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> Brigitte Barbey (Autre)

ISBN : 2070368971
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 400 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Que peut-on faire d'une maison - et à plus forte raison de deux - quand, depuis son enfance, on préfère dormir à la belle étoile ? Libre enfant de Monterey, le paisano Danny se sent accablé par son héritage. La rencontre de son ami Pilon lui fournit une solution. Il lui... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 03 août 2013

    Nastasia-B
    Quand le soleil étouffant m'accable et que j'ai envie de me vautrer avec pour seule idée fixe de siroter quelque boisson, je repense invariablement à Tortilla Flat. Mais faire la critique de Tortilla Flat est pour moi un exercice périlleux.
    Premièrement parce que je n'ai pas relu le livre récemment, il est bien présent à mon esprit, mais je ne viens pas de le reposer donc, mon cerveau peut en altérer certains traits et en sur-exprimer beaucoup d'autres.
    Deuxièmement, Steinbeck est probablement un des auteurs, pour ne pas dire L'Auteur que je préfère donc, pas facile d'avoir l'air objective.
    Troisièmement, Tortilla flat est de par son sujet et de par son traitement, (à la connaissance que j'ai de John Steinbeck, soit une dizaine de ses bouquins), très différent du style « ordinaire » de l'auteur.
    À la lecture de certains commentaires, je comprends mieux l'indignation de John Steinbeck et sa décision de ne jamais plus écrire sur les Paisanos de Monterey.
    Ses contemporains ont interprété son livre dans les années 1930 comme une moquerie en règle, voire, une certaine forme de mépris pour ces habitants dont le sang est à forte proportion amérindio-mexicaine et pour lesquels il nourrissait une réelle sympathie.
    En effet, c'est avec beaucoup de tendresse et une bonne dose d'humour que Steinbeck dépeint ces drôles de drilles et certainement pas pour s'en moquer, un peu à la manière d'un Pagnol qui se fout gentiment des Marseillais mais qui a un profond respect et amour de leur âme.
    Pour être franche, je n'ai réellement compris ce que John Steinbeck a voulu exprimer dans Tortilla flat que lorsque j'ai côtoyé pendant une année des Amérindiens.
    À la première lecture, j'en étais restée au cocasse, au côté décalé de ces gais lurons au raisonnement qui tourne toujours plus ou moins autour d'un gallon de pinard. Mais en vivant auprès des peuplades amérindiennes, à voir, en chair et en os, des gens qui sont tout sauf adaptés au système, qui sont heureux quand ils peuvent se retrouver entre copains et se mettre une bonne cuite, qui n'ont aucune espèce de notion de rentabilité, d'intérêt, de prévoyance, de réserve, de travail fixe, de ponctualité mais qui jouissent, au contraire de nous d'une forme d'insouciance continuelle, d'une joie de vivre dans le dénuement et d'une confraternité très enviable, j'ai vu plus clair dans le message de Steinbeck. Même si, vous l'imaginez, des querelles peuvent toujours se faire jour, d'ailleurs souvent pour les motifs les plus incompréhensibles de ce côté de l'Atlantique.
    Là, d'un coup, mes souvenirs de Tortilla flat ont refait surface, et je me suis dit : " Comme c'est juste, comme il a trouvé la bonne façon d'en parler, avec humour, avec certains traits un peu caricaturés, mais dans l'ensemble si réalistes. "
    Du coup, j'ai compris également cette narration empreinte d'une certaine naïveté. Cela colle si bien au tempérament des Paisanos qu'un autre mode d'énonciation eût été moins bien approprié.
    Il ne faut surtout pas chercher une histoire ou une morale à ce livre. Dites-vous simplement que l'auteur va vous parler de gens, qui, dans l'ensemble, ne réfléchissent pas comme vous et moi, qui considèrent qu'ils ont sauvé leur journée quand ils ont réussi à se gonfler la panse de victuailles (c'est bien), et de vin (c'est mieux).
    Si par revers de fortune il n'y a que du vin, ils ne vont pas en faire une maladie, par contre, s'il n'y a ni victuailles ni vin, ils vont s'ingénier, faire fonctionner leurs bras, voire même leur cerveau pour combler cette lacune.
    C'est une vie sans calcul, d'aucune sorte. Donc, lorsque le hasard d'un héritage fait de Danny un propriétaire, c'est tellement loin des préoccupations ordinaires du groupe de copains, c'est une telle révolution de leurs habitudes qu'on comprend que l'ordre ne reviendra qu'à partir du moment où Danny aura tout perdu et qu'il pourra retourner à ses rigolades et pochetronneries quotidiennes avec ses potes.
    Pour illustrer cet état d'esprit, je vais prendre un exemple que j'ai réellement vécu avec des Amérindiens. Lorsqu'on vous donne rendez-vous « demain », cela peut signifier « dans une heure », « ce soir », « dans une semaine », « dans un mois », « jamais de la vie, tu peux toujours courir » voire, très exceptionnellement, « demain ».
    Les Paisanos de Monterey c'est ça ! L'esprit du quartier nommé "Tortilla Flat", c'est ça ! Des gens qui n'ont pas du tout la même vision de la vie que la nôtre, cette vie que nous subissons plus que nous ne la vivons, où l'on déprime dès qu'on perd son emploi, où l'on a la bougeotte dès qu'on est trois jours sans aller travailler, où l'on court toute la journée (d'ailleurs pour pas grand-chose, bien souvent).
    Voilà ce que je peux vous dire de ce livre, c'est un drôle de document sur une façon de vivre probablement disparue de nos jours à Monterey, mais qui a existé du temps de Steinbeck, il n'y a pas de raison d'en douter, et que l'on peut encore rencontrer en voyage, deci-delà, auprès de populations, pas du tout « dans le système » et qui doivent bien rigoler à nous voir courir tout le temps. Du moins c'est mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 16 octobre 2013

