> Maurice Edgar Coindreau (Traducteur)

ISBN : 2070360377
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 711 notes) Ajouter à mes livres
George Milton et Lennie Small, deux amis, errent sur les routes de Californie. George protège et canalise Lennie, une âme d’enfant dans un corps de géant. Lennie est en effet un colosse tiraillé entre sa passion - caresser les choses douces – et sa force incontrôlable. Animés par le rêve de posséder leur propre exploitation, ils travaillent comme journaliers, de ranch en ranch. L’amitié qui les lie est pure et solide, mais ne suffit pas à les protéger de la maladresse de Lennie. Une maladresse presque poétique, qui les conduit à changer sans cesse de travail, et qui laisse poindre à l’horizon un drame sans égal.
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par jcnb68, le 05 octobre 2011

    jcnb68
    À chaque fois que je lis une critique de ce chef-d'œuvre, j'en ai un pincement au cœur.
    Les émotions s'amoncellent, et je renonce à la mienne.
    Ne sachant trop par où commencer.
    Je ne sais pas si certains écrits nous émeuvent et changent notre vision des choses ou si c'est parce que nous avons une certaine vision des choses que certains livres nous émeuvent ?

    J'avais 13 ans lorsque ce livre est apparu à mes yeux. Il faisait partie des livres que nous devions analyser en classe. Je ne remercierai jamais assez mon prof de français, « Baroz » de son nom (je n'ai jamais connu son prénom), pour en avoir fait le choix. Toutes mes louanges à son endroit. J'étais à l'époque plutôt doué en écriture, lecture et compréhension de texte. Cependant, la lecture ne représentait pour moi qu'une corvée scolaire facile en rapport à d'autres matières comme par exemple : les mathématiques.
    Ce bouquin m'a fait sortir d'une adolescence attardée pour aller… je ne sais où !
    Vers la lecture en tous les cas.
    Raison pour laquelle je voue une admiration biblique à mon prof « Baroz » et à l'écrivain Steinbeck. Qui, soit dit en passant, me réservait une claque encore plus monumentale avec à l'Est d'Eden, que j'ai lu quelques semaines plus tard.
    J'ai relu Des souris et des hommes bien plus tard, marié, ou peut-être déjà divorcé !
    Toujours aussi attardé mais déjà plus adolescent.
    J'avais dû changer car je n'ai pas ressenti l'émerveillement de la première lecture.
    J'aurais dû vous parler du livre. Or, je n'ai parlé que de moi. Mais parfois, c'est la meilleure façon de parler des autres.
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    Critique de qualité ? (22 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ianf, le 06 septembre 2011

    ianf
    Des dialogues d'une force exceptionnelle ; des descriptions brûlantes d'une beauté incomparable ; une narration fluide et liquide, perdue dans un langage à couper le souffle ; un sujet dur, froid, dramatiquement humain ; des personnages inséparables aux traits finement travaillés et exceptionnellement bien traités ; un mise en scène que l'on ne peut qu'admirer ; des scènes pénétrantes et extrêmement visuelles ; et, bien sûr, une fin qui s'insinue dans nos veines et nos artères, nous glace le sang et nous fait pleurer. Devant l'insouciance, la violence, la naïveté, la crédulité, la beauté nous transporte là où peu d'écrivains parviennent à nous emmener. Au coeur même du roman.
    "Des souris et des hommes", c'est tout ça à la fois. Un texte court, merveilleux, où le talent de son auteur se dévoile dans tout ce qu'il a de plus époustouflant. Steinbeck ne semble pas pouvoir faire mieux qu'avec ce roman, synthèse d'un génie dont la littérature pleure l'absence, encore aujourd'hui.
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 14 décembre 2011

    carre
    Des souris et des hommes fait parti des chefs d'oeuvre de la littérature.
    L'histoire de George et Lennie deux journaliers qui sillonnent les routes de Californie. Lié par une solide amitié, ils rêvent d'avoir leur exploitation. Mais Lennie "doux colosse aux mains dangereuses" est légèrement déficient mental et aime caresser les choses douces comme la peau des souris mortes qu'il conserve dans sa poche. George est une sorte de grand frère qui canalise ses pulsions et protège Lennie de la méchancheté du monde. Mais Curley le fils du patron du ranch ou ils viennent de trouver un emploi le traite comme un idiot. La jolie et jeune femme de Curley va attirer le pauvre Lennie dans une relation ambigu et le drame se mettra en place.
    Un livre magnifique d'une force émotionnel remarquable. Grâce à une écriture tendue et poétique, Steinbeck écrivit un livre qui continue à bouleverser les lecteurs qui le découvre. le livre à connu plusieurs adaptations théatrales et cinématographiques. Inoubliable.
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par patachinha, le 01 mars 2011

    patachinha
    Depuis longtemps je voulais découvrir ce célèbre ouvrage, devenu un classique de la littérature américaine.
    J' ai été un peu surprise par la trame de l' histoire, sans grand intérêt à mon goût, ou du moins trop simpliste. Mais c' est souvent avec le plus simple que l' on fait des merveilles!

