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Par jeranjou, le 07/06/2013
Les marécages de
Joe R. Lansdale
Je suppose que certains avaient de l’argent à l’époque, mais pas nous. C’était la Grande Dépression.
Et de toute façon, si on en avait eu, il n’y avait vraiment pas grand-chose à acheter, ces années-là, à part des cochons, des poulets, des légumes et des denrées de base ; et puisqu’on produisait les trois premiers, c’étaient celles-là qui nous intéressaient, et parfois on faisait du troc pour se les procurer.
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Par jeranjou, le 27/01/2013
Juillet de sang de
Joe R. Lansdale
- Nous savons que quelqu'un est venu, dit Price. Nous ignorons s'il s'agit de Russel.
Ann regarda Price:
- Vous êtes sérieux? Moi, je crois que c'est Boucle d'Or. Il y a un ours et un lit, et si vos types peuvent trouver une chaise cassée et du porridge renversé, vous pouvez boucler l'affaire en un rien de temps.
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Par jeranjou, le 26/01/2013
Juillet de sang de
Joe R. Lansdale
Nous restâmes un instant immobile, puis il abaissa la lampe et porta sa main libre à sa ceinture. Instinctivement je sus qu’il cherchait son arme, mais je fus incapable de bouger.
C’était comme si on m’avait injecté du béton dans les veines et que les pores de ma peau se fussent instantanément obstrués.
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Par ph_hugot, le 06/05/2013
Diable rouge de
Joe R. Lansdale
On va passer quelqu’un à tabac pour quatre-vingt-huit dollars ? – Oui. Sans oublier la monnaie (…) Comment il s’appelle ce gars-là, déjà ? –Qu’est-ce que ça peut te foutre ? – J’aime bien connaître le nom des gens auxquels je m’attaque.
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Par jeranjou, le 11/02/2013
L'arbre à bouteilles de
Joe R. Lansdale
Le visage de l’homme était inondé de sueur. Quand il ouvrit la bouche pour nous répondre, on découvrit que toutes ses dents de devant s’étaient fait la belle. Du coup, on aurait dit qu’il parlait avec une chaussette sur la langue.
[...]
-Vous creusez un nouvel égout ?
-Naan, répondit-il, en finissant sa cannette de bière et en la balançant sur le tas. […]. J’ai perdu mon dentier.
-Ah ! Souffla Leonard.
- J’étais tellement bourré, la nuit dernière, qu’j’ai laissé tomber mes dents en vomissant dans les chiottes et j’ai tiré la chasse. Elles sont là, qu’ part dans le tuyau. Si elles ont filé dans la fosse, j’ crois bien que j’ suis baisé.
- Désolé pour vos dents, dis-je.
Hap et Leonard découvrant un vieil homme qui creuse une tranchée près de la route.
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Par jeranjou, le 24/01/2013
L'arbre à bouteilles de
Joe R. Lansdale
- Merci-dis-je. Bonne chance avec l’Action communautaire et j’espère que vous récupérerez votre dentier.
- Quand vous le retrouverez, demanda Leonard, qu’est-ce que vous en ferez ?
- J’le rince et j’le remets, répondit l’homme.
- C’est bien c’ que je pensais, murmura Leonard.
- Je ferais un peu plus que le rincer, si j’étais vous, intervins-je. Vous devriez mettre un peu de Clorox pour tuer les germes, puis le tremper dans l’alcool et puis dans l’eau.
- Pas question. C’est trop crétin. J’ai jamais vu un germe, et j’ai jamais été malade une seule fois dans ma vie.
- Dacodac, dis-je.
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Par Woland, le 25/06/2012
Vierge de cuir de
Joe R. Lansdale
[...] ... " ... Caroline s'est retrouvée cantonnée dans le rôle de belle-fille ou de nièce, ou tout simplement de copine, de tous ces mecs qui se sont succédé pour crécher avec sa maman. C'est le seul univers qu'elle connaissait. Elle ne savait pas que ces hommes-là n'avaient pas le droit de la tripoter et encore moins de coucher avec elle. J'imagine qu'elle a commencé à se faire brutaliser très tôt, mais c'est clair qu'à onze ans, elle était déjà la proie régulière de tous les amants de Jennifer. Et quand, en grandissant, elle est devenue une vraie beauté, ça a encore aggravé les choses.
- Comment savez-vous tout ça ?" m'étonnai-je.
