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> Jean Rosenthal (Autre)

ISBN : 2070415708
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 993 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Histoire du Futur,
Cycle 05 : Fondation,
Tome 03 : Fondation

En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Se... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Dionysos89, le 14 septembre 2012

    Dionysos89
    Un monument ! Voilà comment considérer la toute première pierre apportée par Isaac Asimov à sa fabuleuse entreprise de science-fiction qu'est La fondation !
    Fondation, c'est une vision novatrice au sein de la science-fiction, pour son époque comme pour la nôtre. Fondation, c'est un concept ô combien tentant : la psycho-histoire, c'est-à-dire la prescription potentielle des événements à venir par le biais de calculs mathématiques correspondant aux grandes tendances économiques et sociétales de l'Histoire humaine. À cette imagination féconde, Isaac Asimov ajoute toute sa verve et son talent de narrateur, car incontestablement, on ne peut lui enlever son talent certain pour le récit et Fondation en est le meilleur exemple !
    Des textes courts, presque des nouvelles en somme, viennent ainsi ponctuer ce premier volume de l'Histoire de La fondation (qui prend place dans l'Histoire du Futur écrite par l'auteur). La force de cette entrée en matière réside dans le fait que la forme du récit a un rapport double avec le fond de ce même récit. En effet, la psycho-histoire met en avant les grandes tendances invariables de l'Histoire au détriment de l'action des individus, et cela est confirmé par ce choix du format « nouvelles » puisqu'on quitte des personnages une fois leur aventure terminée, sans avoir idée qu'on ne les reverra plus.
    Pourtant, à l'inverse, chaque nouvelle montre bien que les individus agissent malgré tout, malgré ces « invariants ». Voilà d'ailleurs le seul bémol de ce premier tome, s'il faut en trouver un : l'habitude systématique prise par le lecteur à voir le plan de Seldon et La fondation en général se réaliser et se préserver à chaque fois (tout petit spoiler en fait par cette phrase…) ; c'est dommage de s'attendre ainsi à ce que certaines choses arrivent sans possibilité de variations quelconques.
    Cette inéluctabilité est d'ailleurs un jeu latent, orchestré par l'auteur, pour mettre en place ses deux ouvrages suivants dans Le cycle de Fondation : Fondation et empire, puis Seconde fondation, deux ouvrages pleinement dans la continuité talentueuse de ce début de cycle…
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    • Livres 4.00/5
    Par ACdeHaenne, le 08 août 2014

    ACdeHaenne
    Nous sommes au début du treizième siècle et l'Empire pan-galactique n'a jamais été aussi étendu. Pourtant, un homme, le professeur Hari Seldon, invente la psychohistoire qui permet de prédire l'avenir. Grâce à cette science, il estime que l’effondrement de l'empire se fera dans moins de cinq siècles, effondrement qui sera suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Mais lorsqu'il met en garde les autorités de Trantor, la planète-capitale, on lui fait un procès, à l'issu duquel il est poussé à l'exil, à l'autre bout de l'Empire. C'est donc sur Terminus qu'il commence à mettre en place son projet, la Fondation...
    Oeuvre fondatrice s'il en est (oui, j'ai eu du mal à résister), ce roman d'Isaac Asimov (dont c'est ici le premier livre que je lis) est en fait plus un fix up de nouvelles liées par un univers global et une idée forte, la psychohistoire. Cette "science" capable de prévoir des faits généraux qui ont de fortes chances de se produire dans le futur, nombreux sont ceux qui en rêvent. Pourtant, lorsque le professeur Seldon alerte les autorités politiques et administratives de Trantor, c'est peu de dire qu'on lui met des bâtons dans les roues.
    Fondation est une référence à plus d'un titre. C'est à la fois l'oeuvre (composé de deux cycles de, respectivement, trois et deux romans chacun, avec une préquelle de deux autres romans) la plus connue (à égalité bien sûr avec son autre cycle célèbre, Les Robots) d'Asimov, bien sûr, mais aussi peut-être de ce qu'on appelle l'Âge d'Or de la Science-Fiction. C'est un exemple parfait de ce qu'on nomme le space opera parce qu'il décrit un empire galactique dans toute son immensité. D'ailleurs, il est de notoriété publique que le romancier s'est fortement inspiré de l'Empire Romain pour créer le sien. Car, après des siècles fastueux, l'Empire Romain d'Occident a lentement sombré dans une période ténébreuse dont il ne s'est pas relevé.
    Même si on pourrait reprocher à Asimov de préférer les aspects politiques de son histoire du futur, au détriment de l'action (tout de même, ça manque de batailles spatiales), pour ma part ça ne m'a pas trop gêné. Mais un bémol tout de même : ce Fondation manque cruellement de personnages féminins. Il faut attendre la page 180 (sur 250 !) pour voir une femme avec un dialogue. Mais voilà, il s'agit d'une harpie dont voudrait bien se débarrasser son mari !
    Au final, j'ai tout de même passé un très bon moment avec ce roman qui fait partie des grands classiques de la SF, de ceux qu'il me tardait vraiment de rattraper. Voici qui est fait et c'est peu de dire que je ne regrette pas mon voyage. Intersidéral, bien sûr !
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    • Livres 4.00/5
    Par Neurot, le 31 octobre 2014

