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Critiques de Jean-David Morvan


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    • Livres 5.00/5
    Par Lorraine47, le 31/10/2014


    Jaurès Jaurès de Jean-David Morvan

    En ce temps de commémorations du centenaire de la Grande Guerre,lire l'album "Jaurès" me semble tout indiqué à moins de souffrir déjà d'une overdose de cérémonies du 11 novembre, au pied de notre monument aux morts préféré!
    L'album prend le parti de retracer les derniers combats de Jaurès à partir de l'attentat de Sarajevo un 28 juin 1914 jusqu'à l'assassinat du grand tribun le 31 juillet 1914. Quelques retours en arrière permettent cependant d'éclairer le parcours du grand homme: sa mobilisation en faveur du capitaine Dreyfus en 1898, son soutien aux ouvriers grévistes de Carmaux en 1892, et son engagement inconditionnel en faveur de la paix. Cet album est une réussite, il ne tombe pas dans l'écueil d'être exhaustif, laissant au lecteur une respiration nécessaire.
    Il n'est pas non plus pontifiant, il a juste le mérite d'éclairer cette période si sensible qui vit la montée inexorable des nationalismes.
    C'est sans doute à la collaboration de plusieurs talents que nous devons cette qualité d'écriture: Morvan et Voulyzé au scénario, Duclert en tant qu'historien, Macutay au dessin et Walter pour la palette, de la belle ouvrage!

    Critique de qualité ? (42 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 26/02/2013


    Zaya, tome 1 Zaya, tome 1 de Jean-David Morvan

    Et non, nous n’avons pas droit ici à une version science-fiction de l’escort-girl la plus connue des footballeurs français, Zahia, mais bien à un nouvel univers riche et mystérieux autour d’une héroïne aussi complexe que débrouillarde !

    Même si le format extérieur de cette bande dessinée ressemble au franco-belge, c’est bien au manga que Jean-David Morvan s’attaque, en compagnie du dessinateur chinois Huang-Jia Wei. C’est à l’occasion d’une nouvelle mise en ligne gratuite par Izneo que j’ai pu découvrir cette histoire de tueur en série, de société secrète, de biomécanique et de cybernétique. Déjà, le mélange de tous ces éléments donne envie d’aller voir comment le tout s’agence.
    Nous abordons ce futur lointain par l’intermédiaire de Zaya, sculptrice à succès, femme libre, mère de jumelles et accessoirement retraitée de la plus grande société d’assassins de la galaxie, la Spirale. Quand cette dernière et ses agents sont victimes de meurtres en série, est confiée une nouvelle mission à Zaya. Scénario classique donc que celui-ci, mais heureusement l’univers environnant et le décor foisonnant ont l’air vraiment bien attirant. La petite ambiance steampunk qui teinte cette œuvre de science-fiction pure vient ajouter un côté désuet malgré le fait que l’histoire se déroule dans un futur très lointain, à vue de nez. L’humour distillé ça et là sert bien le propos (quelques phrases chics et une relation intéressante entre l’héroïne et l’intelligence artificielle de son vaisseau), mais ce n’est pas la marque de fabrique de la série.
    C’est le dessin qui tire alors son épingle du jeu, accentuant le fait de découvrir un monde riche et attrayant, même si le complot et le meurtre sont à chaque coin de rue. Huang-Jia Wei a opté pour des personnages et des décors assez rondouillards, ce qui tranche avec l’atmosphère franchement mécanique de l’ensemble de cet opus (et des suivants aussi, j’imagine), mais rend tout son charme à ce premier opus, malgré un effet de rendu assez dense qui pourra gêner certains.

    Ce début de série par le duo Morvan-Wei est réussi et a d’ailleurs été salué avant sa sortie chez nous au Prix international du manga 2009 par un prix d’excellence ! Nul doute que lire la suite me ravirait.

    Critique de qualité ? (30 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 18/01/2013


    Je suis morte, tome 1 Je suis morte, tome 1 de Jean-David Morvan

    Aster vient de naître et pourtant , aux yeux de tous , elle est presque déjà morte...

    BD au concept original , Je Suis Morte fait dans le récit d'anticipation sobre et intelligent .
    Une petite fille faisant figure de monstre aux yeux de tous puisque née mortelle dans ce nouveau monde où le temps semble avoir été aboli .

