qui murmure entre les peupliers, -
    Et la route et le bruit sont bien vite oubliés !

    On se couche dans l’herbe et l’on s’écoute vivre,
    De l’odeur du foin vert à loisir on s’enivre,
    Et sans penser à rien on regarde les cieux…
    Hélas ! une voix crie : « En voiture, messieurs ! »

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  • Par NuitDeChine, le 20/04/2014

    Les Chimères : La Bohême galante, Petits châteaux de Bohême de Gérard de Nerval

    La grand’mère.

    Voici trois ans qu’est morte ma grand’mère,
    La bonne femme, – et, quand on l’enterra,
    Parents, amis, tout le monde pleura
    D’une douleur bien vraie et bien amère.

    Moi seul j’errais dans la maison, surpris
    Plus que chagrin ; et, comme j’étais proche
    De son cercueil, – quelqu’un me fit reproche
    De voir cela sans larmes et sans cris.

    Douleur bruyante est bien vite passée :
    Depuis trois ans, d’autres émotions,
    Des biens, des maux, – des révolutions, -
    Ont dans les murs sa mémoire effacée.

    Moi seul j’y songe, et la pleure souvent ;
    Depuis trois ans, par le temps prenant force,
    Ainsi qu’un nom gravé dans une écorce,
    Son souvenir se creuse plus avant !

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  • Par NuitDeChine, le 20/04/2014

    Les Chimères : La Bohême galante, Petits châteaux de Bohême de Gérard de Nerval

    La cousine.

    L’hiver a ses plaisirs ; et souvent, le dimanche,
    Quand un peu de soleil jaunit la terre blanche,
    Avec une cousine on sort se promener…
    - Et ne vous faites pas attendre pour dîner,

    Dit la mère. Et quand on a bien, aux Tuileries,
    Vu sous les arbres noirs les toilettes fleuries,
    La jeune fille a froid… et vous fait observer
    Que le brouillard du soir commence à se lever.

    Et l’on revient, parlant du beau jour qu’on regrette,
    Qui s’est passé si vite… et de flamme discrète :
    Et l’on sent en rentrant, avec grand appétit,
    Du bas de l’escalier, – le dindon qui rôtit.

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  • Par NuitDeChine, le 20/04/2014

    Les Chimères : La Bohême galante, Petits châteaux de Bohême de Gérard de Nerval

    Gaieté.

    Petit piqueton de Mareuil,
    Plus clairet qu’un vin d’Argenteuil,
    Que ta saveur est souveraine !
    Les Romains ne t’ont pas compris
    Lorsqu’habitant l’ancien Paris
    Ils te préféraient le Surène.

    Ta liqueur rose, ô joli vin !
    Semble faite du sang divin
    De quelque nymphe bocagère ;
    Tu perles au bord désiré
    D’un verre à côtes, coloré
    Par les teintes de la fougère.

    Tu me guéris pendant l’été
    De la soif qu’un vin plus vanté
    M’avait laissé depuis la veille ;
    Ton goût suret, mais doux aussi,
    Happant mon palais épaissi,
    Me rafraîchit quand je m’éveille.

    Eh quoi ! si gai dès le matin,
    Je foule d’un pied incertain
    Le sentier où verdit ton pampre !…
    - Et je n’ai pas de Richelet
    Pour finir ce docte couplet…
    Et trouver une rime en ampre.

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