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Par Dude76, le 13/05/2010
Le Grand Livre des robots, tome 1 : Prélude à Trantor de
Isaac Asimov
-Alors comment définis-tu un être humain ?
-Quand la Deuxième Loi m'oblige à obéir à un être humain, je dois l'interpréter comme une obéissance à un être humain qui est habilité, du fait de son esprit, de sa personnalité et de ses connaissances, à me donner cet ordre; et quand il s'agit de plus d'un homme, celui parmi eux qui est le plus habilité du fait de son esprit, de sa personnalité et des ses connaissances, à me donner cet ordre.
-Et dans ce cas, comment peux-tu obéir à la Première Loi ?
-En sauvant tous les être humains et sans jamais, par mon inaction, permettre que l'un d'eux soit en danger. Cependant, si dans toutes les actions possibles, des êtres humains se trouvent en danger, en agissant alors de la sorte que le meilleur d'entre eux, du fait de son esprit, de sa personnalité et de ses connaissances, subisse le moins de mal possible.
-Nous sommes bien d'accord, murmura Georges Dix. Maintenant je dois te poser la question pour laquelle au départ j'ai demandé qu'on t'associe à moi. C'est quelque chose que je n'ose pas juger par moi-même. Je dois avoir ton avis, l'avis de quelqu'un qui se trouve en dehors de mon processus de pensées... Parmi les individus doués de raison que tu as rencontrés, lequel possède l'esprit, la personnalité et les connaissances supérieurs selon toi aux autres, si l'on ne tient pas compte de l'aspect extérieur, qui n'a rien à voir avec cela ?
-Toi, murmura Georges Neuf.
-Mais je suis un robot. Il existe dans les circuits de ton cerveau un critère qui te fait distinguer un robot métallique d'un être humain en chair et en os. Comment peux-tu alors me classer parmi les êtres humains ?
-Parce que les circuits de mon cerveau ressentent un besoin pressant de ne pas tenir compte de l'aspect extérieur dans le jugement d'un être humain, et ce besoin est plus fort que la distinction entre le métal et la chair. Tu es un être humain, Georges Dix, et bien supérieur aux autres.
-C'est ce que je pense de toi, dit Georges Dix. Grâce au critère de jugement que nous possédons, nous nous considérons comme des êtres humains dans toute l'acceptation des Trois Lois, et qui plus est, des être humains supérieurs aux autres.
Georges Neuf murmura:
-Que va-t-il se passer alors, quand les autres nous accepteront ?
Georges Dix répondit:
-Quand nous seront acceptés, ainsi que les autres robots, qui seront conçus plus perfectionnés que nous, nous consacrerons notre temps à essayer de former une société dans laquelle les êtres-humains-de-notre-sorte soient avant les autres protégés du malheur.
Selon les Trois Lois, les être-humains-de-leur-sorte sont d'un intérêt inférieur et on ne doit jamais leur obéir ni les protéger quand cela s'oppose à la nécessité de l'obéissance à ceux-de-notre-sorte et de le protection de ceux-de-notre-sorte. C'est à cause de cette idée que j'ai déclenché la robotisation du milieu écologique mondial.
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Par Dude76, le 13/05/2010
Le grand livre des robots, tome 2 : La gloire de Trantor de
Isaac Asimov
-Ma mort est sans importance, Daneel, dit-il. La mort d'aucun individu, parmi les humains, n'est importante. Lorsqu'on meurt et qu'on laisse une œuvre après soi, on ne meurt pas complètement. On ne meurt pas totalement tant que demeure l'humanité... tu comprends ce que je veux dire ?
-Oui, Elijah, dit Daneel.
-L'œuvre de chacun contribue à l'ensemble et devient ainsi partie intemporelle du tout. L'ensemble des vies humaines - passées, présentes et futures - forme une tapisserie qui existe maintenant depuis des dizaines de milliers d'années, qui est devenue plus élaborée et, dans l'ensemble, plus belle au cours de tout ce temps. Même les Spaciens constituent une ramification de cette tapisserie, et ils ajoutent eux aussi à l'élaboration et à la beauté du dessin. La vie d'un individu n'est qu'un fil de la tapisserie et qu'est-ce qu'un seul fil comparé à l'ensemble ?
" Daneel, garde l'esprit fermement fixé sur la tapisserie et ne te laisse pas affecter parce qu'un fil s'estompe. Il y en a tant d'autres, tous précieux, chacun jouant son rôle...
Baley s'arrêta de parler mais Daneel attendit patiemment.
Balet ouvrit les yeux, regarda Daneel et fronça légèrement les sourcils.
-Tu es encore là Il est temps que tu t'en ailles. Je t'ai dit ce que je voulais te dire.
-Je ne veux pas partir, Elijah.
-Il le faut. Je ne peux plus empêcher plus longtemps la mort d'arriver. Je suis fatigué... désespérément fatigué. Je veux mourir. Il est l'heure.
- Ne puis-je pas attendre, pendant que vous viez encore ?
-Je ne le souhaite pas. Si je meurs pendant que tu e là à regarder, cela peut profondément t'affecter, malgré ce que je t'ai dit. Pars, maintenant. C'est ... un ordre. Je veux bien que tu sois un robot si tu le souhaites, mais dans ce cas tu dois obéir à mes ordres. Tu ne peux rien faire qui puisse me garder en vie... Pars ! (Baley leva faiblement le doigt et dit:) Adieu, ami Daneel.
Daneel se retourna lentement, obéissant à l'ordre de Baley avec une difficulté qu'il n'avait jamais rencontrée.
