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Par LSH, le 08/06/2008
Le festin nu de
William S. Burroughs
Gentil Lecteur, le verbe va se ruer sur toi, te broyer avec ses griffes d'homme-léopard, t'arracher doigts et orteils comme on fait aux crabes opportunistes, te pendre au gibet et happer ton foutre comme un chien scrutable, s'enrouler autour de tes cuisses à la manière d'un crotale et te seringuer un dé à coudre d'ectoplasme ranci...
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Par skyso, le 27/02/2010
La machine molle de
William S. Burroughs
Dans une société où les gens ont plus ou moins ce qu'ils veulent sexuellement, il devient difficile de les motiver à acheter des réfrigérateurs et des voitures.
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Par Unity, le 24/01/2013
Le festin nu de
William S. Burroughs
Et voilà que le coup de bourdon nous tombe dessus, le vrai bourdon noir et nauséeux made in U.S.A., pire que tout au monde, pire que le bourdon des Andes (villages de haute altitude, le vent glacé qui descend des montagnes de cartes postales, l'air raréfié qui te prend à la gorge comme la mort, et l'Equateur avec ses petites villes en bordure du fleuve, la malaria grise comme la came sous le bord noir et empoissé du panama, les escopettes qu'on charge par la gueule, les charognards qui piochent du bec la boue séchée des rues). (...)
Mais le bourdon à l'américaine est pire que tout. Tu ne peux pas mettre le doigts dessus, tu ne sais pas d'où il vient. Prends un de ces bars préfabriqués au coin de grandes casernes urbaines (chaque bloc d'immeuble a son bar, son drugstore et son supermaket). Dès que tu ouvres la porte, le bourdon te serre les tripes. Tu as beau chercher, c'est impossible à expliquer. ça ne vient pas du garçon, ni des clients, ni du plastique jaunasse qui recouvre les tabourets de bar, ni du néon tamisé. Pas même de la TV... et les habitudes se cristallisent en fonction de ce bourdon quotidien, tout comme la cocaïne finit par durcir l'organisme contre le coup de bâton en fin de parcours...
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Junky de
William S. Burroughs
La came prend tout et n'apporte rien, sinon une assurance contre les douleurs du manque.
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Par Unity, le 05/02/2013
Le festin nu de
William S. Burroughs
(... Le docteur Benway est en train d'opérer dans un amphithéâtre bondé d'étudiants.)
Jeunes gens, vous n'aurez pas souvent l'occasion d'assister à cette opération, et la raison en est simple... Voyez-vous, elle est inutile sur le plan médical. Pourquoi l'a-t-on inventée ? Nul ne le sait. Personnellement, je crois que c'est une création purement artistique... comme le torero montre son art et son adresse en se tirant du danger qu'il a lui-même provoqué, de même, ici, le chirurgien met délibérément son patient en danger en mort puis, avec une promptitude foudroyante, il le sauve du trépas à la dernière fraction de seconde...
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Par brigetoun, le 11/11/2009
Interzone de
William S. Burroughs
Alors je rameute mes vieux potes et on passe de chouettes soirées à écouter la machine à laver nous seriner Sweet and Low et Lessiveuses's Boogie ; et la sinistre écrémeuse, vivant fossile, aussi aigrie que du beurre de yak rance, cavale après l'aspi; feulant tel en léopard. La banlieue renferme assez d'horreurs pour rassasier un millier de castrats.
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Junky de
William S. Burroughs
Le camé vit dans le temps de la came. Quand on le prive de drogue, l'horloge s'arrête. Tout ce qu'il peut faire c'est s'accrocher et attendre que reparte le temps sans came. Un camé en état de manque ne peut échapper au temps extérieur ni faire autre chose que d'attendre.
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Par Unity, le 13/01/2013
Le festin nu de
William S. Burroughs
Le Milicien tenta de maquiller son affaire en crise de schizophrénie :
- Je courais à côté de mon corps, essayant d'arrêter tous ces lynchages avec mes pauvres doigts de fantôme... Parce que je ne suis qu'un fantôme et je cherche ce que cherchent tous mes semblables - un corps - pour rompre la Longue Veille, la course sans fin dans les chemins sans odeur de l'espace, là où non-vie n'est qu'incolore non-odeur de mort. Et nul ne peut pas flairer à travers les tortillons rosâtres des cartilages, lardés de morve de cristal et de la merde de l'attente et des tampons de chair noire qui filtrent le sang...
Il déblatérait à perdre le souffle, se tenant tout droit dans l'ombre allongée de la salle du tribunal, son visage torturé comme une pellicule déchiquetée, crevant des besoins de ses organes larvaires qui palpitaient au fond de sa chair d'ectoplasme, la chair incertaine du corps en manque (dix jours de jeûne forcé quand vint la première audience), chair qui se dissout dès la première caresse silencieuse de l'héroïne retrouvée.
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Par Penelope, le 22/07/2010
Première phrase du livre
Le festin nu de
William S. Burroughs
Extrait de l’ introduction:
Je me suis éveillé de la Maladie, à l'âge de quarante-cinq ans, sain d'esprit et relativement de corps, si j'excepte un foie affaibli et ce masque de chair d'emprunt que portent tous ceux qui ont survécu au Mal... La plupart des survivants ne se souviennent pas du délire dans tous ses détails. Il semble que j'aie enregistré mes impressions sur ce mal et son délire, mais je n'ai guère souvenir d’ avoir rédigé les notes que l'on a publiées en langue anglaise sous le litre « Naked lunch » (Le festin nu). C'est Jack Kerouac qui m'a suggéré ce titre, et je n'en ai compris la signification que très récemment, après ma guérison. Il a exactement le sens de ses termes : le Festin Nu cet instant pétrifié et glacé où chacun peut voir ce qui est piqué au bout de chaque fourchette.
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Par x-Kah-mi, le 26/02/2011
Le festin nu de
William S. Burroughs
Eh ben figure-toi y'a un type qui est venu ce matin, un type de la ville habillé façon plutôt gueularde il avait une ordonnance qui avait pas l'air sérieux même qu'elle était écrite sur du papier à cul alors moi Parker je lui ai dit aussi sec: "Monsieur moi j'ai idée que vous êtes un camé".