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> Jean Rosenthal (Autre)

ISBN : 2070415708
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 894 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Histoire du Futur,
Cycle 05 : Fondation,
Tome 03 : Fondation

En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Se... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Dionysos89, le 14 septembre 2012

    Dionysos89
    Un monument ! Voilà comment considérer la toute première pierre apportée par Isaac Asimov à sa fabuleuse entreprise de science-fiction qu'est La fondation !
    Fondation, c'est une vision novatrice au sein de la science-fiction, pour son époque comme pour la nôtre. Fondation, c'est un concept ô combien tentant : la psycho-histoire, c'est-à-dire la prescription potentielle des événements à venir par le biais de calculs mathématiques correspondant aux grandes tendances économiques et sociétales de l'Histoire humaine. À cette imagination féconde, Isaac Asimov ajoute toute sa verve et son talent de narrateur, car incontestablement, on ne peut lui enlever son talent certain pour le récit et Fondation en est le meilleur exemple !
    Des textes courts, presque des nouvelles en somme, viennent ainsi ponctuer ce premier volume de l'Histoire de La fondation (qui prend place dans l'Histoire du Futur écrite par l'auteur). La force de cette entrée en matière réside dans le fait que la forme du récit a un rapport double avec le fond de ce même récit. En effet, la psycho-histoire met en avant les grandes tendances invariables de l'Histoire au détriment de l'action des individus, et cela est confirmé par ce choix du format « nouvelles » puisqu'on quitte des personnages une fois leur aventure terminée, sans avoir idée qu'on ne les reverra plus.
    Pourtant, à l'inverse, chaque nouvelle montre bien que les individus agissent malgré tout, malgré ces « invariants ». Voilà d'ailleurs le seul bémol de ce premier tome, s'il faut en trouver un : l'habitude systématique prise par le lecteur à voir le plan de Seldon et La fondation en général se réaliser et se préserver à chaque fois (tout petit spoiler en fait par cette phrase…) ; c'est dommage de s'attendre ainsi à ce que certaines choses arrivent sans possibilité de variations quelconques.
    Cette inéluctabilité est d'ailleurs un jeu latent, orchestré par l'auteur, pour mettre en place ses deux ouvrages suivants dans Le cycle de Fondation : Fondation et empire, puis Seconde fondation, deux ouvrages pleinement dans la continuité talentueuse de ce début de cycle…
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    • Livres 4.00/5
    Par ACdeHaenne, le 08 août 2014

    ACdeHaenne
    Nous sommes au début du treizième siècle et l'Empire pan-galactique n'a jamais été aussi étendu. Pourtant, un homme, le professeur Hari Seldon, invente la psychohistoire qui permet de prédire l'avenir. Grâce à cette science, il estime que l’effondrement de l'empire se fera dans moins de cinq siècles, effondrement qui sera suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Mais lorsqu'il met en garde les autorités de Trantor, la planète-capitale, on lui fait un procès, à l'issu duquel il est poussé à l'exil, à l'autre bout de l'Empire. C'est donc sur Terminus qu'il commence à mettre en place son projet, la Fondation...
    Oeuvre fondatrice s'il en est (oui, j'ai eu du mal à résister), ce roman d'Isaac Asimov (dont c'est ici le premier livre que je lis) est en fait plus un fix up de nouvelles liées par un univers global et une idée forte, la psychohistoire. Cette "science" capable de prévoir des faits généraux qui ont de fortes chances de se produire dans le futur, nombreux sont ceux qui en rêvent. Pourtant, lorsque le professeur Seldon alerte les autorités politiques et administratives de Trantor, c'est peu de dire qu'on lui met des bâtons dans les roues.
    Fondation est une référence à plus d'un titre. C'est à la fois l'oeuvre (composé de deux cycles de, respectivement, trois et deux romans chacun, avec une préquelle de deux autres romans) la plus connue (à égalité bien sûr avec son autre cycle célèbre, Les Robots) d'Asimov, bien sûr, mais aussi peut-être de ce qu'on appelle l'Âge d'Or de la Science-Fiction. C'est un exemple parfait de ce qu'on nomme le space opera parce qu'il décrit un empire galactique dans toute son immensité. D'ailleurs, il est de notoriété publique que le romancier s'est fortement inspiré de l'Empire Romain pour créer le sien. Car, après des siècles fastueux, l'Empire Romain d'Occident a lentement sombré dans une période ténébreuse dont il ne s'est pas relevé.
    Même si on pourrait reprocher à Asimov de préférer les aspects politiques de son histoire du futur, au détriment de l'action (tout de même, ça manque de batailles spatiales), pour ma part ça ne m'a pas trop gêné. Mais un bémol tout de même : ce Fondation manque cruellement de personnages féminins. Il faut attendre la page 180 (sur 250 !) pour voir une femme avec un dialogue. Mais voilà, il s'agit d'une harpie dont voudrait bien se débarrasser son mari !
    Au final, j'ai tout de même passé un très bon moment avec ce roman qui fait partie des grands classiques de la SF, de ceux qu'il me tardait vraiment de rattraper. Voici qui est fait et c'est peu de dire que je ne regrette pas mon voyage. Intersidéral, bien sûr !
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    • Livres 5.00/5
    Par Nyuka, le 21 août 2014

