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Par latrace, le 30/05/2010
Le Prophète de
Khalil Gibran
Vos enfants ne sont pas vos enfants. ils sont fils et filles du désir de vie en lui-même. Ils viennent par vous mais non de vous, et bien qu’ils soient avec vous, ce n’est pas à vous qu’ils appartiennent. Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez loger leurs corps mais non leurs âmes, car leurs âmes habitent la demeure de demain, que vous ne pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais n’essayez pas qu’ils vous ressemble. Car la vie ne retourne pas en arrière ni s’attarde à hier. Vous êtes les arcs qui projettent vos enfants telles des flèches vivantes. L’archer voit la cible sur le chemin de l’infini, et il vous courbe avec toute sa force pour ses flèches aillent vite et loin. Que cette courbure, dans les mains de l’archer, tende à la joie; car comme il aime la flèche qui vole, il aime aussi l’arc qui est stable.
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Par Azilice, le 12/04/2010
Le Prophète de
Khalil Gibran
Quand l'amour vous fait signe de le suivre, suivez le,
Bien que ses chemins soient rudes et escarpés.
Et lorsqu'il vous étreint de ses ailes, abandonnez-vous,
Bien que l'épée cachée dans ses pennes puisse vous blesser.
Et quand il parle, croyez en lui,
Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste le jardin.
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Le Prophète de
Khalil Gibran
Lorsque l'amour te fait signe, suis-le,
Même si ses chemins sont escarpés et malaisés.
Lorsque ses ailes t'enveloppent, abandonne-toi à lui,
Bien que l'épée mêlée à ses plumes puisse te blesser.
Et lorsqu'il te parle, crois en lui,
Même si sa voix risque de briser tes rêves comme le vent du nord dévaste un jardin.
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Le Prophète de
Khalil Gibran
Ta maison, c'est ton corps en plus grand.
Elle s'épanouit au soleil et s'endort dans le calme de la nuit ; non sans rêves. Ne rêve-t-elle pas, ta maison ? Pour, en rêvant, quitter la cité et partir vers bosquets et collines ?
Comme j'aimerais cueillir vos maisons dans la paume de ma main et, tel un semeur, les disperser dans la forêt et la prairie !
Puissent les vallées devenir vos rues, les sentiers de verdure vos venelles, pour que vous vous cherchiez les uns les autres dans les vignes, et que vous en reveniez avec, dans vos vêtements, le parfum de la terre.
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Par Malaura, le 09/11/2011
Le Prophète de
Khalil Gibran
Qu'est-ce donc que mourir, si ce n'est s'offrir nu au vent et s'évaporer au soleil?
Quand vous aurez bu à la rivière du silence, alors seulement vous pourrez véritablement chanter.
Et lorsque vous aurez atteint le sommet de la montagne, vous commencerez à monter.
Et dès lors que la terre aura réclamé votre corps, vous saurez enfin danser.
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Le Prophète de
Khalil Gibran
Comment m'en aller en paix, sans ressentir la moindre peine ? Non, ce n'est pas sans blessure à l'âme que je quitterai cette cité.
Longs furent les jours de souffrance que j'ai passés dans ses murs, et longues furent les nuits de solitude. Qui donc pourrait se départir sans regret de son chagrin et de son isolement ?
Trop nombreux sont les fragments de sagesse que j'ai dispersés dans chacune de ces rues, trop nombreux sont les enfants de mon attente qui vont nus par ces collines, et je ne saurais m'éloigner d'eux sans en avoir le coeur lourd et douloureux.
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Le Prophète de
Khalil Gibran
Et qu'est-ce que travailler avec amour ?
C'est tisser une étoffe avec des fils tirés de ton coeur, comme si ta bien-aimée devait porter cette étoffe.
C'est bâtir une maison avec affection, comme si ta bien-aimée devait demeurer dans cette maison.
C'est semer des graines avec tendresse et récolter la moisson avec joie, comme si ta bien-aimée devait en consommer les fruits.
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Le Prophète de
Khalil Gibran
Ta joie, c'est ta peine mise à nu.
Et le puits d'où jaillit ton rire est celui-là même qui a été souvent rempli à ras bords de tes larmes.
Comment pourrait-il en être autrement ?
Plus la pleine creuse ton être, plus tu peux y accueillir de joie.
(...) Lorsque tu es joyeux, regarde au fond de ton coeur et tu verras que ce qui aujourd'hui te donne de la joie n'est rien d'autre que ce qui t'a fait de la peine.
Lorsque tu es plein de tristesse, regarde de nouveau dans ton coeur et tu verras qu'en fait tu pleures sur ce qui a fait tes délices.
Il en est parmi vous qui disent : "La joie est plus importante que la peine", tandis que d'autres disent : "Non, c'est la peine qui compte le plus."
Mais je vous le dis, elles sont inséparables.
Elles vont ensemble et, quand l'une des deux est assise à ta table, n'oublie pas que l'autre est endormie sur ton lit.
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Le Prophète de
Khalil Gibran
L'amour n'a pas d'autre désir que de s'accomplir.
Mais si tu aimes et ne peux te passer de désirs, alors que tes désirs soient ceux-ci :
De fondre comme la glace et d'être comme un ruisseau d'eau vive qui chante sa mélodie dans la nuit ;
De connaître la souffrance par excès de tendresse ;
D'être blessé par ta compréhension même de l'amour ;
De saigner volontiers et avec joie ;
De t'éveiller à l'aube avec un coeur ailé et de rendre grâce pour ce nouveau jour d'amour ;
De te reposer à l'heure de midi en méditant l'extase de l'amour ;
De rentrer chez toi au crépuscule avec gratitude ;
Et alors de t'endormir après une prière pour l'être aimé et avec un chant de louanges sur tes lèvres.
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Le Prophète de
Khalil Gibran
Il en a toujours été ainsi, ce n'est qu'à l'heure de la séparation que l'amour se découvre à lui-même dans toute sa profondeur.