> Michel Brix (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253146234
Éditeur : Le Livre de Poche (1999)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres
" Une dame que j'avais aimée longtemps et que j'appellerai du nom d'Aurélia, était perdue pour moi.
Peu importent les circonstances de cet événement qui devait avoir une si grande influence sur ma vie. Chacun peut chercher dans ses souvenirs l'émotion la plus nav... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par zohar, le 18 mai 2011

    zohar
    Les livres de G.Nerval, qui apparaissent comme des essais, revêtent surtout un aspect expérimental. Il est continuellement en quête d'un savoir qui se dérobe.
    C'est ce qui explique, peut-être, la démarche qu'il utilise dans Aurélia : il s'agit pour lui de recueillir avec soin les différents éléments oniriques, de les analyser, et de les interpréter ensuite.
    Quelle est donc la substantifique moelle de ce roman ?
    Ici, le narrateur est en quête d'identité : Nerval tente de reconstruire l'unité de son moi fragmenté entre le passé et le présent, mais aussi, entre la réalité et le rêve dont il est (surtout) question dans ce livre.
    Justement, dans cette œuvre, Nerval véhicule une conception de la femme reposant sur l'absolu. de même qu'il tente de trouver son unité, il tente de réduire à l'unité les multiples visages de l'idéal (de son idéal) féminin.
    Et ces deux unités sont, par voie de conséquence, complémentaires ! Elles constituent le couple « narrateur-destin ».
    Dans Aurélia cette fusion est visible. L'étoile Aurélia est le « destin-narrateur ». Elle est la figure de l'image insaisissable d'un amour absolu. Tel Orphée, le poète tente d'arracher Aurélia à la mort en descendant aux Enfers.
    C'est là la dernière étape et démarche de reconstruction de l'unité qui établit cette fois des liens entre la vie et l'au-delà.
    Par extension, n'est-ce pas là une preuve de l'union intime entre l'œuvre et la vie de Gérard de Nerval, entre la fiction et la réalité, ou encore entre le rêve et la vie ?
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 23 mai 2012

    Dans les rêves, on ne voit jamais le soleil, bien qu'on ait la perception d'une clarté beaucoup plus vive. Les objets et les corps sont lumineux par eux-mêmes.
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  • Par marina53, le 22 mai 2012

    Le sommeil occupe un tiers de notre vie. Il est la consolation des peines de nos journées ou la peine de leurs plaisirs.
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  • Par marina53, le 22 mai 2012

    Le rêve est une seconde vie.
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  • Par marina53, le 22 mai 2012

    Je crois que l'imagination humaine n'a rien inventé qui ne soit vrai, dans ce monde ou dans les autres.
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  • Par Couperine, le 31 mai 2010

    Le rêve est une seconde vie. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible. Les premiers instants du sommeil sont l’image de la mort ; un engourdissement nébuleux saisit notre pensée, et nous ne pouvons déterminer l’instant précis où le moi, sous une autre forme, continue l’œuvre de l’existence. C’est un souterrain vague qui s’éclaire peu à peu, et où se dégagent de l’ombre et de la nuit les pâles figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes. Puis le tableau se forme, une clarté nouvelle illumine et fait jouer ces apparitions bizarres : – le monde des Esprits s’ouvre pour nous.

    Swedenborg appelait ces visions Memorabilia ; il les devait à la rêverie plus souvent qu’au sommeil ; l’Ane d’or d’Apulée, la Divine Comédie de Dante, sont les modèles poétiques de ces études de l’âme humaine. Je vais essayer, à leur exemple, de transcrire les impressions d’une longue maladie qui s’est passée tout entière dans mon esprit ; – et je ne sais pourquoi je me sers de ce terme maladie, car jamais, quant à ce qui est de moi-même, je ne me suis senti mieux portant. Parfois, je croyais ma force et mon activité doublées ; il me semblait tout savoir, tout comprendre ; l’imagination m’apportait des délices infinies. En recouvrant ce que les hommes appellent la raison, faudra-t-il regretter de les avoir perdues... ?
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La main enchantée
Fidèles à l'esprit de la nouvelle de Gérard de NERVAL, l'adaptation et la réalisation de Michel SUBIELA reconstituent l'ambiance colorée de la Renaissance, dans les ruelles du vieux Lyon. La main enchantée, propriété de maître Gonin, le magicien, n'obéit qu'à lui seul. Elle lui permet d'ouvrir sans clefs toutes les portes, elle vole, et même, elle tue... - Un jour, Eustache, le...








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