Critiques de Hugo Boris


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    • Livres 2.00/5
    Par spleen, le 01/01/2012


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    Perplexité c'est le sentiment que me laisse ce livre.
    On s'attend à une intrigue palpitante et quelque peu angoissante, on assiste effectivement à un huis clos entre des chasseurs de nationalité différente qui sont réunis sans se connaitre pour une partie de chasse dans une contrée inoubliable et se retrouvent isolés dans la maison par une vague de froid inattendue.
    C'est vrai que l'arrivée dans cette forêt sombre ,hostile, instaure un climat inquiétant, mais la suite est décevante, je n'ai pas réussi à comprendre où l'auteur voulait nous mener.
    Le personnage principal, René Derain sent grandir en lui un malaise, il ne sait pas qui le manipule, la folie le gagne: tout est déjà écrit dans un livre , il en est certain et son assassinat est au bout.
    Seulement je n'ai pas franchement adhéré à ce récit .
    Malaise et interrogation en refermant le bouquin, en plus je n'ai pas compris le titre .
    A oublier !


    Lien : http://lejournaldelouloune.over-blog.com/article-la-delegation-norvegienne-pa...

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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 14/01/2011


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    Roman très court, certes, mais très bien mené. En 267 pages, Hugo Boris transforme une partie de chasse somme toute banale en lieu de toutes les tensions.
    L'aspect bestial est là, représenté par ces animaux victimes, ces gibiers, mais aussi par le côté carnassier des participants. Une question se pose très vite : qui est le bourreau et qui sera le prochain gibier ?
    Mais ne vous méprenez pas ! Ni fantastique ni gore dans ce roman, mais plutôt un thriller psychologique qui joue avec les nerfs du lecteur. La tension monte petit à petit, les masques glissent, les apparences s'effondrent... Le héros s'interroge, et avec lui le lecteur.
    Une intrigue simple mais bien menée, une fin très originale, des personnages humains et inquiétants... Bref, un très bon moment de lecture !


    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/02/24/17029955.html

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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 14/01/2011


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    Roman très court, certes, mais très bien mené. En 267 pages, Hugo Boris transforme une partie de chasse somme toute banale en lieu de toutes les tensions.
    L'aspect bestial est là, représenté par ces animaux victimes, ces gibiers, mais aussi par le côté carnassier des participants. Une question se pose très vite : qui est le bourreau et qui sera le prochain gibier ?
    Mais ne vous méprenez pas ! Ni fantastique ni gore dans ce roman, mais plutôt un thriller psychologique qui joue avec les nerfs du lecteur. La tension monte petit à petit, les masques glissent, les apparences s'effondrent... Le héros s'interroge, et avec lui le lecteur.
    Une intrigue simple mais bien menée, une fin très originale, des personnages humains et inquiétants... Bref, un très bon moment de lecture !


    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/02/24/17029955.html

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    • Livres 0.00/5
    Par Couperine, le 21/04/2010


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    Euh... comment dire.... rien... il n'y a rien dans ce livre. Honnêtement, je n'ai vraiment pas aimé. On attend, c'est tout. Pas d'intrigue, des personnages sans avenir... c'est vide !

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    • Livres 4.00/5
    Par kilitou, le 18/08/2010


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    Tout l'intérêt de ce livre réside dans le huis-clos et la tension qui monte entre les personnages qui, de chasseurs, se retrouvent aux abois.
    La forêt menaçante, les "signes" perçus par le narrateur, les éléments de civilisation qui méthodiquement, inexorablement disparaissent, tous concourent en un seul "lieu", leur seule issue peut-être, la folie ?
    Pas de fin en soi, on peut rester sur sa faim... Seul le voyage compte dans ce roman, voyage au coeur des cerveaux dans une situation de crise...

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    • Livres 3.00/5
    Par BlueGrey, le 23/12/2009


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    Sept personnes qui ne se connaissent pas, cinq hommes et deux femmes, tous grands chasseurs, sont venus des quatre coins de l'Europe pour assouvir leur passion. Ils se retrouvent dans une maison de chasse très isolée, en pleine forêt, comme hors du monde. La neige tombe sans discontinuer, le froid devient mordant, la forêt est sombre et glacée, inquiétante... Ils se sentent vite comme des prisonniers, cernés par les arbres, piégés par la neige. Alors montent les angoisses des uns, la paranoïa des autres. Au fil des pages, René Derain acquiert la conviction qu'il est condamné, qu'il va mourir. Pas de froid, ni de fatigue, ni de faim, ni de gangrène : il sera assassiné. Il le sait. Il le sent.