    Un premier tome sensible et touchant sur la différence . De celle qui fait peur et qui engendre un ressentiment généralisé voué à l'exorciser alors qu'un inconditionnel amour devrait contrebalancer cette existence à la fugacité d'une étoile filante .
    Aster ne comprend pas ce papa qui la fuit , ces élèves qui la traitent en pestiférée , ces journalistes un peu trop pressants voulant faire de sa vie un roman feuilleton journalier .
    Elle va apprendre , sèchement , cette douloureuse vérité qu'elle ne pouvait soupçonner et devoir , désormais , composer avec elle...
    Premières années initiatiques , violentes alternances de renoncement et de révolte !

    Un dessin et un encrage dépouillés , épurés , judicieuses représentations d'une nouvelle ère bien trop aseptisée pour cet esprit frondeur et rebelle !
    Belle découverte qui aurait , cependant , mérité un développement beaucoup plus approfondi d'un univers pouvant faire froid dans le dos !

    Je Suis Morte : pas de rire...
    http://www.youtube.com/watch?v=-mdyFdgUNfI

    Critique de qualité ? (30 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par Dionysos89, le 07/10/2014


    Zaya, tome 2 Zaya, tome 2 de Jean-David Morvan

    Le premier tome de Zaya m’avait faite une très bonne impression et j’attendais peut-être trop de cette suite. Huang Jia Wei et Jean-Claude Morvan nous parlent pourtant de la même héroïne forte et quasi parfaite qui donne son nom à la série.

    Espionne, combattante, mère de famille et plutôt sexy, Zaya est l’attraction complète de ce deuxième tome. Dès la première page, elle est fine et travaillée dans le dessin, à part son derrière qui se retrouve très vite à part du reste. Celui-ci, qui prend une bonne place dans le lancement de l’histoire ici, est d’ailleurs très particulier, au point de justifier une petite précision : de captivant pendant toute la première page, il se retrouve déformé à plusieurs reprises dans ce tome, et ce sans aucune raison physique apparente. C’est comme si nous avions affaire à des dessinateurs différents qui auraient collaboré pour traiter les thèmes de manière proche, mais dont les styles ne sont pas forcément complémentaires. Difficile de trouver une justification à de tels choix graphiques. L’esthétique est pourtant de loin ce qu’il y a de plus réjouissant ici, puisque nous nous tournons davantage vers un style manga désormais et il est marrant de voir que c’est quand Zaya se met à suivre l’organisation secrète « Spirale » que Huang Jia Wei se met à en faire énormément dans son dessin, des spirales.
    Les aspects scénaristiques sont bien moins captivants que dans le premier tome, puisque nous ne suivons finalement ici rien qu’une seule et très longue bataille pour passer très rapidement du planet opera au space opera sans vraiment réussir dans l’un ou dans l’autre. Et pourtant, nous avons là un nombre de pages conséquent ! L’héroïne possède des fondamentaux captivants (ses capacités particulières, sa famille à protéger), mais ils ne sont vraiment utilisés qu’en dernier recours, pour combler. À ce titre, l’événement final, que je ne compte évidemment pas dévoiler, laisse franchement dubitatif car c’est cousu de fil blanc et le retour de Zaya vers son véritable foyer est attendu désormais, forcément.

    Ce deuxième tome de la série Zaya, qui penche bien plus du côté du manga, est largement une déception, surtout au vu du précédent opus et du début de l’intrigue qui semblaient, tous deux, pourtant très attirants. Nous naviguons entre le peut-être intéressant et le franchement raté, c’est vraiment dommage.

    Critique de qualité ? (27 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par colimasson, le 03/11/2014


    Contes cruels du Japon Contes cruels du Japon de Jean-David Morvan

    Cruel ne veut pas dire effrayant… c’est encore pire que cela…
    La culture cinématographique ou littéraire japonaise contemporaine nous a déjà laissé percevoir à plusieurs reprises la cruauté d’imagination qu’elle est capable de déployer. Nous remontons ici à ses sources en découvrant quelques contes folkloriques qui fondent la tradition japonaise.


    Organisés sous forme de chapitres ne dépassant pas la dizaine de planches, ces contes nous présentent tour à tour l’histoire de Yuki-onna la femme des neiges, de l’homme-requin qui pleurait des rubis, de l’homme qui mourut en mordant un roc, du moine aveugle qui jouait de la musique pour les fantômes d’un carnage, du cerisier du 16e jour, du mangeur de cadavres et du gobeur de rêves. Pour ne pas nous perdre, Jean David Morvan nous livre toutes les informations nécessaires à la bonne compréhension du contexte avant de déployer la cruauté sans mot de ses adaptations de contes. Saito Naoki nous transporte aussitôt après avec un dessin original et sophistiqué, aux couleurs éclatantes.


