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Par LydiaB, le 02/02/2013
Entrons chez nos ancêtres de
Jean-Louis Beaucarnot
La promiscuité n'en était pourtant pas moins ressentie, d'autant que les familles ne faisaient que grandir. Les conditions de sécurité s'améliorant, on avait alors construit des bâtiments plus vastes, ou l'on avait agrandi ceux déjà existants, en leur adjoignant des annexes polyvalentes. On avait alors pu choisir de décongestionner la salle, en y faisant migrer les objets gravitant autour de l'eau : évier, cuves à lessive, batterie de cuisine... et en créant ainsi des espaces servant de buanderie, de cuisine et/ou d'office. D'autres fois, on avait opté pour la solution inverse, en ajoutant une pièce bel et bien appelée une "chambre", mais qui allait autant servir de lieu de débarras et d'entrepôt, et où nos inventaires vont couramment nous décrire d'épouvantables capharnaüms, avec un indescriptible mélange d'outils de jardin, de batteries de cuisine, de pétrins et de coffres que l'on a vus remplis aussi bien de grains que de réserves alimentaires ou que d'écheveaux de fils de chanvre...
Une drôle de chambre, pensez-vous... Pas tant que cela, puisqu'on restait ici dans le parfait respect de son étymologie. Issue d'un mot latin camera, désignant la voûte, la chambre ne désignait donc à l'origine qu'une petite pièce voûtée, donc basse et obscure. Une pièce ressemblant en tout point au cellier, dans lequel on entreposait autrefois les provisions.
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Par Mimimelie, le 20/04/2013
Ainsi vivaient nos ancêtres de
Jean-Louis Beaucarnot
"Mauvais cheval veut l'éperon, mauvaise femme veut le bâton" dit-on en un temps où le mari peut à tout moment battre sa femme impunément. Non seulement il le peut, mais il le doit : la plupart des anciennes coutumes sont claires à ce sujet. Dans le Beauvaisis, l'homme agit ainsi envers son épouse "quand elle desnie son mari" ; à Bergerac, on lui permet même d'aller "jusqu'à effusion de sang" pourvu que ce soit "bono zelo", c'est-à-dire dans une bonne intention, pour "corriger" son épouse. L’Église évidemment approuve, puisque la femme est par définition la tentatrice et l'instrument du malin et que pour une femme, "vouloir gouverner en méprisant son mari, c'est péché mortel".
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Par BVIALLET, le 16/04/2012
Comment vivaient nos ancêtres ? de
Jean-Louis Beaucarnot
Imaginez donc une journée sans eau courante, sans eau froide ni chaude, et réapprenez à passer cette journée avec un seul seau d'eau. (...) Remplissez en fait simplement ce seau et essayez de vous contenter de son contenu tant pour faire votre toilette, votre ménage et votre cuisine que pour étancher votre soif. (...) Souvenez-vous qu'au XVIIème siècle, la plupart des gens de la noblesse eux-mêmes, qui représentaient l'élite évoluée du pays, estimaient de très bon ton d'avoir « un peu l'aisselle surette et les pieds fumants ». Souvenez-vous aussi que nos ancètres consommaient beaucoup de fleur d'oranger et de lavande. Vous comprenez dès lors un peu mieux pourquoi...
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Par Aela, le 26/01/2011
Qui étaient nos ancêtres ? de
Jean-Louis Beaucarnot
L'homme et la femme appartiennent longtemps à deux mondes sinon différents, du moins distincts. A l'église, comme ensuite à l'école, chaque sexe a son territoire, sa travée ou son bâtiment. A la ferme, dans bien des régions, hommes et femmes mangent séparément. Les hommes sont servis comme des hôtes, avec tous les égards dus aux invités, par les femmes, qui restent debout et quasiment au garde-à-vous.
A l'extérieur, chacun a ses espaces: seuls les hommes vont aux foires.
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Par Mimimelie, le 20/04/2013
Ainsi vivaient nos ancêtres de
Jean-Louis Beaucarnot
Les animaux sont d'ailleurs à ce point associés aux hommes que, longtemps, l'on n'hésite pas à leur intenter des procès aussi spectaculaires que ridicules. Le Dictionnaire de la bêtise en cite différents exemples, du XIIe au XVIe siècle. A tout moment, des animaux nuisibles sont condamnés -et excommuniés en bonne et due forme- pour avoir détruit les récoltes. On relève des cas de procès faits ainsi aux mulots, aux charançons, aux sauterelles, au chenilles même. En 1590, le juge d'un canton auvergnat leur fait nommer un curateur en les enjoignant de se retirer dans un "petit terrain pour y finir leur misérable vie", alors que cinq ans plus tôt le grand vicaire de Valence les a déjà condamnées à quitter son diocèse.
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Entrons chez nos ancêtres de
Jean-Louis Beaucarnot
Au XVIIIe siècle, même à Paris, 75% des foyers étaient concentrés en une seule pièce et en 1870, en Touraine, 70% des logements n'avaient de même qu'une pièce unique, de souvent 30 à 40 m2, où étaient rassemblés tous les membres de la famille, et où étaient entreposés tous les meubles, objets et outils possédés!