    Cette amitié peu banale nous est relatée dans un ton assez drôle, au fil des dialogues l' auteur a su m' arracher quelques sourires tant par la naiveté désespérante de Lennie, que par la froideur bienveillante de son ami. le personnage de Lennie est vraiment tordant, par moments j' avais l' impression de lire une pièce de théâtre absurde, avec des dialogues de sourds, où chacun s' imaginait déjà dans une vie paisible avec leur petit lopin de terre et biensûr avec les lapins!Des lapins! Toujours des lapins! C' était à en donner le tournis!

    En peu de phrases bien campées, on s' imprégne de cette ambiance dans ce milieu agricole misérable, où la majorité des journaliers dépensent le jour ce qu' ils ont gagné la journée dans les bars ou bordels de la ville. La condition de journalier sans avenir nous est sans cesse suggérée.

    L' histoire se concentre davantage sur ces deux pauvres gas comme j' ai envie de les appeler ( ce qui démontre au passage à quel point je les ai pris en amitié)... L' auteur aborde à travers ces deux personnages centraux les liens d' amitié qui peuvent exister dans les moments les plus difficiles, le soutien indéféctible que l' on peut recevoir, soutien qui peut se définir par le simple fait d' être présent pour l' autre. On pourrait presque les qualifier de vieux couple ces deux-là, tellement leur soutien mutuel me parait semblable.

    La fin m' a parue surprenante et triste, mais je pense que là encore ce n' était qu' une preuve d' amitié, aussi dur que cela puisse paraître. Je n' en dévoile pas plus pour ceux qui désireront le lire, quoi qu' il en soit, je recommande chaleureusement ce classique, qui est une perle d' humour et de tendresse!
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    • Livres 4.00/5
    Par einoha, le 10 octobre 2011

    einoha
    Encore un autre livre qui commençait à pourrir dans ma PAL que j'ai ressorti et qui m'a laissé assez décontenancé... J'avoue que je ne sais pas vraiment quoi en penser...
    Ce roman débute avec la découverte des deux personnages principaux : George, celui qui décide de tout et Lennie, le grand benêt beaucoup trop brusque. Ces deux-là sont inséparables et veillent l'un sur l'autre. Ils vont de fermes en fermes pour travailler et gagner ce qui leur permettraient de s'offrir une maison, synonyme pour eux de liberté. Arrivé dans le nouveau domaine, ils ne se font pas que des amis et les conséquences seront terribles...
    Oui, je sais je suis nulle pour les résumés, mais il est difficile d'en faire un, sans pour autant tout dévoiler de l'intrigue de ce court roman. Bref, comme vous le savez ce livre fait parti des grands classiques de la littérature américaine, bien qu'il soit un peu moins connu que "Les raisins de la colère", l'autre célèbre ouvrage de Steinbeck.
    Je ne dirais pas qu'il s'agit pour moi d'un chef d'œuvre, mais il est certes à lire : le style réaliste et sans détour de Steinbeck, qui nous explique la vie dure menée à l'époque est probablement ce qu'il y a de plus intéressant dans ce livre, car l'histoire en elle-même est assez prévisible.
    Les personnages ne sont ni attachants, ni désagréable, ils sont comme ils sont avec leurs défauts et leurs qualités; mais encore une fois, ce livre est trop courts pour que j'ai pu réellement me sentir proche d'eux. L'amitié qui lie George à Lennie est belle, sympathique et surprenante : George le défend vis à vis des autres et essaie de le protéger (lui et les autres) du mieux qu'il peut, mais il ne peut le protéger de lui-même et de son caractère, ce qui mènera à la tragédie. Et cette tragédie, bien qu'assez courte, est très bien racontée, pleine de pudeur et de honte, à l'image du sentiment des héros.
    En conclusion, j'ai bien aimé ce roman, mais je ne dirais pas que c'est un coup de cœur, mais je maintiens néanmoins que c'est un incontournable de la littérature américaine, ne serait-ce que pour se faire sa propre opinion !