    Aucune des cruautés exposées dans ces contes ne sont gratuites. Nous sommes bien loin des histoires d’horreur à la mode hollywoodienne qui se contentent d’un carnage sans densité. La cruauté est d’autant plus pesante qu’elle sous-tend un parcours d’édification qui s’achève toujours de façon stupéfiante.


    Le paysage japonais se peuple de fantômes et de légendes… Sans être totalement différents de ceux qui hantent notre tradition folklorique, ils embaument un parfum de cerisier et de créatures aquatiques qui nous est moins familier… Derrière la cruauté, la mélancolie de terres et d’époques lointaines guette…

    Critique de qualité ? (26 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 28/01/2013


    Je suis morte, tome 1 Je suis morte, tome 1 de Jean-David Morvan

    En direct, tout le monde assiste à la naissance d'une petite fille, prénommée Aster. Impassible, son père n'ose pas la prendre dans ses bras et doute encore du choix qu'il a fait. Pourquoi? Parce qu'Aster est une mortelle, chose improbable dans ce monde où tout le monde est immortel. Traquée dès sa plus tendre enfance par les journalistes, mise à l'écart par ses camarades de classe, elle inspire la peur, l'inquiétude et la curiosité malsaine. Se sentant finalement différente des autres au cours des années qui passent, elle finira par prendre conscience de son «anormalité» qui l'éloigne encore un peu plus du monde qui l'entoure...

    L'histoire nous est racontée par Aster elle-même, ce qui nous permet de mieux comprendre les craintes et l'effroi de cette petite fille, son originalité et sa difficile adaptation dans un monde où elle a du mal à trouver sa place.
    Nemiri et Morvan nous livrent un album d'anticipation, même si tout nous semble d'actualité.
    J'ai trouvé le graphisme très intéressant, avec une dominance de rouge et des couleurs éclatantes. Le dessin est très agréable et inattendu.

    Je suis morte, et étrangement vivante...

    Critique de qualité ? (24 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Under_The_Moon, le 31/03/2014


    Le Coeur des batailles, tome 1 : La Marne Le Coeur des batailles, tome 1 : La Marne de Jean-David Morvan

    Le Coeur des batailles, c'est le titre du journal que Blaise Boforlant, soldat durant la Première Guerre mondiale public quotidiennement sur le front - et pour les civils.
    Blaise Boforlant, aujourd'hui devenu un vieux mieux impotent, est en entretien avec un journaliste américain qui souhaite rédiger sa biographie. On apprend vite que c'est un homme très conscient de sa valeur, sans en être nécessairement prétentieux, originaire d'Alsace et né juste avant la guerre de 1870.

    Dans cette bande dessinée, l'auteur a mis en avant le sentiment anti-Allemand qui avait court au début du siècle, et a permis - en partie - l'engagement massif des hommes en 1914. Quelques autres "tabous" sont levés, comme, par exemple, l'homosexualité entre les soldats pour "relâcher la pression". On est loin de l'image d'Epinal du soldat de 14-18 dépeint comme La Victime du vingtième siècle.
    Et pour ces soldats, un évènement va venir bouleverser ce quotidien peu enviable : l'arrivée d'un soldat "indigène", répondant au nom d'Amaréo Zamaï. Ce soldat des colonies n'est pas des loquace, à l'inverse du narrateur, à aucun moment on ne le voit parler. Non pas qu'il ne comprenne pas, puisqu'il répond à l'insulte d'un soldat par un formidable crochet du droit ! C'est aussi un colosse à la carrure impressionnante, une raison de plus (s'il en fallait une) pour se faire la cible des moqueries des soldats "gris". Amaréo Zamaï se démarque aussi par une autre habitude à laquelle il s'accroche fermement et sur laquelle les poilus ont longtemps tiré un trait : la propreté. Lui tient à ce que chaque parcelle de son corps soit propre, ainsi que son uniforme.
    Alors, pourquoi cet homme qui ne cause , a priori, de tort à personne est-il envoyé à la potence dès l'ouverture de l'ouvrage ? La réponse se trouve dans le deuxième tome !