    Nyuka
    Véritable coup de cœur !
    J'aime beaucoup la plume d'Isaac Asimov : elle est simple tout en étant tranchante !
    La religion en prend pour son grade par exemple.
    Elle est utile pour contrôler la masse et la faire vivre dans des mondes civilisés où règne l'ordre et non le chaos. Mais les gens qui sont à la tête de ce processus savent bien que ce n'est qu'un moyen pour usurper le peuple, que tout cela est faux.
    Ensuite, j'ai l'impression qu'il peint de plus en plus notre monde actuel.

    J'ai hâte de poursuivre la lecture car Isaac Asimov critique bien à travers son œuvre nos vies actuelles !
    Sinon l'histoire en elle-même est géniale ! J'ai hâte de voir les prochaines crises Seldon car malheureusement à la fin du tome 1, nous restons sur notre faim. En effet, nous sommes encore loin de la résolution selon Hari Seldon !
    Certes, "les sauts temporels" sont assez déroutants la première fois mais après on s'y fait. Nous avons toujours des allusions aux personnages précédents ce qui me plaît.
    Et même si les parties sont relativement courtes, on suit les personnages avec envie. On se demande toujours comment ils vont se sortir de la situation... le livre est empli de rebondissements et j'aime ça !
    Les personnages sont très hauts en couleur notamment Salvor Hardin et Hober Mallow ! Ils ont chacun une manière de se battre. On se lasse pas !

    J'aime bien la dernière note du livre qui nous explique à travers l'encyclopédie la fin du tome :

    On comprend alors en une simple phrase qu'il a réussi !
    Je suis complètement fan de ce genre de fin très brève mais très significative.
    Bref, un livre superbe ! La suite sera lue !
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    • Livres 5.00/5
    Par Philemont, le 01 février 2013

    Philemont
    En 12065 la Terre n'est plus qu'une Légende pour les nombreuses Préfectures de l'Empire Galactique. Cet Empire, dirigé depuis la planète Trantor, règne sur les vingt-cinq millions de planètes habitées de la Galaxie. Hari Seldon, mathématicien de renom, met alors au point une nouvelle science, la psychohistoire, qui permet de prédire l'évolution de la société. Et l'avenir pour l'Empire c'est le déclin progressif, suivi d'un chaos de 30 000 ans, jusqu'à l'émergence d'un Second Empire. S'il est trop tard pour circonscrire le déclin, il est encore possible de réduire la période de barbarie. C'est ainsi qu'Hari Seldon crée la première Fondation, et que ses héritiers la feront vivre avec pour seule objectif la sauvegarde de la Galaxie. Et peu importe si cette sauvegarde impose des machinations plus ou moins othodoxes…
    Tel est le point de départ de la "meilleure série de tous les temps", telle que la trilogie initiale du cycle de Fondation a été qualifiée en 1966 par le prix Hugo. Qu'en reste-t-il 40 ans plus tard ? Méritait-elle ce prix ? La mérite-t-elle toujours ? Je me garderais bien de répondre à ces questions. En revanche, j'affirme que Le cycle de Fondation est bel et bien un chef-d'oeuvre, et en voici les raisons.
    L'intrigue tout d'abord. Elle est basée sur la théorie de Hari Seldon, qui est convaincu d'avoir tout prévu, les obstacles comme les solutions. Mais a-t-il vraiment pu tout prévoir sur des centaines d'années ? Tout le suspense et l'intérêt de la trilogie tiennent dans cette seule question, Isaac ASIMOV réussissant à tenir en haleine ses lecteurs sans jamais se répéter, et en faisant intervenir des événements plus improbables les uns que les autres, mais néanmoins parfaitement cohérents.
    La structure du récit ensuite. La trilogie présentée ici est en fait un ensemble de nouvelles, écrites entre 1942 et 1953, et regroupées peu à peu en trois recueils. Mais ces nouvelles se complètent parfaitement bien, comme les chapitres d'une même oeuvre. C'est à tel point que ces trois recueils sont souvent assimilés à des romans par les lecteurs pour lesquels ce genre de considérations est secondaire.
    L'écriture enfin. Selon moi (je sais qu'il existe des avis contraires), le texte n'a pas pris une ride en dépit de son âge. Il est basé sur une imagination débordante servie par une rigueur quasi scientifique. Certes les personnages ne sont pas très fouillés, mais c'est compensé par un rythme soutenu qui amène le lecteur à tourner les pages avec frénésie.
    Alors oui, Le cycle de Fondation demeure un chef-d'oeuvre de la Science-Fiction. Il semble ainsi vouloir traverser les décennies sans s'altérer, ce qui finalement peut sembler parfaitement naturel de la part d'un auteur qui s'est par ailleurs largement intéressé au temps dans ses nombreux écrits.
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    • Livres 5.00/5
    Par petitepom, le 06 décembre 2011

