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Hunter S. Thompson

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Note moyenne : 3.99/5 (sur 135 notes) Hunter S. Thompson

Biographie et informations

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Louisville, Kentucky , le 18/07/1937
Mort(e) à : Aspen, Colorado , le 20/02/2005

Biographie :

Hunter Stockton Thompson débute comme journaliste sportif dans les années '50, puis devient correspondant aux Caraïbes du New York Herald Tribune, après avoir été renvoyé de l'armée pour insubordination.

Il se marie en 1963, s'installe à Woody Creek, un coin de campagne près de la station de ski d'Aspen (Colorado), et devient à la fin des années '60 le pionnier d'une nouvelle forme d'enquête et d'écriture mi-journalistique mi-littéraire appelé "nouveau journalisme", ou "gonzo journalisme". Il s'agit de reportages mêlant fiction et réalité, toujours écrits à la première personne, où l'auteur s'immerge dans son sujet et s'implique totalement parfois pendant plusieurs mois.

Ses séries d'articles hallucinés sont d'abord publiées au sein de magazines, tels Esquire ou Rolling Stones entre autres, avant d'être réunies par la suite en recueils. Ils deviendront des livres cultes de la contre-culture américaine.

Parmi eux citons notamment La Grande chasse aux requins, consacré à la campagne électorale de Richard Nixon, ou Hell's Angels, sur le célèbre gang de motards de la côte ouest.

Mais le livre le plus connu d'Hunter Thompson est sans nul doute Las Vegas Parano, publié en 1972, histoire d'un journaliste parti couvrir une course de voitures à La Vegas, totalement défoncé du matin au soir à l'aide de toutes sortes de drogues testées les unes après les autres : cocaïne, LSD, amphétamines, et même extraits de glande surrénale prélevée sur un cadavre.

Las Vegas Parano a été adapté au cinéma en 1998 par Terry Gilliam, avec Johnny Depp dans le rôle principal.

Hunter S. Thompson s'est tiré une balle dans la tête le 20 février 2005, à l'âge de 67 ans.
> lire la suite Source : www.republique-des-lettres.fr
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Etiquettes

roman   chroniques   journalisme   biographie   correspondance   sexualité   drogue   quête   comique   déjanté   avocat   alcool   journaliste   reportage   gonzo   roman gonzo   états-unis   littérature américaine   américain   20ème siècle  

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Bande annonce de 'Las Vegas Parano', adaptation du roman de Hunter S. Thompson.
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Citations de Hunter S. Thompson

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  • Par Woland, le 07/11/2010

    Las Vegas parano de Hunter S. Thompson

    [...] ... [Le Docteur Gonzo] étouffa un rire : "En tant qu'avocat, je te conseille de ne pas t'en faire." Il montra la salle de bains de la tête : "Sers-toi un coup de ce qu'il y a dans le petit flacon marron qui est dans ma trousse de toilette.

    - C'est quoi ?

    - De l'adrénochrome," fit-il. "Il ne t'en faut pas beaucoup. Juste une pincée de rien du tout."

    Je pris le flacon et y trempai la tête d'une allumette.

    - "Il n'en faut pas plus," reprit-il. "La mescaline non coupée a l'air d'être du soda au gingembre à côté de ce truc-là. Tu deviens complètement dingue si t'en prends de trop."

    Je passai le bout d'allumette sur ma langue.

    - "Où as-tu trouvé ca ?" demandai-je. "On ne peut pas en acheter.

    - Te tracasse pas ; c'est absolument pur."

    Je hochai la tête tristement : "Seigneur, quel monstre de client as-tu dû dénicher ce coup-ci ? Ce truc ne peut provenir que d'une seule source ..."

    Il opina de la tête.

    - "La glande médullo-surrénale d'un corps humain vivant," dis-je."Ca ne vaut rien si ça vient d'un cadavre.