    Au début, ce groupe de viandards qui parle fort, lève haut le coude et part gaiment en chasse n'est pas très sympathique. Et les battues, les divagations dans la neige ou les soirées près du feu pendant la tempête n'inspirent guère a priori. Tout cela peut donc paraître, dans un premier temps, long, lourd et ennuyeux. Mais quand le groupe de chasseurs se retrouve piégé par la neige, le récit vire au huis-clos et devient plus angoissant, et plus intéressant : la suspicion s'installe, la tension monte crescendo, et l'atmosphère devient pesante, oppressante...

    En maniant une écriture simple, sans fioriture, des phrases courtes et un style direct, Hugo Boris parvient à raconter une histoire de plus en plus complexe sans en avoir l'air. Un peu entre Stephen King et Agatha Christie, il s'amuse avec les règles du polar et du thriller. Il imagine ainsi une drôle de chose, un dernier cahier non massicoté qu'il faut découper soi-même pour connaître le fin mot de l'histoire. Et cette idée du livret à découper soi-même, au-delà du procédé qui pourrait paraître un effet un peu "gadget", est d'autant plus amusante et intéressante qu'elle est complètement intégrée au récit, elle a du sens dans le récit. Et ce récit est ainsi, aussi, un hommage rendu au pouvoir de l'imagination et de la littérature... Mais je ne peux en dire plus de peur d'en révéler trop !

    Un roman ludique donc, à mi-chemin entre le roman à suspense et le roman fantastique.


    Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2009/12/21/la-delegati...

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    • Livres 4.00/5
    Par les-bibliotheques-valentinoises, le 22/04/2009


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    Une épaisse forêt, dans le Grand Nord. René Derain rejoint un groupe de chasseurs venus de toute l’Europe pour assouvir leur passion. Mais dès le début quelque chose cloche : cette assemblée manque de naturel, elle met René mal à l’aise. La forêt, la neige tout est oppressant. Et puis il y a ce livre, abandonné dans la bibliothèque du pavillon de chasse… ce livre dans lequel René a l’impression de lire sa propre histoire.
    Le style d’Hugo Boris est captivant : ses magnifiques descriptions d’une forêt qui semble vivante, s’écartant parfois autour des personnages pour mieux se refermer sur eux à l’improviste ; d’un gibier avec lequel le chasseur Derain fraternise, car il est lui-même la proie d’un bien étrange prédateur…

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    • Livres 1.00/5
    Par Woland, le 25/11/2008


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    Bon, alors, ce sera franc et massif : je suis très déçue. Ce livre, dont la quatrième de couverture est extrêmement alléchante et d'autant plus mensongère, est une catastrophe.

    Ce petit passage de la quatrième, notamment :"Un style vif et moderne, des personnages énigmatiques et ambivalents, "La Délégation norvégienne" est un roman fantastique au climat lourd et oppressant. Une mise en abyme vertigineuse !" est l'un des plus grossiers mensonges qu'il m'a été donné de lire.

    "Un style vif et moderne" ? ... Tout d'abord, le narrateur n'y emploie que le présent, son vocabulaire est extrêmement plat, ses phrases plus journalistiques qu'autre chose. C'est peut-être "moderne", effectivement mais vif, certes pas.

    "Des personnages énigmatiques et ambivalents" ? ... Non, des silhouettes, comme sur les affiches, plates, plates, si plates qu'elles s'évanouissent avant même qu'on ait fini le livre. N'ayant aucun passé expliqué ni aucune profondeur psychologique, elles auraient d'autre part beaucoup de difficultés à manifester la moindre ambivalence ! La seule chose qui les intéresse, c'est abattre du gibier. C'est tout. L'auteur a pris des caricatures extrêmement simplifiées, il les a jetées sur le papier et hop ! en avant, marche ! ... Elles ne marchent pas, les pauvres : elles piétinent. On devrait leur donner le coup de grâce dès le premier repas qu'elles prennent ensemble : ce serait faire oeuvre pie, croyez-moi.