    Neurot
    Une oeuvre phare de "l'age d'or de la science-fiction" qui a même obtenu le très prestigieux prix Hugo de la plus grande série de science-fiction/fantasy de tous les temps. Un sacré mythe donc, voici ici mon humble avis sur le premier tome de cette célébrissime saga interstellaire.
    Hari Seldon, à l'aide d'une science de son invention, la psycho-histoire, affirme pouvoir prédire l'avenir de l'Univers à grande échelle. Et ce qu'il prédit, c'est l’effondrement de l'empire tout puissant et florissant actuel sous 300 ans, suivi d'une très très longue période de ténèbres. Alors, il met en route le projet Fondation sur une planète isolé dans la périphérie de la Galaxie. Son but : diminuer sensiblement la période d’obscurantisme et de décadence dont s'apprête à subir toute la Galaxie. Mais ce projet à de nombreux détracteurs, et beaucoup de difficultés l'attentent. Seldon peut il vraiment avoir tout prévu ?
    Ce roman n'en est pas vraiment un, c'est autan un recueil de nouvelle. Ici 5 nouvelles qui s'étendent sur 1 bon siècle permettent de voir l'évolution du projet Fondation, de sa création, puis de son expansion dans l'Univers. Et on l'impression de voir la construction de l'humanité dans celle de la Fondation. L'utilisation de la religion, de la politique, puis du commerce pour étendre son influence. Les intrigues géo-politique sont aussi légions. Les influences de l'Empire Romain sur l'organisation de l'Empire Galactique sont évidentes, comme de la noblesse moyenâgeuse pour celles des mondes dissidents de plus en plus nombreux avec la décadence de l'Empire. L'univers dépeint par Asimov ici est d'une grande crédibilité, certaines choses ont vieilli comme la considération de l'énergie atomique comme énergie ultime, mais est-ce si important ? Non. L'ensemble est très cohérent, les différentes crises arrivent logiquement, et les méthodes pour les régler sont très intelligentes, et un brin cynique. On peut voir en Fondation une Allégorie de l'évolution de notre société passée (et future ?).
    Dans le fond, c'est vraiment très bon, très réfléchi, intelligent, l'intrigue global est vraiment passionnante. Dans la forme je vais émettre quelques réserves. Format nouvelle et intrigue s'étendant sur une longue durée oblige, les personnages changent au fil du livre. Nos "agents" de la Fondation font leur "besogne" et disparaissent. Certains marquent plus que d'autre, 2 sortent vraiment du lot et ont d'ailleurs le droit à le plus de page, ce sont les seuls où une empathie s'installe. Pour le reste, le vrai héros et personnage principal, c'est la Fondation. Aussi les ellipses sont omniprésentes, entre les nouvelles bien sûr mais aussi pendant. Le livre regorge de dialogue et tout ou presque est résolu et expliqué par ce biais. Ce n'est pas gênant en soit, mais c'est un peu trop schématique. Le tout ne varie pas assez dans sa structure narrative, dans son rythme. Pour ce qui est de l'écriture c'est simple, sans fioriture, mais très lisible et finalement assez agréable. Une oeuvre très accessible en somme.
    Il en ressort une oeuvre très intéressante vraiment, qui a un poil vieilli sur la forme, mais qui garde sur le fond une grande attractivité pour n'importe quel lecteur de SF d'aujourd'hui. Une fois ce tome 1 fini, on a juste envie de connaitre la suite.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nyuka, le 21 août 2014