    - Je sais bien," répliqua-t-il. "Mais le type n'avait pas d'argent en espèces. C'est un de ces mabouls branchés sur le culte de Satan. Il m'a offert du sang humain - m'a assuré que ça me défoncerait plus que je ne l'ai jamais été dans ma vie." Il riait. "J'ai cru qu'il blaguait, et je lui racontai que je préfèrerais autant avoir une petite trentaine de grammes d'adrénochrome pur - ou alors simplement une glande médullo-surrénale à mâcher !"

    Je sentais déjà la camelote me travailler. La première vague me fit l'impression d'une combinaison de mescaline et de méthédrine. ... [...]

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  • Par Woland, le 07/11/2010

    Las Vegas parano de Hunter S. Thompson

    ...] ... Les rédacteurs m'avaient également donné trois-cents dollars en liquide [dollars de 1971, bien entendu] que nous avions déjà presque entièrement dépensés pour acheter des drogues extrêmement dangereuses. Le coffre de la voiture ressemblait à un labo ambulant de la brigade des stupéfiants : nous avions deux sacoches d'herbe, soixante-quinze pastilles de mescaline, cinq feuilles d'acide-buvard carabiné, une demi-salière de cocaïne, et une galaxie complète et multicolore de remontants, tranquillisants, hurlants, désopilants ... sans oublier un litre de tequila, un litre de rhum, un carton de Budweiser, un demi-litre d'éther pur et deux douzaines d'ampoules de nitrite d'amyle.

    On s'était levé ce gentil petit arsenal la veille au soir, en courant frénétiquement aux quatre coins du district de Los Angeles - de Topanga à Watts, on a raflé tout ce qui nous tombait sous la main. C'est pas qu'on avait besoin de tout ça pour notre petit voyage, mais une fois qu'on commence sérieusement une collection de drogues, on a tendance à vouloir la pousser jusqu'au bout.

    La seule chose qui m'inquiétait vraiment, c'était l'éther. Il n'est rien au monde de plus désemparé et de plus irresponsable et de plus dépravé qu'un homme qui est dans l'éther jusqu'aux mirettes. Or, je me doutais bien qu'on ne tarderait pas à passer à cette saleté - dès la prochaine station-service, probablement. Nous avions goûté presque tout le reste et, ma foi ! l'heure était venue de se renifler un bon coup d'éther. Après, on ferait les cent-soixante bornes qui nous restaient dans un abominable état d'abrutissement entrecoupé de spasmes et de coulées de bave. La seule façon de rester éveillé à l'éther, c'est de s'envoyer un tas d'amyles - pas tout d'un seul coup, mais régulièrement, juste assez pour pas bouger du 140 en traversant Barstow. ... [...]
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  • Par Morgouille, le 16/08/2009

    Las Vegas parano de Hunter S. Thompson

    Là réside l’avantage principal de l’éther : il vous fait vous comporter comme le soûlard du village dans quelque primitif roman irlandais… perte totale de toutes les capacités motrices de base : vision embrouillée, aucun équilibre, langue paralysée — rupture de toute coordination entre corps et cerveau. Ce qui ne manque pas d’intérêt car le cerveau continue à fonctionner plus ou moins normalement… à dire vrai, vous vous voyez vous comporter de cette déplorable manière, mais vous ne pouvez rien y faire.
    Vous arrivez au tourniquet d’entrée du Circus-Circus et vous savez bien qu’une fois là, vous devrez donner deux dollars au type pour pouvoir entrer… mais quand vous y arrivez, tout se passe mal : vous calculez mal la distance qui vous sépare du tourniquet et vous vous cognez dessus, vous rebondissez et vous vous rattrapez à une vieille dame pour ne pas vous casser la figure, puis quelque rotarien courroucé vous bouscule et vous pensez : Mais qu’est-ce qui se passe ici ? Qu’est-ce qu’il y a ? Et puis vous vous entendez bafouiller : « Toutou a baisé le pape, c’est pas de ma faute. Attention ! Quoi, de l’argent ? Mais je m’appelle Brinks, je suis né… né ? Les brebis par-dessus bord… femmes et enfants dans le wagon blindé… ordres du capitaine Zip. »
    Ah ! diabolique éther — complète drogue du corps. L’esprit recule d’horreur, incapable de communiquer avec la colonne vertébrale. Les mains s’agitent comme des démentes, incapables de sortir du fric de la poche… rires faux et chuintements de bouche… tout en souriant toujours.
    L’éther est la drogue parfaite pour Las Vegas. Dans cette ville, ils adorent les pochards. C’est de la viande fraîche. Aussi ils nous firent passer le tourniquet et nous balancèrent à l’intérieur.
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  • Par Alcapone, le 11/08/2010

