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La Maison du magicien de
Mary Hooper
J’avançai de quelques pas et, à mesure que mes yeux s’accoutumaient aux ténèbres, je vis qu’il y avait de lourdes tentures suspendues aux fenêtres et que la salle où j’avais pénétrée était aussi vaste qu’une grange. Voilà pourquoi la pâle lueur de ma pauvre chandelle ne parvenait pas à en éclairer l’autre extrémité. Cependant, je distinguai vaguement le mur opposé qui me semblait couvert d’une série de motifs irréguliers. Je pris d’abord ces motifs pour une sorte de peinture murale avant de découvrir, en m’approchant de plus près, qu’il s’agissait d’étagères chargées d’une quantité de livres – une extravagante quantité de livres. Jamais je ne me serais doutée ni n’aurais imaginé qu’il pût en exister autant dans le monde entier. Il faut dire qu’à la maison, nous n’en avions aucun. Le seul et unique livre que j’avais déjà vu était la Bible de l’église.
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Par AliceW, le 16/01/2012
Waterloo Necropolis de
Mary Hooper
Serrant contre elle son précieux fardeau, Grâce trouva sans grande difficulté l'entrée de la gare. L'express funéraire disposait, exactement comme l'avait dit Mrs Smith, la sage-femme, de sa propre ligne reliant la gare de Waterloo au cimetière de Brookwood, situé dans le comté du Surrey. Et c'est là, dans la gare de Londres, que se rassemblèrent, juste avant onze heures, les familles des défunts en tenue de grand deuil. Les quelques femmes en mesure de supporter nerveusement la cérémonie portaient un voile épais, et leurs robes de crêpe noir n'étaient égayées par aucun bijou scintillant, boutons ou ornements fantaisie ; les hommes, en chapeau haut de forme bordé de crêpe, portaient une redingote de cérémonie et une cravate de bombasin. Tous attendaient le train qui les emmènerait, eux et leurs proches, à la campagne, dans le grand jardin du sommeil éternel, à Brookwood. Là-bas, loin de la crasse et du brouillard londoniens, leurs chers disparus reposeraient en paix au milieu des pins, des roses et des chênes verts.
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La Messagère de l'au-delà de
Mary Hooper
J'ouvre les yeux ; les referme. Cela ne change rien à la nature de l'obscurité. D'ailleurs je ne sais pas si j'ouvre les yeux ou si je rêve seulement que je les ouvre. Suis-je éveillée ou endormie ? Vivante ou morte ? Suis-je déjà un cadavre ?
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Par c.brijs, le 10/04/2012
La Maison du magicien de
Mary Hooper
Quant aux livres, eh bien, une fois que Beth eut descendu des rayonnages quelques-uns des grands volumes et m'eut montré qu'il n'y avait à l'intérieur qu'une suite de mots composés de lettres et agencés de façon à former une histoire, ils perdirent eux aussi le pouvoir de me faire peur. Je commençai même à penser que ce serait peut-être une bonne chose pour moi que d'apprendre à lire. Quand on sait lire en effet, toutes les connaissances du monde sont à votre disposition, et, quel que soit l'objet de votre curiosité, il est possible de la satisfaire
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Waterloo Necropolis de
Mary Hooper
« Vous avez un visage tellement expressif ! dit Mrs Unwin, qui baissa la voix avant de poursuivre. N’avez-vous jamais pensé travailler comme pleureuse d’enterrement ?
Grace la dévisagea, interloquée. Elle voulait se débarrasser de la main de cette femme, mais savait que cela serait fort impoli.
- Vous devez trouver qu’il est peu délicat de ma part de vous parler d’une chose pareille, mais sachez que je suis certaine que vous feriez une parfaite pleureuse professionnelle.
Grace ne répondait toujours pas, tant elle était surprise.
- Vous êtes jeune et paraissez pourtant avoir déjà éprouvé toute la tristesse du monde. Vous seriez une merveilleuse pleureuse ! » Comme Grace continuait à ne pas réagir, la femme poursuivit : « Le marché des pompes funèbres est en pleine expansion, ma chère enfant. Nous avons toujours besoin de visages comme le vôtre. Vous pourriez venir vivre chez nous et faire partie de la famille Unwin. (…) Avec un visage tragique comme le vôtre, vous seriez très demandée pour les funérailles de la haute société. »
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Espionne de Sa Majesté de
Mary Hooper
- Dieu soit loué ! intervint Mrs Midge. Elles n’en auront donc vraisemblablement pas pour bien longtemps. Si la reine est venue consulter le Dr Dee, c’est sans nul doute pour savoir quel jour elle doit recevoir l’un ou l’autre de ses prétendants. A moins qu’elle n’ait reçu une proposition de mariage et ne veuille connaître la date la plus propice à ses noces !
- Sûrement pas, fis-je d’une voix étranglée.
- A mon avis, elle ferait mieux de rester célibataire, si elle ne veut pas se retrouver sous la coupe d’un homme. De quelle utilité le mariage peut-il être à une femme aussi puissante que la reine ?
- Elle dit qu’elle est mariée à l’Angleterre, déclara Beth. Mais je ne vois pas comment on peut être mariée à un pays.
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Waterloo Necropolis de
Mary Hooper
Et la vérité s'imposa à elle : elle comprit la raison pour laquelle la fumée de cigare et l'huile de macassar pour les cheveux déclenchaient une chaîne de souvenirs qu'elle ne ovulait surtout pas creuser, la raison pour laquelle son corps n'était que répulsion dès qu'il était dans parages. Sylverster Unwin était l'homme de l'église, le jour des funérailles de Welland-scropes, l'homme dont la seule présence la rendait nauséeuse. Sylvester Unwin était l'homme qui avait rendu visite une nuit...
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Waterloo Necropolis de
Mary Hooper
Tandis que James préparait les documents, Mrs Macready se tourna vers Grace et, avec un clin d’œil, rapprocha son index de son majeur pour indiquer qu'ils formaient un joli couple.
Grace ne réagit pas, ne sachant trop quoi en penser. Elle s'était prise d'affection pour James, mais n'aurait jamais osé imaginer qu'un jeune homme éduqué comme lui, promis à un bel avenir et issu d'une grande famille, puisse la considérer comme une amie convenable-surtout depuis qu'il était au courant de spires choses qu'il y avait à savoir sur elle.
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Par Myrabelle, le 07/05/2012
La Messagère de l'au-delà de
Mary Hooper
Lorsqu'ils soulevèrent le couvercle du cercueil,Robert s'aperçut que ses mains tremblaient et que, pour une raison qu'il ignorait, il n'osait poser les yeux sur le corps. Peut-être craignait-il que la jeune fille n'ait pris un aspect terrible, le visage grimaçant, les yeux exorbités. Peut-être était - ce parce qu'il ne savait pas si elle était en chemise ou bien nue - et si tel était le cas, il redoutait, en dépit de la présence du Dr Petty, qu'à sa vue certains se mettent à pouffer de rire ou à faire des plaisanteries lubriques.
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Waterloo Necropolis de
Mary Hooper
L"express funéraire disposait, exactement comme l'avait dit Mrs Smith, la sage-femme, de sa propre ligne reliant la gare de Waterloo au cimetière de Brookwood, situé dans le comté du Surrey.