    Les dessins sont très précis, surtout pendant les scènes de batailles ; scènes souvent dépourvues de texte. Comme dans d'autres bandes dessinées sur ce thème, on retrouve une opposition entre : les scènes de bataille sur le front dans des couleurs froides et sombres , et les autres scènes faites de teintes plus chaleureuses pour accentuer le sentiment d'oppression et de tragique.
    S'il est vrai que j'ai hâte de lire le second tome et que j'ai trouvé la thématique exposée assez riche, il me semble que l'auteur aurait pu développer davantage car en refermant Le Coeur des batailles, j'ai tout de même eu une impression d'inachevé. Les relations entre les personnages sont mises au jour mais manquent parfois de profondeur. Peut-être est-ce dû au type de narration qui se voudrait détacher ? Dans ce cas, c'est un problème de point de vue, et là-dessus, l'auteur est souverain.
    Suite au prochain épisode pour avoir une vision plus "globale" !

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Under_The_Moon, le 23/04/2014


    Le Coeur des batailles, tome 2 : Verdun Le Coeur des batailles, tome 2 : Verdun de Jean-David Morvan

    Comme avec le premier tome, nous sommes toujours en 1940. Marvin, le jeune journaliste américain recueille toujours aussi religieusement les souvenirs de guerre de Blaise Boforlant.
    Il s'est écoulé seulement 24heures entre la fin du tome 1 et le début du tome 2 , et pendant ces 24heures :
    * non, Jack Bauer n'a pas sauvé le monde d'affreux terroristes,
    * mais le Maréchal Pétain s'est rendu à l'Allemagne nazie et invite la population française dans son ensemble à faire de même.
    Tous les "héros" ont leur part d'ombre, et Pétain vient de dévoiler la sienne.

    Par contre, le mystère sur l'ordre d'exécution du soldat "indigène", Amaréo Zamaï reste entier. Et ma frustration de lectrice aussi par la même occasion !

    Pas grand-chose ne change dans l'enfer des tranchés : c'est sombre, ça sent la mort et les pauvres types qui se sont engagés sans savoir dans quoi ils s'embarquaient sont atrocement mutilés.Certes, c'est le lot de la Première Guerre mondiale, difficile de faire original, à ceci près qu'avec la boucherie décrite dans cet épisode, les soldats prennent de plus en plus conscience du fait qu'ils ne sont rien de plus que de la chair à canon dans un conflit absurde.
    Les scènes sont toujours bien rendues et avec un discours assez viscéral de la part du vieux soldat. Amaréo est toujours dépeint comme un être quasi surnaturel, un goliathe se mouvant comme une panthère, pas du tout loquace (ce qui rend la tâche de mystification plus facile) et dormant 6heures par jours quelques soient les conditions.

    Mais ! parce qu'il y en a quand même un : Amaréo tient une promesse qu'il a faite à un lieutenant mort pendant une bataille : il "casse la gueule aux artilleurs". C'est le début des ennuis pour cet indigène vaporeux, mais lesquels??? Suite au prochain tome.

    Critique de qualité ? (20 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par PiertyM, le 22/04/2014


    Les Trois Mousquetaires, Tome 3 : Les Trois Mousquetaires, Tome 3 : de Jean-David Morvan

    Le troisième et le dernier tome de Les trois mousquetaires nous fait découvrir le générateur du mal qui perturbe le pouvoir de Paris, et même le conflit entre Paris et Londres, et plus loin le conflit froid entre le roi et son Éminence le cardinal Richelieu n'est autre la Milady.

    Cette femme que Athos, un des mousquetaires, a nommé le démon sur terre, celle qui avait été sa femme pendant qu'il était le comte de la ferre, cette femme se distingue adroitement dans l'art de la persuasion. On le voit dans l'influence qu'elle exerce sur l'âme de Felton qui n'hésitera pas à se porter garant de devenir l'assassin de Buckingham.

    On verra aussi cette influence s'affirmer sur Mme Bonacieux qui se laissera naïvement empoisonner. Mais comme l'écrit Alexandre Dumas:

    "Les grands criminels portent avec eux une espèce de prédestination qui leur fait surmonter tous les obstacles, qui les fait échapper à tous les dangers, jusqu’au moment que la Providence, lassée, a marqué pour l’écueil de leur fortune impie."

    C'est pour autant dire c'est auprès de D'artagnan et d'Athos, que la Milady retrouve des adversaires coriaces qui réussiront à déjouer en partie quelques de ces plans machiavéliques, jusqu'à la faire condamner en fin de compte devant un bourreau qui d'ailleurs en sait trop sur cette femme!!

    C'est toujours avec un grand plaisir qu'on finit ce dernier tome de Les trois mousquetaires!