    Las Vegas parano de Hunter S. Thompson

    C’était perfide, stupide et dément à tous points de vue - mais il n’était pas possible de passer à côté de relents d’humour planant sur l’idée d’un journaliste à la gonzo et aux prises avec un épisode psychédélique virtuellement terminal qui serait invité à assurer le reportage sur la Conférence nationale des Procureurs sur les narcotiques et les drogues dangeureuses.p.84

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  • Par Woland, le 13/10/2010

    Rhum express de Hunter S. Thompson

    [...] ... Il n'y avait pas de filles dans ce bar. Seulement des femmes mûres et des hommes chauves en tenue de soirée. Je tremblais, maintenant. Et si j'allais avoir une crise de delirum tremens ? J'ai continué à boire, de plus en plus vite. J'essayais de me soûler à fond. J'avais l'impression que les gens me regardaient avec toujours plus d'insistance, mais j'étais incapable de protester, de prononcer un seul mot, je me sentais isolé, épié, démasqué. J'ai glissé tant bien que mal de mon tabouret et je suis sorti héler un taxi. Trop mal en point pour prendre une chambre à l'hôtel, je n'avais nulle part où aller sinon un appartement puant infesté de cafards. Le seul toit qui puisse m'abriter.

    J'ai allumé toutes les lumières, ouvert toutes les fenêtres avant de me servir un grand verre et de m'allonger sur le lit pliant pour feuilleter une revue. Il y avait un peu d'air, seulement le vacarme dans la rue était tellement insupportable que j'ai renoncé à lire. J'ai éteint. Les gens n'arrêtaient pas de passer sur le trottoir et de regarder chez moi. Maintenant qu'ils ne pouvaient plus me distinguer dans l'obscurité, je m'attendais à voir des pillards se glisser par la fenêtre à tout moment. Allongé avec une bouteille de rhum en équilibre sur mon nombril, je méditais la manière dont je me défendrais.

    Je me suis dit que si j'avais eu un Luger, j'aurais pu les cribler de balles, ces salauds. Relevé sur un coude, j'ai visé la fenêtre avec un doigt pour voir quel angle de tir j'avais de ma place. Parfait. Et il y avait juste assez de lumière dehors pour qu'une silhouette se découpe nettement. Je savais que tout se passerait très vite : une pression sur la gâchette, une détonation à crever les tympans, puis des cris frénétiques suivis par le bruit effrayant d'un corps s'effondrant sur le trottoir. Il y aurait un attroupement, évidemment, je serais sans doute obligé de tirer encore, en légitime défense. Ensuite, les flics surgiraient et ce serait la fin. Ils me reconnaîtraient sur le champ [le narrateur a déjà eu maille à partir avec la police de la ville] et ils me tueraient probablement tout de suite, dans l'appartement.

    Seigneur, je suis condamné. Je ne sortirai jamais d'ici vivant.

