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Par Woland, le 05/05/2010
Le Chant des sirènes de
Val McDermid
[...] ... - "[Parfois,] nous voyons les choses autrement, nous les profileurs," dit-il. "Et ce nouvel éclairage peut tout changer. Les morts racontent des histoires aux profileurs, des histoires différentes de celles qu'ils racontent aux policiers. Un exemple : on retrouve un corps dans les buissons, à trois mètres d'une route. Un officier de police notera ce fait et passera le terrain alentour au peigne fin, cherchant des indices. Mais pour moi, ce simple fait n'est que le point de départ de spéculations qui, ajoutées aux autres informations à ma disposition, pourraient bien conduire à des conclusions utiles concernant le tueur. Je me poserai les questions suivantes : "A-t-on délibérément passé le corps à cet endroit ? Le tueur a-t-il été trop épuisé pour aller plus loin ? A-t-il caché ce corps ou s'en est-il seulement débarrassé ? Voulait-il qu'on retrouve ce corps ? Combien de temps désirait-il qu'il reste caché ? Que signifie cet endroit pour lui ? ... (...)
Le profilage n'est qu'un outil de plus pour aider les enquêteurs à affiner leurs recherches. Notre travail consiste à donner un sens au bizarre. Nous ne pouvons deviner le nom, l'adresse et le numéro de téléphone du criminel. En revanche, nous pouvons vous donner un aperçu du genre d'individu qui a commis un crime présentant certaines caractéristiques. Parfois, nous pouvons indiquer le lieu où il a des chances de vivre, la profession qu'il est susceptible d'exercer. Je sais que certains d'entre vous doutent de la nécessité de créer une unité de profilage criminel à l'échelle nationale. Vous n'êtes pas les seuls. Les défenseurs des libertés publiques renâclent, eux aussi. ... [...]
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Par Woland, le 05/05/2010
Au lieu d'exécution de
Val McDermid
[...] ... DISPARITION D'UNE ECOLIERE - ARRESTATION D'UN MEMBRE DE SA FAMILLE
Un homme est actuellement interrogé par la police de Buxton dans le cadre de l'enquête sur la disparition d'Alison Carter, une écolière de Scardale. L'homme serait un parent de la fillette - âgée de treize ans - qui n'a pas réapparu depuis mercredi soir. Alison était sortie promener son colley Shep dans les bois près de la rivière Scarlaston comme souvent à son retour de l'école. La police, aidée de chiens pisteurs, a conduit des recherches intensives dans cette région isolée. Les fermiers des alentours ont fouillé les granges et l'équipe des sauveteurs de High Peak Moutain a sondé les fissures où Alison aurait pu tomber. Les recherches doivent se poursuivre pendant le week-end. ... [...]
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Par Woland, le 05/05/2010
Le Chant des sirènes de
Val McDermid
[...] ... C'est risible. Ils choisissent un homme qui n'est même pas capable de voir quelles punitions j'ai infligées, et ils l'emploient pour me capturer ! Le Dr Tony Hill est censé donner de moi un profil basé sur son analyse de mes meurtres. Quand ce compte-rendu sera publié, d'ici de nombreuses années, après que j'aurai rendu l'âme dans mon lit de façon naturelle, les historiens auront tout loisir de comparer son profil avec la réalité et de rire des erreurs grossières de cette pseudo-science.
Jamais il n'approchera de la vérité. Je déclare ça pour mémoire. ... [...]
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Par Woland, le 05/05/2010
Au lieu d'exécution de
Val McDermid
[...] ... Se rendre à Scardale de jour était à peine moins intimidant que de nuit ou entre chien et loup. L'obscurité dissimulait en partie les rochers en surplomb qui, en tombant, auraient écrasé la voiture, à la façon d'une boîte de conserve sous un rouleau compresseur ! Cette fois, la barrière qui fermait la route était grande ouverte. Un policier en uniforme montait la garde. Il se pencha, reconnut George et fit un salut réglementaire. Le malheureux, se dit George, qui avait eu la chance de ne pas monter la garde souvent dans le froid. Il se demanda comment de simples policiers, qui n'avaient pas une perspective d'avancement rapide, pouvaient supporter l'idée de battre la semelle, semaine après semaine, ou, comme aujourd'hui, de ratisser sans résultats un terrain inhospitalier.
La lumière du jour n'embellissait pas non plus le village. Les chaumières en pierres grises de Scardale manquaient cruellement de charme. Elles semblaient ramassées sur le sol comme des bêtes battues. Quelques toits s'affaissaient, et l'enduit des poutres s'écaillaient. Des poules erraient à l'aventure et lorsqu'une voiture arrivait, une cacophonie s'élevait, mêlant les bêlements de moutons et les aboiements de chiens de berger tirant sur leur chaîne. Et, comme George l'éprouvait à l'instant, des yeux surveillaient constamment les nouveaux venus. Il savait maintenant que ces guetteurs étaient tous du sexe féminin. Tous les hommes valides aidaient aux recherches, apportant leur détermination et leur sens du terrain. ... [...]
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Sans laisser de traces de
Val McDermid
Ce livre est dédié à la mémoire de Meg et Tom McCall, mes grands parents maternels. Ils m'ont montré ce qu'est l'amour, ils m'ont enseigné l'esprit de communauté, et ils n'ont jamais oublié l'humiliation que l'on ressent à faire la queue à la soupe populaire pour nourrir ses enfants. Grâce à ceux, j'ai appris à aimer la mer, la forêt, et les livres d'Agatha Christie. Une dette non négligeable.
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Par canel, le 30/01/2012
La fureur dans le sang de
Val McDermid
Savoir que vos efforts avaient permis de mettre un assassin en prison était une sensation puissante. C'était encore plus exaltant que de se rendre compte du nombre de vies que vous aviez sauvées, parce que vous projetiez une lumière qui éclairait le chemin à suivre pour vos collègues. C'était merveilleux, mais savoir ce que ce criminel avait déjà commis atténuait ce plaisir. (p. 29)
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Par litolff, le 14/05/2011
Sans laisser de traces de
Val McDermid
Les mineurs avaient un terme pour décrire la part la plus facile de n'importe quelle tâche : 'la tâche du chef'. Cela semblait assez inoffensif, mais dans un milieu ou chaque membre d'une équipe savait que sa vie dépendait de ses collègues, l'expression traduisait un mépris immense.
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Le tueur des ombres de
Val McDermid
« Nous avons tous en commun de construire notre identité à partir de notre apprentissage du monde. Donc la façon de procéder des criminels reflète leur attitude dans la vie de tous les jours. »
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Par Sharon, le 25/04/2011
Quatre garçons dans la nuit de
Val McDermid
Ne pas s'opposer à l'intolérance des extrémistes, c'était leur fournir un soutien tacite. Pour que le mal triomphe, il suffit que les braves gens ne lèvent pas le petit doigt.
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Par Sharon, le 28/05/2011
Sous les mains sanglantes de
Val McDermid
Je ne crois pas à la chance. Nous parlons de chance lorsque notre intuition nous met sur la bonne voie. Et l'intuition est le produit de l'observation et de l'expérience.