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Par Aifelle, le 16/05/2013
Arrêtez-moi là ! de
Iain Levison
"Il y a des jours où l'on sent que quelque chose ne va pas. Les croyants et les superstitieux ont des expressions pour ça, comme "des picotements le long de la colonne vertébrale", ou encore ils parlent d'astrologie et d'un mauvais alignement des planètes. Je me dis qu'il y a des raisons concrètes pour que je me sente comme ça et que je n'ai pas pu mettre le doigt dessus, mais ce soir j'ai la nette impression qu'une merde va arriver".
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Par Lolokili, le 21/11/2011
Arrêtez-moi là ! de
Iain Levison
« Ne m’appelle pas Bob. Même si la tentation est très forte, tiens-t’en à Robert. »
Je n’arrive pas à savoir si c’est une menace ou une plaisanterie. J’ai la vague impression que quelqu’un qui l’a appelé Bob quand il ne fallait pas est enterré quelque part.
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Par canel, le 12/04/2013
Un petit boulot de
Iain Levison
Je déteste qu'on m'appelle monsieur alors qu'on veut dire ducon. Ça se voit à l'attitude des gens. "Monsieur" était un mot qui impliquait le respect, mais ces gens-là le disent avec mépris. Les videurs et les flics font beaucoup ça. (p. 135)
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Par soltan, le 12/05/2013
Trois hommes, deux chiens et une langouste de
Iain Levison
" J'envisage de quitter la ville, dit-il.
- Pourquoi ?
- J'ai un mauvais pressentiment. "
Doug ne répondit pas. Les informations commencèrent et Doug monta le son avec la télécommande.
" Dans un instant notre journal de ce soir. Le zoo de Pittsburgh pourrait recevoir un panda. Et aujourd'hui à Westlake, en plein jour, un audacieux cambriolage a fait une victime, un homme âgé qui lutte contre la mort. Les détails et d'autres informations après la pub. "
" Qui lutte contre la quoi ? " Kevin s'était levé et regardait l'écran.
" Putain, mec, dit Doug. Lutter contre la mort... Qu'est-ce que tu penses qu'il a eu, une crise cardiaque, ou quoi ?
- Et ils nous mettent ça sur le dos ", dit Kevin.
Mitch secoua la tête, dégoûté, mais contrairement aux autres il n'était pas surpris. " Je te disais que j'avais un mauvais pressentiment. "
" J'emmerde le panda ! Qu'il aille se faire foutre ! "
Kevin allait et venait en tempêtant devant la télévision, furieux. Ils avaient supporté cinq minutes d'informations sur le panda et il n'en pouvait plus. Ils en savaient davantage sur les pandas qu'ils ne l'avaient jamais souhaité, et il y avait même eu un passage spécial sur leurs rituels d'accouplement, et plusieurs panoramiques au ralenti montrant des bébés pandas qu'on nourrissait au biberon.
" D'accord, j'ai compris, les pandas sont mignons. On peut avoir les nouvelles maintenant, bordel ? "
Mitch était assis la tête entre les mains, Doug se taisait [...] Kevin lui arracha la télécommande et chercha les autres chaînes qui toutes passaient des histoires de pandas. Incroyable.
" Je vais étrangler un panda ", dit Mitch à voix basse.
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Trois hommes, deux chiens et une langouste de
Iain Levison
Mais les informations gâchèrent sa belle humeur. Elles présentaient les discours de campagne de divers candidats et Mitch s’amusa à compter le nombre de fois où il entendait prononcer le mot "liberté". Quel que soit celui pour qui ils roulaient. C’était une sorte de mot magique qui exaltait instantanément n’importe quelle foule de braves crédules.
La liberté, se répète Mitch. Qui donc essaierait de nous réduire en esclavage ? Nous sommes une forteresse militaire à des milliers de kilomètres de quiconque. La plupart des pays du monde se tiennent tranquilles et espèrent que nous ne les remarquions pas, en priant le ciel que les États-Unis ne découvrent jamais sur leur sol un minerai nécessaire au bien-être de l’Américain. Liberté, mon cul. Les seules menaces réelles pour la liberté sont les types qui font ces discours.
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Par carre, le 08/04/2012
Tribulations d'un précaire de
Iain Levison
Sans m'en rendre compte, je suis devenu un travailleur itinérant, une version moderne du Tom Joad des Raisins de la colère. À deux différences près. Si vous demandiez à Tom Joad de quoi il vivait, il vous répondait : 'Je suis ouvrier agricole." Moi, je n'en sais rien. L'autre différence, c'est que Tom Joad n'avait pas fichu quarante mille dollars en l'air pour obtenir une licence de lettres.
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Par le_Bison, le 16/11/2012
Un petit boulot de
Iain Levison
- Il n’y aura pas de nouvelle usine. Qui voudrait une foutue usine ici ?
- J’ai entendu dire que les papiers Scott étudiaient le site. » Tommy m’avait téléphoné pour me dire qu’il l’avait lu dans le journal. De grosses compagnies étaient intéressées, je le savais. Il y avait une réserve d’ouvriers qualifiés, un bâtiment déjà équipé pour produire des pièces de tracteurs. Quelques transformations, et ça tournerait en produisant autre chose. Nous savions tous ça.
Gardocki rigole de nouveau. « Les papiers Scott. » Il secoue la tête. « C’était une usine de construction mécanique. Tu penses qu’ils vont la transformer en moulin à papier ? Et remettre ça avec les conneries de syndicats ? Plus personne ne veut avoir affaire aux syndicats. On veut des Mexicains. On veut des gens qui seront contents avec sept dollars de l’heure et qui ne rouspèteront pas pour en toucher dix-sept. L’usine, ici, c’est fini, Jake. » Il se laisse aller contre son dossier et allume une cigarette. « Qu’est-ce qui est arrivé à cette jolie fille avec qui tu sortais ?
- Je t’emmerde.
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Par Lolokili, le 21/11/2011
Arrêtez-moi là ! de
Iain Levison
Ma voix est calme et intimidée. Est-ce que mon poste est toujours libre ? Je me sens comme Oliver Twist demandant une autre portion de gruau.
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Un petit boulot de
Iain Levison
Les hôpitaux ferment, les restaurants ferment, même les soldeurs ferment. Pourquoi les postes de police restent-ils ouverts ? Le besoin de punir la populace locale est visiblement plus important que celui de la soigner, la nourrir et l'habiller.
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Par le_Bison, le 17/11/2012
Un petit boulot de
Iain Levison
« Fais ce qu’il faut pour survivre, Jake. Les temps sont durs. » Qui dira le contraire ? Les flics ? Le pasteur ? je ne suis pas allé à l’église depuis les licenciements. De toute façon, les flics et les pasteurs ont du boulot.