    "Une mise en abîme vertigineuse ?" ... La mise en abîme de quoi ? par qui ? Il n'y a rien ni personne dans ce livre sauf la neige, omniprésente mais sans originalité. Elle est froide, glaciale, blanche, épaisse, traîtresse, elle gèle les tuyaux, les orteils, tout ce qui lui tombe sous le flocon, bref, rien de nouveau sous le rare soleil polaire. Ce que Hugo Boris dit d'elle, vous le trouverez dans tous les dictionnaires et dans tous les petits romans à deux sous. Rien à voir avec Peter Hoeg, par exemple, quand il l'évoque ...

    Non, il n'y a rien dans ce livre : aucun style, aucun personnage digne de ce nom, encore moins d'intrigue et surtout ni mystère, ni meurtrier bien que, effectivement, un homme y soit assassiné et que les chiens tremblent tous quand ils regardent la forêt sombre (quelle originalité ! n'en jetez plus, la cour est pleine !)

    Si vous voulez mon avis, le seul éclair de génie d'Hugo Boris (enfin, lui, il a imaginé que c'était un coup de génie), c'est d'avoir mélangé une nouvelle très célèbre de Robert Bloch (où le narrateur achète un livre qui écrit sa propre vie jusqu'à ce que ...) aux fameux "Dix Petits Nègres" d'Agatha Christie. Il a secoué le tout et il en a barbouillé ses pages, en s'imaginant que cela suffirait à reproduire l'imagination et l'originalité de ces deux auteurs. Comme touche finale, il a aboli la frontière entre mystère policier et histoire fantastique : sans doute ignore-t-il que d'autres l'ont fait bien avant lui avec grand talent, voire avec génie.

    Et puis, il a dû s'auto-congratuler. Quant à savoir comment il s'est fait éditer, ma foi, c'est peut-être un proche de Philippe Sollers ou de Josyane Savigneau ...
    Mais aucune quatrième de couverture dithyrambique ne suffit à faire un bon livre. Celle qu'on lui a fournie ne permet donc en aucun cas à "La Délégation Norvégienne" de se révéler ce que'elle prétend être : une bonne histoire, pas plus qu'elle ne permettra à son auteur de prendre pied dans ma bibliothèque. Si j'ai un conseil à vous donner, c'est de passer au large. Ou alors, si vous y tenez vraiment, retenez-le à la médiathèque du coin.

    Nota Bene : et pour le "climat lourd et oppressant", franchement, on s'ennuie, oui ! Dame, on attend, on attend, on attend ... Quelque chose va bien se passer ... Mais non, rien ne se passe, on bâille, on commence à somnoler (forcément, toute cette neige, moi, ça me fait somnoler), on se force à aller jusqu'au bout et on n'a même pas eu peur !

    Par contre, comme vous le voyez, on est très en colère. ;o)

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    • Livres 5.00/5
    Par Pau, le 25/05/2010


    Le Baiser dans la nuque Le Baiser dans la nuque de Hugo Boris

    Voici le roman d’un auteur auquel il serait bon de prêter attention : Le baiser dans la nuque d’Hugo Boris, publié en juin 2005 aux éditions Belfond. Hugo Boris a réalisé plusieurs courts-métrages et a été lauréat du prix du Jeune Ecrivain en 2003 pour sa nouvelle N’oublie pas de montrer ma tête au peuple. Il signe ici son premier roman qui démontre son talent de conteur d’histoires et l’acuité d’une écriture personnelle.

    « Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce ? (…) C’est un secret qui prend la bouche pour oreille ». Ce que dit Cyrano à Roxane dans la scène du balcon est une excellente synthèse de la force et de la tendresse de ce roman. En effet, Le baiser dans la nuque d’Hugo Boris est un roman qui parle de secrets chuchotés : ceux de la naissance, ceux des relations entre les gens, ceux de l’amour aussi. L’écrivain se distingue par la concision et l’intensité de son écriture qui montre très simplement et très pudiquement les joies et les souffrances ordinaires de la vie, la vraie vie, celle que chacun peut vivre.
    Il narre la rencontre inattendue d’une sage-femme et d’un professeur de piano. Elle, c’est Fanny, une sage-femme guettée par la surdité. Elle veut faire le deuil de la musique avant de ne plus pouvoir l’entendre. Lui, c’est Louis, un homme réservé qui lui apprend le piano une fois par semaine, le jeudi. Leçon après leçon, elle lui raconte le miracle quotidien de son métier, celui de la naissance, de la vie qui naît et lui l’écoute, l’aide dans son combat contre la perte de l’ouïe. Un troc, un échange, qui permettra peut-être de soigner une blessure secrète ignorée dans sa profondeur. Au fil des leçons de piano, leur relation se tisse peu à peu, faite de musique et de silence, une relation empreinte de pudeur et de complicité. Cette relation se déroule principalement dans un huit clos, le salon de Louis où se tiennent les leçons. C’est une sorte de parenthèse intime dans leurs vies respectives, lesquelles ne sont évoquées entre eux qu’avec beaucoup de pudeur, presque au hasard de leurs conversations musicales. C’est un roman où, comme dans la vie réelle, chaque détail compte, même ceux qui semblent à première vue infimes. En exergue par exemple, les deux sens du mot « portée ». Cette définition extraite du Petit Robert annonce déjà le double sujet du roman avant même que celui-ci n’est commencé : la portée d’une femelle de mammifère, la portée d’un cahier de musique, autrement dit la naissance et la musique.
    Cinq chapitres, introduits chacun par un vers d’Arthur Rimbaud : « L’étoile a pleuré rose au cœur de tes oreilles, / L’infini roulé blanc de ta nuque à tes reins / La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles / Et l’Homme saigné noir à ton flanc souverain. Arthur Rimbaud » Chaque partie correspond aux étapes de l’évolution de la relation entre la femme qui devient sourde et le professeur de piano solitaire. Au lecteur de découvrir le lien entre ces vers cités et l’histoire qu’on lui raconte. De plus, la mise en page même participe de la narration en rendant plus visible le rythme de cette écriture qui doit sans doute quelque chose à Marguerite Duras : « Son bébé. / Laura. / Chaude, glissante, couleur de lune. / Une plainte grêle retentit. Des pleurs envahissent la pièce, de plus en plus nourris. / Elle pleure toutes les larmes de sa mère, cette enfant-là. C’est le chagrin d’Aurélie qu’on vient de libérer en personne. / Qu’elle pleure. / Ce front froissé, cette bouche en colère, ces pieds qui repoussent, ces petits cris aigus. La vie qui dit merde. » Les chapitres sont très courts, une dizaine de pages au maximum, sans titre et signalés seulement par un changement de page et un alinéa d’un tiers de page avant le début du chapitre suivant. A contrario, les troisièmes et quatrième parties : « La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles / Et l’Homme saigné noir à ton flanc souverain. » sont sous-chapitrées par un prénom sans majuscule : « nathan », « rose », « antoine », « vincent », « ingrid », etc. C’est le nom de l’enfant dont elle lui narre l’histoire ce jeudi-là. La naissance de cet enfant n’est nécessairement racontée à chaque fois : l’auteur l’alterne avec le récit de la leçon elle-même ce jour-là, l’approfondissement du lien entre Louis et Fanny.
    Le baiser dans la nuque est en définitive un roman surprenant de justesse qui montre les secrets et les souffrances que chacun garde au fond de soi, et aussi les joies profondes qui les pansent tant bien que mal. Il faudrait faire toute une étude approfondie dessus pour en saisir toute la vérité et toute la richesse. Il faut surtout prendre le temps de le lire, de se laisser bercer par cette écriture qui dit avec une grande délicatesse l’histoire de quelques vies : la naissance, la musique, l’amour bien sûr, et la mort. C’est un roman qui suscite une bouffée de tendresse pour notre humanité dont on ne nous montre trop souvent que les horreurs, un roman qui résonne comme un hymne à la joie, un hymne à la vie.