    Nyuka
    Véritable coup de cœur !
    J'aime beaucoup la plume d'Isaac Asimov : elle est simple tout en étant tranchante !
    La religion en prend pour son grade par exemple.
    Elle est utile pour contrôler la masse et la faire vivre dans des mondes civilisés où règne l'ordre et non le chaos. Mais les gens qui sont à la tête de ce processus savent bien que ce n'est qu'un moyen pour usurper le peuple, que tout cela est faux.
    Ensuite, j'ai l'impression qu'il peint de plus en plus notre monde actuel.

    J'ai hâte de poursuivre la lecture car Isaac Asimov critique bien à travers son œuvre nos vies actuelles !
    Sinon l'histoire en elle-même est géniale ! J'ai hâte de voir les prochaines crises Seldon car malheureusement à la fin du tome 1, nous restons sur notre faim. En effet, nous sommes encore loin de la résolution selon Hari Seldon !
    Certes, "les sauts temporels" sont assez déroutants la première fois mais après on s'y fait. Nous avons toujours des allusions aux personnages précédents ce qui me plaît.
    Et même si les parties sont relativement courtes, on suit les personnages avec envie. On se demande toujours comment ils vont se sortir de la situation... le livre est empli de rebondissements et j'aime ça !
    Les personnages sont très hauts en couleur notamment Salvor Hardin et Hober Mallow ! Ils ont chacun une manière de se battre. On se lasse pas !

    J'aime bien la dernière note du livre qui nous explique à travers l'encyclopédie la fin du tome :

    On comprend alors en une simple phrase qu'il a réussi !
    Je suis complètement fan de ce genre de fin très brève mais très significative.
    Bref, un livre superbe ! La suite sera lue !
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    • Livres 5.00/5
    Par petitepom, le 06 décembre 2011

    petitepom
    Encore un SF comme je les aime, ça parle de politique et d'économie mais sans aucune incompréhension, c'est simple et génial.
    Hari Seldon (le Nostradamus de l'empire) est Psychohistorien, il prévoit les crises qui vont survenir dans les siècles futurs. La destruction de l'empire va commencer, il convint donc l'empereur l'exile des savants sur la planète Terminus pour écrire une encyclopédie qui gardera le savoir ; car l'empire faiblit, il n'évolue plus, une nonchalance fait redresser sa population.
    Cinquante ans plus, la première crise survient et la seule force restante est sur Terminus ; la connaissances des savants, surtout la maîtrise du l'atome font d'eux des religieux à la tête de La fondation. Une institution qui grandit grâce la pauvreté culturelle des autres planètes.
    Un siècle et demi plus tard, La fondation perd un peu de son pouvoir, la guilde des marchands va, grâce à son statut, visiter des planètes pour instaurer une dépendance atomiques sur les planètes primitives et surveiller les centrale encore actives du temps de l'empire.
    La fondation est une pieuvre qui étend ses tentacules sur la galaxie.
    Cette série traîne depuis fort longtemps dans ma biblio, je m'attendais à une histoire politique complexe, je fus très surprise par l'écriture fluide et claire .Chaque partie nous fait faire des bonds de 20 à 150 ans dans le futur pour suivre l'évolution de La fondation qui est le personnage principal. Ses membres n'en sont que les instruments dont le lecteur a besoin pour la découvrir.
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Critiques presse (1)


  • SciFiUniverse , le 17 janvier 2013
    Cette première brique fait partie intégrante d'un chef-d'oeuvre de la science-fiction, une œuvre aux multiples thèmes abordés avec une très grande justesse, et ce sans jamais oublier ce petit souffle narratif qui nous pousse à faire défiler les pages avec plaisir.
    Lire la critique sur le site : SciFiUniverse

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Citations et extraits

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  • Par Dionysos89, le 25 août 2012