- Adieu ... (Il s'arrêta un instant puis reprit, la voix légèrement rauque:) Adieu, mais Elijah.
-Vit-il encore ? demanda Bentley qui attendait Daneel dans la pièce voisine.
-Il vivait lorsque je suis sorti.
Bentley pénétra dans la chambre et en ressortit presque aussitôt.
-C'est fini, dit-il. Il t'a vu et puis... il a abandonné.
Daneel se rendit compte qu'il devait s'appuyer au mur. Il lui fallut un certain temps avant de pouvoir se tenir normalement debout.
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Par jack-69, le 31/10/2007
Le Cycle de Fondation, tome 1 : Fondation de
Isaac Asimov
la violence est le dernier refuge de l'imconpetence
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Par TwiTwi, le 21/10/2009
Le cycle de Fondation. 5, Terre et fondation de
Isaac Asimov
- Franchement, dit Trevize, c'est quand même gênant de ne pas savoir quel pronom utiliser pour cette créature. Cela entrave la pensée et la conversation de toujours devoir buter sur le pronom.
- Mais c'est la faute de notre langue, observa Joie, pas de celle de Fallom. Aucune langue humaine n'a été conçue en songeant à l'hermaphrodisme. Et je suis contente que vous évoquiez le problème parce que j'y ai moi-même réfléchi ... Pourquoi ne pas tout simplement choisir un pronom de manière arbitraire ? Je pense à Fallom comme à une fille. Elle en a la voix aigüe, déjà, et possède en outre la capacité d'engendrer des enfants, ce qui reste la définition cardinale de la féminité. Pelorat est d'accord là-dessus ; pourquoi ne feriez-vous pas de même en acceptant que Fallom devienne "elle" ?
Trevize haussa les épaules. "Très bien. Ca fera quand même drôle de remarquer qu'elle a des testicules, mais enfin ..."
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Par Onclepaul, le 14/02/2011
Les Veufs Noirs de
Isaac Asimov
Pourquoi n’écrivez-vous pas un best-seller une bonne fois pour toutes ? Si vous vous contentez d’écrire des romans policiers pour un public restreint, vous ne ferez jamais fortune.
-Vous croyez que je ne suis pas capable d’écrire un best-seller ? Je peux le faire quand vous voudrez. J’ai analysé ça. Pour écrire un best-seller, il faut viser l’un des deux seuls marchés assez importants pour assurer le succès : les femmes au foyer ou les étudiants. Le sexe et les scandales attirent les femmes au foyer ; le pseudo-intellectualisme les gamins des universités. Je pourrais y arriver, dans un cas comme dans l’autre, si je le voulais, mais le sexe et le scandale ne m’intéressent pas et je ne veux pas faire l’effort d’abaisser mon intellect au point de le rendre pseudo
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Par Hindy, le 17/12/2010
Le Cycle de Fondation, tome 1 : Fondation de
Isaac Asimov
Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la seconde loi.
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Par TwiTwi, le 21/10/2009
Le cycle de Fondation. 5, Terre et fondation de
Isaac Asimov
- Sans doute une telle société aurait-elle tôt fait d'être détruite, nota Pelorat. Je ne crois pas possible que des hommes soient incapables de saisir à quel point il est important de préserver les facteurs mêmes qui garantissent leur survie.
- Je n'aurai pas votre réconfortante foi dans la raison humaine, Pel. Il me semble au contraire tout à fait concevable que, 'lorsqu'une société planétaire est uniquement formée d'isolats, les préoccupations locales et mêmes individuelles puissent aisément primer sur les préoccupations planétaires.
- Je ne crois pas la chose concevable, intervint Trevize, pas plus que Pelorat. En fait, puisqu'il existe par millions des mondes occupés par l'homme et qu'aucun d'eux ne s'est détérioré au point de se déterraformer, il se pourrait que votre crainte de l'isolatisme soit exagérée, Joie."
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Le Cycle de Fondation, tome 1 : Fondation de
Isaac Asimov
On pourrait croire que l'Empire est éternel.
Et pourtant, Monsieur le procureur, jusqu'au jour où la tempête le fend en deux, un tronc d'arbre pourri de l'intérieur vous semblera plus solide que jamais.
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Par Vance, le 03/03/2010
Moi, Asimov de
Isaac Asimov
En l’espace de quarante années, j’ai publié un texte tous les dix jours en moyenne.
Pendant la seconde moitié de ces quarante ans, j’ai publié un article tous les six jours en moyenne.
En l’espace de quarante années, j’ai publié en moyenne mille mots par jour.
Pendant la seconde moitié de ces quarante ans, j’ai publié en moyenne mille sept cents mots par jour.
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Par TwiTwi, le 21/10/2009
Le cycle de Fondation. 5, Terre et fondation de
Isaac Asimov
Golan, vous faites exprès de ne pas comprendre. Je veux dire seulement : de ce bref instant d'union. Vous ne savez pas ce que vous ratez. C'est indescriptible. Joie dit que c'est comme le sentiment de bonheur qu'on éprouve quand on peut enfin boire une gorgée d'eau après avoir failli mourir de soif. Je ne pourrais même commencer à vous raconter à quoi ça ressemble. Vous partagez tous les plaisirs qu'un milliard de personnes éprouvent séparément. Ce n'est pas une joie constante ; sinon, vous auriez tôt fait de ne plus la ressentir. Cela vibre, scintille, est doté d'un étrange rythme pulsant qui ne vous lâche pas. C'est un bonheur plus grand - non pas plus grand, mais plus intense - que tout ce que vous pourrez jamais prouver isolément. J'en aurais pleuré lorsqu'elle m'en a refermé la porte ...
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