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Par caro64, le 08/03/2011
La fortune de Sila de
Fabrice Humbert
Toute société, en ses origines, est dirigée par des voleurs et des criminels, qui s'imposent dans un monde sans loi, et ce n'est qu'ensuite, par le gauchissement de l'épopée et de la mémoire, que les criminels deviennent de grands hommes. Les seigneurs du Moyen-Âge furent des pilleurs sauvages, comme l'avaient été les premiers Grecs et les premiers Romains. De même que les millionnaires du XIXe siècle américain furent des bandits érigeant leur fortune d'acier et de pétrole dans le vol et le chantage avant de se refaire une morale dans de belles fondations artistiques et citoyennes dont leurs descendants s'enorgueillissent, Lev appartient à une époque sauvage où les criminels et les voleurs arrachèrent les meilleurs morceaux de la dépouille impériale.
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L'origine de la violence de
Fabrice Humbert
Depuis toujours, la peur et la violence m’ont hanté. J’ai vécu dans ces ténèbres. j’ai toujours craint qu’on m’entraîne, m’attache, m’écorche, comme un animal nuisible.
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Par caro64, le 08/03/2011
La fortune de Sila de
Fabrice Humbert
Comme il n’avait pas de désir propre, il désirait ce que les autres désiraient : l’argent. Sous ce mot se cachait une autre vie, un ailleurs indéfinissable mais forcément heureux.
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Par litolff, le 29/06/2011
La fortune de Sila de
Fabrice Humbert
Le cours du monde est fait pour que les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres et pour que les classes moyennes explosent. Et ce sont les classes moyennes qui font les démocraties libérales bien tranquilles. Les riches et les pauvres font les combats.
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L'origine de la violence de
Fabrice Humbert
Toutes les capitales européennes m'ont toujours fasciné : elles sont les visages de pierres de l'Histoire. Londres, Prague, Paris, Rome, Athènes, Bucarest, Sofia, Madrid... Toutes, sans exception. Errer dans la littérature, c'est errer également dans les capitales et les grandes villes : le Paris de Balzac, de Hugo ou de Baudelaire, le Londres de Dickens, le Dublin de Joyce, la Rome de du Bellay, la Florence de Dante, la Venise de Thomas Mann, le Berlin de Döblin...
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Par luocine, le 09/01/2011
L'origine de la violence de
Fabrice Humbert
Je suis incapable de décrire autre chose que cela : la violence. La violence qu’on s’inflige à soi ou qu’on inflige à autrui. La seule vérité qui vibre avec sincérité en moi – et donc ma seule ligne convaincante d’écriture- est le murmure enfantin de la violence, suintant de mes premières années comme une eau empoisonnée.
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L'origine de la violence de
Fabrice Humbert
Ce que me montrèrent ces images, c'est que je m'étais trompé sur Hitler. Et si je me focaliser sur sa personne, c'est que le IIIème Reich n'aurait pas existé sans lui. Beaucoup de grands événements de l'Histoire ignorent les individus : la Révolution française aurait eu lieu sans Robespierre ou Danton, c'est une évidence de le dire. Mais je suis certain que le IIIème Reich dépend de Hitler. Même si une quelconque dictature, vu les conditions économiques et idéologiques de l'Allemagne de l'entre-deux-guerres, aurait probablement émergé, la sanglante et délirante folie du IIIème Reich est la conséquence du parcours ahurissant d'un individu rencontrant son époque,dans une déflagration sans égale.
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Par liliba, le 10/03/2011
L'origine de la violence de
Fabrice Humbert
J’avais la conviction que le nazisme n’était pas un événement ponctuel mais l’achèvement d’un Mal qui sinuait depuis l’origine dans le cœur de l’homme et qui se signalait aussi bien par ses ravages historiques que par ses manifestations esthétiques.
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Par litolff, le 16/04/2011
L'origine de la violence de
Fabrice Humbert
J'ai voulu savoir ce que les coupables sont devenus parce-que la mémoire des morts a deux visages : celui de l'homme tombé à terre et celui de l'homme qui l'a fait tomber. Autour vit le système qui a permis le crime.
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Par kathel, le 20/03/2011
L'origine de la violence de
Fabrice Humbert
Je n’éprouve pas d’amour pour cet homme que je n’ai jamais connu et qui n’en méritait peut-être aucun. Passé disparu, poussière dissipée, il ne restera, malgré les témoignages, qu’une ombre. Mais je suis engagé aux côtés de la mémoire de David Wagner, notion plus abstraite et plus nuancée que l’amour. J’ai voulu savoir ce que les coupables sont devenus pare que la mémoire des morts a deux visages : celui de l’homme tombé à terre et celui de l’homme qui l’a fait tomber. Autour vit le système qui a permis le crime. C’est à ses trois termes de la mémoire que je me suis intéressé.
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