    Critique de qualité ? (19 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par CHATPITRE, le 06/01/2014


    Mon année, Tome 1 : Printemps Mon année, Tome 1 : Printemps de Jean-David Morvan

    Très belle BD sur un sujet pas courant, la maladie. Je suis particulièrement intéressée car elle se passe dans ma ville : Reims.
    Taniguchi a dessiné la cathédrale et les bâtiments avec une précision époustouflante. L'entrée du restaurant est très fidèle. Mon seul regret est que l'album date de 2009 et que les 3 autres saisons ne sont pas prévues à brève échéance et ne se feront peut-être jamais. Dommage, car on aurait bien voulu lire l'avenir de cette petite fille trisomique.

    Critique de qualité ? (18 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par cicou45, le 13/10/2014


    Spirou et Fantasio, Tome 48 : L'homme qui ne voulait pas mourir Spirou et Fantasio, Tome 48 : L'homme qui ne voulait pas mourir de Jean-David Morvan

    Qui n'a jamais rêvé d'immortalité ? En tous cas, on peut dire que ce tome porte bien son nom car un vieux fantôme va revenir dans la vie de Fantasio, son oncle Tanzafio que tous dans la famille croyaient décédé depuis longtemps. Alors que Fantasio, lui, prend plaisir à entretient la maison de cet oncle qui a refusé, pour on ne sait quelle raison, de coucher cette dernière sur son testament, son cousin Zantafio, lui, l'utilise pour des raisons on ne peut moins recommandables.
    Dans ce tome, ocle et cousins vont se retrouver pour un ultime face-à-face au court duquel le lecteur apprendra comment Tanzafio a pu survivre aussi longtemps, quels sont les secrets qu'il dissimulait durant tout ce temps dans sa grande demeure et enfin comment une tribu indienne va être harcelée par les conquistadors pour une richesse que ces malfrats veulent à tout prix dérober. Une magnifique leçon de morale que nous apportent ici les auteurs / dessinateurs en nous démontrant que les vraies richesses ne sont pas toujours celles que l'on croit : que vaut tout l'or du monde ou zncorz le fait d'être immortel si l'on n'a pas la seule et vraie richesse qui soit au monde, à savoir l'amitié / l'amour ?

    Un tome avec lequel j'ai un peu moins accroché - cela est probablement dû au fait que je n'avais pas lu ceux qui le précédaient, d'où le fait que j'avais l'impression (véridique) d'avoir manqué un épisode, bien que chaque tome puisse se lire indépendamment des autres - mais avec un graphisme toujours aussi bien travaillé et un scénario qui captive son lecteur. A découvrir !

    Critique de qualité ? (17 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par MonsieurChat, le 03/12/2012


    Sillage, Tome 1 : A feu et à cendres Sillage, Tome 1 : A feu et à cendres de Jean-David Morvan

    les hottas sont en train de mourir d'une épidémie liée au confinement dans leur vaisseau. Ils ont la possibilité de transformer la planète jungle que le convoi avec lequel ils voyagent, Sillage, vient de découvrir. Mais les hottas vivent dans de très hautes températures (hot = chaud en anglais). Alors Hotta-former cette planète, c'est la rapprocher de son soleil et détruire tout ce qu'il y a de vivant à sa surface. Y compris Navis, une adolescente, enfant sauvage plus ou moins surdouée. Naufragée, elle a grandi et surtout survécu grâce à la protection d'un doudou géant mi-Winni l'ourson, mi-Tigrou, un tigrours quoi ! mais en version femelle de trois mètres de haut : Houyo . L'être responsable de l'expédition envoyé par Sillage, un hotta tourmenté et inquiet mais d'une extrême arrogance, la découvre. Il ne signale pas son existence pour terminer la modification planétaire et ainsi permettre à son peuple de survivre. Il cherche cependant à la capturer et dans un accrochage Houyo est tuée par accident par les gaz surchauffés qui s'échappent de son scaphandre...

    L'histoire est assez dense, bien amenée et bien menée. On ne s'ennuie pas. Finalement, le point de vue est loin d’être manichéen. Il n'y a pas de bon ou de méchant, de bien ou de mal. C'est très positif. Peut-être même un peu trop angélique. Justifier les actions des uns et des autres par la pression des évènements, faire preuve de compréhension et de compassion même pour celui qui détruit la vie sur une planète entière, c'est très habile, très intelligent mais est-ce vraiment ainsi que le monde tourne ?

    Le dessin est agréable avec quelques fantaisies de construction de page. Enfin c'est une histoire complète ... ou presque. On peut la lire sans attendre la suite dans le prochain volume. Elle se suffit à elle même. C'est assez exceptionnel pour être signalé.