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    • Livres 4.00/5
    Par mcchipie, le 11/02/2010


    Le Baiser dans la nuque Le Baiser dans la nuque de Hugo Boris

    Quatrième de couverture :

    Bientôt Fanny sera sourde. Bientôt elle n'entendra plus les pleurs des enfants qu'elle aide à mettre au monde. Pourtant, avant que le silence ne se referme sur sa vie, la jeune femme décide de prendre des cours de piano. Louis, son professeur, elle l'a croisé à la maternité. Un homme solitaire et secret, doux et blessé. Au fil des leçons, une complicité pudique s'installe entre eux. Peu de mots, quelques gestes, des regards, et puis la musique. Pour affronter et surmonter la maladie, qui progresse, mais aussi, surtout, pour se soutenir mutuellement. Cet ouvrage a reçu le prix Emmanuel-Roblès



    Mon avis :

    Fanny est sage femme. Louis est professeur de Piano. Ils se rencontrent à l’accouchement d’Aurélie, la femme du défunt frère de Louis. Quelques mois passent et Fanny se rend chez Louis afin de prendre des cours de piano. Elle est en train de devenir sourde, ses différentes grossesses affaiblissent son ouïe. Louis accepte. Au fil du temps, une relation toute en « non-dits » se crée entre les deux protagonistes, une attirance qui s’affirme au fil du temps.



    Le livre est découpé en petits chapitres qui se passent soit chez Louis, ou dans sa rue, soit à la maternité ou travaille Fanny. Le livre dénote une musicalité, une sensualité des mots. Quatre « chapitres » dont les titres sont les vers d’un quatrain d’Arthur Rimbaud. Je trouve cela original.



    « L’étoile a pleuré rose au cœur de tes oreilles,

    L’infini roulé blanc de ta nuque à tes reins

    La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles

    Et l’Homme saigné noir à ton flanc souverain.»

    Arthur Rimbaud



    Le livre m’a touché car on suit petit à petit l’attirance qui nait, qui nait un papillon, chenille rampante, cocon et chrysalide.



    Le livre m’a aussi émue car il y a la surdité rampante de Fanny qui fait son nid.


    Lien : http://mcchipie.over-blog.com/article-le-baiser-dans-la-nuque-hugo-boris-4471...

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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 11/08/2009


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    Encore un roman qui se lit d’une traite avec plaisir mais qu’on referme en se disant qu’on en attendait plus. J’aime beaucoup les atmosphères oppressantes et les huis clos où un ensemble d’individus qui ne se connaissaient pas au départ doivent unir leurs forces pour lutter contre un oppresseur inconnu. La neige, le froid, la forêt, l’isolement constituent donc les ingrédients indispensables au genre et sont plutôt bien rendus. Dommage que les personnages aient si peu d’épaisseurs ! J’ai bien aimé aussi le traitement fantastique mais quel dommage également d’avoir déjà rencontrer le procédé utilisé dans d’autres œuvres, qu’elles soient cinématographiques ou littéraires. Au final, un bon roman qui se lit très vite, qui nous prend aux tripes et ce malgré le peu de consistance des personnages et le côté déjà-vu du procédé fantastique. Mais étant assez fan du genre, il se peut que des lecteurs moins assidus dans ce domaine soient totalement pris au dépourvu et pourront de ce fait mieux savourer tout le sel de l’histoire.

    A noter : le dernier cahier du livre n'est pas massicoté sans pour autant que ce soit un défaut de l'éditeur. C’est au lecteur de passer au coupe-papier les dernières pages pour en connaître la fin, participant ainsi de plein pied à l’intrigue qui s’offre à nous.

    Et pour terminer, n’attendez pas non plus que l’auteur vous donne toutes les cartes en main pour répondre à toutes vos questions : de nombreux coins sombres ne déroberont à vos tentatives de compréhension et de nombreuses questions resteront en suspend.


    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-34518559.html

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    • Livres 4.00/5
    Par andreb, le 25/11/2008


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    Une belle mise en abyme, originale, qui s'écarte des entiers battus!

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    • Livres 5.00/5
    Par acariatre, le 03/01/2008


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    Ça commence comme un roman d'Agatha Christie avec son refuge en forêt, ses habitants d'un jour qui s'y découvrent. La seule activité ici consacrée est la chasse. La forêt, frigorifiée, isole l'ensemble.. L'ambiance s'installe lentement, froide et oppressante. La tension va crescendo. Les esprits et les corps vacillent.