    Nastasia-B
    John Steinbeck est un affreux petit magicien auquel je vous déconseille de vous frotter jamais. En effet, il est bien capable de vous envoûter, l'animal, et vous n'en sortiriez plus, jusqu'à la fin des temps.
    Car il est comme ça, soyez-en sûrs, et l'on ne se méfie jamais suffisamment des enchanteurs de grands chemins de la littérature tels que lui.
    Ce recueil peut avantageusement vous offrir un échantillon de ses étranges pouvoirs magiques, histoire que vous vous en fassiez une petite idée avant plus ample connaissance.
    Tout d'abord Tortilla Flat est le portrait d'un quartier de Monterey, en Californie, et de ses habitants, les paisanos (littéralement, les paysans).
    Vous avez compris qu'il s'agit d'une minorité mexicaine pauvre. John Steinbeck utilise dans ce roman un ton assez unique dans l'ensemble de sa production littéraire, fait de naïveté et d'un étonnant sens de l'humour. Il y décrit ces personnes oisives, uniquement occupées à s'aller pochetronner et, éventuellement à faire quelques histoires et à courir la gueuse.
    Il n'y a pourtant aucun mépris, contrairement à ce qui lui a parfois été reproché, à l'égard des paisanos, exactement de la même façon que Pagnol en met une bonne couche sur le dos des Marseillais sans jamais qu'on puisse lui reprocher un quelconque mépris pour eux.
    C'est drôle et pathétique à la fois, c'est presque un témoignage ethnographique urbain sur une communauté et un quartier qui a dû bien changer de nos jours. À découvrir.
    Je regroupe ensuite le très célèbre Des Souris Et Des Hommes et le presque aussi célèbre Poney Rouge.
    Ces deux courts romans sont, à mon sens, plus nettement caractéristiques de la prose et du style " Steinbeck " ; sobre, efficace, impitoyable et pour tout dire, magistral. Ce style qui vous remue les tripes et qui vous arrache une larme à moins que vous n'ayez définitivement perdu votre cœur au fond de lectures glauques.
    L'un raconte l'étonnant destin de deux saisonniers agricoles dans l'Amérique des années 1930. L'un des deux souffrant d'un léger handicap mental et l'autre étant pourtant lié à lui d'une indéfectible amitié.
    Le second narre la passion d'un jeune garçon pour le cheval au sein du ranch paternel et ce qu'il adviendra lorsque son père lui proposera de devenir responsable d'un poney.
    Il nous reste encore deux nouvelles à évoquer ; tout d'abord La Perle, elle aussi assez connue, mais qui nous dévoile un autre aspect de la maestria d'écrivain de John Steinbeck. Ce qu'il écrit dans La perle, c'est une parabole, une allégorie centrée autour de la possession en général, et de l'argent en particulier. Elle nous mène au fin fond de la péninsule californienne, en terre mexicaine, auprès de pauvres indiens pêcheurs de perles. Si le ton est quelque peu différent, la force et l'émotion sont là-encore au rendez-vous.
    Enfin, la nouvelle Johnny L'Ours est encore une autre facette du talent d'écrivain de Steinbeck. C'est celui de s'intéresser aux marginaux, aux inadaptés, aux personnalités qui nous perturbent ou nous dérangent car ne répondant pas à l'idée qu'on se fait de la normalité. C'était le cas des paisanos de Tortilla Flat, c'était le cas de Lennis dans Des Souris Et Des Hommes, c'est désormais le cas de Johnny l'ours.
    Voici un vagabond inquiétant à l'aspect fruste. Son étrange faculté à lui est de se dissimuler, mieux qu'un campagnol auprès des maisons du voisinage et d'imiter tant les voix que les morceaux de dialogues, glanés çà et là au gré de ses pérégrinations, tel que pourrait le faire un oiseau chanteur.
    Très dérangeant ce magnétophone humain indiscret, surtout quand il y a des histoires louches à dissimuler...
    Bref, un échantillon des multiples saveurs que sait faire éclore John Steinbeck, à consommer sans aucune modération, juste avant (ou juste après) de s'attaquer à son morceau d'anthologie, Les Raisins De La Colère.
    Mais tout ceci n'est bien évidemment que mon avis, un pauvre souffle de vent de sable sur les arides coteaux californiens, autant dire, pas grand-chose.
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 05 avril 2014