    Critique de qualité ? (17 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par PiertyM, le 02/05/2014


    Les Trois Mousquetaires, Tome 3 : Les Trois Mousquetaires, Tome 3 : de Jean-David Morvan

    Le troisième et le dernier tome de Les trois mousquetaires nous fait découvrir le générateur du mal qui perturbe le pouvoir de Paris, et même le conflit entre Paris et Londres, et plus loin le conflit froid entre le roi et son Éminence le cardinal Richelieu n'est autre la Milady.

    Cette femme que Athos, un des mousquetaires, a nommé le démon sur terre, celle qui avait été sa femme pendant qu'il était le comte de la ferre, cette femme se distingue adroitement dans l'art de la persuasion. On le voit dans l'influence qu'elle exerce sur l'âme de Felton qui n'hésitera pas à se porter garant de devenir l'assassin de Buckingham.

    On verra aussi cette influence s'affirmer sur Mme Bonacieux qui se laissera naïvement empoisonner. Mais comme l'écrit Alexandre Dumas:
    "Les grands criminels portent avec eux une espèce de prédestination qui leur fait surmonter tous les obstacles, qui les fait échapper à tous les dangers, jusqu'au moment que la Providence, lassée, a marqué pour l'écueil de leur fortune impie."

    C'est pour autant dire c'est auprès de D'artagnan et d'Athos, que la Milady retrouve des adversaires coriaces qui réussiront à déjouer en partie quelques de ces plans machiavéliques, jusqu'à la faire condamner en fin de compte devant un bourreau qui d'ailleurs en sait trop sur cette femme!!

    C'est toujours avec un grand plaisir qu'on finit ce dernier tome de Les trois mousquetaires!

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par ondamania, le 23/01/2014


    Les chroniques de Sillage, Tome 3 : Les chroniques de Sillage, Tome 3 : de Jean-David Morvan

    Ce volume des Chroniques de Sillage présente à nouveau 5 histoires, indépendantes les unes des autres mais pour fil rouge le peuple Ftoross, peuple que nous avons rencontré dans le volume 5 des Sillage.

    Dans la 1ère, Une mère ... , Arostiass raconte son enfance, sa famille, sa vie, les difficultés et la misère auxquelles fait face ce peuple depuis des temps immémoriaux.
    Les couleurs, bien plus que les dessins, nous imprègnent de la noirceur de la vie de ce peuple.

    La 2de, La pilule à danser, nous montre une Nävis déchirée par le chagrin, son maître à penser est sur le point de mourir. Alors elle sort, à l'excès comme le dicte son caractère, et fait des rencontres, se distrait plus que de raison, pour célébrer la vie en quelque sorte.
    Les dessins et les couleurs sont psychédéliques comme l'ambiance de ces soirées. Les dessins des différentes races sont désopilants.

    Le malheur des uns ... , la 3ème histoire. Nävis veut attirer l'attention sur le malheur de ce peuple Ftoross, elle utilise alors sa notoriété et les journalistes "people", les journaux dits "sérieux" ne rapportent malheureusement pas suffisamment d'argent. Mais elle apprend une terrible information concernant non seulement Arostiass mais aussi elle-même.

    Xen-Auto-Phobia, suit le démantèlement d'un réseau de trafiquants de drogue, enfin, une drogue très "spéciale".

    La dernière, .... Un fils, clos le titre de la première histoire et l'album. Elle relate la destiné d'un enfant, un enfant un peu spécial pour Nävis.
    Le dessin et la couleur ne m'ont malheureusement pas touchée, néanmoins les couleurs étaient cohérentes pour qualifier les flashback.

    L'album se termine par un entretien avec Jean David Morvan et Philippe Buchet quant à la genèse de cet album de chroniques. Très intéressant. Plus une traduction des échanges entre Ftoross du volume 5.

    Une jolie réussite, toujours aussi attrayant le crayon des autres dessinateurs.

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par ondamania, le 17/01/2014


    Sillage, tome 15 : Chasse gardée Sillage, tome 15 : Chasse gardée de Jean-David Morvan

    Qui est le chasseur ? Qui est la proie ?

    Nävis et ses amis, Bobo et Snivel, ne travaillant plus pour la Constituante, cumulent les petits boulots pour vivre et entretenir la biosphère.
    L'entretien d'embauche auprès d'un milliardaire de Sillage, auquel ils assistent, était à priori des plus intéressant et stimulant, d'autant plus que Nävis avait plutôt rondement bien menée les négociations. Mais rien n'est jamais très clair avec les Sillagiens.