    Lien : http://mysugartown.hautetfort.com/archive/2011/10/07/des-souris-et-d..
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Citations et extraits

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  • Par myriampele, le 29 janvier 2012

    Crooks possédait plusieurs paires de souliers, une paire de bottes en caoutchouc, un gros réveille matin et un fusil à un coup. Et il avait des livres également...
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  • Par csapin, le 30 mars 2011

    - Les types comme nous, qui travaillent dans les ranches, ya pas plus seul au monde. Ils ont pas de famille. Ils ont pas de chez-soi. Ils vont dans un ranch, ils y font un peu d'argent, et puis ils vont en ville et ils le dépensent tout... et pas plus tôt fini, les v'là à s'échiner dans un autre ranch. Ils ont pas de futur devant eux.

    Lennie était ravi.

    - C'est ça... c'est ça. Maintenant, raconte comment c'est pour nous.

    George continua :

    - Pour nous, c'est pas comme ça. Nous, on a un futur. On a quelqu'un a qui parler, qui s'intéresse à nous. On a pas besoin de s'asseoir dans un bar pour dépenser son pèze, parce qu'on n'a pas d'autre endroit où aller. Si les autres types vont en prison, ils peuvent bien y crever, tout le monde s'en fout. Mais pas nous.

    Lennie intervint.

    - Mais pas nous ! Et pourquoi ? Parce que... parce que moi, j'ai toi pour t'occuper de moi, et toi, tu m'as moi pour m'occuper de toi, et c'est pour ça.

    Il éclata d'un rire heureux.

    - Continue maintenant, George !

    - Tu l'sais par coeur. Tu peux le faire toi-même.

    - Non, toi. Y a toujours des choses que j'oublie. Dis-moi comment que ça sera.

    - Ben voilà. Un jour, on réunira tout not'pèze, et on aura une petite maison et un ou deux hectares et une vache et des cochons et...

    - On vivra comme des rentiers, hurla Lennie. Et on aura des lapins. Continue, George. Dis-moi ce qu'on aura dans le jardin, et les lapins dans les cages, et la pluie en hiver, et le poêle, et la crème sur le lait qui sera si épaisse qu'on pourra à peine la couper. Raconte-moi tout ça, George.

    - Pourquoi que tu le fais pas toi-même, tu le sais tout.

    - Non... raconte, toi. C'est pas la même chose si c'est moi qui le fais. Continue... George. Comment je soignerai les lapins ?

    - Eh bien, dit George, on aura un grand potager, et un clapier à lapins, et des poulets. Et quand il pleuvra, l'hiver, on dira : l'travail, on s'en fout ; et on allumera du feu dans le poêle, et on s'assoira autour, et on écoutera la pluie tomber sur le toit... Merde !
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  • Par Huckleberry, le 21 janvier 2010

    Imagine un type ici, tout seul, la nuit, à lire des livres peut-être bien, ou à penser, ou quelque chose comme ça. Des fois, il se met à penser et il n'a personne pour lui dire si c'est comme ça ou si c'est pas comme ça. Peut-être que s'il voit quelque chose, il n'sait pas si c'est vrai ou non. Il ne peut pas se tourner vers un autre pour lui demander s'il le voit aussi. Il n'peut pas savoir. Il a rien pour mesurer. J'ai vu des choses ici. J'étais pas soûl. J'sais pas si je dormais. Si j'avais eu quelqu'un avec moi, il aurait pu me dire si je dormais, et alors je n'y penserais plus. Mais j'sais pas.
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  • Par Audreyy, le 17 juillet 2011

    - Pour nous c'est pas comme ça. Nous, on a un futur. On a quelqu'un à qui parler, qui s'interesse à nous. Si les autres types vont en prison, ils peuvent bien y crever, tout le monde s'en fout. Mais pas nous.
    Lennie intervint.
    - Mais pas nous ! Et pourquoi ? Parce que moi, j'ai toi pour t'occuper de moi et toi, t'as moi pour m'occuper de toi, et c'est pour ça.

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  • Par Rabanet, le 24 août 2010

    Sûr que tout le monde en veut. Tout le monde veut un lopin de terre, pas beaucoup. Quelque chose qui est à vous, simplement. Quelque chose où qu’on peut vivre et d’où personne n’peut vous faire partir. J’en ai jamais eu. J’ai fait des récoltes pour tous les habitants de cet État, autant dire, mais c’étaient pas mes récoltes, et quand je les coupais, c’était pas ma moisson. Mais maintenant, nous allons le faire. George n’a pas d’argent sur lui. Cet argent est à la banque. Moi, et Lennie, et George. Nous aurons une chambre à nous. Nous aurons un chien, et des lapins et des poulets. Nous aurons du maïs vert, et peut-être bien une vache aussi, ou une chèvre.
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