> Fanchita Gonzalez-Batlle (Traducteur)

ISBN : 2867464544
Éditeur : Liana Lévi (2007)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
Iain Levinson, né en Écosse, a grandi aux États-Unis et vit en Caroline du Nord. À la fin de son parcours universitaire, il a exercé toutes sortes de métiers: pêcheur de crabes en Alaska, chauffeur de poids lourds, peintre en bâtiment. Ce sont ces expériences qu'il rela... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 14 avril 2012

    carre
    Levinson né en Ecosse raconte avec un humour formidable souvent hilarant, ces déboires professionnels aux Etats Unis, son pays d'adoption. Mais sous le rire se cache aussi un portrait saisissant de la précarité ou les conditions de travail sont allucinantes, ou le travailleur devient jetable comme un Kleenex. La critique sociale fait mouche parce que Levison sait de quoi il parle.Son récit est une réussite car l'auteur n'y va pas quatre chemins, sans jugement, il montre, décrit simplement, le pouvoir des petits chefs, l'arrogance des employeurs etc... Et comme Levison est un incroyable conteur, le plaisir est garanti. Pas comme le travail malheureusement. Sacré bouquin.
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    • Livres 4.00/5
    Par pbazile, le 03 juillet 2011

    pbazile
    Un petit livre édifiant sur la dureté de la condition sociale aux Etats Unis actuellement. Je ne dis pas (et l'auteur non plus) que le situation soit bien meilleure en France, mais la phrase "quand on se compare on se consolle" n'a jamais été aussi vraie.
    Le talent de Iain Levison est de ne jamais se départir d'un très bon humour pour raconter des choses pas très drôles. On peut penser à l'art d'un Charlie Chaplin parfois.
    Du coup ça laisse dans la bouche un goût doux amer : le fond de l'histoire peut faire déprimer, mais la forme pas du tout.
    Le personnage arrivera t'il à sortir la tête de l'eau ? A priori ses études de lettres qu'il critique abondamment lui ont finalement permis d'être un auteur traduit...
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    • Livres 4.00/5
    Par Fantasio, le 22 janvier 2012

    Fantasio
    Ce livre est un récit autobiographique. L'auteur, avec un sens de l'humour noir évident, nous plonge dans la vie d'un homme diplômé qui, pour survivre, doit enchaîner différents « petits » boulots qui n'ont en commun que d'être précaires, pénibles et très mal payés.
    Qu'il soit cuisinier, déménageur, livreur de gasoil, poissonnier, pêcheur de crabes, peintre en bâtiment ou câbleur, Iain Levison travaille comme un fou mais ne récolte jamais que de quoi survivre quand il ne se fait pas carrément escroquer par un patron ou une entreprise sans foi ni loi !
    Ce récit aurait pu être terrible mais le sens de la dérision de l'auteur et une bonne dose de fatalisme voire dans dans certaines situations de stoïcisme rendent les différentes péripéties souvent très drôles. Mais attention, si ce livre est plaisant et satirique, il n'en reste pas moins une féroce critique du monde du travail américain. Un monde où pour survivre, il faut garder son sang froid devant les injustices permanentes, obéir en essayant de sauver sa dignité et une certaine sérénité et, parfois, se montrer assez malin pour gruger un peu son employeur.
    On est loin ici du fameux « rêve américain ». On découvre au contraire un monde sans pitié où l'immense majorité des travailleurs trime comme une bête (voir le long passage consacré à la pêche en Alaska) pour simplement ne pas se retrouver SDF.
    Iain Levison avec TRIBULATIONS D'UN PRÉCAIRE, nous offre une lecture plaisante tout en nous ouvrant les yeux sur la réalité du monde du travail. Avec ce livre et comme dans ses romans, l'auteur descend en règle la société occidentale toute orientée vers le profit à n'importe quel prix mais le fait avec beaucoup d'humour et surtout une écriture très plaisante.


    Lien : http://lefantasio.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par AireLibre, le 22 janvier 2008

    AireLibre
    http://librairepassion.blog.ouestjob.com/index.php/post/2008/01/21/Iain-Levison
    Ce livre n'est pas un roman. Il nous relate, avec l'humour et le regard acerbe que l'on attendait bien de Levison, les petits boulots qu'il a été amené à exercer en Amérique.
    On est souvent morts de rire, mais aussi stupéfaits (j'ai rarement autant poussé d'exclamations à haute voix à la lecture d'un livre ...) ou vraiment effarés. Car oui, il y a des scènes qui font froid dans le dos, comme le terrible quotidien des pêcheurs en Alaska...
    En refermant ce livre, je me suis dit "Ouf ! la précarité en France n'a pas encore atteint ce stade". Néanmoins, c'est un livre que je conseillerais à tous les demandeurs d'emploi ! D'une part pour les énormes bosses de rire qui détendent moral et zygomatiques, et d'autre part pour relativiser un peu ...
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    • Livres 4.00/5
    Par Trolly44, le 22 octobre 2011

