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Par Pickwick, le 09/09/2010
Sur la route : Le rouleau original de
Jack Kerouac
Ma garce de vie s'est mise à danser devant mes yeux, et j'ai compris que quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie.
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Par gaillard1, le 19/09/2010
Sur la route de
Jack Kerouac
Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller.
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Par bardamu, le 23/08/2010
Sur la route : Le rouleau original de
Jack Kerouac
Un jour, toi et moi, on longera les ruelles au coucher du soleil et on ira faire les poubelles. - On finira clodos, tu veux dire ? - Pourquoi pas mec ? Bien sûr qu'on finira clodos si ça nous chante. Y a pas de mal à finir ça.
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Par Olaf, le 22/03/2011
Big Sur de
Jack Kerouac
...un nouvel amour donne toujours de l’espoir, la solitude mortelle et irrationnelle est toujours couronnée; cette chose que j’ai vue (cette horreur du vide reptilien) quand j’ai inspiré à fond l’iode mortelle de la mer, à Big Sur, est maintenant justifiée et sanctifiée, levée comme une urne sacrée vers le ciel, par le simple fait de se déshabiller, de faire aller les corps et les esprits dans les délices mélancoliques, inexprimables et frénétiques de l’amour. Ne laissez aucun vieux chnoque vous dire le contraire; quand on pense que personne, dans ce vaste monde, n’ose jamais écrire l’histoire véritable de l’amour, on nous colle de la littérature, des drames à peine complets à cinquante pour cent. Quand on est allongé, bouche contre bouche, baiser contre baiser dans la nuit, la tête sur l’oreiller, rein contre rein, l’âme baignée d’une tendresse qui vous submerge et vous entraîne si loin des terribles abstractions mentales, on finit par se demander pourquoi les hommes ont fait de Dieu un être hostile à l’amour charnel. La vérité secrète et souterraine du désir farouche qui se cache dans les galeries, enfouie sous les ordures qui envahissent le monde entier, cette réalité dont on ne vous parle jamais dans les journaux, ce désir dont les écrivains ne parlent qu’en hésitant, avec force lieux communs, et que les artistes représentent avec combien de réticences, ah, vous n’avez qu’à écouter Tristant et Isolde de Wagner et vous imaginer le héros dans une champ bavarois avec sa belle maîtresse nue sous les feuilles de l’automne!
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Par brigetoun, le 15/11/2009
Vanité de Duluoz de
Jack Kerouac
Je montais jusqu'à la crête des vagues puis redescendais dans leurs creux, goûtais les embruns salés, avançai mon visage et mes yeux à la rencontre du vaste océan, je le voyais arriver sur moi, riais tout haut, avançais, montais et descendais comme un bouchon, ce qui me donna la nausée ; je vis l'horizon dans la grisaille lointaine et pluvieuse, le perdis de vue au creux d'une vague monstrueuse, nageai vers un bateau ancré là et dont le nom était "Nous y sommes".
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Par Deuzenn, le 03/12/2011
Sur la route de
Jack Kerouac
Une fois de plus, nos valises cabossées s'empilaient sur le trottoir; on avait du chemin devant nous. Mais qu'importe : la route, c'est la vie.
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Par keisha, le 22/08/2010
Sur la route : Le rouleau original de
Jack Kerouac
"Les trottoirs grouillaient d'individus les plus beat du pays, avec, là-haut, les étoiles indécises du sud de la Californie noyées par le halo brun de cet immense bivouac du désert qu'est L.A. (...) Le son puissant et indompté du bop s'échappait des bars à bière, métissant ses medleys à toute la country, tous les boogie woogie de la nuit américaine. (...) Des nègres délirants, portant boucs et casquettes de boppeurs, passaient en riant, et derrière eux, des hipsters chevelus et cassées, tout juste débarqués de la route 66 en provenance de New York, sans oublier les vieux rats du désert, sac au dos, à destination d'un banc public devant le Plaza,..."
"Elle m'a embrassé sans émotion dans les vignes, et elle s'est éloignée le long de la rangée. A douze pas, on s'est retournés, car l'amour est un duel, et on s'est regardés pour la dernière fois."
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Par livranne, le 08/02/2010
Le livre des haïku : Edition bilingue français-anglais de
Jack Kerouac
QUI SE SOUCIE DES ARBRES ABATTUS DE PROVENCE ,
UNE ROUTE EST UNE ROUTE;
Ignorant mon pain l'oiseau jette un coup d'oeil dans l'herbe
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Par sroul, le 15/01/2009
Satori à Paris de
Jack Kerouac
les histoires fabriquées, les contes romanesques où l'on essaie de voir ce qui se passerait SI, c'est bon pour les enfants, pour les adultes demeurés qui ont peur de se lire dans un livre, tout comme ils pourraient avoir peur de se regarder dans la glace quand ils ont une maladie, une blessure, la gueule de bois ou le cerveau fêlé.
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Par Zabou, le 18/07/2010
Sur la route de
Jack Kerouac
La Californie de Dean, pays délirant et suant, pays d'importance capitale, c'était celui où les amants solitaires, exilés et bizarres, viennent se rassembler comme des oiseaux, le pays où tout le monde, d'une manière ou d'une autre, ressemble aux acteurs de cinéma détraqués, beaux et décadents.