    L'histoire est dynamique et toujours truffées de péripéties.
    Les dessins sont toujours aussi superbes et la colorisation entretien le mythe.
    Néanmoins, une petite déception quant à l'action parallèle, qui ne comporte que quelques planches dans l'album, qui entretien l'intrigue soit, mais la révélation en fin de volume arrive un peu trop précipitamment à mon goût, ça manque de tact.

    Quoiqu'il en soit c'est une série superbe et on ne boude pas notre plaisir !

    Critique de qualité ? (15 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Moan, le 25/07/2014


    Magnum Photos, tome 1 : Omaha Beach, 6 juin 1944 Magnum Photos, tome 1 : Omaha Beach, 6 juin 1944 de Jean-David Morvan

    La couverture de ce livre au format à l'italienne, très agréable au toucher est partagée entre la photo floue d'un soldat allongé dans la mer et une vignette de BD: un homme prend une photo d'un soldat allongé près d'éléments allemands de défense anti-char. Ce photographe c'est Robert Capa.

    Dans la première partie, une BD raconte sa journée du 6 juin 1944 quand il a embarqué dans le port de Weymouth. " Je suis un joueur . J'ai décidé de partir avec la compagnie T du deuxième bataillon, en première vague d'assaut". Ce sera le seul photographe à débarquer sur une plage de Normandie, pendant deux heures, prendre des photos et repartir pour l'Angleterre. Les vignettes en noir , blanc et gris bleuté, certaines petites, d'autres prenant une, deux ou quatre pages sont très expressives et arrivent à faire passer des émotions fortes.

    La deuxième partie du livre présente les onze photos de Robert Capa, les seules images au monde qui témoignent de la première vague du débarquement du 6 juin 44 sur la plage d'Omaha.

    La troisième partie raconte la vie de ce photographe exceptionnel" photographe engagé dans son temps qui aura couvert cinq guerres", qui a rencontré Aragon, Hemingway et bien d'autres et créé l'agence Magnum. Une dizaine de photos accompagnent le texte.

    La dernière partie retrace la journée du 6 juin de Robert Capa. Sa présence dans " la plus grande opération militaire combinée de tous les temps" parmi les 132500 hommes du débarquement.

    En observant ses photos, on entend ses paroles: " Aimez les gens que vous photographiez".

    Je remercie Babélio et les Editions Dupuis pour ce livre vraiment bien pensé , agréable et rapide à lire, qui va à l'essentiel. Je pense que ce livre va modifier mon regard et que je serai désormais attentive lorsque j'entendrai parler de cet homme. Robert Capa ne sera plus seulement lié à l'agence Magnum mais à sa grande humanité si bien présentée dans ce livre.

    Une très belle découverte que je recommande.

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par BulledEncre, le 10/06/2014


    Magnum Photos, tome 1 : Omaha Beach, 6 juin 1944 Magnum Photos, tome 1 : Omaha Beach, 6 juin 1944 de Jean-David Morvan

    Si la partie BD permet de « vivre » à travers les yeux de Capa le débarquement, le documentaire qui suit met en exergue le contexte. Un bel ouvrage pour un grand hommage.


    Lien : http://www.bdencre.com/2014/06/13945_omaha-beach-6-juin-1944-capa-morvan-tref...

    Critique de qualité ? (13 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par ondamania, le 24/01/2014


    Les chroniques de Sillage, Tome 4 : Les chroniques de Sillage, Tome 4 : de Jean-David Morvan

    Encore un bel album.

    1ère histoire, Une journée de filles, nous réveille de par ses dessins et ses couleurs très "girly" qui colle au thème d'une journée entre filles.
    On découvre Nävis non plus comme une combattante affirmée, mais en vrai fille , prodigue, excitée du shopping. Avec de plus une libido à toc, pas facile de faire son éducation amoureuse et sexuelle lorsque l'on est la seule représentante de la race humaine sur Sillage !

    9996 papattes, la 2de, retrace un épisode de sa jeunesse sur sa planète d'adoption avant son intégration à Sillage.
    Le dessin et les couleurs sont en accord avec l'âge de Nävis, 8 ans, colorés, vifs et enfantins.
    Leçon sur la vie pas toujours facile à accepter.

    La 3ème, Le prix du confort. Nous retrouvons Nävis en compagnie de ses amis rencontrés lors de l'aventure du volume 4 de Sillage. Marraine de leur enfant, elle profite de ces instants précieux auprès de personnes chères.
    Mais que cachent les belles apparences ?

