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Par canel, le 03/05/2012
Le diable tient la chandelle de
Karin Fossum
"Est-ce que tu as déjà vu un mort ?"
Jamais. Il n'avait pas voulu voir son père, il y avait longtemps de ça. Il ne répondit pas.
"La première fois, ça fait pas mal d'effet. C'est à couper le souffle. Qu'on va mourir pour de vrai."
Il écouta. La gravité de la situation le terrifiait (...)
"Si le mort est une personne que tu connaissais bien, l'effet est double. Il est là, mais il n'est pas là. Un mur s'effondre." (p. 233)
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Par canel, le 26/04/2012
Le diable tient la chandelle de
Karin Fossum
"Votre mari est malade, et vous vous inquiétez pour lui. Est-ce qu'il est vieux ?"
C'était une question inconvenante. Une vie est une vie tant qu'elle dure et qu'elle représente quelque chose pour quelqu'un. Peut-être tout. (p.7)
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Par canel, le 22/03/2012
L'Oeil d'Eve de
Karin Fossum
Le mensonge est comme une boule de neige : le premier est tout petit mais, tôt ou tard, on doit le rouler un peu plus, en ajouter un autre pour cacher le premier, et il devient plus grand, et grandit encore et encore. A la fin, il devient si lourd qu'on ne peut plus le porter. (p. 96)
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Par canel, le 20/03/2012
L'Oeil d'Eve de
Karin Fossum
A l'accueil, Mme Brenningen posa son livre dès qu'elle le vit. Elle était de toute façon arrivée à une scène d'amour qu'elle se réservait pour la maison. (p. 31)
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Par Seraphita, le 23/09/2010
L'Oeil d'Eve de
Karin Fossum
Eve regarda avec étonnement sa copine. Marie avait plié la serviette en une boule dure pendant qu’elle parlait. Maintenant, elle la regarda droit dans les yeux.
- Disons qu’il s’agit d’un genre de prestations de service. Les gens appellent pour prendre rendez-vous, et moi, je les accueille. Tu sais, il y a tant de besoins divers chez les gens, et cette niche de la branche est très étendue. A peu près comme le gouffre Mariana dans l’océan Pacifique, j’imagine. Mais pour le dire tout simplement, je suis une fille de joie. Ou, si tu préfères, une vraie pute à l’ancienne.
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Par canel, le 03/05/2012
Le diable tient la chandelle de
Karin Fossum
Souvent, [les dépressifs décidés à se supprimer] s'épanouissent d'un seul coup en même temps qu'ils développent des tendances suicidaires. Parce qu'ils ont fini par faire un choix et voient une issue à leur mal-être.
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Par pile, le 27/08/2011
L'Oeil d'Eve de
Karin Fossum
Une nouvelle affaire… Voilà exactement ce dont il avait besoin à présent ; quelque chose pour lui rappeler qu’il s’agissait seulement d’un travail de salarié ; un travail qu’il pouvait ranger dans le tiroir de son bureau à 4 heures de l’après-midi si ça lui chantait.
– Je prends tout, tant qu’il ne s’agit pas d’enfants.
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Par pile, le 27/08/2011
La mort indienne de
Karin Fossum
Quand Marie observait Linda, elle pensait toujours au même instant : « Cette fille court à sa perte. » Elle ne savait pas pourquoi elle pensait ça. Mais une partie de son être, ses yeux presque anormalement éclatants, ses mouvements frénétiques et ce rire tranchant faisaient dire à Marie que c’était une fille qui en voulait trop. Elle était trop visible, comme une lampe sur laquelle on aurait monté une ampoule trop puissante. Un jour, quelqu’un la balaierait. Mais l’autre, la sombre et calme Karen, était plus effacée. Elle parlait d’une voix posée, gardait son corps pour elle.
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Par Seraphita, le 23/09/2010
L'Oeil d'Eve de
Karin Fossum
- Mais que je sois clair… On est assez sûrs que le meurtrier de Marie est un homme.
- Oui, répondit-elle.
- Oui ?
- Je veux dire, c’était un de ses clients, non ?
- C’est ce que tu crois ?
- Oui, je… Ce n’est pas le cas ? C’est ce que disent les journaux !
Il hocha encore la tête et se pencha sur la table. Il sent bon, pensa-t-elle, il me fait penser à papa quand il était plus jeune.
- Raconte-moi ce qui s’est passé.
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Par Seraphita, le 23/09/2010
L'Oeil d'Eve de
Karin Fossum
La rivière tombait en cascade à travers le paysage, et la ville froide était divisée en deux plaques grises et grelottantes. On était en avril et il faisait froid. A l’endroit où elle touchait le centre ville, aux abords de l’hôpital du département, elle commençait à écumer et à gronder, comme si le chahut du trafic et le vacarme des usines sur ses rives l’inquiétaient et la stressaient. Elle serpentait et se tordait en un courant de plus en plus violent en pénétrant au fin fond de la ville.
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Par Seraphita, le 23/09/2010
L'Oeil d'Eve de
Karin Fossum
Elle a peur du chien, pense-t-il surpris. Il se penche, prend le chien par le collier, et s’approche de la porte à pas feutrés. Une maison comme cela n’avait certainement pas de porte à l’arrière, même pas de fermeture à clé. L’idée a dû la frapper, peut-être au moment où la porte a claqué derrière elle, qu’elle était entrée directement dans un piège. Pas de sortie. Elle n’a aucune chance.