- "Par les travailleurs sociaux qui s'occupaient d'elle, les gens qui la connaissaient. Et aussi grâce à des trucs qu'elle m'a racontés. Vous pouvez me croire. J'ai mené ma propre enquête. J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour l'aider. J'avais déjà eu à m'occuper d'enfants abusés sexuellement, mais cette pauvre fille était vraiment la victime la plus abusée et la plus manipulée que j'avais jamais vue. Sa mère se servait d'elle. C'était un moyen d'attirer des hommes pour se faire entretenir : en gros, la gamine n'était qu'un asticot au bout d'un hameçon. Et elle se fichait pas mal que Caroline se fasse monter comme une génisse de concours. ... [...]
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Tsunami mexicain de
Joe R. Lansdale
Avec l'âge, ma croyance en un pouvoir divin ne s'est pas simplement volatilisée, elle est carrément devenue négative. Comme l'a dit un jour mon ami Veil : "Si Dieu existe, alors qu'il nous explique pourquoi des bébés naissent avec le sida."
Je pense à la connerie de tout ça. Ces histoires avec Dieu. Deux équipes qui prient avant un match de foot. Bon, c'est normal qu'elles veuillent ne pas avoir de blessés, mais pour gagner ? Comme si Dieu en avait quelque chose à foutre que les Wildcats l'emportent sur les Beavers.
Comment Dieu décide-t-il de la victoire ? En fonction des pom-poms-girls les plus mignonnes ? De l'attaquant avec la plus belle coupe de cheveux ? De l'avant centre avec la b... la plus grosse ? Ouais, quel sont ses critères ?
En d'autres termes, c'est quoi ce foutu plan que Dieu avait en tête quand il m'a infligé ce qui m'est arrivé à moi et aux miens ?
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Par Woland, le 13/06/2012
Juillet de sang de
Joe R. Lansdale
[...] ... Aux alentours de deux heures et demie une Cadillac rouge sang de la taille d'un sous-marin se gara devant la porte. Des chaussures miniatures étaient accrochées au rétroviseur ainsi qu'un gros dé jaune en mousse, et sur le pare-brise on voyait un autocollant fait maison représentant une vache en train de brouter des bouteilles de bière.
- "Mince alors," dit Russel, "c'est la Cadillac de Jim Bob. Ce tas de boue a une vingtaine d'années. Elle était neuve quand on m'a envoyé en taule."
Je regardai le nouvel arrivant : il ressemblait à un chanteur de country décati. Il était grand et mince et arborait un vieux chapeau de paille orné de deux plumes anémiques. Il portait une chemise de cow-boy à fines rayures vertes, un jean délavé et des bottes qui avaient dû pas mal traîner dans la boue et la merde.
Russel vint à sa rencontre et j'entendis le cow-boy s'écrier :
- "Salut, vieux bouc, on dirait que t'as couché dans une étable !
- J'ai eu des problèmes de santé," rétorqua Russel d'un ton enjoué.
- "Toi, malade ! Tu veux dire qu'on t'a sorti du coma, oui ! Ca fait du bien de te revoir, vieil enfoiré. Ca pèse ?
- Ca peut aller. Jim Bob, il y a une dame ici.
- Une qui coûte du pognon ?
- Non, une vraie dame.
- Putain, j'frais mieux de fermer mon sale clapet à merde."
Jim Bob suivit Russell et je pus vraiment le détailler. Il était difficile de lui donner un âge mais, d'après ce que Russell avait dit, je savais qu'il avait au moins cinquante ans. Il avait un visage agréable et fin, le teint mat et une bouche garnie de belles dents blanches faites pour sourire.
- "Vous devez être Dane," dit-il.
Je lui serrai la main et lui présentai Ann [= la femme de Dane.]
- "Tu n'avais pas parlé d'une gonzesse," dit Jim Bob à Russell.
- "Et pour cause," dit Russel.
- "B'jour, ma petite dame. Je m'excuse pour ce que j'ai dit tout à l'heure, mais je savais pas qu'il y avait du jupon par ici.
- Faites comme si j'étais un homme," dit Ann.
- "Non, m'dame, j'en serais bien incapable. Faudrait être sourd, aveugle et muet pour faire comme si vous étiez un homme. Vous ressemblez pas du tout à un homme.
- Merci," dit Ann. ... [...]
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Par jeranjou, le 12/02/2013
Tape-cul : Une enquête de Hap Collins et Leonard Pine de
Joe R. Lansdale
- Je savais que vous étiez du genre à taper sur un nain.
- Je donnerai un coup de pied à un chiot s'il me mordait, réplica Léonard.
Red émit un grognement.
- Je n'en doute pas, Monsieur.
- Ma main cogneuse recommence à bouger toute seule, intervint Brett. Tu parles ou ton cerveau va voir le clair de lune.
Hap, Lénord et leur copine Brett recherchant sa fille disparue et tentant de faire avouer le nain, professionnel de l'escroquerie en tout genre, Red
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