    Trolly44
    Iain Levison nous parle de sa propre expérience. Licence de lettres modernes en poche, il entre dans la vie active avec l'espoir de trouver un travail convenable, mais surtout en rapport avec ses études. Or, il se retrouve bien vite au chômage et obligé d'aller de petits boulots en petits boulots.
    C'est la triste réalité de milliers d'américains que nous peint Iian Levison. Des américains qui vivent pour survivre ! L'Amérique est certes un pays riche, mais compte aussi beaucoup de pauvres.
    Grâce à son expérience, Iain Levison décrypte pour nous les petites annonces et le système du travail à l'américaine. Nous sommes bien loin ici du rêve américain.
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Citations et extraits

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  • Par carre, le 08 avril 2012

    Sans m'en rendre compte, je suis devenu un travailleur itinérant, une version moderne du Tom Joad des Raisins de la colère. À deux différences près. Si vous demandiez à Tom Joad de quoi il vivait, il vous répondait : 'Je suis ouvrier agricole." Moi, je n'en sais rien. L'autre différence, c'est que Tom Joad n'avait pas fichu quarante mille dollars en l'air pour obtenir une licence de lettres.


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  • Par AireLibre, le 22 janvier 2008

    Au cours des dix dernières années, j’ai eu quarante-deux emplois dans six États différents. J’en ai laissé tomber trente, on m’a viré de neuf, quant aux trois autres, ç’a été un peu confus. C’est parfois difficile de dire exactement ce qui s’est passé, vous savez seulement qu’il vaut mieux ne pas vous représenter le lendemain.
    Sans m’en rendre compte, je suis devenu un travailleur itinérant, une version moderne du Tom Joad des Raisins de la colère. À deux différences près. Si vous demandiez à Tom Joad de quoi il vivait, il vous répondait : “Je suis ouvrier agricole”. Moi, je n’en sais rien. L’autre différence, c’est que Tom Joad n’avait pas fichu 40 000 dollars en l’air pour obtenir une licence de lettres.
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  • Par kathel, le 17 avril 2009

    C'est dimanche matin et j'épluche les offres d'emploi. J'y trouve deux catégories de boulots : ceux pour lesquels je ne suis pas qualifié, et ceux dont je ne veux pas. J'étudie les deux.
    Il y a des pages et des pages de la première catégorie, des postes que je n'obtiendrai jamais. Expérience de six ans exigée dans tel et tel domaine, parler couramment le chinois, pouvoir piloter un jet face à une défense antiaérienne, et avoir SIX ANS d'expérience en chirurgie cardiaque. Salaire de départ trente-deux mille dollars. Faxez votre C.V. à Beverly.
    Je me demande qui est Beverly et ce qu'elle sait de plus que moi. Pour commencer, elle sait qu'elle reçoit un salaire. Je suis sûr qu'elle n'a aucune des compétences exigées pour le poste, sinon elle l'occuperait au lieu de répondre au téléphone. Si je connaissais personnellement Beverly, est-ce que je pourrais décrocher un boulot quelconque dans l'entreprise où elle travaille ? C'est pour ça qu'on n'indique pas son nom de famille ? Pour décourager les casse-pieds éventuels tels que moi de la harceler dans un bar ? de découvrir des détails sur sa vie privée et de tomber sur elle dans le métro après quatre heures d'attente pour l'inviter ensuite à prendre un verre et lui demander en passant, après une nuit torride, s'il y a un poste à pourvoir dans son entreprise ? Je vais jusqu'au bout de la colonne et j'en apprends de plus en plus sur les compétences que je n'ai pas, sur la formation que je n'obtiendrai jamais, sur des emplois à pourvoir dans des domaines dont j'ignorais jusqu'à l'existence.
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  • Par Penelope, le 19 novembre 2010

    Voilà mes semblables, les titulaires de licence de lettres, le regard absent - ce regard lointain qui donne une centaine de boulots fastidieux et mal payés. Je remarque pourtant que quelques groupes débordent d'énergie positive. Sur ma droite, deux femmes excitées parlent de "chance unique". Une autre , jolie et élégante, me serre la main et se présente. Quelque chose ne va pas. Les femmes ne me parlent jamais les premières, a moins d'être des putes ou d'avoir besoin que je les aide à porter quelque chose de lourd.
    Mes soupçons s'intensifient.
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  • Par Penelope, le 19 novembre 2010 Première phrase du livre

    C'est dimanche matin et j'épluche les offres d'emploi. J'y trouve deux catégories de boulots: ceux pour lesquels je ne suis pas qualifié, et ceux dont je ne veux pas. J'étudie les deux.
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