    Un cheval, qui avait pour ennemi un loup aussi puissant que dangereux, vivait constamment dans la hantise de périr sous les crocs du féroce animal. Poussé par le désespoir, l’idée lui vint de s’attirer les faveurs d’un puissant allié. Il alla donc trouver un homme et lui proposa de faire un pacte avec lui, arguant que le loup était également l’ennemi de l’homme. L’homme accepta aussitôt et proposa de tuer le loup sans tarder, à la condition que le cheval mît sa vélocité, qui était considérable, au service de son nouvel allié. Le cheval y consentit volontiers et permit à l’homme de lui passer une bride au cou et de mettre une selle sur son dos. L’homme enfourcha le cheval, partit aussitôt en chasse, retrouva le loup et le tua.
    Le cheval, tout à la joie d’être débarrassé de son ennemi, remercia l’homme en ces termes : « Maintenant que notre ennemi commun est mort, retire cette bride de sur mon cou, ôte cette selle de mon dos, et rends-moi ma liberté. »
    Ce à quoi l’homme répondit en éclatant de rire : « N’y compte pas ! » Et il l’éperonna derechef.

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  • Par VALENTYNE, le 06 janvier 2013

    « Je vais vous raconter une histoire, dit-il, une légende si ancienne que les plus vieux ouvrages qui en font état se contentent en fait de citer des sources plus anciennes encore. Je crois que ça devrait vous intéresser.
    « Un cheval, qui avait pour ennemi un loup aussi puissant que dangereux, vivait constamment dans la hantise de périr sous les crocs du féroce animal. Poussé par le désespoir, l’idée lui vint de s’attirer les faveurs d’un puissant allié. Il alla donc trouver un homme et lui proposa de faire un pacte avec lui, arguant que le loup était également l’ennemi de l’homme. L’homme accepta aussitôt et proposa de tuer le loup sans tarder, à condition que le cheval mît sa vélocité, qui était considérable, au service de son nouvel allié. Le cheval y consentit volontiers et permis à l’homme de lui passer une bride au cou et de mettre une selle sur son dos. L’homme enfourcha le cheval, partit aussitôt en chasse, retrouva le loup et le tua.
    Le cheval tout à la joie d’être débarrassé de son ennemi, remercia l’homme en ces termes : « Maintenant que notre ennemi commun est mort, retire cette bride de sur mon cou, ôte cette selle de mon dos, et rends moi ma liberté. »
    « Ce à quoi l’homme répondit en éclatant de rire : N »y comptes pas ! » Et il l’éperonna derechef »
    Le silence se fit dans la pièce. Wienis, ombre parmi les ombres, ne bougea pas.
    Hardin poursuivit tranquillement : « Vous voyez l’analogie, j’espère. Dans leur désir de s’assurer à jamais la domination sur leurs peuples, les rois des quatre royaumes ont accepté la religion de la science, laquelle leur octroyait un statut divin. Mais cette religion leur a ôté la liberté car elle plaçait l’énergie atomique entre les mains du clergé, lequel, vous l’avez oublié prenait ses ordre de nous, et non de vous. Vous avez tué le loup, mais vous n’avez pas pu vous débarrasser de l’’h… »
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  • Par ACdeHaenne, le 22 août 2014

    Lundin Crast, fronçant son long nez d'un air mécontent, déclara : " Si vous proposez la militarisation de la Fondation, je ne veux pas en entendre parler. Ce serait nous jeter dans la politique. Nous sommes une communauté scientifique, monsieur le Maire, rien d'autre.
    - Il ne se rend pas compte, ajouta Sutt, que la fabrication d'armements priverait l'Encyclopédie d'un personnel précieux. Il ne saurait en être question, quoi qu'il arrive.
    - Parfaitement, renchérit Pirenne. L'Encyclopédie d'abord... toujours."
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  • Par Dionysos89, le 17 août 2012

    Quand on est dans une alvéole, qu’on a grandi dans un couloir, qu’on travaille dans une cellule et qu’on prend ses vacances dans un solarium plein à craquer, monter à l’air libre avec le ciel au-dessus de sa tête pour toute perspective, c’est risquer la dépression nerveuse, tout simplement.

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  • Par Dionysos89, le 01 septembre 2012

    - J’ai de l’argent.
    - Ça peut aider. Mais les préjugés ont la vie dure… sale Smyrnien.
    - J’ai beaucoup d’argent.
    - Bon, je vais voir ce que je peux faire.

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Résumé : Sous la direction de Jean-Pierre Béland et Georges A. Legault Isaac Asimov (1920-1992), écrivain américain qui a marqué la science-fiction, est mort...








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