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Par joedi, le 30/07/2012
La Musique d'une vie de
Andreï Makine
Il n'avait pas l'impression de jouer. Il avançait à travers une nuit, respirait sa transparence fragile faite d'infinies facettes de glace, de feuilles, de vent. Il ne portait plus aucun mal en lui. Pas de crainte de ce qui allait arriver. Pas d'angoisse ou de remords. La nuit à travers laquelle il avançait disait et ce mal, et cette peur, et l'irrémédiable brisure du passé mais tout cela était déjà devenu musique et n'existait que par sa beauté.
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Au temps du fleuve amour de
Andreï Makine
...et se met à lire à mi-voix...
Lisait-elle en français en nous donnant une traduction, un résumé? Ou était-ce un texte en russe? Je ne me souviens plus. Nous n'avons retenu, ce soir, ni le titre du roman, ni le nom de l'auteur. Nous vivions dans l'intense éblouissement des images qui avaient tout à coup inondé la pièce de l'isba...
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Par caro64, le 12/04/2011
Le livre des brèves amours éternelles de
Andreï Makine
Notre erreur fatale est de chercher des paradis pérennes. Des plaisirs qui ne s’usent pas, des attachements persistants, des caresses à la vitalité des lianes : l’arbre meurt mais leurs entrelacs continuent à verdoyer. Cette obsession de la durée nous fait manquer tant de paradis fugaces, les seuls que nous puissions approcher au cours de notre trajet de mortels. Leurs éblouissements surgissent dans des lieux souvent si humbles et éphémères que nous refusons de nous y attarder. Nous préférons bâtir nos rêves avec les blocs granitiques des décennies. Nous nous croyons destinés à une longévité de statues.
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La vie d'un homme inconnu de
Andreï Makine
"C'est ça, une question de ce genre, d'une naïveté difficile à parer. Pourquoi le goulag serait-il le critère de la bonne littérature ? Et la souffrance, un gage de l'authenticité ? Mais surtout qui pourrait juger de la valeur des vies, des livres ? En quoi la vie de Vlad serait-elle moins dotée de sens que celle d'un pauvre bougre qui achetait avec ses derniers kopecks le fascicule d'un poète proscrit, imprimé sur du papier d'emballage ? Aucun livre n'est plus interdit à ces jeunes Russes. Ils parcourent le monde [...], ils sont bien nourris, instruits, décomplexés... Pourtant, une chose leur fait défaut...
(p.99-100)
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Par Cath36, le 18/03/2013
Une femme aimée de
Andreï Makine
"Ce n'est pas du tout une enfant inadaptée ! C'est notre monde qui est inadapté à des êtres comme elle !Vous l'imaginez, elle qui ne sait que faire confiance et aimer, vous l'imaginez à Saint Petersbourg ou à Berlin ?"
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Par joedi, le 28/07/2012
La Musique d'une vie de
Andreï Makine
Pendant les cours, Alexeï observe de rapides manoeuvres d'échecs : ses camarades se déplacent pour ne pas rester assis à côté de lui."Ils roquent", pense-t-il avec aigreur.
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Par sylvaine, le 26/10/2011
Le testament français de
Andreï Makine
Désormais,nous parlions pour ne rien dire.Nous vîmes s'installer entre nous l'écran de ces mots lisses, de ces reflets sonores du quotidien, de ce liquide verbal dont on se sent obligé, on ne sait pourquoi, de remplir le silence.Avec stupeur,je découvrais que parler était, en fait,la meilleure façon de taire l'essentiel
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Par Cath36, le 17/03/2013
Une femme aimée de
Andreï Makine
Oleg pensa à la censure, aux écoutes téléphoniques, à tous ces interdits que dénonçaient les mais de Lessia. Il comprenait, désormais, que l'impossibilité de s'exprimer ne tenait pas seulement à cela. Bien plus difficile à dire était une nuit de brume, une allée d'arbres nus en attente de l'hiver, le silence d'une femme qui se sentait tout autre que l'illustre tsarine dont elle portait le nom.
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Le livre des brèves amours éternelles de
Andreï Makine
A cet âge, la vie paraissant infinie, j'aurais donné la moitié de ce qui me restait à vivre pour avoir la certitude,exprimée par un mot doux,d'être aimé.
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Par Cath36, le 17/03/2013
Une femme aimée de
Andreï Makine
"Après tout, se disait-il, un loup qui égorge une brebis ne la hait pas. " Cette absence de haine paraissait plus angoissante que la violence même.
"La lutte pour la survie rend les hommes à leur bestialité." Il l'a souvent répété, avant de se demander avec aigreur : "Et que peux-tu leur proposer ? Quelle autre vie ? Quel autre but ? "