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Par jfb46, le 07/01/2011
Les Raisins de la colère de
John Steinbeck
Si vous qui possédez les choses dont les autres manquent, si vous pouviez comprendre cela, vous pourriez peut-être échapper à votre destin. Si vous pouviez séparer les causes des effets, si vous pouviez savoir que Paine, Marx, Jefferson, Lénine furent des effets, non des causes, vous pourriez survivre. Mais cela vous ne pouvez pas le savoir. Car le fait de posséder vous congèle pour toujours en "Je" et vous sépare toujours du "Nous".
Tout simplement Géant !
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Par jeranjou, le 15/04/2013
Des souris et des hommes de
John Steinbeck
- Tu resteras là sans rien dire. S’il s’aperçoit combien t’es idiot, il nous embauchera pas, mais s’il te voit travailler avant de t’entendre parler, ça ira. T’as compris ?
- Pour sûr, Georges, pour sûr que j’ai compris.
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Par jeranjou, le 11/04/2013
Des souris et des hommes de
John Steinbeck
Le vent tomba aussi vite qu'il s'était levé, et la clairière redevint silencieuse. Immobile, le héron attendait. Un autre petit serpent remonta la rivière, tournant de droite et de gauche sa tête en petit périscope.
Soudain, Lennie déboucha des fourrés. Il avançait, furtif, comme un ours qui rampe. Le héron battit de ses ailes, puis, d'une secousse, il sortit de l'eau et s'enfuit, survolant la rivière. Le petit serpent disparut parmi les roseaux de la rive.
Rencontre entre la nature et la force de la nature...
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Par mellah, le 13/05/2013
Des souris et des hommes de
John Steinbeck
- Maintenant , tu comprendras peut-être . Toi t'as George. Tu sais qu'il va revenir . Suppose que tu n' puisse pas aller dans une autre chambre jouer aux cartes parce que t'es un nègre ? Suppose que tu sois obligé de rester assis ici , à lire des livres .Bien sûr , tu pourrais jouer avec des fers à cheval jusqu'à la nuit , mais après , faudrait que tu rentres lire tes livres . Les livres , c'est bon a rien . Ce qu'il faut à un homme , c'est quelqu'un ...... quelqu'un près de lui.
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Par sultanne, le 29/07/2012
Des souris et des hommes de
John Steinbeck
Ce qui compte, c'est parler, C'est être avec un autre. Voilà tout.
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Des souris et des hommes de
John Steinbeck
C'est un brave type,dit Slim.Y a pas besoin d'avoir de la cervelle pour être un brave type.Des fois,il me semble que c'est même le contraire.Prends un type qu'est vraiment malin,c'est bien rare qu'il soit un bon gars.
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Par Fremen, le 26/03/2010
A l'est d'Eden de
John Steinbeck
On peut être fier de n'importe quoi si c'est tout ce qu'on a.
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Par litolff, le 31/05/2011
Les Raisins de la colère de
John Steinbeck
Alors des hommes armés de lances d'arrosage aspergent de pétrole les tas d'oranges, et ces hommes sont furieux d'avoir à commettre ce crime et leur colère se tourne contre les gens qui sont venus pour ramasser les oranges. Un million d'affamés ont besoin de fruits, et on arrose de pétrole les montagnes dorées.
Et l'odeur de pourriture envahit la contrée.
On brûle du café dans les chaudières. On brûle le maïs pour se chauffer - le maïs fait du bon feu. On jette les pommes de terre à la rivière et on poste des gardes sur les rives pour interdire aux malheureux de les repêcher. On saigne les cochons et on les enterre, et la pourriture s'infiltre dans le sol.
Il y a là un crime si monstrueux qu'il dépasse l'entendement.
Il y a là une souffrance telle qu'elle ne saurait être symbolisée par des larmes. Il y a là une faillite si retentissante qu'elle annihile toutes les réussites antérieures. Un sol fertile, des files interminables d'arbres aux troncs robustes, et des fruits mûrs. Et les enfants atteints de pellagre doivent mourir parce que chaque orange doit rapporter un bénéfice. Et les coroners inscrivent sur les constats de décès: mort due à la sous-nutrition - et tout cela parce que la nourriture pourrit, parce qu'il faut la pousser à pourrir.
Les gens s'en viennent armés d'épuisettes pour pêcher les pommes de terre dans la rivière, et les gardes les repoussent; ils s'amènent dans de vieilles guimbardes pour tâcher de ramasser quelques oranges, mais on les a arrosées de pétrole. Alors ils restent plantés là et regardent flotter les pommes de terre au fil du courant; ils écoutent les hurlements des porcs qu'on saigne dans un fossé et qu'on recouvre de chaux vive, regardent les montagnes d'oranges peu à peu se transformer en bouillie fétide; et la consternation se lit dans les regards, et la colère commence à luire dans les yeux de ceux qui ont faim. Dans l'âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines.
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Par zazimuth, le 04/09/2010
A l'est d'Eden de
John Steinbeck
Il arrive qu’un homme prenne plaisir à être stupide si cela lui permet de faire une chose que son intelligence lui interdirait. (p334)
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Des souris et des hommes de
John Steinbeck
Imagine un type ici, tout seul, la nuit, à lire des livres peut-être bien, ou à penser, ou quelque chose comme ça. Des fois, il se met à penser et il n'a personne pour lui dire si c'est comme ça ou si c'est pas comme ça. Peut-être que s'il voit quelque chose, il n'sait pas si c'est vrai ou non. Il ne peut pas se tourner vers un autre pour lui demander s'il le voit aussi. Il n'peut pas savoir. Il a rien pour mesurer. J'ai vu des choses ici. J'étais pas soûl. J'sais pas si je dormais. Si j'avais eu quelqu'un avec moi, il aurait pu me dire si je dormais, et alors je n'y penserais plus. Mais j'sais pas.
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