    Commando suicide, la 4ème, nous dévoile une partie de l'obsession de Enshu Atsukau pour Nävis.
    Doit on aller aussi loin par amour ?
    Nous sommes dans Sillage .........

    La dernière, Hommage ou plagiat ? nous présente les images d'un feuilleton holoprogrammé dont l'héroïne est une copie, plus ou moins conforme, de Nävis. les fruits de la notoriété ...

    Contrairement aux autres Chroniques, j'ai beaucoup apprécié l'ensemble des dessins des différents artistes qui ont collaboré à cet album.
    J'avoue que c'est très subjectif, mais ils étaient vraiment à mon goût.

    Critique de qualité ? (13 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Yggdrasil, le 14/04/2014


    Helldorado : L'intégrale Helldorado : L'intégrale de Jean-David Morvan

    Au lendemain de la Reconquista, L’Espagne entrevoit avec la découverte de l’Amérique une nouvelle dimension, un coffre inépuisable de richesses et d’or. Des hordes d’hidalgos, de mercenaires en tout genre embarquent à destination du nouvel El Dorado, parmi eux le capitaine Abatirso. Rescapé de l’ordalie, il échoue avec son équipage sur l’île de Los Penitentes. Face à eux, les Syyanas du grand prêtre Pavo-Caltan. Une lutte sans merci s’engage entre les deux hommes. Aux massacres d’innocents perpétués au nom d’un Dieu tout puissant répondent des sacrifices rituels non moins sanglants. Mais derrière ses exactions se terre une terrible épidémie, véritable fléau et cause de cette guerre. Et pour éviter une véritable pandémie dans cet Helldorado, le gardien du shéol leur a promis l’enfer. "Ici, je suis chez moi. Dieu m’a donné cette île. Elle est à mon image!"

    Dans cette île paradisiaque, la violence est reine; ce qui pourrait d’ailleurs être un frein pour certain. Dans ce monde terrible, Dathcino et Hutatsu tentent de survivre loin de ces folies, de cette perte d’humanité. "Ils sont fichus de toute façon! Ils seraient à notre place, ils feraient pareil! La maladie les rongent trop profondément! Alors que nous…nous, on a encore une chance de survivre!!"" Ils me ressemblent physiquement, mais je n’ai rien de plus à voir avec des bêtes."

    Dans un contexte historique sanglant, dans une expansion au nom d’une religion, d’une civilisation tous les actes semblent permis pour s’adjuger le pouvoir. A l’instar de la syphilis qui causa de nombreux ravages chez les "Indiens", une mystérieuse maladie s’avère être une arme redoutable.


    Lien : http://pmasq.wordpress.com/2014/04/14/helldorado/

    Critique de qualité ? (12 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par Yggdrasil, le 01/02/2014


    Naja : Intégrale, tomes 1 à 5 Naja : Intégrale, tomes 1 à 5 de Jean-David Morvan

    Naja, aussi belle que piquante. Un corps d’ange, une âme venimeuse. Indolore, insensible, elle s’inflige les pires souffrances, lacérant son corps à outrance, recherchant cette sensation étrangère à son corps. Naja a oublié la douleur, et depuis l’accident, elle a oublié de vivre. Elle est devenu numéro trois, une implacable machine à tuer dépourvue de sentiments, sans états d’âme, sans passé, sans avenir.

    Son microcosme va soudainement s’ébranler avec l’apparition dans sa demeure d’un inconnu, "il". Dans une lutte de pouvoir, Trois et le mystérieux jeune homme vont faire plus que s’affronter ce jour-là, une domination et une admiration réciproque va s’installer entre eux. Zéro aurait décidé de l’éradiquer, pour Naja démarre une nouvelle vie, un plongeon dans le passé et une nouvelle liberté. Hantée par le souvenir de "IL", une quête pour la survie commence, un long purgatoire jalonné d’embûches, de surprises et de cadavres.

    Une série proche du manga, tant par le scénario que par le graphisme,qui fait la part belle à l’action et à la violence. L’histoire se perd en longueur, en passages inutiles, mais le gros hic à mon sens est l’étouffante voix off du narrateur. Une narration à contretemps qui emprisonne le lecteur dans un récit imagé, sans réflexion, où graphisme et scénario semblent dissociés. Dommage, il y avait la possibilité de faire autre chose.


    Lien : http://pmasq.wordpress.com/2014/01/22/naja-lintegrale/

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)




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