    J'ai cru voir des ombres bouger sur le plafond, entendre des voix qui criaient mon nom dans la rue. Je tremblais, je suais, et puis j'ai basculé dans une sorte de délire. ... [...]
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  • Par LiliGalipette, le 24/08/2011

    Rhum express de Hunter S. Thompson

    « Puis midi arrivait et le matin miroitait comme un rêve déçu. La sueur devenait une torture et le reste de la journée était jonchée des cadavres de toutes les belles occasions qui auraient pu se présenter mais qui n’avaient pas réussi à survivre à la fournaise. En continuant à monter, le soleil carbonisait les dernières illusions et me donnaient à voir tout ce qui m’entourait sous son vrai jour, étriqué, maussade, vulgaire et je me disais que non, rien de bon pourrait m’arriver ici. » (p. 310 & 311)

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  • Par Alcapone, le 11/08/2010

    Las Vegas parano de Hunter S. Thompson

    Non, ce n’est pas une bonne ville pour les droques psychédéliques. La réalité elle-même y est trop déformée. p.53

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  • Par Morgouille, le 16/08/2009

    Las Vegas parano de Hunter S. Thompson

    « Qu’est-ce qui cloche ici ? lâcha-t-il dans un croassement. Ce monsieur est mon client : êtes-vous prêts à affronter les tribunaux ? »
    Je l’agrippai par l’épaule et lui fis doucement faire demi-tour. « Ca fait rien, lui dis-je ; c’est la Black Shadow — ils n’en veulent pas.
    — Non mais attends un peu ! gueula-t-il. Qu’est-ce que ça veut dire, ils n’en veulent pas ? As-tu conclu quelque chose avec ces sagouins ?
    — Sûrement pas, répondis-je en le poussant vers le portail. Mais tu remarqueras que tout le monde est armé. Nous sommes les seuls ici à ne pas avoir d’armes. Est-ce que tu n’entends pas ces coups de feu là-bas ? »
    Il s’immobilisa, écouta un instant, puis prit tout d’un coup ses jambes à son cou vers la voiture. « Bande de dégénérés ! cria-t-il par-dessus son épaule. Nous reviendrons ! »
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  • Par Woland, le 13/10/2010

    Rhum express de Hunter S. Thompson

    [...] ... A première vue, c'était assez déprimant. La plupart [des Portoricains qui s'exprimaient] avaient l'air aussi naïfs qu'ignorants. Ils n'avaient pas lu les brochures de l'Office du Tourisme portoricain, ils ne connaissaient pas les publicités financées par les producteurs de rhum, ils n'avaient pas la moindre idée du Boom : tout ce qu'ils voulaient, c'était New-York. Un document accablant, qui m'a entièrement éclairé sur leurs raisons de s'expatrier. Je ne dis pas qu'elles se tenaient, mais c'étaient leurs raisons : simples constats tirés par des êtres que je ne pourrais jamais comprendre puisque j'avais grandi à Saint-Louis, moi, dans une maison avec deux cabinets de toilette, que j'avais fréquenté le terrain de football, les soirées d'étudiants, l'école de danse, que j'avais vu et fait plein de choses, mais que je n'avais jamais été portoricain.

    Il m'est soudain venu à l'esprit que ces gens-là quittaient leur île à peu près pour les mêmes raisons qui m'avaient poussé à fuir Saint-Louis, à abandonner mes études et à envoyer au diable tout ce que j'étais censé désirer dans la vie, ou plutôt tout ce qu'on m'avait conditionné à désirer. Et je me suis demandé ce que j'aurais bien pu raconter si un journaliste était venu m'interviewer à Lambert Airport le jour où je m'étais envolé pour New-York avec deux valises, trois-cents dollars en poche et une enveloppe bourrée d'articles que j'avais publiés dans un canard de l'armée ... [...]
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  • Par opoto, le 08/11/2010

    Rhum express de Hunter S. Thompson

    Autour de moi, je ressentais toujours la même urgence, cette impression que le temps passait trop vite alors qu'il semblait arrêté, au contraire.

    La semaine dernière, on n'avait pas de viande alors j'en ai tué un. [...] Ça, c'est du sport : chasser un poulet au harpons.

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    • Las Vegas parano
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