    Dans son roman La délégation norvégienne, l'auteur, Hugo Boris, dessine sur la neige quelques pistes, sème quelques indices pour mieux perdre son lecteur. Petit à petit, mot à mot, ce dernier sent se dessiner une machination bien plus dense qu'en apparence et dont il pourrait devenir la première victime.


    Difficile d'en dire d'avantage sans trahir la composition de l'ouvrage. Il s'agit simplement ici d'en apprécier la main, sûre d'elle et de ses effets, diluant la tension et les interrogations avec retenue. L'auteur, jeune écrivain, maîtrise sa chose et ose beaucoup, faisant éclater les limites de l'ouvrage et du genre. Le style, sobre et direct, les personnages, hauts en faits et gestes, la structure maîtrisée, servent le procédé, quant à lui vertigineux.


    Pour ceux qui aiment être surpris et manipulés par leur auteur, essayez-le. Pour les autres, plus adeptes des lectures classiques au coin du feu, merci de repasser plus tard, le bois de chauffe venant déjà à manquer...




    (critique rédigée dans le cadre du programme "Masse Critique" de Babelio)

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    • Livres 0.00/5
    Par zabeth55, le 29/01/2012


    Le Baiser dans la nuque Le Baiser dans la nuque de Hugo Boris

    tendresse, douceur, sensibilité, musicalité........ un beau roman qui touche

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    • Livres 2.00/5
    Par nuitet0ilee, le 08/09/2011


    Je n'ai pas dansé depuis longtemps Je n'ai pas dansé depuis longtemps de Hugo Boris

    Ce livre m’a attiré par son titre et sa couverture, le bleu étant ma couleur favorite. Et, je n’avais pas encore lu de livres se déroulant dans l’espace, en tout cas je n’en ai pas de souvenirs.
    Ivan m’a laissé de marbre, je n’ai pas réussi à m’attacher à lui, il repense trop au passé, à ses fautes, ne vit pas pleinement son expérience jusqu’à un certain moment où il se réveille.
    Par compte, ce qui m’a plu dans ce livre, c’est l’espace, malgré les termes techniques de l’auteur qui au début n’aident pas à rentrer dans l’histoire. Il y a eu des moments forts comme le décollage de la fusée, l’apesanteur qui commence, les sorties de la station et l’atterrissage finale, j’étais complètement plongé avec les personnages pour ces instants. Les scaphandres sont vraiment inconfortables, je le sentais, ça me mettait mal à l’aise. Et il y a la description des douleurs physiques et l’effet de l’apesanteur, l’apesanteur m’a paru fascinant au premier abord puis vraiment inconfortable. J’ai adoré les descriptions des levers/couchers de soleil, et la Terre vu de l’espace, je trouve ça magique.

    Bref c’était une lecture intéressante pour son lieu mais je n’ai pas vraiment accroché.


    Lien : http://blueandnight.wordpress.com/2010/11/01/je-nai-pas-danse-depuis-longtemp...

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    • Livres 2.00/5
    Par eli-re, le 19/08/2011


    Je n'ai pas dansé depuis longtemps Je n'ai pas dansé depuis longtemps de Hugo Boris

    Alors oui, certes, je l'ai dévoré. Mais avec moi, ce n'est généralement pas bon signe... Des moments passionnants contre des moments très (voire très très) ennuyeux... Le fil conducteur du type paumé qui se demande s'il veut mourir et qui, au moment où il a la mort en face, s'accroche à la vie, ne date pas d'hier, même s'il a, je pense, rarement (ou jamais ?) été imaginé dans ce contexte. Cependant, on vit quelques moments de la conquête spatiale soviétique avec plaisir et curiosité (mes connaissances en la matière sont trop faibles pour savoir s'il s'agit uniquement de fiction, ou si l'auteur relate des faits réels, notamment à la fin, juste avant qu'Ivan redescende sur Terre). Et puis, je ne peux pas le nier, on finit par s'y attacher, à ce héros paumé !!
    Même si la scène d'amour de la fin m'a un peu gonflée, je me suis posé la question suivante : existe t-il, dans la littérature, d'autre(s) description(s) de l'amour en apesanteur ?