    bilodoh
    Conte philosophique, fable amusante mettant en vedette des hippies des années 20!

    Dans un village de la côte californienne, des amis partagent une maison, vivant de mendicité et de rapines, consommateurs de vin au gallon, toujours prêts pour l'amour ou la bataille.

    Un ton humoristique, une écriture imagée et vivante dessinent des personnages marginaux un peu dans le ton de « Alexis Zorba », sous le thème de l'amitié, mais aussi bien de la justice, de la charité, de la religion ou de la mort.

    Datant de 1935, mais sans trop de rides apparentes, une des premières œuvres de Steinbeck, Nobel 1963, une lecture pleine du soleil de la Californie …
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 18 septembre 2014

    Luniver
    Tout juste revenu de la guerre, Danny se découvre l'heureux héritier de deux maisons, cadeau appréciable pour qui est allergique au travail. Il habite la première et loue la seconde à son ami, qui ne lui paiera jamais de loyer. Pas par malveillance ni égoïsme : l'ami en question cèdera une partie de sa nouvelle habitation à d'autres connaissances, en contrepartie du loyer qu'ils ne paieront jamais non plus.
    Même quand le petit groupe possède quelques dollars en poche, l'argent n'arrive jamais chez Danny. En effet, peut-on raisonnablement donner de l'argent à son ami plutôt que d'acheter un galon de vin et de le partager ensemble ? Et si en apportant le vin, on croise une connaissance, peut-on vraiment passer son chemin alors que toutes les règles de l'amitié commandent de partager un verre, ou deux, ou trois, avec lui ? « Quand, à l'un des carrefours de la vie, deux voies s'ouvrent à la générosité, et que seule l'une d'entre elles peut être choisie, qui peut dire quelle est la meilleure? »
    Très proche du conte par sa forme, ce roman est avant tout un hommage à l'amitié. Malgré leurs airs de marginaux alcooliques, Danny et sa bande se révèlent tout simplement incapables de garder leur argent pour demain quand ils peuvent tant faire plaisir aux autres en dépensant tout aujourd'hui.
    Tortilla Flat me change par rapport aux autres romans de Steinbeck que j'avais déjà lus, assez sombres. Cette description d'une vie de bohème pleine de bons sentiments est plutôt rafraîchissante. Dans tous les cas, l'auteur ne m'a jamais déçu et je compte bien continuer à écumer sa bibliographie.
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    • Livres 4.00/5
    Par ibon, le 03 janvier 2013

