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Par kathel, le 28/07/2011
Lune de glace de
Jan Costin Wagner
Kimmo Joentaa était allongé sur le ponton. Il avait étiré bras et jambes très loin de lui et essayait de ne pas bouger, de ne rien faire et de ne rien être.
Au bout d’un moment, l’aube arriva, et il observa, pour la première fois de sa vie, le jeu changeant des couleurs. Le noir devint gris et le gris, gris clair, bleu foncé, bleu pâle. Le jour se levait rapidement, sans à-coups, il manqua la transition alors qu’il se concentrait résolument sur le moment où la limite entre la nuit et le jour serait franchie.
C’était un matin froid et clair.
Lorsque le spectacle fut fini, il pensa combien Sanna aurait aimé être allongée auprès de lui en ce moment.
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Par Seraphita, le 23/01/2011
L'hiver des lions de
Jan Costin Wagner
Elle reste un moment au pied de la colline et contemple la maison toute en longueur dont la couleur jaune, dans la lumière du soleil hivernal, évoque la glace au citron. Les enfants font de la luge, de là-haut, les rires parviennent jusqu’à elle, et elle a l’impression qu’on doit les entendre dans toute la ville.
Elle grimpe lentement en haut de la colline, passe à côté des enfants qui se jettent dans la pente d’un air triomphant. Elle a déjà regardé si Rauna n’était pas parmi eux, mais apparemment, ce n’est pas le cas.
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Par morin, le 23/12/2010
L'hiver des lions de
Jan Costin Wagner
Joenta suivit son regard et vit la fillette qui, agenouillée sur une chaise, les coudes sur la table, cogitait sur son puzzle. A côté d'elle, il y avait un homme assez agé, et Rauna riait quand l'homme disait quelque chose....c'est un voisin de Salem Salonen, dit Halonen.....
Joenta hocha la tête et vit la fillette et le vieil homme qui avait l'aire à la fois terriblement triste et terriblement heureux.
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Par line70, le 25/03/2011
Le silence de
Jan Costin Wagner
Rien, pensa-t-il. Absolument rien. A la fin, il ne restait rien que des souvenirs, de vagues représentations qui pouvaient aussi bien être le fruit de son imagination. Ou des rêves que l'on avait faits et oubliés aussitôt, pour n'en retrouver qu'une image diffuse, plus tard, à un moment donné, parfaitement arbitraire.
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Par Seraphita, le 23/01/2011
L'hiver des lions de
Jan Costin Wagner
- Je glisse sur la neige comme sur des rails, dit-elle.
Elle sourit comme pour s’excuser, car elle sait qu’elle n’a pas répondu à sa question. Il a l’air d’attendre qu’elle précise sa pensée.
- Cet après-midi, je suis allée voir Rauna, dit-elle.
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Par Seraphita, le 23/01/2011
L'hiver des lions de
Jan Costin Wagner
Elle a glissé sur la neige et rétabli l’ordre du monde. La rue était large et vide. L’homme parut surpris, il resta complètement silencieux quand elle baissa les yeux vers lui.