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Par livr-esse, le 02/04/2010
Le goût des pépins de pomme de
Katharina Hagena
" J'aimais lire et manger en même temps(...). C'était merveilleux les histoires d'amour avec une portion de gouda, les récits d'aventures avec du chocolat aux noisettes, les drames familiaux avec du muesli, les contes de fées avec des caramels mous, les romans de chevalerie avec des cookies...."
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Par cicou45, le 16/03/2012
Le goût des pépins de pomme de
Katharina Hagena
"L'oubli n'était donc lui-même qu'une forme de souvenir. Si l'on n'oubliait rien, on ne pourrait pas non plus se souvenir de quoi que ce soit. Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l'océan de l'oubli. Il y a dans cet océan des courants, des remous, des profondeurs insondables. Il en émerge parfois des bancs de sable qui s'agrègent autour des îles, parfois quelque chose disparaît. Le cerveau a ses marées."
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Le goût des pépins de pomme de
Katharina Hagena
Il se passe si peu de chose ici que je vais parfois m'asseoir au cimetière pour y boire un coup de rouge, et je fais cela uniquement pour qu'il se passe enfin quelque chose. Je suis un type qui s'ennuie à mourir et qui est tout juste assez intelligent pour s'en rendre compte. Pas de chance pour moi.
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Le goût des pépins de pomme de
Katharina Hagena
Tout le monde sait qu'il faut être prudent avec les souhaits car il arrive parfois qu'ils se réalisent.
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Par saphoo, le 26/06/2010
Le goût des pépins de pomme de
Katharina Hagena
A partir d’une certaine quantité de souvenirs, chacun devait finir par en être saturé. L’oubli n’était donc lui-même qu’une forme de souvenir. si l’on n’oubliait rien, on ne pourrait pas non plus se souvenir de quoi que ce soit. Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l’océan de l’oubli. Il y a dans cet océan des courants, des remous, des profondeurs insondables. Il en émerge parfois des bancs de sable qui s’agrègent autour des îles, parfois quelque chose disparaît. Le cerveau a ses marées. Chez Bertha, les îles avaient été submergées par un raz-de –marée. Sa vie gisait-elle au fond de l’océan ?
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Le goût des pépins de pomme de
Katharina Hagena
Christa, ma mère, avait hérité de la haute taille et du nez long et un peu pointu des Deelwater. Son épaisse chevelure châtaine, en revanche, lui venait des Lünschen, de même que les lèvres bien dessinées, les sourcils prononcés et les yeux gris fendus. Trop anguleuse, en somme, pour être considérée comme une beauté dans les années cinquante. Je ressemblais à ma mère, sauf que tout chez moi, ma tête, mes mains, mon corps, mes genoux même, tout était plus rond que chez elle. Trop potelée, en somme, pour être considérée comme une beauté dans les années quatre-vingt-dix.
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Le goût des pépins de pomme de
Katharina Hagena
Quand nous étions encore toutes petites, c'étaient les secrets cachés sous les dalles qui nous attiraient, plus tard ce fut le soleil couchant. Cet escalier extérieur était un lieu merveilleux. Il appartenait tout à la fois à la maison et au jardin. Il était pris d'assaut par un rosier grimpant, et quand la porte d'entrée restait ouverte, l'odeur des pierres du vestibule se mêlait au parfum des roses. L'escalier n'était ni en haut ni en bas, ni dedans ni dehors. Il était là pour assurer en douceur mais avec fermeté la transition entre deux mondes. Ainsi s'explique sans doute la prédilection des adolescents pour ce genre d'endroit, leur penchant à s'installer dans des escaliers comme celui-là, à se tenir dans l'entrebâillement des portes, à s'asseoir sur les murets, à s'agglutiner à des arrêts de bus, à courir sur les traverses d'une voie ferrée, à regarder du haut d'un pont. Passagers en transit, consignés dans l'entre-deux..
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Par stellade, le 26/01/2012
Le goût des pépins de pomme de
Katharina Hagena
-Vous savez, les enfants, il y a trois choses que l'on peut contempler continuellement sans jamais s'en lasser.L'une de ces choses, c'est l'eau.L'autre, c'est le feu.Et la troisième, c'est le malheur des autres".
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Le goût des pépins de pomme de
Katharina Hagena
Je suis un type qui s'ennuie à mourir et qui est tout juste assez intelligent pour s'en rendre compte. Pas de chance pour moi.
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Par cicou45, le 15/03/2012
Le goût des pépins de pomme de
Katharina Hagena
"Ce qui est oublié ne reste jamais sans traces mais attire toujours, secrètement, l'attention sur soi et sur sa cachette."