-
Par Pickwick, le 09/09/2010
Sur la route : Le rouleau original de
Jack Kerouac
Ma garce de vie s'est mise à danser devant mes yeux, et j'ai compris que quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie.
-
Par gaillard1, le 19/09/2010
Sur la route de
Jack Kerouac
Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller.
-
Par Deuzenn, le 03/12/2011
Sur la route de
Jack Kerouac
Parce que les seuls gens qui m'intéressent sont les fous furieux, les furieux de la vie, les furieux du verbe, qui veulent tout à la fois.
-
Par carre, le 23/05/2012
Sur la route : Le rouleau original de
Jack Kerouac
Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller.
-
Par Deuzenn, le 03/12/2011
Sur la route de
Jack Kerouac
Une fois de plus, nos valises cabossées s'empilaient sur le trottoir; on avait du chemin devant nous. Mais qu'importe : la route, c'est la vie.
-
Par Olaf, le 22/03/2011
Big Sur de
Jack Kerouac
...un nouvel amour donne toujours de l’espoir, la solitude mortelle et irrationnelle est toujours couronnée; cette chose que j’ai vue (cette horreur du vide reptilien) quand j’ai inspiré à fond l’iode mortelle de la mer, à Big Sur, est maintenant justifiée et sanctifiée, levée comme une urne sacrée vers le ciel, par le simple fait de se déshabiller, de faire aller les corps et les esprits dans les délices mélancoliques, inexprimables et frénétiques de l’amour. Ne laissez aucun vieux chnoque vous dire le contraire; quand on pense que personne, dans ce vaste monde, n’ose jamais écrire l’histoire véritable de l’amour, on nous colle de la littérature, des drames à peine complets à cinquante pour cent. Quand on est allongé, bouche contre bouche, baiser contre baiser dans la nuit, la tête sur l’oreiller, rein contre rein, l’âme baignée d’une tendresse qui vous submerge et vous entraîne si loin des terribles abstractions mentales, on finit par se demander pourquoi les hommes ont fait de Dieu un être hostile à l’amour charnel. La vérité secrète et souterraine du désir farouche qui se cache dans les galeries, enfouie sous les ordures qui envahissent le monde entier, cette réalité dont on ne vous parle jamais dans les journaux, ce désir dont les écrivains ne parlent qu’en hésitant, avec force lieux communs, et que les artistes représentent avec combien de réticences, ah, vous n’avez qu’à écouter Tristant et Isolde de Wagner et vous imaginer le héros dans une champ bavarois avec sa belle maîtresse nue sous les feuilles de l’automne!
> lire la suite
-
Par jadzia, le 21/09/2012
Sur la route de
Jack Kerouac
Je me suis rendu compte que ces clichés, nos enfants les regarderaient un jour avec admiration, en se figurant que leurs parents menaient des vies lisses et rangées, se levaient le matin pour arpenter fièrement les trottoirs de la vie, sans se douter du délire, de la déglingue, de la déjante des réalités de notre existence, de notre nuit, de notre enfer, cauchemar absurde de cette route-là.
-
Sur la route de
Jack Kerouac
« Tu n’as absolument aucun égard pour personne sinon pour toi-même et tes sacrés plaisirs de cinglé. Tu ne penses à rien d’autre qu’à ce qui te pend entre les jambes et au fric ou à l’amusement que tu peux tirer des gens et puis tu les envoies paître. Sans compter que dans tout ça tu te conduis stupidement. Il ne t’est jamais venu à l’esprit que la vie est une chose sérieuse et qu’il y a des gens qui s’efforcent d’en user honnêtement au lieu de glander à longueur de temps. Voilà ce que Dean était le GLANDEUR MYSTIQUE. » (p. 275)
> lire la suite
-
Par bardamu, le 23/08/2010
Sur la route : Le rouleau original de
Jack Kerouac
Un jour, toi et moi, on longera les ruelles au coucher du soleil et on ira faire les poubelles. - On finira clodos, tu veux dire ? - Pourquoi pas mec ? Bien sûr qu'on finira clodos si ça nous chante. Y a pas de mal à finir ça.
-
Sur la route de
Jack Kerouac
(ATTENTION! Le morceau qui suit me paraît fondamental pour comprendre l’œuvre dans son entier. Je vous restitue fidèlement la traduction exacte de Jacques Houbart qui date de 1960, mais cette traduction ne me semble pas géniale, loin s'en faut, surtout la fin. Je vous propose donc à la suite (en exclusivité et parce qu'il faut bien se mouiller un peu de temps en temps) ma propre traduction du même passage, elle aussi fort imparfaite, mais qui me semble un peu plus proche de l'esprit du texte original. Les anglophones, vous me direz ce que vous en pensez.)
Mais alors ils s'en allaient, dansant dans les rues comme des clochedingues, et je traînais derrière eux comme je l'ai fait toute ma vie derrière les gens qui m'intéressent, parce que les seules personnes qui existent pour moi sont les déments, ceux qui ont la démence de vivre, la démence de discourir, la démence d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller ni sortir un lieu commun mais qui brûlent, qui brûlent, pareils aux fabuleux feux jaunes des chandelles romaines explosant comme des poêles à frire à travers les étoiles et, au milieu, on voit éclater le bleu du pétard central et chacun fait: "Aaaah!"
Mais pour l’heure ils dansaient dans les rues comme des dingodadets, et je me traînais tel un boulet derrière eux, comme je l’ai fait toute ma vie après les gens qui m’intéressent, parce que les seuls êtres pour moi sont les déments, ceux qui sont barjots, pour pouvoir vivre, illuminés quand ils parlent, déjantés, pour ne pas sombrer, désireux de tout en même temps, ceux qui jamais ne bâillent ou ne débitent un lieu commun, mais qui brûlent, brûlent, brûlent, jaunes comme les fabuleuses chandelles romaines et éclatent à travers les étoiles en des explosions tentaculaires de feu d’artifices, et au beau milieu, vous voyez le bleu de l’apothéose et tout le monde fait « Aaaaaaaah ! »
> lire la suite