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    • Livres 2.00/5
    Par eli-re, le 12/08/2011


    La délégation norvégienne La délégation norvégienne de Hugo Boris

    J'ai adoré l'idée du dernier chapitre non découpé (moi qui ai du mal à ne pas aller lorgner vers la fin dans ce genre de livres à suspens, j'ai réussi à ne pas le découper avant le moment M...). Mais même avec toute la bonne volonté du monde, je suis restée sur un sentiment d'inachevé et une certaine déception.

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    • Livres 0.00/5
    Par Telerama, le 19/07/2011


    Je n'ai pas dansé depuis longtemps Je n'ai pas dansé depuis longtemps de Hugo Boris

    Hugo Boris fait un thriller, une épopée chatoyante, un roman sentimental


    Lien : http://www.telerama.fr/critiques/critique.php?id=71026#xtor=RSS-31

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    • Livres 2.00/5
    Par alaiseblaise, le 11/04/2011


    Je n'ai pas dansé depuis longtemps Je n'ai pas dansé depuis longtemps de Hugo Boris

    Fasciné, attiré, passionné par la conquête de l'espace depuis ma plus tendre enfance, je devais lire ce roman.
    Comme un pouvoir d'attraction !

    Petit, j'ai longtemps rêvé, la tête dans les étoiles de Youri Gagarine, Alan Shepard, Neil Armstrong, Buzz Aldrin, Michael Collins...comme des noms de rock stars !

    Le soviétique Ivan, donc, médecin-cosmonaute ou cosmonaute-médecin, marié, 3 enfants, compte bien battre le record de "longévité" dans l'espace : 400 jours !

    Objectif des missions futures : relier Mars.
    1 an l'aller. 1 an le retour.

    A bord d'un Soyouz, accompagné de 3 équipes successives qui vont se relayer, Ivan va tour à tour contrôler la santé physique de ses coéquipiers (la santé mentale, elle, sera surveillée de très près par une équipe de spécialistes-voyeurs...au sol), prélever le sang et les urines des spationautes pour mesurer les effets de l'apesanteur, réparer des dégâts, causer des dégâts et même effectuer une sortie dans l'espace (un moment très très prenant).
    Les mots d'Hugo Boris excellent à traduire, sans démonstration ennuyeuse ou lourdeur prétentieuse les mots techniques d'un voyage spatial : module, baie de chargement, bouclier (mais non, pas le bouclier fiscal mais le bouclier spatial !), etc.

    L'auteur a cogité pendant 3 ans le sujet : étude technique d'un vol spatial, rencontres avec des spationautes, lectures...

    Petit rappel.
    Un spationaute soviétique se nomme cosmonaute. Un spationaute américain se nomme astronaute. Dans les 2 cas il s'agit de spationautes. C'est clair ?

    L'aventure spatiale est toute jeune. Seulement 53 ans d'âge.
    Le 1er lancé de satellite, un Spoutnik soviétique, date de 1957 !

    Le roman décrit cette fabuleuse et dangereuse expérience humaine. Le corps, comme l'esprit, ne sortent pas indemmes d'une telle expédition et il faudra longtemps, longtemps pour réapprendre à vivre...les pieds sur terre.

    C'est tout cela que raconte l'auteur : la sélection draconienne parmi les candidats spationautes pour espérer voler un jour dans l'espace, le mal de l'apesanteur, le manque de sommeil pendant les incessants levers et couchers de Soleil journaliers, le semblant de nourriture séchée et déshydratée, les os et les muscles affaiblis, atrophiés par l'apesanteur, la solitude, le manque d'air, le manque d'amour, le manque de terre...

    Comme ce cosmonaute qui, revenu sur terre, refuse de marcher sur l'herbe de peur de l'abimer !

    Le titre énigmatique du livre vient nous prévenir qu'une danse, même anodinement spatiale, peut s'avérer fatale...

    Pourtant, dans ce livre il manque un "je-ne-sais-quoi" de "Houston ! Houston ! Nous avons un problème !".

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