    ibon
    Ou le culte de la fraternité. le roman est résumé dès la première page et fait d'ailleurs référence aux légendes arthuriennes. Sauf que de quête du Saint Graal, il n'y en a point, il s'agit plutôt, pour Danny et ses amis, de chercher le galon de vin quotidien quand on n'a pas un dollar le matin. Ce qui fait l'objet d'un comique de répétition dans tout le roman.
    Le début: Tortilla Flat se trouve sur les pentes de Monterey, en Californie. C'est là que vivent les pauvres, métis indiens-mexicains. Juste après la 1ère guerre mondiale, un groupe de ces paisanos, dont certains ont fait la guerre, se retrouve chez Danny qui vient d'hériter de deux maisons! Une histoire d'amitié naît entre ces hommes tous de basse condition mais qui ne s'en émeuvent pas tant car la vraie richesse semble être ailleurs.
    La simplicité du style d'écriture et les situations répétitives en font un roman facile à lire, au premier degré. Il y a quand quelques sujets abordés qui détonnent dans l'Amérique capitaliste, sur l'argent et la propriété.
    Se retrouver autour de Danny, les fait devenir meilleurs, altruistes. Pourtant, boire des galons de vin et cuver jusque dans l'après-midi semblent interroger peut-être le lecteur: comment évoluer dans un milieu stagnant?
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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 17 octobre 2013

    - Vous aimeriez voir quelque chose ? demanda M. Simon.
    - Oui, répondit Danny.
    Le propriétaire se lança dans une séduisante énumération, puis il s'interrompit au milieu d'une phrase en voyant que Danny contemplait un gros aspirateur à poussière en aluminium. Le sac à poussière en était à damiers bleus et jaunes ; le cordon électrique long, noir et élégant. [...]
    - Combien ?
    - Pour celui-ci, quatorze dollars.
    Ce n'était pas tellement un prix qu'une sorte d'épreuve pour voir de combien Danny disposait. Danny le désirait éperdument, car il était gros et brillant. Pas une seule femme n'en possédait à Tortilla Flat. Sur le moment, Danny oublia que le courant électrique ne montait pas à Tortilla Flat. Il posa ses deux dollars sur le comptoir et attendit pendant que l'orage se déchaînait : la rage d'abord, puis la tristesse, le spectre de la pauvreté, la ruine, le vol. On invoqua le vernis, la couleur du sac, le cordon particulièrement long, la valeur du seul métal. Et quand ce fut passé, Danny sortit du magasin avec l'aspirateur sous le bras.
    Souvent, pour passer le temps, dans l'après-midi, Sweets prenait l'aspirateur et l'appuyait contre une chaise. Quand des amis regardaient, elle le faisait avancer et reculer, pour montrer comme il roulait bien. Et, de la voix, elle imitait le bourdonnement de son moteur.
    - Mon ami est un homme riche, disait-elle. Je pense que bientôt les fils de fer pleins d'électricité viendront jusque dans ma maison, et alors zip, zip, zip, elle sera propre en un tournemain.
    Les amies cherchaient à dénigrer ce cadeau ; elles disaient :
    - C'est vraiment trop dommage de ne pouvoir faire marcher cette machine ! Ou bien : " J'ai toujours trouvé qu'un balai et une pelle, utilisés comme il faut, sont encore plus efficaces. " [...]
    Quand ses ennemies passaient devant la maison, il arrivait fréquemment qu'elles vissent Sweets poussant son aspirateur de long en large dans sa maison, tandis qu'un bourdonnement sonore s'échappait de sa gorge.
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  • Par Nastasia-B, le 15 octobre 2013