    petitepom
    Encore un SF comme je les aime, ça parle de politique et d'économie mais sans aucune incompréhension, c'est simple et génial.
    Hari Seldon (le Nostradamus de l'empire) est Psychohistorien, il prévoit les crises qui vont survenir dans les siècles futurs. La destruction de l'empire va commencer, il convint donc l'empereur l'exile des savants sur la planète Terminus pour écrire une encyclopédie qui gardera le savoir ; car l'empire faiblit, il n'évolue plus, une nonchalance fait redresser sa population.
    Cinquante ans plus, la première crise survient et la seule force restante est sur Terminus ; la connaissances des savants, surtout la maîtrise du l'atome font d'eux des religieux à la tête de La fondation. Une institution qui grandit grâce la pauvreté culturelle des autres planètes.
    Un siècle et demi plus tard, La fondation perd un peu de son pouvoir, la guilde des marchands va, grâce à son statut, visiter des planètes pour instaurer une dépendance atomiques sur les planètes primitives et surveiller les centrale encore actives du temps de l'empire.
    La fondation est une pieuvre qui étend ses tentacules sur la galaxie.
    Cette série traîne depuis fort longtemps dans ma biblio, je m'attendais à une histoire politique complexe, je fus très surprise par l'écriture fluide et claire .Chaque partie nous fait faire des bonds de 20 à 150 ans dans le futur pour suivre l'évolution de La fondation qui est le personnage principal. Ses membres n'en sont que les instruments dont le lecteur a besoin pour la découvrir.
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Critiques presse (1)


  • SciFiUniverse , le 17 janvier 2013
    Cette première brique fait partie intégrante d'un chef-d'oeuvre de la science-fiction, une œuvre aux multiples thèmes abordés avec une très grande justesse, et ce sans jamais oublier ce petit souffle narratif qui nous pousse à faire défiler les pages avec plaisir.
    Lire la critique sur le site : SciFiUniverse

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Citations et extraits

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  • Par ACdeHaenne, le 22 août 2014

    Lundin Crast, fronçant son long nez d'un air mécontent, déclara : " Si vous proposez la militarisation de la Fondation, je ne veux pas en entendre parler. Ce serait nous jeter dans la politique. Nous sommes une communauté scientifique, monsieur le Maire, rien d'autre.
    - Il ne se rend pas compte, ajouta Sutt, que la fabrication d'armements priverait l'Encyclopédie d'un personnel précieux. Il ne saurait en être question, quoi qu'il arrive.
    - Parfaitement, renchérit Pirenne. L'Encyclopédie d'abord... toujours."
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  • Par AMaldonado, le 22 août 2014

    '' Au nom de l'Esprit Galactique, de son prophète Hari Seldon, et de ses interprètes, les saints hommes de la Fondation, je maudis ce vaisseau. Que les visiophones de cet appareil qui sont ses yeux deviennent aveugles. Que les grappins qui sont ses bras soient paralysés. Que ses canons atomiques qui sont ses poings perdent toute vigueur. Que ses moteurs qui sont son coeur cessent de battre. Que son système de communication qui est sa voix devienne muet. Que ses ventilateurs qui sont son souffle s'immobilisent. Que ses lumières qui sont son âme s'éteignent et disparaissent. Au nom de l'Esprit Galactique, je maudis ce vaisseau. ''
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  • Par ACdeHaenne, le 22 août 2014

    On attribue à Hardin la paternité de nombreux aphorismes dont un grand nombre sont sans doute apocryphes. C'est bien lui en tout cas qui déclara un jour : "Il est parfois utile de dire carrément ce qu'on pense, surtout si on a la réputation d'être retors."

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  • Par Nyuka, le 21 août 2014

    "Rien ne vaut un bon désintégrateur : encore faut-il se trouver du bon côté du canon."

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  • Par ACdeHaenne, le 19 août 2014

    Il s'appelait Gaal Dornick et c'était un bon provincial qui n'avait encore jamais vu Trantor.

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