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L'homme à la vie inexplicable de
Henri Gougaud
La femme était à son ménage dans la pénombre largement tranchée de soleil entré en flot éblouissant et poussiéreux par la lucarne ouverte. Près de cette lumière l'aïeule était assise, comme en attente au guichet du ciel.
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Par Aela, le 25/04/2011
L'Homme qui voulait voir Mahona de
Henri Gougaud
- Je crains que quelques-uns de ces pauvres gens soient soumis aux pires tortures s'ils refusent d'avouer d'où leur vient de grelot d'or. Vous connaissez Narváez. Son impatience est redoutable et sa cupidité si démesurée que tous les trésors de ce vaste pays ne pourraient l'assouvir. Au fait, savez-vous pourquoi la Floride est ainsi nommée? Parce qu'elle fut découverte le dimanche de nos Pâques fleuries, jour de l'entrée de Notre-Seigneur à Jérusalem.
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Par Spilett, le 06/09/2010
L'homme à la vie inexplicable de
Henri Gougaud
Perdu d'avance est l'homme qui ne suit pas ses rêves.
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Par treefrog, le 20/03/2011
Le Livre des amours : Contes de l'envie d'elle et du désir de lui de
Henri Gougaud
Depuis ce temps l'homme et la femme se joignent, s'accolent, s'éloignent, se cherchent encore infiniment. Ils souffrent d'une déchirure, ne vivent que pour la guérir. Ils font l'amour comme l'on prie. Ils jouissent. Leurs ventres savent qu'ils ne sont qu'un être en esprit.
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Le livre des chemins : Contes de bon conseil pour questions secrètes de
Henri Gougaud
Les contes ont pour berceau la nuit des temps. Combien de siècles, de pestes, de révolutions, de montagnes et de mers ont-ils traversé avant de nous parvenir ? Les contes sont dans l'âme humaine comme dans leur maison.Ils ont vécu assez longtemps dans l'intimité des êtres pour tout savoir de nos soucis, de nos rêves, de nos désirs. Ils savent ce que vous ignorez. Demandez-leur une réponse aux questions qui vous préoccupent, ils vous répondront. ..............
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Par latina, le 22/09/2011
Paramour de
Henri Gougaud
Alors l'être prit dans les siennes les mains de mon frère d'errance, les posa sur ses genoux, et les tenant serrées il le regarda, nous regarda aussi, Angèle et moi. Il voulut balbutier quelque chose, il s'appliqua, gémit à peine, mais il n'y avait rien dans son souffle qu'un désir éperdu de parler, et dans ses yeux son désarroi de ne point y parvenir. Ses lèvres tremblèrent, il parut un instant au bord des larmes. Bernard bravement lui sourit. Alors il s'apaisa, sourit aussi, se pencha en avant et se mit à lui caresser la joue comme un père aurait fait à son petit enfant, puis il se tourna vers ma soeur, fit de même avec elle et me caressa aussi le visage.
Sainte Vierge, de ma vie on ne m'avait fait aussi simple et bonne tendresse. En cet être, étaient une grandeur rieuse, une innocence d'aube, un bonheur de soleil et la pure amitié des êtres qui n'ont rien, même pas la grâce de se tenir debout sur la terre des hommes.
Et comme je me perdais dans sa lumière, je vis offert le fond limpide de son âme, de la mienne aussi et de toutes les âmes du monde, car en toutes les âmes du monde est cette tranquillité de lac que rien au monde ne saurait troubler, ni même atteindre, sauf le reflet du songe que l'on appelle Dieu.
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Par flamenca, le 07/03/2010
Les Sept Plumes de l'aigle de
Henri Gougaud
Comme je me laissais envahir par la tempête dans mon encoignure de muraille, mon compagnon m'a poussé du coude, il a désigné le ciel et il m'a dit : -regarde.
Un aigle planait sous les nuages. Son vol semblait erratique. J'avais l'impression qu'il se laissait porter par les courants.
-Quand tu sera venu au monde, chaque fois que le vent soufflera, pense à lui.
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Le Rire de l'ange de
Henri Gougaud
Les femmes sont semblables aux racines de l'arbre et les hommes aux branches feuillues.Elles sont obscures et nourricières,ils sont fiers et désordonnés.Elles savent les secrets humides de la terre,ils connaissent l'espace et la force du vent.Les unes sont profondes et les autres sont hauts.Ils ne peuvent donc ni s'entendre,ni se quitter sans dépérir.
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Par brigetoun, le 26/03/2010
Poésie des troubadours de
Henri Gougaud
Et quand vint un certain jour, Raimon du Château Roussillon trouva Guilhem prenant son repas sans grande compagnie et le tua ; et il lui ôta le coeur du corps, le fit porter par un écuyer à son hôtel, le fit rôtir et préparer en poivrade, et le fit donner à manger à sa femme. Et quand la dame eut mangé devant lui le coeur de Guilhem de Capestaing, sire Raimon lui dit à qui il était. Et elle, quand elle entendit cela, perdit la vue et l'ouïe. Et quand elle revint à elle, elle dit ainsi : "Seigneur, vraiment vous m'avez donné si bon manger que jamais je n'en mangerai d'autre." Et quand il entendit ce qu'elle disait, il courut à son épée et voulut la frapper à la tête ; et elle s'en alla au balcon et se laissa tomber en bas et elle mourut.
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Le livre des chemins : Contes de bon conseil pour questions secrètes de
Henri Gougaud
Je vais vous dire quelque chose au sujet des histoires. Elles ne sont pas qu'un amusement, ne vous y trompez pas. Elles sont tout ce que nous savons, voyez-vous, tout ce que" nous savons pour combattre la maladie et la mort. Vous n'avez rien si vous n'avez pas les histoires.