    La vie se déroulait sans heurt pour Pilon et pour Pablo. Le matin, lorsque le soleil avait dépassé la cime des pins et que la baie bleue clapotait et miroitait sous eux, ils quittaient leurs lits avec lenteur et recueillement. Le matin ensoleillé, [...] ce n'est pas le moment de se hâter, ni de se bousculer. Les pensées sont lentes, profondes, dorées, le matin. Pablo et Pilon [...] discutaient, avec des intonations rêveuses et indolentes, les événements de Tortilla Flat. Car, chaque jour que Dieu fait, mille péripéties exceptionnelles marquent Tortilla Flat.
    La paix régnait sur le perron. Seuls s'agitaient les doigts de pied sur les planches tièdes, quand une mouche venait s'y poser.
    - Si chaque goutte de rosée était un diamant, nous serions riches, dit Pablo. Nous serions ivres toute notre vie.
    Mais Pilon, affligé pour ses péchés d'un esprit réaliste, corrigea :
    - Alors, tout le monde aurait beaucoup trop de diamants, et ils perdraient toute valeur. Mais le vin coûte toujours de l'argent. Si seulement il pouvait pleuvoir du vin.
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  • Par isajulia, le 13 octobre 2013

    Deux gallons, c'est beaucoup de vin, même pour deux paisanos. Moralement, voici comment on peut graduer les bonbonnes. Juste au-dessous de l'épaule de la première bouteille, conversation sérieuse et concentrée. Cinq centimètres plus bas, souvenirs doux et mélancoliques. Huit centimètres en dessous, amours anciennes et flatteuses. Deux centimètres de plus, amours anciennes et amères. Fond de la première bouteille, tristesse générale et sans raison. Epaule de la seconde bouteille, sombre abattement, impiété. Deux doigts plus bas, un chant de mort ou de désir. Encore un pouce, toutes les chansons qu'on connaît. La graduation s'arrête là, car les traces s'effacent alors et il n'y a plus de certitude : désormais n'importe quoi peut arriver.
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  • Par isajulia, le 17 octobre 2013

    Les choses qui arrivent n'ont aucune importance, commença-t-il, mais de chacune des choses qui arrivent on peut tirer une leçon. Aujourd'hui, nous apprenons que lorsqu'on fait un cadeau, en particulier à une dame, il ne faut pas que ce cadeau en appelle un autre pour le compléter. Nous apprenons aussi qu'il est coupable de faire des cadeaux de trop grande valeur, car ils risquent de favoriser la cupidité.
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  • Par Nastasia-B, le 16 octobre 2013

    Dolorès Engracia Ramirez vivait dans sa propre petite maison, dans le haut de Tortilla Flat. Elle faisait des ménages pour certaines dames de Monterey et appartenait aux Filles Autochtones du Couchant Doré. Elle n'était pas jolie, cette paisana au visage maigre, mais il y avait de la volupté dans sa tournure et dans ses mouvements ; on entendait dans sa voix une qualité gutturale que certains tenaient pour un sûr indice. Ses yeux savaient, derrière un léger brouillard, brûler d'une passion indolente que les hommes soumis à la chair trouvaient pleine d'attraits et nettement engageante.
    Durant ses accès de brusquerie, elle devenait moins désirable, mais sa disposition amoureuse se manifestait assez souvent pour qu'on l'eût surnommée Sweets Ramirez dans tout Tortilla Flat.
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Extrait (en VOST) : Les raisins de la colère de John Ford (1947) tiré de l’œuvre de John Steinbeck








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